London

(Londres)
Citée dans Black Holes For The Young :
“Lots of sun for you young boy
Lots of sun for you today
Subsidise the opera forget coal
Sit around in the London smog”
et dans Dead Passive :
“I’m so passive
A hopeless fucking mess
We’re so passive
Do our bit for charity
From Bosnia to London
We do it all for free
We do it all for free”
et dans le sample dans Repeat (UK) :
London, England, consider yourselves warned!”
et dans Us Against You :
“So bomb London and its MPs
John Major
Virginia Bottomley
So bomb London and its legislature
[…]
So bomb London and its magazines
Time-out, Face and ID
Bomb London its music and its culture”
dans Casual/Glam :
“From Trewel to Liverpool
From Prestwick to Cardiff
From London to Sunderland
From Hay on Wye to the Isle of Sky
Said were casual/glam casual/glam casual
Casual/glam casual/glam casual casual”

Londres (en anglais : London), située au sud-est de la Grande-Bretagne, est la capitale et la plus grande ville du Royaume-Uni, elle a également été, pendant des siècles, la capitale de l’Empire Britannique. Fondée il y a plus de 2 000 ans par les Romains (Londinium), Londres était la ville la plus peuplée du monde au XIXème siècle, et le Royaume-Uni était le plus vaste empire du globe. En nombre d’habitants, Londres est aujourd’hui largement dépassée par de nombreuses mégapoles mais, en raison de son rayonnement, elle reste une métropole de tout premier plan. Centre politique, siège du Commonwealth, Londres dispose d’une puissance économique considérable, due notamment à son statut de premier centre financier mondial.

Le Grand Londres compte 7 512 400 habitants, appelés Londoniens. Il réalise 19 % du produit intérieur brut du Royaume-Uni. La conurbation abrite 8 278 251 habitants. Selon différents critères on peut évaluer la population de l’aire métropolitaine, sa zone d’influence directe, à 12 ou 14 millions d’habitants. En Europe, seules les agglomérations de Moscou et Paris ont un poids démographique comparable.

Londres est dynamique et très diverse sur le plan culturel. Elle joue un rôle important dans l’art et dans la mode. C’est aussi une importante destination touristique. Elle reçoit 27 millions de touristes par an et compte quatre sites listés au patrimoine mondial ainsi que de nombreux monuments emblématiques : le Palais de Westminster, le Tower Bridge, la Tour de Londres, l’Abbaye de Westminster, le Palais de Buckingham mais également des institutions telles que le British Museum ou la National Gallery.

La dénomination courante Londres peut désigner plusieurs ensembles géographiques ou administratifs différents, pouvant parfois porter à confusion.

L’emploi le plus courant fait référence au Grand Londres (Greater London), une des neuf subdivisions régionales de l’Angleterre, formé du territoire sous l’autorité du Greater London Authority et du maire de Londres. C’est cet ensemble d’environ 1 600 km² pour 7,5 millions d’habitants qui est couramment désigné lorsque l’on parle de la capitale britannique. Cependant, le Grand Londres n’est pas officiellement une cité, dont le statut, strictement défini au Royaume-Uni, est attribué à une ville par le monarque britannique sur des critères précis. Avant sa création en 1965, le territoire du Grand Londres faisait partie des comtés du Kent, Middlesex, Surrey, Essex et du Hertfordshire.

La cité de Londres (City of London, abrégé en City, ou bien Square Mile en référence à sa superficie de 1 mile carré), située au cœur du Grand Londres, correspond à la définition historique de Londres. C’est là que la ville moderne est née et c’est aujourd’hui le plus ancien quartier de la capitale. C’est également une circonscription à part entière avec un statut spécial. La cité de Londres et le reste du Grand Londres forment deux régions de “Lieutenance” (Lieutenancy areas) différentes.

