Europe

Cité dans A Vision Of Dead Desire :
“Vision of dead desire – mainline’s on a death fixVision of dead desire – bleed the thoughts of throwing bricks
Europa land, realise your thoughts / Kill all ruling class laws”
et dans Born To End :

Europe freed by McDonalds and Levis – born to end
Can’t afford it so I hate it all – born to end”
et dans Miss Europa Disco Dancer :

et dans P.C.P. :
“Doctors arrested for euthanasia
Kill smokers through blind vanity
If you’re fat don’t get ill
Europe‘s gravestone carved in plastic”
et dans le sample dans The Intense Humming Of Evil :

“The court has come
The court of the Nations
And into the courtroom will come
The martyrs of Majdanek and Oswiecim
From the ditch of Kerch the dead will rise
They will rise from the graves
They will rise from the flames
Bringing with them the acrid smoke
And the deathly odour of scorched and martyred Europe
And the children, they too will come
Stern and merciless
The butchers had no pity on them
Now the victims will judge the butchers
Today the tear of a child is the judge
The grief of a mother is the prosecutor”
et dans UK Channel Boredom :

“UK channel boredom
You bleed the thought of throwing bricks
Europa kid realise your thoughts
Kill all ruling class laws”
et dans Valley Boy :

“And now I’ve lost the power to speak
And now I’ve lost the power to eat
Idle and out of touch in Europe

L’Europe est considérée comme un continent ou une partie de l’Eurasie (péninsule occidentale), voire de l’Afro-Eurasie, selon le point de vue. Elle est parfois qualifiée de “Vieux Continent” (ou d’“Ancien Monde”), par opposition au “Nouveau Monde” (Amérique).

Dans Miss Europa Disco Dancer – chanson critique adressée à la formation de l’Union Européenne et aux masses stupides qui vont à Ibiza et Salou – “Europa” se réfère à l’Union Européenne.

L’Union européenne (UE) est une union intergouvernementale et supranationale composée de 27 États née le 7 février 1992, lors de la signature du traité sur l’Union européenne à Maastricht par les douze États membres de la CEE.

L’UE est une construction d’un nouveau type, sans précédent historique connu, entre des États différents appartenant à l’Europe (sauf Chypre qui est géographiquement asiatique). En tant qu’institution, elle ne dispose pas de la personnalité juridique mais de compétences propres (PAC, pêche, etc.) ainsi que partagées avec ses États membres. Il s’agit d’une organisation qui combine, suivant les domaines d’actions, le niveau supranational et le niveau intergouvernemental, sur un champ géographique restreint (comme le Mercosur, l’ASEAN, etc.) mais avec un rôle politique propre et un pouvoir de contrainte sur ses membres plus importants.

L’UE représente 30,93 % du PIB mondial en 2009, c’est-à-dire 19 195 milliards de dollars US, ce qui en fait la première puissance économique de la planète. C’est une union douanière, et seize de ses pays membres ont renforcé leur coopération au sein d’une union économique et monétaire, la zone euro, dotée d’une monnaie unique, l’euro. Les États membres distinguent l’Union européenne des autres organisations internationales et l’intègrent même dans leurs constitutions respectives. L’Union est donc une structure supranationale hybride empreinte à la fois de fédéralisme et d’intergouvernementalisme.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe cherche un moyen de consolider la paix.

Suite au coup de Prague qui renforce la peur de l’expansion soviétique, la France, le Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) et le Royaume-Uni signent le 17 mars 1948 le Traité de Bruxelles qui prévoit une Union occidentale, instituant une collaboration en matière économique, sociale, culturelle, et de défense collective.

Ce traité a été concurrencé dès l’année suivante par la création de l’OTAN, véritable alliance militaire qui inclut un plus grand nombre de pays européens, mais également le Canada et surtout les États-Unis dont la puissance nucléaire est la seule vraie défense de l’Europe.

Dans le même temps, le principe d’une Europe unie a été posé, en particulier sous l’impulsion de la France et de l’Allemagne de l’Ouest, même si le discours du Britannique Winston Churchill à Zurich a été déterminant ainsi que le rôle des pays du Benelux et de l’Italie. L’Europe recherchait alors un modèle d’intégration qui la mettrait à jamais à l’abri d’une nouvelle guerre. L’idée a été concrétisée par Robert Schuman, ministre français des affaires étrangères, dans son discours du 9 mai 1950 appelant à mettre le charbon et l’acier sous une Haute Autorité commune de la France et de l’Allemagne fédérale. Le choix de ces deux secteurs économiques vise à établir une garantie de paix : l’industrie sidérurgique est hautement stratégique, puisque étroitement liée à l’industrie de l’armement et, dépendant de ses ressources.

