“Moloch whose Soul is electricity and banks! / Moloch whose Poverty is the specter of Genius / Moloch whose fate is a cloud of sexless oxygen / Moloch whose name is the Mind. Robot apartments”

(“Moloch dont l’âme est l’électricité et les banques ! / Moloch dont la pauvreté est le spectre du génie / Moloch dont le sort est un nuage d’oxygène asexué / Moloch dont le nom est l’esprit. Des appartements robots”)
Allen Ginsberg (1926-1997) – Pochette de Stay Beautiful
Extrait du poème de Ginsberg Howl

Texte original :
“[…] Moloch whose Soul is electricity and banks!
Moloch whose Poverty is the specter of Genius
Moloch whose fate is a cloud of sexless hydrogen
Moloch whose name is the Mind. Robot apartments […]”

Irwin Allen Ginsverg (3 juin 1926 – 5 avril 1997) était un poète américain. Ginsberg est connu principalement pour le poème Howl (1956), dans lequel il célèbre ses camarades de la Beat Generation et les critiques qu’il voyait comme les forces destructrices du matérialisme et de la conformité aux États-Unis.

Ginsberg est né dans une famille juive à Newark dans le New Jersey, et a grandi dans la ville voisine de Paterson. Son père Louis Ginsberg était un poète et un professeur de lycée. La mère de Ginsberg, Naomi Livergant Ginsberg, était affectée d’une rare maladie psychologique qui n’a jamais été proprement diagnostiquée. Elle était également membre active du parti communiste et emmenait Ginsberg et son frère Eugene aux meetings du parti. Ginsberg a plus tard dit que sa mère “inventait des histoires pour nous endormir qui disaient un truc comme ça : Le bon roi est sorti de son chateau, a vu les ouvriers souffrants et les a guéris”.

Jeune adolescent, Ginsberg a commencé à écrire des lettres au New York Times à propos de questions politiques telles que la seconde guerre mondiale et les droits des travailleurs. Quand il était au collège, il a accompagné sa mère chez son psychiatre. Le voyage a profondément perturbé Ginsberg – il l’a mentionné ainsi que d’autres moments de son enfance dans son long poème autobiographique Kaddish for Naomi Ginsberg (1894-1956). Aussi au collège, Ginsberg a commencé à lire Walt Whitman, inspiré par la lecture passionné de son professeur.

En 1943, Ginsberg a eu son bac et est brièvement allé au Montclair State College avant d’entrer à la Columbia University grâce à une bourse de l’association hébreuse des jeunes hommes de Paterson. en 1945, il a rejoint la marine marchande pour gagner de l’argent pour continuer ses études à Columbia. À Columbia, Ginsberg a contribué au journal littéraire Columbia Review, au magazine humoristique Jester, a gagné le Woodberry Poetry Prize et a été président de la Philolexian Society, groupe de débat littéraire du campus.

Durant sa première année à Columbia, Ginsberg a rencontré Lucien Carr, qui lui a présenté de nombreux futurs écrivains Beat, dont Jack Kerouac, William S. Burroughs et John Clellon Holmes. Ils se sont liés parce qu’ils voyaient en chacun une autre excitation sur le potentiel de la jeunesse américaine. Ginsberg et Carr parlaient avec excitation d’une “Nouvelle Vision” (expressions adaptée de Arthur Rimbaud) pour la littérature et les États-Unis. Carr a également présenté Ginsberg à Neal Cassady, pour qui Ginsberg a longtemps eu le béguin. Kerouac a plus tard décrit la rencontre entre Ginsberg et Cassady dans le premier chapitre de son roman de 1957, Sur la route. Kerouac les voyait comme le côté sombre (Ginsberg) et lumineux (Cassady) de leur “Nouvelle Vision”. La perception de Kerouac avait en partie à voir avec l’association de Ginsberg avec le communisme. Bien que Ginsberg n’a jamais été membre du parti communiste, Kerouac l’a nommé “Carlo Marx” dans Sur la route. C’était une source de tension dans leur relation, puisque Kerouac est devenu de plus en plus méfiant du communisme.

En 1948 dans un appartement de Harlem, Ginsberg a eu une hallucination auditive en lisant de la poésie de William Blake (référée plus tard sous le nom de sa “vision Blake”). Au début, Ginsberg a déclaré avoir entendu la voix de Dieu, mais a plus tard interprétré la voix comme étant celle de Blake lui-même lisant Ah, Sunflower, The Sick Rose et Little Girl Lost. Ginsberg croyait qu’il avait été le témoin des liens de l’univers. Il a regardé l’escalier de secours et s’est rendu compte qu’une main d’avait créé ; il a alors regardé le ciel et a eu l’intuition qu’une main l’avait aussi créé, ou plutôt que le ciel était la main qui s’était créé. Il a expliqué que cette hallucination n’avait pas été inspirée par la drogue, mais a dit qu’il cherchait à recapturer ce sentiment plus tard avec diverses drogues.