La vaste agglomération londonienne peut être décrite par la région urbaine de Londres, qui correspond à la zone occupée par les banlieues, et qui occupe un territoire à peu près similaire à la région du Grand Londres mais avec une population légèrement supérieure. Au-delà de la région urbaine se trouve l’aire urbaine de Londres (London commuter belt ou London Metropolitain Area) qui regroupe les territoires habités par des personnes se déplaçant quotidiennement (commuters) pour aller travailler à Londres. La région urbaine de Londres s’est considérablement agrandie durant l’époque victorienne puis de nouveau pendant l’entre-deux-guerres. Son expansion s’est arrêtée dans les années 1940 à cause de la Seconde Guerre mondiale et de la politique dite de la ceinture verte et sa superficie n’a pas beaucoup évolué depuis. Les limites du district de la Metropolitan Police et de la zone desservie par les transports londoniens ont évolué au fil du temps mais correspondent aujourd’hui approximativement à celle du Grand Londres.

D’autres termes tels que Inner London, Outer London, Central London, North London, South London, East London, East End of London, West London ou bien West End of London sont parfois utilisés, non traduits, pour désigner des quartiers, des unités statistiques ou des circonscriptions de Londres.

Contrairement à de nombreuses autres capitales, le statut de “capitale du Royaume-Uni” de Londres n’a jamais été officiellement accordé à la ville par décret ou par charte écrite. Sa position actuelle s’est établie par convention constitutionnelle, Londres étant le siège du pouvoir britannique. Son statut de capitale de facto en fait un élément de la constitution non écrite du Royaume-Uni. La capitale de l’Angleterre a été transférée de Winchester à Londres après la conquête normande.

Il se peut que les Romains aient marqué le centre de Londinium avec la pierre de Londres, toujours visible à Cannon Street. Les coordonnées du centre de Londres (traditionnellement situé à la Croix d’Éléonore à Charing Cross, près de l’intersection de Trafalgar Square et de Whitehall) sont approximativement 51°30′29″N 00°07′29″O / 51.50806, -0.12472. Trafalgar Square est également devenu un lieu central de célébration et de manifestation.

Le Grand Londres se situe dans le sud-est de l’Angleterre, à 45 km à l’ouest de l’estuaire de la Tamise et s’étend sur une superficie de 1 579 km², ce qui place la ville à la trente-septième des grandes agglomérations les plus étendues. L’altitude varie du niveau de la mer jusqu’à 245 m à Biggin Hill, au sud de l’agglomération.

Le fleuve, qui traverse la ville d’ouest en est, a eu une influence majeure sur le développement de la ville. Londres a été fondée à l’origine sur la rive nord du fleuve et n’a disposé, pendant plusieurs siècles, que d’un seul pont, le pont de Londres (London Bridge). Le foyer principal de la ville s’est en conséquence cantonné sur cette rive de la Tamise, jusqu’à la construction, au XVIIIème siècle, d’une série d’autres ponts. La ville s’est alors étendue dans toutes les directions, cette expansion n’étant gênée par aucun obstacle naturel, dans une campagne presque dépourvue de reliefs, à l’exception de quelques collines (Parliament Hill, Primrose Hill).

La Tamise était autrefois plus large et moins profonde qu’aujourd’hui. Les rives du fleuve ont été massivement aménagées, la plupart des affluents ont été détournés et sont à présent souterrains, parfois transformés en égouts (ainsi, la rivière Fleet d’après laquelle est nommée la Fleet Street, l’ancienne rue des journalistes). La Tamise est sujette à la marée et Londres est largement inondable. Les menaces d’inondation augmentent d’ailleurs avec le temps compte tenu de l’élévation régulière du niveau de l’eau à marée haute et de la lente inclinaison de la Grande-Bretagne (relèvement au nord, abaissement au sud) causée par un phénomène de relèvement isostatique. Un barrage, la Thames Barrier, a été construit à travers la Tamise à Woolwich dans les années 1970, pour pallier cette menace. En 2005 cependant, il a été suggéré la construction d’un barrage d’une quinzaine de kilomètres de long plus bas en aval pour parer les risques futurs d’inondation.

