Bret Easton Ellis

Bret Easton Ellis (né le 7 mars 1964) est un romancier, scénariste et auteur de nouvelles américain. Ses œuvres ont été traduites dans 27 langues. Il a été considéré au début comme l’un des membres du Brat Pack littéraire, qui incluait également Tama Janowitz et Jay McInerney. C’est un satiriste auto-proclamé dont la technique caractéristique, en tant qu’écrivain, est l’expression d’actes et d’opinions extrêmes dans un style sans émotion. Ellis emploie une technique pour lier ses romans avec des personnages communs et récurrents.

Ellis a fait ses débuts à l’âge de 21 ans avec le best-seller controversé Moins que zéro (1985), publié chez Simon & Schuster, roman ancré dans son époque à propos de jeunes riches amoraux à Los Angeles. Son troisième roman, American Psycho (1991) a été son plus grand succès. À sa sortie, l’établissement littéraire a grandement condamné le roman comme complètement violent et misogyne. Bien que de nombreuses pétitions pour interdire le livre a vu Ellis abandonné par Simon & Schuster, la controverse retentissante a convaincu Alfred A. Knopf de le sortir en poche plus tard cette même année. Au fils des années, les romans d’Ellis sont devenus de plus en plus méta-fictifs. Lunar Park (2009), pseudo-mémoires et histoire de fantôme, a reçu des critiques positives. Suite(s) Impériale(s) (2010), lancé comme une suite de Moins que zéro, continue dans cette veine.


Vie et carrière

Ellis est né à Los Angeles, dans un foyer de classe moyenne californien, et a grandi à Sherman Oaks dans la vallée de San Fernando. Son père, Robert Martin Ellis, était promoteur immobilier, et sa mère, Dale (Dennis) Ellis, femme au foyer. Ses parents ont divorcé en 1982. Ellis a déclaré, durant la sortie initiale de son troisième roman American Psycho, que son père était violent, et qu’il est devenu la base du personnage le plus célèbre du livre, Patrick Bateman. Plus tard, Ellis a déclaré que le personnage n’était pas en fait basé sur son père, mais sur Ellis lui-même, disant que toute son œuvre venait d’un endroit spécifique de douleur qu’il vivait durant l’écriture de chacun de ses livres. Ellis déclare que bien que sa vie de famille enfant était quelque peu difficile suite au divorce, il a en grande partie eu une enfance californienne “idyllique”.

Ellis a fait ses études à la Buckley School ; il est ensuite allé au Bennington College dans le Vermont, où il a à l’origine étudié la musique et gravité progressivement vers l’écriture, qui est une de ses passions depuis l’enfance. Là-bas, il a rencontré ses amis Donna Tartt et Jonathan Lethem, qui deviendront tous les deux des écrivains publiés. C’est aussi au Bennington College que Ellis a fini un roman sur lequel il travaillait depuis de nombreuses années. Ce libre, Moins que zéro, a été publié alors que Ellis avait 21 ans et était toujours à la fac, le propulsant ainsi à la célébrité instantanée.

Après le succès et la controverse de Moins que zéro en 1985, Ellis est devenu associé proche et bon ami avec son camarade du Brat Pack, l’écrivain Jay McInerney : les deux sont devenus les “toxic twins” (“jumeaux toxiques”) pour leur débauche nocturne grandement publique.

Ellis est devenu un paria pendant un moment après la sortie de American Psycho (1991), qui est plus tard devenu un succès critique et culte, encore plus après son adaptation cinématographique de 2000. Il est considéré aujourd’hui comme le chef-d’œuvre d’Ellis et est considéré favorablement par les universitaires. Zombies (1994) a été offert à son éditeur durant la longue histoire d’écriture de Glamorama. Ellis a écrit un scénario pour l’adaptation des Lois de l’attraction, qui n’a pas été utilisé. Ellis enregistré une version fictive de l’histoire de sa vie jusqu’à ce point dans le premier chapitre de Lunar Park (2005) Après la mort de son amant Michael Wade Kaplan, Ellis a été poussé à finir Lunar Park et l’a modulé avec un nouveau ton de nostalgie.

