NME – 11 mai 1991 : Outrage à la pudeur – Sexe cochon, pas de drogues et beaucoup de rock’n’roll

Les Manic Street Preachers sont dans les caniveaux à crier et visent des sommets. Avec la haine qui les nourrit et les sourires pervers sur leurs lèvres couvertes de rouge, sont-ils l’avenir recyclé du rock’n’roll ou encore plus de glam sur le massacre ?

James Brown colle avec du scotch une photo de John Denver sur son sur son haut à capuche de journalistes musical désespéré et va au delà des vallées des prolos.

Nicki : Oooooh, ma queue.

Richie : La plus belle chose à Londres, c’est le McDo.

Nicki : J’ai de l’herpès depuis que j’ai 15 ans.

Richie : La célébrité, c’est tout.

Nicki : J’ai mal à ma queue.

On est le lendemain de la veille merdique et les Manic Street Preachers se réveille dans le monde. Nicki, alcoolo lamentable d’un mètre quatre-vingts, erre dans la minuscule chambre d’un B&B qu’il partage avec Richie en frottant une serviette dans ses cheveux d’une main et en tripotant le devant de son bas de survêtement en nylon de l’autre.

Richie est enroulé dans sa couette à rédiger à la hâte un manifeste situationniste à partir de ses nombreuses notes. La veille, il m’a donné six pages de paroles et a dit : “Quand tu auras quelques heures de libre, j’aimerais en discuter avec toi”. Mon dieu. La théorie anarchiste et les exploits sexuels sordides de deux minutes font une drôle de paire.

Nicki : Hier soir, Richie s’est remis au somnambulisme, il vient toujours dans mon lit alors que je suis en plein effort et commence à marmonner.

Richie : “Désolé, ma belle, faut attendre demain matin, j’ai trop bu”, c’est ce que tu lui disais. Son comportement ne m’embarrasse pas parce que ça ne dure jamais assez longtemps pour. Le pire, c’est son baratin.

Nicki : “Quand je plonge dans tes yeux, je suis perdu” … J’étais entre ses jambes quand je lui ai dit ça.

Dans le couloir, des gouttes d’eau tombent du plafond. Nicki ouvre sa valise pleine de chemisiers de Miss Selfridge soigneusement pliées et en sort un calendrier des Sex Pistols qu’il a déniché à Belfast. À côté, il met un tube de Pritt, une paire de ciseaux et un magazine pop irlandais. Dans peu de temps, il commencera à coller des images de couleurs vives de Marilyn Monroe sur ses chemises.

Aujourd’hui, il est difficile d’imaginer que les Manic Street Preachers ont l’intention de devenir le groupe de rock le plus dynamique et celui qui aura le plus de succès au monde. Colin, le tour manager aux cheveux en tire-bouchon sort de derrière le bus avec une poignée de sachets de chips. “C’est horrible ce van. De la bouffe chinoise, de la bière, on se croirait à Woodstock”.

Les Manic Street Preachers sont la capsule témoin qui réapparaît. Après avoir déjà traversé en toute vitesse un premier round d’interviews durant lesquelles ils annonçaient leur intention de devenir aussi énormes que Guns N’Roses et aussi conflictuels que Public Enemy, ils emmènent aujourd’hui leur ambition obscène sur la route. C’est le premier barreau sur une échelle qu’ils brûleront avant d’atteindre le sommet.

Si vous les avez vus en live, vous saurez que les Manic Street Preachers font fausse route. Leur musique rappelle maladroitement les punks britanniques de la fin des années 1970, ils ressemblent à la Barbie de votre sœur transformée en New York Dolls et leurs opinions politiques sont criblées de mépris, de désespoir et de la haine à vision étroite causée par la vie dans une petite ville. Ce sont des morveux confus, intolérants, jaloux, poussés par la rage dont le seul espoir est leur soif de grande vie et leur sex-appeal androgyne étrange.