Également à New York, Ginsberg a rencontré Gregory Corso au Pony Stable Bar, l’un des premiers bars ouvertement lesbiens de New York. Corso, récemment sorti de prison, était soutenu par les clients du Pony Stable et y écrivait de la poésie le soir de leur rencontre. Ginsberg déclare qu’il a été immédiatement attiré par Corso, qui était hétérosexuel mais comprenait l’homosexualité après trois ans en prison. Ginsberg a été encore plus frappé par la lecture des poèmes de Corso, se rendant compte que Corso était “spirituellement doué”. Ginsberg a présenté Corso au reste de son cercle d’amis intimes. Lors de leur première rencontre au Pony Stable, Corso a montré à Ginsberg un poème à propos d’une femme qui vivait dans la rue d’en face de lui, et qui prenait le soleil nue à la fenêtre. Étonnamment, la femme s’est avérée être une ancienne petite amie de Ginsberg lors d’une de ses excursions dans l’hétérosexualité. Ginsberg et Corso sont restés amis et collaborateurs de toute une vie.

C’était également durant cette période que Ginsberg a été lié romantiquement à Elise Cowen.

En 1954 à San Francisco, Ginsberg a rencotnré Peter Orlovsky, dont il est tombé amoureux et qui est resté son compagnon de toute sa vie.

Également à San Francisco, Ginsberg a rencontré des membres de la Renaissance de San Francisco et d’autres poètes qui seront plus tard associés à la Beat Generation dans un sens large. Le mentor de Ginsberg, William Carlos Williams a écrit une lettre d’introduction à la tête de proue de la Renaissance de San Francisco, Kenneth Rexroth, qi a ensuite présenté Ginsberg à la scène poétique de San Francisco. Là-bas, Ginsberg a aussi rencontré trois poètes en herbe et enthousiastes Zen qui étaient des amis du Reed College : Gary Snyder, Philip Whalen et Lew Walch. En 1959, avec les poètes John Kelly, Bob Kaufman, A.D Winans et William Margolis, Ginsberg était l’un des fondateurs du magazine poétique Beatitude.

Wally Hedrick – peintre et co-fondateur de la Six Gallery – a approché Ginsberg durant l’été 1955 et lui a demandé d’organiser une lecture de poésie à la Six Gallery. Au début, Ginsberg a refusé, mais une fois qu’il a eu écrit un brouillon de Howl, il a changé de “putain d’avis”, comme il l’a dit. Ginsberg a annoncé l’événement sous le nom de “Six Poètes à la Six Gallery”. L’un des événements les plus importants du mythe Beat, connu sous le simple nom de “Lecture à la Six Gallery” a eu lieu le 7 octobre 1955. L’événement, en essence, a réuni les factions de la Beat Generation des côtes est et ouest. D’une importance plus personnelle pour Ginsberg : cette soirée a été la première lecture publique de Howl, poème qui a apporté une célébrité mondiale pour Ginsberg et la plupart des poètes associés à lui. Un récit de cette soirée peut se trouver dans le roman les Clochards célestes de Kerouac, décrivant comment les pièces collectées du public ont servi à acheter des brocs de vin, et Ginsberg lisant passionnément, soûl, les bras ouverts.

L’œuvre principale de Ginsberg, Howl, est connue pour sa ligne d’ouverture : “I saw the best minds of my generation destroyed by madness, starving hysterical naked….”. Howl a été considéré comme scandaleux au moment de sa publication, à cause du côté cru de son langage, qui est fréquemment explicite. L’interdiction est devenue une cause célèbre pari les défenseurs du premier amendement, et a plus tard été citée après que le jude Clayton W. Horn ait déclaré que le poème possèdait une valeur artistique qui rachète les défauts.

Ginsberg a déclaré à un moment que toute son œuvre était une biographie étendue (comme la Légende de Duluoz de Kerouac). Howl n’est pas seulement une biographie des expériences de Ginsberg avant 1955 mais également une histoire de la Beat Generation. Ginsberg a également déclaré plus tard qu’au cœur de Howl se trouvaient ses émotions non résolues sur sa mère schizophrène. Bien que Kaddish parle de manière plus explicite de sa mère (de manière si explicite qu’une analyse vers par vers serait tout aussi ouvertement exhaustif et relativement non révélatrice), Howl est à bien des égards poussé par les mêmes émotions. Bien que les références dans la majeure partie de sa poésie révèlent une bonne partie de sa biographie, sa relation avec d’autres membres de la Beat Generation, et ses propres avis politiques, Howl, son poème le plus célèbre, est toujours peut-être le meilleur endroit où commencer.

