California Über Alles

Repris en partie durant Repeat par les Manics sur scène

California Über Alles était le premier single des Dead Kennedys. Le disque est sorti en juin 1979 sur Optional Music avec The Man With The Dogs en face B. Le titre pahre a été ré-enregistré pour le premier album du groupe, Fresh Fruit For Rotting Vegetables (1980), et la version qui est apparue sur ce single, ainsi que la face B du single, sont disponibles sur l’album de raretés Give Me Convenience Or Give Me Death (1987).

Les paroles ont été écrites par Jello Biaffra et John Greenway, et Biafra a composé la musique dans l’une de ses rares tentatives de composer directement à la guitare.

Le titre est une allusion au premier strophe de l’hymne national allemand, qui commençait avant par les mots “Deutschland, Deutschland über alles”. La traduction mot à mot de cette ligne est “l’Allemagne, l’Allemagne au dessus de tout”, ce que l’auteur voulait dire, c’est qu’une Allemagne unifiée était plus désirable que la division des pays germanaphones (zone lignuistique) en États indépendants. Durant le 3ème Reich, la propagande politique anti-allemande déclarait que l’hymne était une expression nazie de la supériorité raciale.

La chanson se concentre sur Jerry Brown, gouverneur de Californie entre 1975 et 1983, et est chantée de sa perspective. Un Brown imaginaire dresse les lignes d’une vision hippie-fasciste de l’Amérique, dans laquelle sa “police secrète en denim suédé” tue les personnes pas cool dans des chambres “à gaz biologique”. La chanson illustre le soucis du chanteur Jello Biafra des hommes politiques de gauche mandatant des idées libérales jusqu’à être autoritaire ou fasciste. D’autres lignes, telles que “Serpent’s egg already hatched” (“L’œuf du serpent déjà éclos”) (une référence à Jules César de William Shakespeare), commentent  sur la nature corrosive du pouvoir. La ligne “Now it is 1984” (“Maintenant c’est 1984”) référence le régime totalitaire du roman 1984 de George Orwell.

La chanson est un premier exemple de l’utilisation modèle des Kennedys de la menace et de la tension musicale. Elle commence par un fondu de batterie de style militaire sinistre, rejointe par un riff de basse menaçant. Biafra dépeint la scène dans des tons lents et moqueurs avant d’éclater dans le refrain scandé de manière folle : “California Über Alles [x2], Über Alles, California [x2]”. Après deux couplets et deux refrains, la chanson part dans un pont mis sur un rythme de batterie martiale sur lequel Jello Biafra imagine les actions cauchemardesques de la polie secrète style SS de Brown (“Come quietly to the camp; you’d look nice as a drawstring lamp, » – “Viens gentiment au camp ; tu seras aussi beau qu’une lampe à cordon” – référence aux abat-jours fabriqués par les gardes des camps de concentration nazis à partir de peau humaine tatouée). La vitesse s’accélère tandis que le morceau approche le dernier refrain, se fermant par une séquence d’accords proto-Trash répétée accompagnée d’une dernière explosion de batterie explosive.

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