Ils sont fous de Warhol et détestent la famille royale, adorent Axl Rose et se moquent de Shaun Ryder, admirent EMF et méprisent les Roses, tout ce qu’ils veulent, c’est être produits par Hank et Keith Shocklee. Ils sont ridicules, inspirés et rendus déments par l’intolérance, mais ils traverseront les cieux comme un traceur dans votre cerveau ou finiront de manière aussi honteuse d’un cochon qui fait une hémorragie.

Le style de vie sur la route est pitoyable. Payés 5£ par jour, Richie les dépense en un nouveau déodorant et un flan au fromage blanc, James s’achète un jeu de fléchettes, Shaun un magazine sur les instruments et une carte et Nicki claque les siens dans un cocktail de fin de soirée qui est garanti de le faire vomir. Et c’est vrai.

Je le sais parce que j’ai vu quelqu’un le filmer à ce moment. Après s’être essuyer la bouche, il fait un large sourire figé et réussit à ressembler au requin des Dents de la Mer avec du rouge à lèvres. Une demi-heure plus tard, il est au lit avec une admiratrice ; est-ce qu’il s’est brossé les dents avant de lui rouler une pelle ? “Ben non, mais j’ai mâché un chewing-gum”.

Parfois, pour le groupe, voyager à travers l’Irlande de Belfast à Dublin en passant par Coleraine, Limerick et Waterford semble être l’idée la plus stupide au monde. D’autres fois, cependant, quand ils passent à The Falls Road ou qu’ils déchirent le concert à Dublin, c’est le meilleur.

Voyager avec les Manic Street Preachers ressemble à purger une peine à perpétuité dans une laverie avec des exemplaires de Taxi Driver et de White Riot sans rien pour les lire. Ils veulent et donnent tant mais leur obsession les épuisent fréquemment. Richey est devenu fana de Belfast. Dans ses notes, il a écrit : « Londres n’exprime rien d’autre que son désir de dormir. Belfast n’exprime rien d’autre que son désir de tuer. Censure reconnue. Le Mur de Berlin est tombé. Le Mur de Belfast existe toujours. Nous sommes pris, nous touristes, dans la zone de guerre ».

Ne ricanez pas, c’est un jeune homme engagé. Il lit Guy Debord et regarde Led Zep en vidéo, il est amoureux de la destinée.

Richie : J’étais vraiment heureux de connaître Belfast parce qu’on lit tellement de trucs dessus – puis tu y vas et puis tu descends ici et tout le monde s’en tape. La semaine dernière, ce reportage disait que 80% des gens vivant dans la République s’en foutait. J’aimerais jouer régulièrement ici. Johnny Hero, DJ et promoter, nous a fait faire un tour, il nous a montré l’endroit où tous ces soldats ont fait irruption durant cet enterrement. On a remonté Galls Road et descendu là où ils font des virées en voiture. L’IRA et les soldats ont essayé de les empêcher de faire des virées mais ils le font toujours. Il y a des voitures calcinées le long de la route. Les gens qui sont venus à notre concert nous ont dit qu’ils ne pouvaient pas prendre au sérieux ce qui se disait sur la Guerre du Golfe parce qu’ils ont vu la façon dont la télévision parle des incidents qu’ils ont effectivement connus dans le centre ville de Belfast et c’est inexact.

Shaun : L’IRA fait ce 50/50, ils tirent sur les gens dans la colonne vertébrale, comme ça ils ont 50% de chance de survivre. Je ne croyais pas que les deux communautés pouvaient vivre aussi près l’une de l’autre. Ils nous ont montré ce terrain de jeu autour duquel ils ont dû creuser des fossés pour empêcher les bastons.

La boîte qui se trouve sous la banquette arrière du bus contient les vidéos des Manic Street Preachers. C’est une vieille valise en cuir avec Street Preacher peint au pochoir dessus. À l’intérieur sont malmenés Rude Boy, Taxi Driver, Y’a-t-il Un Pilote Dans L’Avion, Heavy Metal Heaven et The Song Remains The Same. Le batteur Shaun choisit une cassette et la pousse dans la machine. Guns N’Roses apparaît à l’écran, c’est le live au Ritz de New York de 1988. À l’arrière du bus, Nicki et Richie sont assis côte à côte et font semblant de chanter les paroles de Mr Brownstone et de Welcome To The Jungle.