En 1957, Ginsberg a surpris le monde littéraire en abandonnant San Francisco. Après avoir passé un moment au Maroc, lui et Peter Orlovsky ont rejoint Gregory Corso à Paris. Corso leur a présenté une pension miteuse au dessus d’un bar au 9 rue Gît-le-Cœur qui devait devenr connue sous le nom de Beat Hotel. Ils ont bientôt été rejoints par William Burroughs et d’autres. C’était une période productrice et créative pour tous. Là-bas, Ginsberg a fini son poème épque Kaddish, Corso a composé Bomb et Marriage, et Burroughs (aidé de Ginsberg et Corso) a rassemblé le Festin nu, à partir d’écrits précédents. Cette période a été documentée par le photographe Harold Chapman, qui s’y est installé à peu près au même moment, et a constamment pris des photos des résidents de l’“hôtel” jusqu’à sa fermeture en 1963. Durant 1962-63, Ginsberg et Orlovsky ont beaucoup voyagé en Inde, vivant un semestre à Beneras et Calcutta. Durant cette époque, il s’est lié d’amitié avec une partie des jeunes poètes bengales proéminents de l’époque dont Shakto Chattopadhyay et Sunil Gangopadhyay.

En mai 1965, Allen Ginsberg est arrivé à Better Books à Londres et a offert une lecture gratuite n’importe où.

Peu après son arrivée, il a donné une lecture à Better Books, qui a été décrite par Jeff Nuttall comme “le premier vent guérisseur sur un esprit collectif très desséché”. Tom McGrath a écrit “Cela pourrait devenir un moment très important dans l’histoire d’Angleterre – ou du moins dans l’histoire de la poésie anglaise”.

Peu après la lecture à Better Books, on a conçu des projets pour l’international Poetry Incarnation qui s’est tenue au Royal Albert Hall de Londres le 11 juin 1965.

L’événement a attiré 7000 personnes vers des lectures et des enregistrements d’une grande variété de personnes, dont Allen Ginsberg, Adrian Mitchell, Alexander Trocchi, Harry Fainlight, Anselm Hollo, Christopher Logue, George Macbeth, Gregory Corso, Lawrence Ferlinghetti, Michael Horovitz, Simon Vinkenoog, Spike Hawkins, Tom McGrath et William Burroughs.

Peter Whithead a documenté l’événement sur pellicule et l’a sorti sous le nom de Wholly Communion.

Bien que le terme “Beat” s’applique le plus exactement à Ginsberg et ses amis les plus proches (Corso, Orlovsky, Kerouac, Burroughs, etc.), le terme “Beat Generation” a été associé à de nombreux autres poètes que Ginsberg a rencontré et avec lesquels il est devenu amis à la fin des années 1950 et le début des années 1960. Un trait clé de ce terme semble être une émitié avec Ginsberg. L’amitié avec Kerouac ou Burroughs pouvait aussi s’appliquer, mais les deux écrivains ont plus tard tout fait pour se dissocier du nom “Beat Generation”. Une partie de leur dissatisfaction du terme venait de l’identification à tort de Ginsberg comme le leader. Ginsberg n’a jamais déclaré être le leader d’un mouvement. Il a, cependant, déclaré que de nombreux écrivains avec qui il était devenu ami durant cette période partageaient une grande partie des mêmes intentions et thèmes. Une partie de ces amis incluent : Bob Kaufman ; le Roi Jones avant qu’il devienne Amiric Baraka, qui, après avoir lu Howl, a écrit une lettre à Ginsberg sur une feuille de papier toilette ; Diane Di Prima ; Jim Cohn ; des poètes associés au Black Mountain College tels que Robert Creeley et Denise Levertov ; des poètes associés à l’école new yorkaise tels que Frank O’Hara et Kenneth Koch.

Plus tard dans sa vie, Ginsberg a formé un pont entre le mouvement beat des années 1950 et les hippies des années 1960, devenant l’ami, entre autres, de Timothy Leary, Ken Kesey, et Bob Dylan. Ginsberg a donné sa toute dernière lecture à Booksmith, librairie située dans le quartier Haight Ashbury de San Francisco, quelques mois avant sa mort.

Le voyage spirituel de Ginsberg a commencé tôt avec ses visions spontanées, et a continué avec un premier voyage en Inde et une rencontre chanceuse dans une rue de New York avec Chögyam Trungpa Rinpoche (ils essayaient tous els deux de prendre le même taxi), maître de méditation bouddhiste tibétain de la secte Kagyu qui est devenu son ami et son professeur durant toute sa vie. Ginsberg a aidé Trungpa (et la poétesse de New York Anne Waldman) à fonder la Jack Kerouac School of Disembodied Poetics à l’institut Naropa à Boulder dans le Colorado.

Ginsberg était également impliqué dans le Krishnaïsme. Il est devenu l’ami de A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada, fondateur du mouvement Hare Krishna dans le monde occidental, relation qui est documentée par Satsvarupa dasa Goswami dans son récit autopbiographique Srila Prabhupada Lilamrha. Ginsberg a donné de l’argent, du matériel et sa réputation pour aider le Swami à établir le premier temple, et a tourné avec lui pour promouvoir sa cause.