Le jeune scénariste Nicholas Jarecki s’est rapproché d’Ellis pour adapter Zombies au cinéma ; le scénario qu’ils ont co-écrit a été coupé de 150 à 94 pages et enlevé de Jarecki pour le donner au réalisateur australien Gregor Jordan, dont la vision du film centrée sur l’humour a été accueillie par des chroniques négatives à l’unanimité à la sortie du film en 2009.

Malgré des contretemps en tant que scénariste, Ellis a fait équipe avec le réalisateur acclamé Gus Van Sant en 2009 pour adapter l’article du Vanity Fair “The Golden Suicides” en film éponyme, représentant les derniers jours paranoïaques et le suicide des artistes célèbres Theresa Duncan et Jeremy Blake. Le film, à la date de 2014, n’a jamais été réalisé. Quand Van Sant est apparu sur le Bret Easton Ellis Podcast le 12 février 2014, il a déclaré n’avoir jamais été rattaché au projet en tant que scénariste ou réalisateur, plutôt en tant que simple consultant, déclarant que le sujet lui semblait trop délicat pour le rendre proprement à l’écran. Ellis et Van Sant ont mentionné que Naomi Watts et Ryan Gosling avaient été approchés pour jouer Duncan et Blake, respectivement. Ellis a confirmé que lui et son partenaire de production Braxton Pope travaillent toujours sur le projet, avec Ellis revisitant le scénario de temps en temps. À la date d’avril 2014, le cinéaste radical Gaspar Noé était officiellement attaché pour réaliser si le film partait en production, mais il s’est avéré difficile à travailler avec à cause de son comportement imprévisible.

En 2010, Ellis a sorti Suite(s) Impériale(s), suite de son premier roman. Ellis l’a écrit après son retour à LA et romance son œuvre sur l’adaptation cinématographique de Zombies, de la perspective de Clay. Les chroniques positives pensaient que c’était une culmination des thèmes commencés respectivement dans Moins que zéroAmerican Psycho et Lunar Park. Les chroniques négatives notaient les thèmes réchauffés et l’écriture apathique du roman.

Ellis a exprimé de l’intérêt pour écrire le scénario de l’adaptation cinématographique de 50 nuances de Grey. Il a discuté du casting avec ses followers, et a même mentionné avoir rencontré les producteurs du film, ainsi que noté que cela s’était bien passé. Le poste est par la suite allé à Kelly Marcel, Patrick Marber et Mark Bomback.

En 2012, Ellis a écrit le scénario du film indépendant The Canyons et a aidé à lever des fonds pour sa production. Le film est sorti en 2013 et bien que descendu par la critique, a été un petit succès financier, avec l’interprétation de Lindsay Lohan dans le rôle principal gagnant quelques chroniques positives.


Vie personnelle

Quand on lui a demandé dans une interview en 2002 s’il était gay ou pas, Ellis a expliqué qu’il ne s’identifiait pas comme gay ou hétéro ; cela ne le dérange pas qu’on le trouve homosexuel, bisexuel ou hétérosexuel, et aime jouer avec son personnage, s’identifiant de manière variée comme gay, hétéro et bisexuel à différentes personnes au fils des années.

Dans une interview de 1999, l’auteur a suggéré que sa réticence à étiqueter définitivement sa sexualité est pour des “raisons artistiques”. Il a commenté : “Si les gens savaient que j’étais hétéro, ils liraient [mes livres] d’une manière différent. S’ils savaient que j’étais gay, Psycho serait lu comme un livre différent”. Dans une interview avec Robert F. Colement, Ellis a dit qu’il avait une “sexualité indéterminée”, que “n’importe quel autre journaliste aurait une réponse différente et que ça dépend simplement de mon humeur”. Dans une interview de 2011 avec James Brown, Ellis a déclaré à nouveau que ses réponses aux questions sur sa sexualité ont varié de journaliste à journaliste, et il a cité un exemple où sa réticence à refuser l’étiquette “bi” l’a étiqueté ainsi par un journaliste de Details. “Je pense que la dernière fois où j’ai couché avec une femme remonte à cinq ou six ans, alors la chose bi ne peut seulement être interprétée aussi longtemps, a-t-il clarifié. Mais je l’utilise toujours, je le dis toujours”. Répondant à la campagne It Gets Better de Don Savage, dont l’objectif était d’éviter le suicide chez les jeunes LGBT, Ellis a tweeté : “Pas pour embêter quelqu’un, mais est-ce qu’on peut vérifier la réalité là ? Ça s’empire”. Dans une tribune de 2012 pour The Daily Beast, tout en s’excusant pour une série de tweets controversés, Ellis s’est identifié comme gay.

