South Wales Echo – 15 août 2008 : Les Manics sont “une étrange bête de groupe”

Les Manic Street Preachers sont un groupe qui porte son histoire fièrement. Mais où réside son avenir ? Tandis qu’ils se préparent à faire la tête d’affiche au festival de Reading pour la première fois en 11 ans, James Dean Bradfield se confie à Gabin Allen…

Durant les 11 années qui se sont écoulées depuis que les Manic Street Preachers ont joué au Newport Centre tant a changé pour eux, et pourtant tant est resté pareil.

Le groupe ravigoré de Blackwood revient au centre de loisirs jeudi pour faire un concert d’échauffemnt pour leur set en tête d’affiche aux festivals de Reading et de Leeds le weekend prochain avec le groupe de retour à l’apogée de leurs pouvoirs avec leur huitième album, Send Away The Tigers.

Dans une bonne ligne de symétrie, la dernière fois que le groupe a joué au Centre, c’était en 1997, en échauffement d’une tête d’affiche de Reading, un moment où ils surfaient haut sur la vague du succès de Everything Must Go.

L’intérim a été comblé de luttes personnelles et professionnelles pour le trio.

Mais pour le chanteur James Dean Bradfield, la plus important d’entre elles a été le décès de sa mère Sue en 1999, ce qui est pourquoi ils donnent 5000£ de la vente des billets du concerts au Velindre Cancer Centre de Cardiff.

Bradfield a passé de nombreux jours et nuits au chevet de sa mère à Velindre et a même écrit une chanson à propos des expériences ; le single Ocean Spray a été nommé d’après le jus de fruit qu’il lui emmenait quand il lui rendait visite.

“On présumerait que j’aurais de mauvais souvenirs de l’endroit mais les personnes avec qui on rentre en contact là-bas font tout simplement la différence”, dit-il.

“Pour moi, c’est le meilleur environnement pour les gens qui reçoivent ce traitement”, dit calmement le nouveau bienfaiteur de Velindre.

Durant la période qui a suivi la mort de sa mère, les Manics ont semblé glisser hors du radar.

Leurs albums Know Your Enemy (2001) et Lifeblood (2004) n’ont pas donné le niveau de succès dont ils s’étaient accoutumé et le groupe a eu besoin de se faire remonter le moral.

Cet encouragement est venu quand Send Away The Tigers les a remis en haut des charts et plus tôt cette année le Godlike Genius Award du NME a suivi.

J’ai demandé à Bradfield s’il a déjà pensé que le statut de tête d’affiche du groupe dans des festivals  tels que Reading était une chose du passé.

“Je comprends d’où tu veux en venir avec ta question parce qu’on a eu une période mésaventureuse, où on a vécu avec le groupe au bord de la mort, mais non, je n’y ai pas pensé”, dit-il.

“On est une étrange bête de groupe et on a eu beaucoup d’événements de crise dans notre carrière, comme Richey (Edwards, leur ancien guitariste) qui a disparu et notre premier manager qui est décédé.

“Mais il y a un élément chez les Manics qui prospère grâce au dramatique”.

Les Manics se délectent dans ce drame et cette histoire alors il est important pour Bradfield qu’ils jouent au Newport Centre comme précurseur de Reading.

“Il y a une grosse histoire musicale à Newport, observe-t-il, comme le concert apocalyptique des Smiths qui s’est retrouvé à la une. (Le 19 octobre 1986, Morrissey a été tiré hors de scène par des fans et a dû abandonner le concert pour aller à l’hôpital. Une émeute s’en est ensuit.)

“Newport a le TJ’s et le Newport Centre et pendant une période dans les années 1990, elle était connue comme la Seattle du Pays de Galles à cause de son influence en Grande Bretagne, alors c’est toujours bon d’y retourner”.

On a l’impression que c’est le genre d’endroit industriel grisonnant que les Manics aimeraient utiliser pour y passer les chansons de leur prochain album, que Bradfield a décrit lors de notre dernière rencontre comme “plus punk, moins d’hymne, quelque chose de… tordu”.

“J’accepte ça mais je ne veux pas en parler plus en détails parce que parfois plus tu parles d’une idée, plus elle perd en énergie”, dit-il.

“Il y a eu des moments où on en a plus parlé qu’on en a fait et des moments où on en a fait plus qu’on en a parlé, et on a une histoire de ne pas mâcher nos mots et de partir dans une direction complètement différente.

“Il y a définitivement un côté The Holy Bible (leur œuvre originale) cependant.

“On a mis en démo neuf ou dix chansons actuellement et on en a environ quatre de plus à venir et on espère enregistrer plus tard cette année”.

Avec un moteur gonflé et une longue route devant eux, je me demande ce que l’avenir leur prépare tandis qu’ils préparent l’enregistrement de leur dernier album de leur contrat actuel avec Sony.

“Je ne m’étais pas rendu compte”, dit Bradfield.

“On n’a jamais eu de problèmes à être sur Sony parce que quand on a signé ils avaient le Clash et Public Enemy, qui étaient des groupes à côté de qui c’était génial d’être.

“Mais tu me fais réfléchir maintenant.

“Je pense que je vais appeler notre manager”.

Gavin Allen

Traduction – 7 avril 2009

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