Consterné par le manque de conversation, on rentre dans un pub et on s’engueule. Les Manic Street Preachers vivent pour les interviews. À chaque fois qu’un dictaphone apparaît, ils se chargent de venin et de rhétorique et sautent à la gorge. Notre interview est un sale nœud de contradiction, d’insultes et de mépris. Leur raisonnement est simple. Ils ont été élevés dans un trou perdu où la presse musicale était la voie qui conduisait au monde extérieur, aujourd’hui ils présentent leur cas et les gens à qui ils ont autrefois fait confiance quand ils étaient lecteurs les étiquettent d’imposteurs revivalistes. Dans les mots de James : “On a été comparés aux plus grands groupes qui n’aient jamais existé et on est accusés d’être merdiques. Si tu commences à comparer les journalistes musicaux aux plus grands écrivains qui n’aient jamais existé, tu verras tout de suite comment ils sont merdiques aussi”.

Leur ressentiment est fondé sur le mécontentement cynique de leur sort. Leur croyance en une société alternative est naîve, mais, ils demandent si c’est plus naïf que ceux qui suivent les normes. Bouchez-vous les oreilles, voici la pluie.

Richie : Imagine un groupe avec la position de Big Flame et le succès commercial de Kylie Minogue !

NME : Il existe déjà, il s’appelle les Pet Shop Boys.

Nicki : Mon Dieu ce que tu es vieux jeu.

NME : Je suis pas vieux jeu, c’est vous qui l’êtes, vous êtes pleins de merde. De quoi vous parlez ? Vous sortez avec ces saligauds, des mecs pas très catholiques et des dégénérés dans la rue et vous vendez vos petits culs pour des clopinettes, mec. Tout ça pour un maquereau louche qui est dans un couloir. Je baise pas des tueurs et des junkies comme vous faites. Vous appellez ça êtes dans le vent ? Vous venez d’où ?

Richie : C’est qui le tueur ?

NME : C’est votre contrat de disques qui est un tueur. Vous savez ce qu’ils disent de vous ? Ils vous traitent de petit bout de poulet, de nouveau groupe en vogue.

Richie : Mais même les meilleurs groupes se font traités comme des accessoires de mode à la fin. Le rock est devenu un style de vie répétitif – tout le monde fait ce qui a été fait dans le passé. On ne sort que des idées de deuxième main. Qu’est-ce qu’on peut faire d’autre ? Tu connais les endroits où tu as grandi et quand tu vois quelque chose comme Taxi Driver ou King Of The Ghetto, ben tu t’identifies avec. C’est tout.

L’engueulade continue. Je pense qu’ils sont tellement obsédés à être idéalistes qu’ils n’ont pas de place pour essayer autre chose, c’est une souris qui grignote l’Edam avant que le piège de l’énorme maison de compagnie ne leur tombe dessus en leur brisant le cou. Ils mordent la main qui les applaudit, qui les caresse et qui les nourrit, mais regarde les Mary Chain, un bon groupe de rock qui a du courage et de l’esprit, trop fui par une industrie offensée par leur sens de l’honnêteté.

Même s’ils sont ouverts à la critique, les Manic Street Preachers sont tout aussi honnêtes, prêts à tout pour rester purs. C’est une contradiction vivante et à moins qu’ils ne se fassent du blé régulièrement, on va leur cracher et leur marcher dessus. L’industrie du disque n’est pas malsaine en soi comme certaines personnes le croient, mais elle a pour habitude de lâcher des bâtards à grandes gueules. Le groupe voit ça dans l’autre sens.

James : Je m’en fous de ce que je fais. Si je fais un double album puis décide de me faire pousser la barbe, d’arrêter de me laver et d’aller vivre sur les Îles Shetlands, ben je le ferais.