Lunar Park a été dédié à son amant, Michael Wade Kaplan, et le père d’Ellis, Robert Ellis, qui est décédé en 1992. Dans une interview, Ellis décrit ressentir une libération, en finissant d’écrire le roman, qui lui a permis d’accepter des questions non résolues sur son père. Dans “les questions-réponses à l’auteur” pour Lunar Park sur le site web de Random House, Ellis commente sur sa relation avec Robert, et dit qu’il pense que son père était un “cas difficile” qui l’a abîmé. Ayant vieilli et s’étant “calmé”, Ellis décrit comment son opinion de son père a changé depuis il y a 15 ans quand il a écrit Glamorama (dans lequel le complot central concerne la relation d’un père et de son fils). Même plus tôt dans sa carrière, Ellis a fondé le personnage de Patrick Bateman de American Psycho sur son père. Dans une interview de 2010, cependant, il déclare avoir menti sur cette explication. Expliquant que “Patrick Bateman était à propos de moi”, il confesse “Je ne voulais pas finalement admettre la responsabilité d’être Patrick Bateman, alors je l’ai mise sur mon père, sur Wall Street”. En réalité, le livre “parlait de moi à l’époque, et j’ai écrit sur toute ma rage et mes sentiments”. À James Brown, il a clarifié que Bateman était basé sur “mon père un petit peu mais je menais ce style de vie ; mon père n’était pas à New York, n’avait pas le même âge que Patrick Bateman, ne vivait pas dans le même immeuble, n’allait pas dans les mêmes endroits où allait Patrick Bateman”.


Œuvre

Le premier roman de Ellis, Moins que zéro, est un conte d’adolescents de Los Angeles riches et révoltés, écrit et réécrit pendant une période de cinq ans à partir de la deuxième année d’Ellis au lycée, les premiers brouillons étant “… plus autobiographiques et lus comme un journal intime d’adolescent – beaucoup de trucs sur les groupes que j’aimais, la plage, le Galleria, les clubs, conduire, prendre des drogues, faire la fête”, selon Ellis. Le roman a été loué par les critiques et s’est bien vendu (50 000 exemplaires durant sa première année). Il s’est installé à nouveau  à New York en 1987 pour la publication de son deuxième roman, les Lois de l’attraction – décrit par Ellis comme “… une tentative d’écrire la sorte de roman de fac que j’avais toujours voulu lire et que je n’arrivais pas à trouver” – qui suit un groupe d’étudiants sexuellement libérés. Lourdement influencé par Ulysses de James Joyce et sa technique narrative du stream of consciousness, … Attraction s’est bien vendu, même si Ellis admet qu’il avait “chuté”, après que le roman n’ait pas réussi à égaler le succès de son premier livre. Ellis reflétant en 2012 “J’étais très obsessif, très protecteur de ce livre, peut-être trop”. Son œuvre la plus controversée est le roman à la violence graphique American Psycho, que Ellis déclare “… est venu d’un endroit, d’une mise à l’écart, d’une solitude et d’un dégoût de si sévères. Je poursuivais une vie – on peut dire la manière de vivre de Gentleman’s Quarterly – dont je savais c’était des conneries, et pourtant je ne pouvais m’en empêcher”. Le livre devait être publié chez Simon & Schuster, mais ils se sont retirés après des protestations externes de groupes tels que la National Organization for Women (NOW) et de nombreux autres à cause de la soi-disant nature misogyne du livre. Le roman a plus tard été publié chez Vintage. Certains considèrent ce roman, dont le protagoniste, Patrick Bateman, est à la fois une caricature de yuppie matérialiste et un tueur en série, comme un exemple d’art transgressif. American Psycho a atteint un statut culte considérable.