La musique et le chant étaient deux parties importantes du discours live de Ginsberg durant les lectures de poésie. Il s’accompagnait souvent à l’harmonium, et était souvent avec un guitariste. Quand Ginsberg a demandé s’il pouvait chanter une chanson à la gloire du seigneur Krishna dans l’émission de William F. Buckley Jr., Firing Line le 3 septembre 1968, Buckley a agréé et le poète a chanté lentement alors qu’il jouait d’une manière lugubre sur un harmonium. Selon Richard Brookhise, associé de Buckley, l’animateur a commencé que c’était “le Krishna le moins ravagé qu’il n’ait jamais entendu”.

Ses lectures de poésie avaient généralement lieu dans des salles sans sièges durant une grande partie de sa carrière, peu importe où il apparaissait dans le monde. Ginsberg a rencontré les poètes hungryalistes du Bengal, surtout Malay Roy Choudhury, qui a présenté Ginsberg aux trois poissons à une tête de l’empereur indien Jalaluddin Mohammad Akbar. Les trois poissons symbolisaient la coexistence de toute pensée, philosophie et religion.

Ginsberg a gagné le National Book Award pour son livre The Fall Of America. En 1993, le ministre de la culture français lui a décerné la médaille de Chevalier des arts et des lettres.

À l’exception d’une lecture en invité spécial au Poetry Slam de l’université de New York le 20 février 1977, Ginsberg a donné ce qui est pensé être sa dernière lecture au Booksmith de San Francisco le 16 décembre 1996. Il est mort le 5 avril 1997, entouré par sa famille et ses amis dans son loft de l’East Village de New York, succombant à un cancer du foie via des complications d’une hépatite. Il avait 70 ans. Ginsberg a continué à écrire durant la fin de sa maladie, avec son dernier poème, Things I’ll Not Do (Nostalgies), écrit le 30 mars.

Ginsberg est enterré dans le caveau familial du Gomel Chesed Cemetery, l’un des quelques cimetières juifs au croisement de la McClellan Street et la Mt. Olivet Avenue près des limites des villes d’Elizabeth et de Newark dans le New Jersey. Le caveau familial est marqué par une grosse pierre Ginsberg et Litzky, et Ginsberg lui-même et chaque membre de la famille ont des marqueurs plus petits. La tombe elle-même et le cimetière ne sont ni pittoresques ou remarquables d’une quelconque façon (bien que ce n’est pas devenu un lieu majeur de pélégrinage, des gens peu nombreux viennent régulièrement visiter la tombe, comme l’indiquent une poignée de pierres sur son marqueur et le livre ou d’autres objets laissés par occasions par d’autres poètes et admirateurs.

La volonté de Ginsberg à parler de sujets taboo en a fait un personnage controversé durant les années 1950 conservatrices et un personnage important dans les années 1960. Mais Ginsberg a continué à aborder des sujets controversés durant les années 1970, 1980 et 1990. Quand il a expliqué comment il approchait les sujets controversés, il a souvent pointé vers Herbert Huncke : il a dait que lorsqu’il a connu Huncke dans les années 1940, Ginsberg a vu qu’il était malade de son héroïnomanie, mais à l’époque, l’héroïne était un sujet taboo et Huncke a été laissé avec nulle part où aller à la recherche d’aide. De même, il a continuellement tenté de forcer le monde à entrer dans un dialogue sur des sujets controversés parce qu’il pensait qu’aucun changement ne se ferait dans un silence poli.

À la fin des années 1920 et au début des années 1930, se produire dans la rue était devenu une entreprise assez controversée à New York. Le pays se trouvait en pleine dépression économique horrible et beaucoup de personnes s’étaient tournées vers la performance dans la rue comme source de revenu. Les artistes de rue étaient partout et les bagarres à propos des lieux de représentation étaient communes de manière alarmante entre les artistes eux-mêmes et les artistes et marchands. Par frustration des plaintes, des bagarres et de la violence, le maire Fiorello La Guardia a interdit la performance dans la rue à New York pour des raisons de sécurité quant aux conflits en croissance. Les performances ont continué, mais sur une échelle plus petite. Si quelqu’un se plaignait d’un artiste, à sa discrétion, la police pouvait ordonner à l’artiste à se déplacer ou pouvait même l’arrêter. En 1970, Allen Ginsberg a remis en question la constitutionalité de cette interdiction. L’interdiction a été levée en 1970 après avoir été déclarée non constitutionnelle par le maire de New York, John Lindsay.

Ginsberg a également joué un rôle clé en s’assurant qu’une protestation de 1965 contre la guerre du Vietnam, qui a eu lieu à la limite des villes de Oakland et de Berkeley et qui a attiré des milliers de marcheurs, ne soit pas violemment interrompue par le gang de motards californien, les Hell’s Angels, et leur leader, Sonny Barger.