On décrit souvent Londres par quartiers (Bloomsbury, Mayfair, Whitechapel par exemple). Ces noms n’ont pas d’utilisation officielle mais désignent souvent des paroisses (parishes) ou des circonscriptions (city wards) et sont restés en usage par tradition, chacun faisant référence à un quartier distinct avec ses propres caractéristiques mais sans délimitation officielle.

Il existe cependant une zone centrale de Londres qui possède une définition et un statut stricts, la Cité de Londres (City of London). Souvent appelée simplement la City, c’est l’un des plus grands quartiers financiers (central business district) mondiaux. La City possède son propre corps gouvernant et ses propres frontières, lui donnant ainsi une complète autonomie politique et administrative. Le nouveau quartier financier et commercial des docklands se situe à l’est de la City et est dominé par Canary Wharf. L’autre quartier d’affaires se trouve dans la Cité de Westminster qui abrite également le gouvernement britannique et l’Abbaye de Westminster.

West End est le principal quartier commerçant et regroupe les principales attractions telles que Oxford Street, Leicester Square, Covent Garden et Piccadilly Circus. West London regroupe des zones résidentielles huppées telles que Notting Hill, Knightsbridge ou le district de Kensington et Chelsea où le prix moyen d’une maison dans certains quartiers est d’environ 5 500 000 livres et où une maison a été vendue 60 millions de livres. D’après un classement 2007 réalisé par le groupe immobilier Knight Frank et Citi Private Bank, filiale de Citigroup, Londres est la ville la plus chère du monde dans le domaine de l’immobilier résidentiel de luxe : 36 800 euros en moyenne par mètre carré dans ce secteur.

Un autre quartier huppé est celui de Hampstead dans le District de Camden, où vivent d’ailleurs de nombreuses personnalités londoniennes.

Les zones situées à l’est de Londres regroupent l’East End et les banlieues de l’Essex. Ces zones, situées au plus près du port de Londres original, sont connues pour avoir une proportion élevée d’immigrants et pour être une des plus pauvres de la capitale. La zone appelée East London a vu naître le développement industriel de Londres. Les nombreux terrains abandonnés qu’on y trouve aujourd’hui sont en plein redéveloppement, notamment grâce au plan Thames Gateway, qui inclut London Riverside et la Lower Lea Valley, qui accueillera le parc olympique ainsi que le stade des Jeux olympiques d’été de 2012. North London et South London sont également des termes utilisés pour désigner les deux zones de Londres séparées par la Tamise.

Les régions aux alentours de Londres (aujourd’hui situées à l’intérieur des frontières du Grand Londres) semblent avoir été habitées par des Bretons insulaires depuis les temps préhistoriques, mais aucune trace archéologique n’a été mise au jour au nord du pont de Londres, lieu où la ville est véritablement née et d’où elle s’est développée. Les plus anciennes traces certaines d’installations durables remontent à l’an 43 et sont dues aux Romains qui, suite à la conquête de la Grande-Bretagne par les Romains, y ont bâti une première ville. Ce premier campement était appelé Londinium. Le pont de Londres se trouvait au centre du tout nouveau réseau de routes créé par les Romains et était un lieu de passage privilégié pour traverser la Tamise, ce qui a attiré de nombreux commerçants et ainsi contribué à la croissance de la ville. Londres est vite devenue un important centre d’échange et de commerce, la Tamise permettant d’acheminer facilement des marchandises jusqu’au cœur de la ville.

Seulement 18 ans après la fondation de la ville par les Romains, la reine Boadicée, à la tête du peuple celte des Iceni, s’est élevée contre l’invasion romaine et a pris Londres pour cible. Le gouverneur Suetonius Paulinus, alors occupé à exterminer les druides sur l’île d’Anglesey, n’a pu constituer à temps une armée pour contrer l’invasion celte. La ville a été  partiellement évacuée mais des milliers de commerçants ont été cependant tués. Londres a alors été totalement pillée et détruite. Des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour la présence de débris brûlés recouvrant des pièces et des poteries datant de 60, à l’intérieur des limites de la ville romaine.