Le recueil de nouvelles de Ellis, Zombies, a été publié en 1994. Il contient des vignettes de personnages de Los Angeles imprévisibles allant de rock stars à vampires, écrites principalement tandis que Ellis était étudiant, et ainsi ont un style plus en commun avec Moins que zéro. Ellis a dit que les histoires dans Zombies ont été regroupées et sorties uniquement pour remplir une obligation contractuelle après avoir découvert qu’il faudra bien plus longtemps que prévu pour achever son prochain roman. Après des années à lutter, Ellis a sorti son quatrième roman, Glamorama, en 1998. Glamorama se situe dans le monde de la haute couture, suivant un mannequin masculin qui se retrouve emmêlé dans une bizarre organisation terroriste composée entièrement d’autres mannequins. Le livre joue sur les thèmes des médias, de la célébrité et de la violence politique, et comme son prédécesseur American Psycho, il utilise le surréalisme pour transmettre un sens de menace postmoderne. Bien que les réactions au roman ont été mitigés, Ellis le tient en grande estime au sein de ses propres œuvres : “… c’est probablement le meilleur roman que j’ai écrit et celui qui signifie le plus pour moi. Et quand je dis meilleur – le mauvais terme, je suppose, mais je ne suis pas sûr quel autre terme utiliser à la place – je veux dire que je n’aurai jamais cette énergie à nouveau, cette sorte de concentration tenue pendant huit ans sur un seul projet. Je ne passerai jamais autant de temps à créer un livre qui veut dire autant pour moi. Et je pense que les gens qui ont lu toutes mes œuvres et qui sont fans comprennent ça à propos de Glamorama – c’est le seul livre des sept que j’ai publiés qui compte le plus”. Le roman Lunar Park (2005) utilise la forme des mémoires d’une célébrité pour raconter une histoire de fantôme à propos du romancier “Bret Easton Ellis” et ses expériences à glacer le sang dans la maison apparemment hantée qu’il partage avec sa femme et son fils. Dans la continuité de son style habituel, Ellis mélange la comédie absurde avec une vision lugubre et violente.

En 2010, Ellis a sorti une suite de Moins que zéro intitulée Suite(s) Impériale(s) (2010). Se passant 25 ans après les événements du premier roman d’Ellis, il combine le postmodernisme de Lunar Park à l’ennui inchangé de Moins que zéro. Le livre a été accueilli par des ventes décevantes.


Lieux fictifs et personnages récurrents

Ellis utilise souvent des personnages et des lieux récurrents. Des personnages majeurs d’un roman peuvent devenir mineurs dans le suivant, et inversement. Camden College, université fictive d’arts et sciences sociales et humaines de la Nouvelle Angleterre, est fréquemment cité. Il est basé sur le Bennington College, où Ellis a lui-même étudié, et où il a rencontré le futur romancier Jonathan Lethem et est devenu ami avec les écrivains Donna Tartt et Jill Eisenstadt. Dans le Maître des illusions (1992) de Tartt, sa version de Bennington est donnée sous le nom de “Hampden College”, bien qu’il y ait des liens obliques entre ce livre et les Lois de l’attraction de Ellis. Eisenstadt et Lethem, cependant, utilisent “Camden” dans From Rockaway (1987) et Forteresse de solitude (2003), respectivement. Bien que ses trois lieux majeurs soient le Vermont, Los Angeles et New York, il ne pense pas que ces romans parlent de ces lieux ; ils sont intentionnellement plus universels que cela.

Camden est introduit dans Moins que zéro, où il est mentionné que le protagoniste Clay et le personnage mineur Daniel y vont. Dans les Lois de l’attraction (1987), où l’action se tient à Camden, Clay (auquel on se réfère sous le nom de “Mec de LA” jusqu’à ce qu’il soit proprement présenté) est un personnage mineur qui narre un chapitre ; ironiquement, il désire fortement aller à la place en Californie, là où dans le roman précédent de Ellis, il désirait retourner à l’université. Sur la porte du “mec de L.A.”, quelqu’un a écrit “Rest In Peace Called” (“On appelle Repose En Paix”) ; R.I.P., ou Rip, est le dealer de Clay dans Moins que zéro, Clay dit également que Blair de Moins que zéro lui a envoyé une lettre qui disait qu’elle pense que Rip a été assassiné. Le frère aîné du personnage principal Sean Bateman, Patrick, narre un chapitre du roman ; il deviendra plus tard le personnage central notoire du roman suivant de Ellis, American Psycho. Ellis inclut une référence au Maître des illusions à venir de Tartt sous la forme d’une mention en passant de “ce groupe bizarre de classiques … errant probablement dans la campagne à sacrifier des fermiers et à pratiquer des rituels païens”. Il y a aussi une allusion au personnage principal de From Rockaway de Eisenstadt.