La veille de la marche prévue, les Hell’s Angles ont attaqué la ligne de front d’une protestation plus petite où une confrontation entre la police et les manifestants bouillait. Les Hell’s Angels sont arrivés sur des motos et ont déchiré des bannières en hurlant “Retournez en Russie, enfoirés de communistes !” aux protestants. Les Hell’s Angles ont alors juré de géner la plus grande protestation le lendemain.

Ginsberg est allé chez Barger à Oakland pour parler de la situation. Des rumeurs disent qu’il a offert à Barger et aux membres des Hell’s Angles du LSD comme geste d’amitié et de bienveillance. À la fin, Barger et les autres Hell’s Angels qui étaient présents sont partis fortement impressionnés par le courage de Ginsberg et son compagnon Ken Kesey. Ils ont juré de ne pas attaquer la marche de protestation du lendemain et a estimé Ginsberg comme un homme digne d’être aidé.

C’était peu après les émeutes du Tompkins Square Park de New York que Ginsberg a été impliqué dans un fracas avec le groupe mentofreeiste et a été attaqué par son leader, Vargus Pike. Pike a été arrêté, et a été relâché quand Ginsberg, avec un œil au beurre noir, a refusé de porter plainte.

Ginsberg a parlé ouvertement de ses liens avec le communisme et son admiration pour les héros passés du communisme et le mouvement travailliste à un moment où la Peur Rouge et le McCarthyisme faisaient toujours rage. Il admirait Castro et de nombreux autres personnages quasi-marxistes du XXème siècle. Dans America (1956), Ginsberg écrit : “L’Amérique, j’étais communiste quand j’étais môme je ne suis pas désolé…” Le biographe Jonah Raskin a déclaré que malgré son opposition souvent vive à l’orthodoxie communiste, Ginsberg tenait “sa propre version idisyncratique du communisme”. D’un autre côté, quand Donald Mains, homme politique de New York, a accusé publiquement Ginsberg d’être membre du parti communiste, Ginsberg a objecté : “Je ne suis pas, en vérité, membre du parti communiste, ni dévoué au renversement du gouvernement [américain] ou n’importe lequel par la violence… Je dois dire que je vois peu de différence entre les gouvernements armés et violents des communistes et des capitalistes que j’ai observés…”.

Ginsberg a voyagé dans plusieurs pays communistes pour promouvoir la liberté d’expression. Il a déclaré que les pays communistes, la Chine par exemple, l’ont acceuilli parce qu’ils pensaient qu’il était un ennemi du capitalisme mais se sont souvent retournés contre lui quand ils l’ont vu comme un semeur de trouble. Par exemple, en 1965, Ginsberg a été déporté de Cuba pour avoir protesté publiquement contre la position anti-marijuna de Cuba. Les Cubains l’ont envoyé en Tchécoslovaquie, où une semaine après avoir été sacré Roi de la parade du 1er mai, Ginsberg a été étiqueté de “menace immorale” par le gouvernement tchèque à cause de son expression libre d’idées radicales et a été alors déporté. Václav Havel pointe vers Ginsberg comme inspiration importante dans la lutte pour la liberté.

Une de ses contributions qui est souvent considérée comme sa plus important et sa plus controversée a été son ouverture sur l’homosexualité. Ginsberg était un premier partisan de la liberté des gays. En 1943, il s’est découvert en lui “des montagnes d’homosexualité”. Il a exprimé ouvertement ce désir et graphiquement dans sa poésie. Il a aussi frappé un coup pour le mariage gay en listant Peter Orlovsky, son compagnon de toute une vie, comme son conjoint sur sa page dans le Who’s Who. Plus tard, les écrivains gays ont vu son franc-parler sur l’homosexualité comme une ouverture pour parler plus ouvertement et honnêtement de quelque chose à laquelle on ne faisait que des allusions ou de quoi on parlait en métaphores.

En écrivant sur la sexualité en détail graphique et dans son utilisation fréquente du langage vu comme indécente, il a remis en question – et finalement changé – les lois sur l’obscénité. Il était un fervent supporter d’autres dont l’expression a remis en question les lois sur l’obscénité (William S. Burroughs et Lenny Bruce [voir Ifwhiteamericatoldthetruthforonedayit’sworldwouldfallapart (Expressions)], par exemple).

L’animateur radio Michael Savage est devenu ami et a voyagé avec les poètes Beat Allen Ginsberg et Lawrence Ferlinghetti. Stephen Schwartz, également une connaissance de Savage à l’époque, a rapporté que Savage possédait une photo de lui et de Ginsberg qui nageaient nus à Hawaii et l’utilisait comme une sorte de “carte de visite” Savage a maintenu une correspondance avec Ginsberg qui était constituée de dix lettres et d’un trio de cartes postales en quatre ans, qui est gardée avec les pariers de Ginsberg à la Stanford University. Une lettre demandait à Ginsberg de faire une lecture de poésie, de manière à ce que d’autres pouvaient “entendre, voir et savoir pourquoi j’adore ton image publique”. Une carte postale de Michael Savage mentionne son désir de photographier Ginsberg “nu, de manière provocatrice”.