Le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) a été signé le 18 avril 1951 à Paris : les six pays fondateurs sont les pays du Traité de Bruxelles à l’exception du Royaume-Uni auxquels se joignent l’Allemagne et l’Italie. France, République fédérale d’Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas et Italie) se sont entendu pour favoriser les échanges de matières premières nécessaires à la sidérurgie pour accélérer la dynamique économique après la guerre, afin de doter l’Europe d’une capacité de production autonome. Ce traité est l’acte fondateur visant au rapprochement entre les vainqueurs et les vaincus européens, au sein d’une Europe qui à terme prendrait son destin en main, indépendamment des influences extérieures alors considérables des États-Unis, via son plan Marshall, et ce en dépit de la tentative de concertation de cette aide américaine au sein de l’OECE.

Ce traité a expiré le 23 juillet 2002, devenu obsolète après la fusion des organes exécutifs et législatifs au sein de la Communauté européenne qui a acquis la personnalité juridique, et le traité unique.

Le 23 octobre 1954 à Paris l’Allemagne et l’Italie intègrent l’Union de l’Europe occidentale, prevue par le Traité de Bruxelles.

Le 27 mai 1952 est signé à Paris un Traité instituant la Communauté européenne de défense (CED) permettant le réarmement de l’Allemagne de l’Ouest dans le cadre d’une armée européenne ; ce réarmement était justifié par le contexte de la Guerre froide. Alors que les cinq autres pays de la CECA avaient ratifié le traité, le 30 août 1954, le Parlement français a rejeté la ratification, à cause de l’opposition conjointe des gaullistes et des communistes qui refusaient une armée supranationale. L’ancien Traité d’alliance de Bruxelles de 1948 est alors modifié en 1954 pour créer l’Union de l’Europe occidentale (UEO) qui sera, jusqu’au traité d’Amsterdam, la seule organisation uniquement européenne à s’occuper de défense et de sécurité.

Bien que renforçant l’ancien traité d’alliance, l’UEO restera une entité symbolique sans pouvoir ni coopération réelle face à la puissance de l’OTAN surtout lors de la Guerre froide et le durcissement du régime soviétique dans sa zone d’occupation à l’est de l’Europe. Son principal rôle restera toutefois lié au développement des forces nucléaires autonomes françaises et britanniques (notamment après l’affaire du Canal de Suez et lors des conflits de décolonisation des deux anciennes puissances coloniales, en assurant la neutralité des autres pays européens dans ces conflits et en évitant de laisser la défense de l’Europe occidentale au seul contrôle américain dans l’OTAN.

Le traité de Rome, signé le 25 mars 1957 : les “six” pays décident d’aller plus loin dans la coopération. Les domaines économiques, mais aussi politiques et sociaux, sont concernés. Le but est d’aboutir économiquement à un “Marché commun” permettant la libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux. La Communauté économique européenne (CEE) est l’entité internationale, de type supranational, instituée par le traité de Rome, et se dote d’une capacité autonome de financement, indépendante du plan Marshall concerté dans l’OECE. Ce traité fonde également une troisième communauté européenne d’une durée indéfinie, l’Euratom ou Communauté européenne de l’énergie atomique (CEEA), entre les membres des deux autres communautés (la CECA originelle et la nouvelle CEE.)

Le traité de fusion des exécutifs est signé à Bruxelles en 1965 et fusionne les exécutifs (par la création de la Commission européenne et du Conseil européen) des trois communautés européennes (CECA, CEE et Euratom), alors que ces communautés disposent déjà d’institutions communes en matière de justice.

L’Acte unique européen est signé à Luxembourg le 17 février 1986 par neuf États membres, suivis par le Danemark (suite au résultat positif d’un référendum), l’Italie et la Grèce le 28 février 1986. Entré en application le 1er juillet 1987, il avait pour but de redynamiser la construction européenne en fixant l’achèvement du marché intérieur en 1993, permettant la libre circulation également des capitaux et des services. Par ce traité, les compétences communautaires sont élargies aux domaines de la recherche, du développement technologique, de l’environnement et de la politique sociale. L’Acte unique consacre aussi l’existence du Conseil européen réunissant les chefs d’État et de gouvernement. Il décide de renforcer les pouvoirs du Parlement européen au moyen de la “procédure de coopération”.

Ce traité amorce une démarche commune en matière de politique étrangère ainsi qu’une coopération en matière de sécurité sans qu’il soit porté atteinte ni à l’Union de l’Europe occidentale (UEO) ni à l’OTAN. L’UEO trouvera un rôle limité dans le règlement de la paix en Europe notamment après la chute du communisme en Russie, les conflits ethniques menant au démantèlement de la fédération Yougoslave à la mort de Tito, et l’UEO parviendra à contenir de nouveaux conflits en Albanie et à pacifier les révolutions dans les pays européens libérés à l’Est.

Toutefois, ces pays ne tarderont pas à rejoindre l’OTAN seul capable de les défendre en l’absence immédiate de l’acte unique.