Dans America Psycho (1991), le frère de Patrick, Sean, apparaît brièvement. Paul Denton et Victor Johnson des Lois de l’attraction sont tous les deux mentionnés ; en voyant Paul, Patrick se demande si “peut-être il était sur cette croisière il y a bien longtemps, une nuit en mars dernier. Si c’est le cas, je pense que je devrais lui demander son numéro ou, mieux encore, son adresse”. Camden est mentionné à la fois comme l’université de Sean et celle où un personnage nommé Vanden va. Vanden était mentionnée (mais n’est jamais apparue) dans Moins que zéro ainsi que dans les Lois de l’attraction. Certains passages de Moins que zéro réapparaissent, pratiquement mot pour mot, ici, avec Patrick remplaçant Clay dans le rôle du narrateur. Patrick fait également des références répétées à Jami Gertz, l’actrice qui joue Blair dans l’adapdation cinématographique de Moins que zéro de 1987, Neige sur Beverly Hills. Alison Poole du roman de 1988 de Jay McInerney, Toute ma vie, apparaît comme une victime que torture PatrickZombies de 1994 comprend un Timothy Price bien plus jeune, l’un des collègues de Patrick dans American Psycho, qui narre un chapitre. L’un des personnages centraux, Graham, achète des billets de concert à Julian, personnage de Moins que zéro et sa sœur Susan dira que Julian vend de l’héroïne et se prostitue (comme on le voit dans Zéro). Alana et Blair, des personnages de Moins que zéro, sont des amies de Susan. Des lettres adressées à Sean Bateman d’une fille du Camden College nommée Anne qui rend visite à ses grand-parents à LA constituent le huitième chapitre.

Patrick Bateman apparaît brièvement dans Glamorama (1998) ; les principaux personnages, Victor Ward et Lauren Hynde, se rencontrent pour la première fois dans les Lois de l’attraction. Comme private joke à Bateman joué par Christian Bale dans l’adaptation cinématographique de 2000 alors en production, l’acteur lui-même est brièvement apparu comme figurant. Le livre inclut également un espion nommé Russell qui est identique physiquement à Bale, et à un moment dans le roman l’incarne. Jaime Fields, qui a un rôle majeur dans le livre, a tout d’abord été mentionnée brièvement par Victor dans les Lois de l’attraction. Bertrand, Sean et Mitchell, tous des Lois de l’attraction, apparaissent dans un flashback à Camden et plusieurs autres personnages des Lois sont mentionnés. Alison Poole de McInerney fait sa deuxième apparition dans un roman de Ellis comme maîtresse de Victor. Lunar Park (2005) ne se situe pas dans le même “univers” que les autres roman d’Ellis, mais contient une multitude similaire de référence et d’allusions. Toutes les œuvres précédentes de l’auteur sont grandement mentionnées, pour aller de pair avec la structure livre dans le livre. Jay McInerney fait un cameo, allant à la fête d’Halloween que Bret organise chez lui avec Jayne Dennis. Donald Kimball de American Psycho questionne Ellis sur une série de meurtres inspirés par American Psycho, Mitchell Allen des Lois de l’attraction vit à côté et est allée à la fac avec Ellis (et Ellis se souvient de son aventure avec Paul Denton, évoquée dans les Lois), et Ellis se souvient d’une relation tempétueuse avec Blair, la petite amie de Clay dans Moins que zéroSuite(s) Impériale(s) (2010) établit le concept que le Clay représentée dans Zéro n’est pas le même Clay qui narre Suite(s). Dans le monde de Suite(s) Impériale(s)Zéro était l’œuvre proche de la non fiction d’un ami auteur de Clay et son adaptation cinématographique (avec les acteurs Andrew McCarthy, Robert Downey Jr et Jami Gertz) existe au sein du monde du roman, aussi. Imperial Bedroom (sans “s”) (Suite(s) impériale(s) en français) est le titre d’un album d’Elvis Costello et Less Than Zero (Moins Que Zéro), le titre d’une de ses chansons. Elvis Costello est d’ailleurs régulièrement cité dans ce livre puisqu’il figure sur un poster dans la chambre de Clay.