Nicki : Signer sur une major, c’est le prix d’une éducation, on se fout pas de ce qu’elle nous fait. C’est de la merde la crédibilité des labels indés.

James : Comment une maison de disques peut-elle avoir un contrôle artistique sur toi une fois que tu es en studio ?

En effet, comment ?

Richie : Vous, les journalistes, vous pensez toujours qu’on est naïfs. L’industrie musicale, c’est la chose la plus facile. La presse, facile. Les agents de publicité, facile. Tout ça, c’est facile. C’est tous ces petits mômes qui se baladent qui en ont peur, tout est parti en couille, la mentalité indépendante de la presse résume tout. C’est tous des branleurs.

Ce groupe me déprime plus rapidement que l’industrie du disque. Nous devons passer à autre chose.

DISCIPLES LÉPREUX VOUÉS AU CULTE D’UN CHRIST MORT-NÉ

C’est une ligne typique des Manic Street Preachers. Dieu seul sait ce que ça veut dire, mais ça sonne en quelque sorte caustique. La grande fanfaronnade bionique est quelque chose qu’ils économisent pour les paroles et les arguments – à part ça, ils sont très calmes ensemble. James passe énormément de temps tout seul, sort prendre l’air, retourne dans sa chambre après le concert. Au cours des 12 dernières années, il a partagé des lits superposés dans une petite chambre avec le batteur, Shaun, son cousin. James semble n’avoir jamais digérer le fait qu’il a rendu heureux Ted pendant un mois. Ce n’est que lorsque je le présente à l’ancien guitariste de Big Flame à Manchester qu’il laisse tomber sa bouderie timide et qu’il s’excite joyeusement tout d’un coup.

Lorsque je suggère qu’ils s’entendent bien ensemble, le groupe me regarde comme si j’étais un imbécile.

“On s’entend trop bien”, répond Shaun, le seul membre du groupe qui peut aller partout – parce qu’il sait lire une carte. “On s’est confortablement installés, comme un chausson, on s’est juste habitués à chacun”. Pourtant la tolérance est une chose que les groupes n’atteignent jamais. Au moins ils sont tous dans la même galère.

Richie : Finalement il m’a dit : “Je pourrais aussi bien te demander de venir chez moi pour que je te suce toute la nuit ?”

Nicki : Les journalistes musicaux ne sont même pas beaux, j’ai vu Andrew Collins dit “8 sur 10” à la télé et j’ai failli vomir. Mon dieu, il ressemblait à un nain bouffi avec une coupe au bol bouffante… au moins Nick Kent était beau.

Richie : On est obsédés par beaucoup de choses, c’est mieux qu’être obsédés par nous-mêmes.

Nicki : Quand Steve Clarke de Def Leppard est mort, un homme qui a écrit des chansons qui se sont vendues à 60 millions d’exemplaires, le cool classique, pourquoi il a eu ça (monte une longueur de quelques millimètres avec le pouce et l’index) dans la presse. Pourtant quand Shaun Ryder, sans talent et balourd, a un bébé, on lui donne une page. Pourquoi il mérité ça ?

Les Manic Street Preachers peuvent être peu convaincants mais ils font tout leur possible, peut-être trop. La pochette de leur nouveau single, You Love Us, est parsemée d’icônes dans lesquelles ils croient – Aleister Crowley, Travis Bickle, Marilyn Monroe, The Who, Bob Marley, Béatrice Dalle. La liste est longue…

Dans le clip, les freluquets maigrichons éclatent leurs instruments, passent d’un film studio à du live. Le moment le plus sûr, cependant, c’est quand la blonde qui fait la moue enlève sa perruque, se barbouille de rouge à lèvres et devient Nicki, la perche lorgnante.