Le traité de Maastricht est signé le 7 février 1992 est entré en vigueur le 1er novembre 1993. L’Union européenne a pris la suite du Marché commun et de la Communauté économique européenne, devenue Communauté européenne (CE) en fusionnant la CECA qui expirait en 2002. Il marque une nouvelle étape dans le processus d’union sans cesse plus étroite entre les peuples d’Europe. À présent, la politique européenne repose sur trois piliers :

1er pilier : les communautés (principalement la CE ou Marché commun, et Euratom) ;

2ème pilier : la coopération en matière de politique étrangère et de sécurité commune (PESC), voire de défense commune (PESCD) ;

3ème pilier : la coopération policière et judiciaire en matière pénale.

Le traité de Maastricht crée la citoyenneté européenne et permet de circuler et de résider librement dans les pays de la Communauté, le droit de voter et d’être élu dans l’État où l’on réside pour les élections européennes et municipales.

Il est décidé de créer “une monnaie unique sous l’égide d’une Banque centrale européenne”. Ce sera l’euro.

Les compétences de la Communauté sont étendues, selon le principe de subsidiarité / suppléance, à de nouveaux domaines : éducation, formation professionnelle, culture, santé publique, protection des consommateurs, réseaux transeuropéens de transport, politique industrielle, services (eau, énergie) et environnement.

Le traité d’Amsterdam est signé le 2 octobre 1997 et entre en vigueur le 1er mai 1999. Reposant sur les trois piliers de Maastricht, le traité d’Amsterdam affirme les principes de liberté, de démocratie et de respect des droits de l’homme et propose la mise en place d’un espace de liberté, de sécurité et de justice. Il inclut explicitement le principe du développement durable. Il pose le principe des coopérations renforcées permettant aux pays qui le souhaitent d’avancer plus vite. Il ébauche la réforme des Institutions européennes en vue de l’adhésion des pays d’Europe centrale et orientale (PECO). Il élargit la liste des droits, dont il garantit le respect : droits sociaux, égalité hommes-femmes, services publics, renforce la protection des droits fondamentaux et interdit toute discrimination. Un “Haut représentant de la PESC” est nommé, assisté par une Unité européenne de planification de la politique et d’alerte rapide. Un protocole reprend le principe de subsidiarité du traité CE.

Le traité de Nice (accord lors du Sommet de Nice de décembre 2000) signé le 26 février 2001 et entré en vigueur le 1er février 2003. Ce traité, qui devait réformer les institutions de l’Union en vue de l’adhésion des PECO, n’est que partiellement parvenu à cet objectif. Ce traité donne au Parlement européen un rôle colégislateur renforcé. Le droit de recours devant la Cour de Justice des Communautés est étendu. Le traité fournit une base juridique aux partis politiques des pays membres. Afin de faciliter le processus de décision à la « majorité qualifiée » à 27 nouveaux domaines au sein du Conseil, le système de pondération des voix est remanié. Le traité de Nice améliore la procédure relative à la mise en œuvre des “coopérations renforcées” : le droit de veto est supprimé, et le domaine étendu à la PESC y compris en matière de défense. La charte des droits fondamentaux a été adoptée au cours de ce sommet de Nice, mais aucune valeur juridique contraignante ne lui est reconnue bien qu’elle ait été adoptée par toutes les instances de l’Union. Une “déclaration sur l’avenir de l’Union” a été annexée au traité.

Suite aux travaux de la Convention sur l’avenir de l’Europe qu’il reprend pour la plupart, le Conseil européen du 18 juin 2004 a adopté un projet de “Constitution européenne” qui a été signé à Rome le 29 octobre 2004. Il regroupe, enrichit et clarifie les traités fondateurs. Il intègre et rendrait juridiquement opérante la “Charte des droits fondamentaux” dans la Partie II.

Le Traité de Nice a fixé les principes et les méthodes d’évolution du système institutionnel au fur et à mesure que l’Europe s’élargirait. Il définit une nouvelle répartition des voix attribuées à chaque État au Conseil, ainsi qu’une redéfinition de la majorité qualifiée.

Cependant, le système de décision prévu par ce traité est complexe et privilégie les pays à démographie médiane comme l’Espagne et la Pologne par rapport aux autres États membres. Le risque de paralysie, qui était la motivation principale du traité de Nice, reste donc présent à l’heure actuelle. C’est la raison pour laquelle la Convention a proposé dans son projet de redéfinir ainsi la majorité qualifiée : “la majorité qualifiée requise est constituée des deux tiers des États membres, représentant au moins les trois cinquièmes de la population de l’Union” (art. 24-2).

Le Conseil européen, le 23 juin 2007 à Lisbonne, a mandaté une conférence inter-gouvernementale afin d’adopter avant 2009 le traité de Lisbonne. Ce traité est souvent appelé “traité modificatif” en France, d’après le nom d’un autre projet de traité que le président français Nicolas Sarkozy a proposé à ce même conseil européen mais qui n’a pas été retenu.

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