Ginsberg a également parlé en défense de la liberté d’expression de la North American Man/Boy Love Association (NAMBLA). Dans Thoughts on NAMBLA, essai de 1994 publié dans le recueil Deliberate Prose, Ginsberg a déclaré : “J’ai rejoins la NAMBLA en défense de la libre expression”. Dans l’essai, il se référait à la NAMBLA “comme forum pour la réforme de ces loins sur la sexualité des jeunes que les membres estiments comme oppressive, une société de discution pas un sex club”. Ginsberg a exprimé l’opinion que l’appréciation de jeunes corps et “la divine forme humaine” a été un thème commun durant l’histoire de la culture, “du Vatican de Rome aux galeries Uffizi de Florence en passant par le Metropolitan Museum of Art de New York”, et que les lois concernant laquestion avaient besoin d’être discutées de manière plus ouverte.

Ginsberg parlait également souvent de consommation de drogue. Durant les années 1960, il a joué un rôle actif dans la démystification du LSD et avec Timothy Leary, il a travaillé à promouvoir son utilisation commune. il a également été pendant de nombreuses décennies un avocat de la légalisation de la marijuna, et en même temps a verti son public contre les dangers du tabac dans Put Down Your Cigarett Rag (Don’t Smoke).

Bien qu’au début, il avait l’intention d’être un avocat d travail, Ginsberg a écrit de la poésie durant la majeure partie de sa vie. La majeure partie de sa poésie du tout début a été écrite en rimes et mètre formels comme son père ou son idole William Blake. Son admiration pour l’écriture de Jack Kerouac l’a insppiré à prendre la poésie plus au sérieux. Bien qu’il a eu des petits boulots pour se soutenir financièrement, en 1955, suivant l’avis d’un psychiatre, Ginsberg a lâché le monde du travail pour dévouer sa vie entière à la poésie. Peu après, il a écrit Howl, le poème qui lui a apporté à lui et ses amis beaucoup de célébrité et qui lui a permis de vivre comme poète professionnel pour le reste de sa vie. Plus tard dans la vie, Ginsberg est entré à l’université, enseignant la poésie comme professeur dinstingué d’anglais au Brooklyn College de 1986 à sa mort.

Puisque la poésie de Ginsberg est intensément personnelle, et puisque la grande partie de la vitalité de ceux associés à la Beat Generation vient de l’inspiration mutuelle, beaucoup de crédit pour le style, l’inspiration et le contenu peut être donné aux amis de Ginsberg.

Ginsberg a déclaré durant sa vie que sa plus grand inspiration était le concept de Kerouac de “prose spontanée”. Il croyait que la littérature devait venir de l’âme sans restrictions de conscience. Cependant, Ginsberg avait bien plus tendance à réviser que Kerouac. Par exemple, quand Kerouac a vu le premier brouillon de Howl, il a détesté le fait que Ginsberg avait fait des changements éditoriaux au crayon (transposant “negro” et “angry” dans le premier vers, par exempe). Kerouac n’a seulement écrit ses concepts de prose spontanée à l’insistence de Ginsberg parce que Ginsberg voulait apprendre à appliquer la technique à sa poésie.

L’inspiration de Howl a été l’ami de Ginsberg, Carl Solomon et Howl est dédié à Solomon (à qui Ginsberg s’adresse également directement dans le troisième strophe du poème). Solomon était un enthousiaste Dada et surréaliste (il a présenté Ginsberg à Artaud) qui souffrait de dépression. Solomon voulait se suicider, mais il a pensé à une sorte de suicide appropriée au dadaisme serait d’aller dans un hôpital psychiatrique demander une lobotomie. L’hôpital a refusé, lui donnant de nombreuses formes de thérapie, dont des électrochocs. Une grande partie du dernier strophe de Howl est une description de cela.

Ginsberg a utilisé Solomon comme exemple de tous ceux écrasés par la machine de Moloch. Moloch, auquel s’adresse la deuxième strophe, est un dieu levantin à qui on sacrifiait des enfants. Ginsberg a pu avoir emprunté le nom du poème de Kenneth Rexroth Thou Shalt Not Kill, poème sur la mort d’un des héros de Ginsberg, Dylan Thomas [voir “I see the boys of summer in their ruin / Lay the gold tithings barren, / Setting no store by harvest, freeze the soils; / There in their heat the winter floods / Of frozen loves they fetch their girls, / And drown the cargoed apples in their tides.” (Citations)]. Mais Moloch est mentioné quelques fois dans la Torah et les références au milieu juif de Ginsberg ne sont pas rares dans son œuvre. Ginsberg a dit que l’image de Moloch était inspirée de visions sous peyote qu’il avait eu du Francis Drake Hotel de San Francisco qui lui apparaissait sous forme de crâne ; il l’a pris comme symbole de la ville (pas specialement San Francisco, mais toutes les villes). Ginsberg a plus tard reconnu dans diverses publications et interviews que derrière les visions du Francis Drake Hotel se cachaient des souvenirs du Moloch du film Metropolis (1927) de Fritz Lang et des romans sur gravures sur bois de Lynd Ward. Moloch a par la suite été interprété come tout système de contrôle, dont la société conformiste des États-Unis de l’après seconde guerre mondiale centrée sur le gain matériel, que Ginsberg rendait fréquemment responsable de la destruction de ceux en dehors des normes de la société.