La ville a rapidement été reconstruite et a vite de nouveau prospéré, à l’image du commerce en Grande-Bretagne, et a remplacé Colchester en tant que capitale de la province romaine de Bretagne. Il n’existe cependant pas d’informations permettant de dater et d’expliquer le transfert de la capitale. Vers le IIème siècle, la ville s’est entourée de murailles. Pendant plus d’un millénaire, les frontières de la ville ont été marquées par ce mur qui délimitait une zone largement englobée aujourd’hui par celle de la City. À son apogée au IIIème siècle, la population de Londinium a atteint de 45 000 à 60 000 personnes suivant les sources. Lorsque l’Empire romain a commencé à décliner, les troupes protégeant la ville ont été rappelées sur le continent, Londres a donc également commencé à péricliter et sa population a diminué. Il existe peu d’information sur cette période appelée Dark Ages of London (“Les âges sombres de Londres”), mais après le départ des Romains de Bretagne en 410, il est largement établi qu’au Vème siècle, Londres était en ruine et pratiquement abandonnée.

Cependant la position privilégiée de la ville sur la Tamise en a toujours fait un lieu stratégique et vers l’an 600, les Anglo-Saxons ont établi une nouvelle ville Lundenwic à environ 1 km en amont de la ville romaine, à l’endroit où se trouve aujourd’hui Covent Garden. Il y avait probablement un port de pêche et de commerce à l’embouchure de la rivière Fleet. Lundenwic a prospéré jusqu’en 851 lorsque la ville a été envahie et complètement rasée par les Vikings. Après cette occupation viking, le nouveau roi d’Angleterre Alfred le Grand a rétabli la paix et fait déplacer la ville dans les murailles de la vieille cité romaine (alors appelée Lundenburgh). La ville originale est devenue Ealdwic (“vieille ville”), dont le nom a survécu jusqu’à aujourd’hui pour donner Aldwych.

Ensuite, sous le contrôle de plusieurs rois anglais, Londres a de nouveau prospéré et est devenue un lieu de pouvoir ainsi qu’un centre d’échange et de commerce. Cependant, les raids vikings ont repris au Xème siècle et atteint leur apogée en 1013 lorsque la ville a été assiégée par le roi Knut II de Danemark et qu’Ethelred II d’Angleterre a été contraint de s’enfuir. Lors d’une contre-attaque, l’armée du roi Ethelred a remporté une victoire en détruisant le pont de Londres alors que la garnison danoise se trouvait dessus. Le contrôle des Anglais a ainsi été rétabli.

Knut a pris le contrôle du trône anglais en 1017, régnant ainsi sur la ville et le pays jusqu’en 1042. À sa mort, les Anglo-saxons ont repris le contrôle sous l’autorité d’Édouard le Confesseur, qui a refondé l’Abbaye de Westminster ainsi que le Palais de Westminster. À cette époque, Londres était devenu la cité la plus grande et la plus prospère d’Angleterre bien que le siège du gouvernement se trouvait toujours à Winchester.

Après la bataille de Hastings, Guillaume le Conquérant, alors duc de Normandie a été couronné roi d’Angleterre dans la toute nouvelle Abbaye de Westminster, le jour de Noël 1066. Il a accordé certains privilèges aux habitants de Londres tout en construisant un château au sud-est de la ville pour maintenir le contrôle sur la population. Ce château, agrandi par les rois suivants, a servi de résidence royale puis de prison et est aujourd’hui connu sous le nom de Tour de Londres.

