“You didn’t need to do that / Don’t forget all that I took off her / You needn’t have been so cruel to someone alone as she is / Delicate article she is She is, she was / You didn’t know blanche as a girl / Nobody, nobody, was tender and trusting as she was / But people like you abused her and forced her to change”

(“Tu n’avais pas besoin de faire ça / N’oublies pas ce que tu lui as pris / Tu n’avais pas besoin d’être aussi cruel envers quelqu’un aussi seule qu’elle l’est / Un article délicat, voilà ce qu’elle est / Elle est, elle était / Tu n’as pas connu Blanche enfant / Personne, personne n’était aussi tendre et confiant qu’elle / Mais des gens comme toi ont abusé d’elle et l’ont forcée à changer”)
Stella, personnage dans Un Tramway nommé désirLittle Baby Nothing (première version)

Extrait du film de Elia Kazan Un Tramway nommé désir (1951), adapté de la pièce éponyme de 1947 écrite par Tennessee Williams. Il est réalisé par Elia Kazan, qui avait aussi mis en scène la production originale au théâtre, et la distribution comprend Marlon Brando, Vivien Leigh, Kim Hunter et Karl Malden ; tous à part Leigh ont été choisis de la distribution de Broadway, tandis que Leigh était apparue dans la production du West End londonien. Il a été produit par l’agent et avocat Charles K. Feldman, et a été sorti par Warner Bros. Le scénario a été écrit par Williams lui-même, mais a eu de nombreuses révisions pour retirer des références à l’homosexualité entre autres.

Comme dans la pièce, le film présente Blanche DuBois (Leigh), une belle du Sud des États-Unis qui se fâne mais qui reste néanmois attirante, dont les prétentions à la vertue et à la culture ne masquent que très légèrement des désillusions de grandeur et un alcoolisme. Son sang-froid est une illusion qu’elle présente pour se protéger des autres, et avant tout d’elle, de sa réalité, dans une tentative de se rendre toujours attirante pour de nouveaux prétendants. Blanche arrive de sa ville natale de Auriol, Mississippi (Laurel, Mississippi dans la pièce) dans l’appartement de sa sœur, Stella Kowalski (Hunter), dans le Faubourg Marigny de la Nouvelle Orléans, sur la Elysian Fields Avenue ; le transport local qu’elle prend inclus un tramway dont la ligne s’appelle “Désir”. L’ambiance fumante et urbaine est un choc pour les nerfs de Blanche.

Expliquant que sa plantation ancestrale, Belle Rêve à Auriol dans le Mississippi, a été “perdue” à cause des “fornications épiques” de ses ancestres, Blanche est accueillie avec une certaine trépidation par Stella, qui craint la réaction de son mari Stanley (Brando). Blanche dit que son supérieur lui a donné des congés de son emploi de professeur d’anglais à cause de ses nerfs bouleversés. En réalité, elle avait été renvoyée pour avoir eu une liaison avec un étudiant de 17 ans. Il s’avère que ce n’est pas la seule liaison qu’elle avait – et ces problèmes ont mené Blanche à fuir Auriol. Un bref mariage marqué par le suicide de son époux, Allen Grey, a mené Blanche à vivre dans un monde où ses fantasmes et ses illusions sont mélangés à sa réalité sans distinction.

En contraste à la fois de Stella l’effacée et dévouée et de Blanche et son rafinement prétentieux – le mari de Stella, Stanley Kowalski, est une force de la nature : primaire, dégrossi, brutal et sensuel. Il domine Stella à tous les égards et est violent de manière physique et émotionnelle. Stella tolère son comportement primaire étant donné que c’est en partie ce qui l’a attirée au début ; leur amour et leur relation est lourdement fondé sur une chimie sexuelle puissante, voire animaliste – chose que Blanche dit trouver impossible à comprendre, malgré de longs regards d’admiration et d’envie pour lui.

L’arrivée de Blanche bouleverse le système de dépendance mutuelle de sa sœur et de son beau-frère. Le souci de Stella du bien-être de sa sœur enhardit Blanche à courtiser dans l’appartement des Kowalski, exaspérant Stanley et le menant au conflit dans sa relation avec sa femme.

L’ami de Stanley et futur prétendant de Blanche, Mitch (Malden), est bafoué quand Blanche et Stanley rentrent en collision. Stanley découvre le passé de Blanche via un collègue qui voyage fréquemment à Auriol. Il confronte Blanche avec les choses qu’elle a essayées de laisser derrière elle, en partie par souci que les défauts de son caractère blessent les vies des personnes de son nouveau foyer (tout comme ce qu’il s’est passé à Auriol), et en partie par dégoût de la prétention. Cependant, ses tentatives de la “démasquer” sont comme on peut le prévoire cruelles et violentes.

Leur confrontation finale – un viol – résulte dans l’effondrement nerveux de Blanche. Stanley la fait interner. À la fin du film, Blanche prononce sa réplique de signature au médecin et à l’infirmière bienfaiteurs qui l’escortent : “J’ai toujours dépendu de la gentillesse des inconnus”, nous rappelant l’un des défauts qui l’avaient menées à ce point – compter trop sur les attentions des hommes pour la satisfaire et la sauver.

Dévastée par le sort de sa sœur, Stella pleure, rejete l’intention de Stanley de la réconforter et le repousse. Tandis qu’il crit à nouveau son nom (“Stella! Hey, Stella!”), Stella s’accroche à son enfant et promet qu’elle ne retournera plus jamais vers Stanley. Elle va à l’étage se réfugier encore une fois chez sa voisine.

Les thèmes de la pièce étaient controversés causant le scénario du film à être édulcoré pour se soumettre à la censure. Dans le film, Stella renonce au viol de Blanche par Stanley, peut-être au point de quitter le foyer. Dans la pièce originale, la fin est plus ambiguë, avec Stella, éperdue d’avoir renvoyé sa sœur Blanche, se permet en silence d’être consolée par Stanley.

Dans la pièce originale, le mari décédé de Blanche, Allen Grey, s’est suicidé après qu’on ait découvert qu’il avait une liaison homosexuelle. Cela a été retiré du film ; Blanche dit seulement qu’elle a montré du mépris pour Allen, le menant au suicide.

Certains de ces changements étaient dans le scénario. D’autres étaient présents mais coupés après le tournage afin de se conformer à la censure et éviter d’être condamné. Selon le commentaire audio du DVD, ces coupures ont été faites sans que le réalisateur soit au courant.

Jessica Tandy, qui avait joué Blanche DuBois à Broadway, a été écartée en faveur de Vivien Leigh, la star de la production londonienne, à l’insistence des producteurs. C’était parce que sa célébrité de films tels que Autant en emporte le vent a fourni à la star la puissance dont le film avait besoin ; Brando n’avait pas encore atteint la célébrité nécessaire pour attirer du public.

Le sample à propos de la maltraitance des femmes est utilisé par les Manics dans une première version de la chanson qui parle de la domination de l’homme dans la société.

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