Il s’est également assuré de souligner que Moloch fait partie de nous tous : la décision de défier sur le plan social a créé les systèmes de contrôle – et ainsi va à l’encontre de Moloch – est une forme d’auto-destruction. De nombreux personnages que Ginsberg cite dans Howl, tel que Neal Cassadye Herbert Huncke, se sont détruits par abus de substance ou par un style de vie généralement débauché. Les aspects personnels de Howl sont peut-être aussi importants que les aspects politiques. Carl Solomon, meilleur exemple d’un “meilleur esprit” détruit par la société défiante, est associé à la mère schizophrène de Ginsberg : le vers “avec mère finalement foirée” vient après une longue section sur Carl Solomon, et dans la troisième partie, Ginsberg dit “je suis avec toi à Rockland où tu imites l’ombre de ma mère”. Ginsberg a plus tard admis que ce qui l’a poussé à écrit Howl était la sympathie pour sa mère malade, une question qu’il n’était pas encore prêt à aborder directement. Il l’aborde directement dans Kaddish en 1959.

La poésie de Ginsberg a été fortement influencée par le modernisme (spécialement Ezra Pound, T.S. Eliot, Hart Crane, et surtout William Carlos Williams), le romantisme (spécialement Percy Shelley [voir “When will return the glory of your prime? No more. – Oh, never more!” (Citations)] et John Keats), les rythmes et cadences du jazz (surtout ceux des musiciens bop tels que Charlie Parker), et sa pratique du bouddhisme Kagyu et son milieu juif. Il se considérait lui-même avoir hérité de la poésie visionnaire du poète et artiste anglais William Blake, et du poète américain Walt Whitman. La puissance des vers de Ginsberg, sa recherche, son regard inquisiteur, ses mètres longs et enlevés, ainsi que son exubérance du nouveau monde, tout cela fait l’écho de la continuité d’inspiration qu’il déclarait.

Il a étudié la poésie sous la supervision de William Carlos Williams, qui était alors en pleine écriture de son poème épique Paterson sur la ville industrielle près de chez lui. Ginsberg, après avoir assisté à une conférence de Williams, a envoyé au poète plus âgé plusieurs de ses poèmes et a écrit une lettre de présentation. La plupart de ses premiers poèmes étaient en rimes et en mètres et incluaient des pronoms archaïques comme “thee”. Williams a détesté les poèmes. Il a dit plus tard à Ginsberg : “Dans ce mode, la perfection est basique, et ces poèmes ne sont pas parfaits”.

Bien qu’il ait détesté les premiers poèmes, Williams a aimé l’exubérance de la lettre de Ginsberg. Il a inclus la lettre dans une partie plus tardive de Paterson. Il a appris à Ginsberg à ne pas imiter les anciens maîtres mais de parler avec sa propre voix de la voix de l’Américain commun. Williams lui a appris à se concentrer sur des images visuelles fortes, dans la ligne du propre motto de Williams “Aucune idée mais dans les choses”. Son époque à étudier sous Williams a mené à un changement radical de la première œuvre formaliste à un style en vers libres vagues et colloquiaux. Les premiers poèmes de perçée incluent Bricklayer’s Lunch Hour et Dream Record.

Carl Solomon a présenté Ginsberg à l’œuvre d’Antonin Artaud (Pour en finir avec le jugement de Dieu et Van Gogh, le suicidé de la société) et de Jean Genet (Notre-Dame-des-fleurs). Philip Lamantia l’a présenté à d’autres surréalistes et le surréalisme a continué à être une influence (par exemple, des sections de Kaddish ont été inspirées par l’Union libre de André Breton). Ginsberg a déclaré que la répétition anaphorique de Howl et d’autres poèmes étaiet inspirée par Christopher Smart dans des poèmes tels que Jubilate Agno. Ginsberg a également déclaré d’autres influences plus traditionnelles, telles que : Franz Kafka, Herman Melville [voir “Only the man who says no is free.” (Citations)], Fiodor Dostoïevski, Edgar Allan Poe et même Emily Dickinson [voir “But like chaos – stopless – cool – without a chance or spar or even a report of land to justify despair.” (Citations)].