Dans leurs têtes, tout est un hold-up, ces péquenauds mal habillés avec leurs Dunlop Green Flash et leurs Levi’s 501, se confrontant à tout ce qu’il y a à se confronter, tirant leur passé pour attaquer le futur. Bougez pas ou on joue. Ils sont convaincus que leurs vies sont vides et vaines, il est inutile de leur faire penser le contraire, il se délecteront de l’attention qu’on leur porte. Malgré cela, ils se foutent plus sainement de ce qu’ils font. Ils sont intenses sans être précieux.

Richie : Ce gars de The High est venu me voir et a commencé à me parler d’une interview qu’il venait de faire à propos de sa guitare et de son matos. Quand je lui ai dit que je ne m’intéressais pas à ça et que James jouait toutes mes parties de guitare sur le disque, il est devenu fou. Il a sorti : “Il devrait avoir un syndicat pour arrêter les gens comme toi”.

Quand ils sont moyens, les Manic Street Preachers sont très pauvres ; quand ils y arrivent, quand le public comprend et répond dans le bon sens, ils sont explosifs, de vrais démons corrosifs. Dans deux soirs ils joueront encore une fois devant un public déconcerté de musiciens mancunniens :

“Ils ressemblent à quelqu’un qui fait les Clash dans une pièce de théâtre scolaire” – Steve Hanley, The Fall.

“Je me suis occupé du son dans ce club pendant un an et j’ai vu trop de groupes qui font ça mais qui n’impressionnent plus” – Graham, 808 State.

Mais le dernier soir de leur tournée irlandaise à Dublin est chaotique, inspiré, infernale et revigorant. À l’autre bout de la ville, Morrissey fait un retour, mais on ne manque de gens intéressés par ce pâté sonore. En accélérant torse nu tout le long de leur set de 30 minutes, Nicky se foule le pied en sautillant, Richie éclate la tête de sa guitare qui passe au travers du toit et James a probablement perdu des kilos à cause du pur effort physique.

À leur meilleur, les Manic Street Preachers ont raison de croire en eux si fermement, à leur moment le plus accessible, ils sonnent comme les Bugles croisés avec Stiff Little Fingers. S’ils continuent comme ça, ils vont terminer comme Johnny Thunders, assommés par un delta-plane durant le jogging. Étranglés à cause d’une folie passagère pour le fitness de quelqu’un d’autre.

Mais qu’est-ce botte le cul des Manic Street Preachers ?

Richie : À Coleraine, ces mômes qui sont venus d’un trou perdu nous ont dit que la seule chose qui les excitait, c’était rentrer dans un tunnel de chemin de fer et que serrer dans le trou d’homme dans le mur quand le train arrive. Tout l’oxygène est aspiré dehors lorsqu’il le traverse. C’est tout ce qui leur font plaisir.

C’est pour un de ces mômes des déserts aspirateurs de train que vivent réellement les Manic Street Preachers.

Nicki et Richie ont tous les deux été vomir leurs tripes aux toilettes, c’est la veille de l’avertissement du lendemain. Deux garçons, tous les deux 16 ans, qui ont fait du stop sur 80 km depuis Waterford pour voir le groupe, suivent leurs modèles et vomissent sur une table.

“Les Manic Street Preachers sont le premier groupe rock qu’on ait aimé, avant il n’y avait que Public Enemy et NWA qui voulaient dire quelque chose”. C’est pourquoi ils ont raté l’école pour faire du stop. “Il n’y a qu’un exemplaire de Motown Junk dans notre village et on le partage tous”.

Shaun est dans le coin à déclamer : “30 ans est un âge très désespéré, le rock est fait par des mecs de 30 ans pour des ados. C’est le frime Manchester, tu arrives à 30 ans, tu regardes derrière toi et tu te rends compte que tu n’as rien fais, que tu n’es rien et qu’il n’y a rien qui se présente à l’horizon. Paul Weller et Stuart Adamson, tous ces groupes, étaient jeunes, OK Joe avait 26 ans mais…”

Chaque homme doit connaître ses limites, les Manic Street Preachers ne les connaissent pas. Et ils s’en trouvent mieux. Aimez les ou rigoler.

Traduction – 2002, révisée le 30 avril 2006

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