En 1097, Guillaume II a commencé la construction du Hall de Westminster, près de l’abbaye du même nom. Ce hall a servi de base au nouveau palais de Westminster, la résidence royale tout au long du Moyen Âge. Westminster est devenu le siège de la cour royale et du gouvernement tandis que la Cité de Londres voisine était un centre d’échange et de commerce et prospérait sous l’autorité de sa propre administration, la Corporation of London. Finalement, les villes aux alentours se sont développées ensemble et ont formé la base du cœur de Londres moderne, remplaçant Winchester en tant que capitale de l’Angleterre au XIIème siècle.

Après la défaite de l’Invincible Armada espagnole en 1588, une certaine stabilité politique en Angleterre a permis à Londres de se développer davantage. En 1603, Jacques VI d’Écosse est monté sur le trône d’Angleterre et a principalement tenté d’unifier les deux pays. Ses lois anticatholiques l’ont cependant rendu très impopulaire et il a été victime d’une tentative d’assassinat le 6 novembre 1605, la fameuse conspiration des poudres.

Des épidémies de peste noire ont, à de nombreuses reprises, touché Londres au début du XVIIème siècle, l’épisode culminant étant la grande peste de Londres de 1665-1666 qui tua environ 20 % de la population. Le grand incendie de 1666 est né dans la cité originale et s’est rapidement répandu à travers les maisons en bois de Londres, détruisant une grande partie de la ville. La reconstruction qui s’en est suivie a duré plus de 10 ans.

De 1825 à 1925, la ville est la plus peuplée au monde. Cette croissance a été accélérée par la construction des premières lignes de chemin de fer à Londres, ce qui a considérablement rapproché les villes avoisinantes. Le réseau ferroviaire s’est rapidement étendu et a permis à ces villes de croître tout en permettant à Londres de s’étendre et d’englober les villages aux alentours (exemple de Kensington). L’apparition des premiers embouteillages en centre-ville a mené à la création, en 1863, du premier système de transport souterrain au monde, le métro de Londres, ce qui a encore accéléré le développement de l’urbanisation. Grâce à cette croissance rapide, Londres est devenue une des premières villes à dépasser le million d’habitants et la première à dépasser les cinq millions.

Le gouvernement local de Londres a eu des difficultés à gérer l’expansion rapide de la ville, surtout au niveau des infrastructures. Entre 1855 et 1889, le Metropolitan Board of Works a supervisé la croissance des infrastructures. Il a ensuite été remplacé par le comté de Londres qui été géré par le London County Council de 1889 à 1965 ; cela a été la première assemblée élue au niveau de la ville.

Le Blitz et les bombardements allemands de la Luftwaffe durant la Seconde Guerre mondiale ont tué environ 30 000 personnes et détruit de nombreuses habitations et bâtiments dans la ville. La reconstruction dans les années 1950, 60 et 70 a été caractérisée par une absence d’unité architecturale, typique du Londres moderne. En 1965, les limites de Londres ont été modifiées pour tenir compte de l’expansion de la ville en dehors du comté de Londres. Le nouveau territoire agrandi a été nommé Grand Londres et administré par le Greater London Council.

Dans les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, une large immigration provenant des pays du Commonwealth a fait de Londres une des villes européennes les plus ethniquement cosmopolites. L’intégration des nouveaux immigrants ne s’est pas toujours fait en douceur avec par exemple les émeutes de Brixton dans les années 1980 mais s’est tout de même mieux déroulée que dans d’autres régions britanniques.

Le renouveau économique des années 1980 a rétabli Londres sur le devant de la scène internationale. Cependant, en tant que siège du gouvernement et principale agglomération du Royaume-Uni, la ville a connu de nombreux épisodes terroristes. L’Armée républicaine irlandaise a tenté de mettre le gouvernement britannique sous pression au sujet des négociations en Irlande du Nord, interrompant fréquemment les activités de la ville avec des alertes à la bombe ou des attentats jusqu’au cessez-le-feu de 1997. Le 7 juillet 2005, une série d’attentats a été perpétrée dans les transports en commun londoniens par des kamikazes islamistes, 24 heures seulement après que l’organisation des Jeux olympiques de 2012 ait été confiée à la ville.