Ginsberg a également fait une intense étude du haiky et des tableaux de Paul Cézanne, dont il a adapté un concept important à son œuvre, qu’il appelle le “coup de l’œil”. Il a remarqué en regardant les tableaux de Cézanne que lorsque l’œil passait d’une couleur à une autre contrastante, l’œil avait des spasmes, ou il “donnait des coups”. De manière similaire, il a découvert que le contraste de deux opposés était un trait commun dans le haiku. Ginsberg a utilisé cette technique dans sa poésie, mettant ensemble deux images fortement différentes : quelque chose de faible avec quelque chose de fort, un artefact de haute culture avec un artefact de basse culture, quelque chose de saint avec quelque chose de malsain. L’exemple que Ginsberg utilisait le plus souvent était le “jukebox d’hydrogène” (qui est devenu plus tard le titre d’un cycle de chansons composées par Philip Glass avec des paroles tirées des poèmes de Ginsberg). Un autre exemple est l’observation de Ginsberg de Bob Dylan durant la folle et intense tournée électrique de Dylan en 1966, propulsée par un cocktail d’amphétamines, opiacés, d’alcool et de drogues psychédéliques, telle que le “Clown Dexedrine”. Les expressions “coup de l’œil” et “jukebox d’hydrogène” apparaissent toutes les deux dans Howl, ainsi qu’une citation directe de Cézanne : “Pater Omnipotens Aeterna Deus”.

De l’étude de ses idôles et de ses mentors et de l’inspiration de ses amis – sans mentionner ses propres expériences – Ginsberg a développé un style individualiste qui est facilement identifié comme ginsbergien. Howl est sorti durant un environnement litérraire potentiellement hostile qui accueillait moins la poésie en dehors de la tradition ; il y avait un renouveau centré sur la forme et la structure au sein des poètes académiques et des critiques en partie inspiré par la nouvelle critique. En conséquence, Ginsberg a souvent dû défendre son choix de rupture de la structure poétique traditionnelle, citant souvent Williams, Pound et Whitman comme précurseurs. Le style de Ginsberg a pu semblé chaotique et non poétique pour les critiques, mais pour Ginsberg, c’était une expression ouverte et extasiée de pensées et de sentiments qui étaient naturellement poétiques. Il croyait fortement que les considérations formalistes traditionnelles étaient archaïques et ne s’appliquaient pas à la réalité. Bien que certains, Diana Trilling par exemple, ont guidé l’usage occasionnel du mètre chez Ginsberg (par exemple l’anapeste de “who came back to Denver and waited in vain”), Ginsberg a nié toute intention vers le mètre et a déclaré à la place que le mètre suit la voix poétique naturelle, pas l’inverse ; il a dit, comme il l’a appris de Williams, que le discours naturel est par occasions dactylique, ainsi la poésie qui imite le discours naturel tombera parfois dans une structure dactylique mais seulement pas accident. Comme Williams, les ruptures de vers de Ginsberg étaient souvent déterminées par la respiration : un vers dans Howl, par exemple, devrait se lire d’un souffle. Ginsberg a déclaré qu’il a développé un vers d’une telle longueur parce qu’il avait de longs souffles (disant peut-être que c’était parce qu’il parlait vite, ou qu’il faisait du yoga, ou qu’il était juif). Le long vers pouvait aussi revenir à son étude de Walt Whitman ; Ginsberg déclarait que le long vers de Whitman était une technique de dynamique que peu d’autres poètes s’étaient aventurés à développer. Whitman est souvent comparé à Ginsberg parce que leurs poésie sexualisait les aspects du corps masculin – bien qu’il n’y ait aucune preuve directe que Whitman était homosexuel.

Une grande partie des premières expériences de longs vers de ginsberg contiennent une sorte de répétition anaphorique, ou répétition d’une “base fixe” (par exemple, “who” dans Howl, “America” dans America) et c’est devenu un trait reconnaissable du style de Ginsberg. Cependant, il a plus tard dit que c’était une béquille parce qu’il manquait de confiance en son style ; il ne faisait pas encore confiance au “vol libre”. Dans les années 1960, après l’avoir employé dans certaines sections de Kaddish (“caw” par exemple) il a abandonné, pour la majeure partie, la répétition anaphorique.

Plusieurs de ses premières expériences avec des méthodes de formatage de poèmes comme entité sont devenues des aspects réguliers de son style dans des poèmes plus récnets. Dans le brouillon original de Howl, chaque vers est dans un format de “triadique à échelons” qui rappelle Williams (voir Ivy Leaves par exemple). Il a abandonné ela quand il a développé son long vers, mais c’est revenu plus tard, surtout dans les récits de voyage de The Fall Of America. Howl et Kaddish, apparemment des deux poèmes les plus importants, sont tous les deux organisés comme une pyramide inversés, avec des sections plus larges menant à des plus petites sections. Dans America, il a fait l’expérience d’un mélange de vers courts et longs.

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