Ellis dans la culture populaire

Sur l’album de 2007 de Bloc Party, A Weekend In The City, le morceau d’ouverture, Song For Clay (Disappear Here), est fondée sur le personnage principal du roman d’Ellis Moins que zéro. La partie en parenthèses se réfère au panneau devant lequel Clay passe devant en voiture dans le livre.

Un album de Porcupine Tree, Fear of a Blank Planet, a été largement inspiré par le roman de Ellis, Lunar Park. Tandis que le roman est raconté du point de vue du père, le disque est principalement du point de vue du fils, bien que My Ashes reflète les regrets du grand-père décédé du fils tandis qu’ils répandent ses cendres, référençant la scène à la fin de Lunar Park.

Le groupe D12 de Eminem a deux chansons intitulées American Psycho et American Psycho 2.

Les Misfits ont une chanson nommée American Psycho sur leur album de 1997, American Psycho. La chanson est écrite sur Patrick Bateman et référence l’histoire à plusieurs reprises.

Les rockeurs canadiens Treblecharger ont une chanson intitulée American Psycho.

Bret Easton Ellis est mentionné dans les chansons Obsessions du groupe britannique Suede et The Booklovers du groupe nord-irlandais The Divine Comedy (qui pourrait aussi être une référence à l’expression d’Ellis “Ce n’est pas une issue” (American Psycho) extraite du livre de Dante Alighieris, la Divine Comédie, l’Enfer, Chanson III.

Un personnage du roman de Tao Lin, Shoplifting from American Apparel, est dit être en train de lire “un roman de Bret Easton Ellis” dans un bus en direction de Atlantic City.

Les Manics ont écrit une chanson sur le personnage Patrick Bateman intitulée Patrick Bateman. La chanson était la face B de leur single La Tristesse Durera (Scream To A Sigh) sorti le 26 juillet 1993. La chanson a gagné en notoriété pour la ligne “J’ai enculé Dieu”.

Dans la série Dexter, le principal personnage utilise Patrick Bateman en pseudonyme.

Dans l’épisode des Simpson, “Le retour du frère prodige”, Herbert offre à Lisa “les grands livres de la civilisation occidentale”. Elle recevra Ethan Frome d’abord et le reste par paquets, finissant par Moins que zéro.

Le lutteur en combat libre Stephan Bonnar est surnommé “l’American Psycho” à cause de ses traits taillés et sa ressemblance à Patrick Bateman.

Le film australien de 2009, les Heureux et les damnés, réalisé par Richard Wolstencroft, et fondé sur le célèbre roman de F. Scott Fitzgerald, est dédié à Ellis.

Le groupe de métal portugais Moonspell a nommé un morceau de leur album de 1999, The Butterfly EffectDisappear Here, ayant ses paroles inspirées par le roman Moins que zéro.

Le groupe de San Marcos, The Patrick Bateman Experience, tient son nom du anti-héros de American Psycho. La majorité de leurs chansons et de leurs paroles sont des références à l’œuvre de Ellis.

Bryan Metro, chanteur du groupe garage électronique de Detroit, The Jesus Chainsaw Massacre tient son nom du personnage du même nom dans Zombies.

Le groupe Highland de Toledo mentionne de nombreux thèmes présentés dans les Lois de l’attraction dans leur chanson de 2006, Ode To Ellis, dont un thème constant de “drogues et de sexe menant à une vision déroutante de ce qu’est le véritable amour”.

Le groupe hardcore du connecticut, Bateman, tient son nom de l’anti-héros de American Psycho.

Le groupe l’electronic pop Breathe Carolina a une chanson intitulée I Have To Return Some Video Tapes sur leur album Hello Fascination. C’est une référence à la célèbre citation de Bateman dans American Psycho.

Le groupe Naked City du compositeur John Zorn a un morceau intitulé American Psycho comme dernière chanson de leur album de 1993, Radio.


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Source : Wikipédia en anglais traduit
Dernière modification : 9 janvier 2017

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