La gestion de Londres s’effectue sur deux niveaux : au niveau de la ville, sous l’autorité du Greater London Authority (GLA) et à un niveau plus local au sein des 33 districts londoniens.

Le Greater London Authority est responsable du plan londonien définissant la stratégie de développement de Londres, des services de police (Metropolitan Police Authority), de lutte contre les incendies (London Fire Brigade), de la plupart des transports (Transport for London) et du développement économique (London Development Agency). Le GLA est composé du maire de Londres, qui dispose des pouvoirs exécutifs, et de la London Assembly qui examine les propositions du maire et vote ou rejette ses propositions de budget chaque année. Le GLA est une administration relativement récente (2000) créée afin de remplacer le Greater London Council (GLC) aboli en 1986. Le siège de la Greater London Authority et du maire de Londres (City Hall) se trouvent au bord de la Tamise, près du Tower Bridge.

Depuis le 3 mai 2008, le poste de maire de Londres est occupé par le conservateur Boris Johnson, qui a battu le maire sortant Ken Livingstone, élu une première fois en 2000 en tant que candidat indépendant puis réélu en 2004 en tant que candidat du Parti travailliste.

Les 33 districts sont formés des 32 boroughs et de la Cité de Londres et sont responsables des services locaux non pris en charge par le GLA tels que l’aménagement local, les écoles, les services sociaux, les routes locales et le ramassage des ordures. Chacun des districts a à sa tête un conseil (council) élu tous les quatre ans. La cité de Londres n’est pas dirigée par une autorité locale classique mais par la Corporation of London élue par les résidents et les entreprises et qui n’a pratiquement pas changé de forme depuis le Moyen Âge. La Corporation of London a à sa tête le Lord Mayor of London, qui est un poste différent de celui du Maire de Londres.

La cité de Londres possède sa propre force de police, la City of London Police indépendante du Metropolitan Police Service qui est en charge du reste du Grand Londres.

Les services de santé sont gérés par le gouvernement national grâce au National Health Service, sous la responsabilité, à Londres, d’un seul NHS Strategic Health Authority.

Londres est le siège du gouvernement du Royaume-Uni situé au Palais de Westminster à Westminster. Plusieurs annexes du gouvernement sont situées aux alentours du Parlement, particulièrement le long de Whitehall où se trouve la résidence du Premier ministre au 10 Downing Street.

Bien qu’utilisée pour la première fois au XIXème siècle par John Bright pour décrire l’Angleterre elle-même, l’expression Mother of the Parliament (mère des parlements) est souvent utilisée pour faire référence au parlement britannique car il est souvent considéré comme le premier à avoir instauré un système composé d’une chambre haute et d’une chambre basse élues et a été suivi par beaucoup d’autres systèmes politiques, notamment en Europe et dans les pays du Commonwealth.

Londres est représenté à la Chambre des communes par 74 députés (Members of Parliament, MPs) qui correspondent au découpage en circonscriptions de la ville. Sur ces 74 membres, 44 sont issus du Parti travailliste, 21 du Parti conservateur, 8 des Démocrates libéraux et un du parti RESPECT.

Au sein de la cité de Westminster, le quartier de West End regroupe un grand nombre d’attractions autour de Leicester Square, où de nombreux films sont joués en avant-première britannique et mondiale, et Piccadilly Circus et ses publicités électroniques couvrant de nombreux bâtiments.

Dans cette zone se trouvent également le quartier des théâtres de Londres qui regroupe de nombreux cinémas, bars, pubs, boîtes de nuit, restaurants aussi que le quartier chinois de Londres. Un peu plus à l’est se trouve Covent Garden où se situe l’avenue des stars, inspirée du Walk of Fame d’Hollywood. Shoreditch et Hoxton, situés à Hackney dans l’East End regroupent également de nombreux bars, restaurants, night-clubs et galeries. Upper Street, une rue de 2 km de long du district d’Islington, compterait plus de bars que n’importe quelle autre rue au Royaume-Uni. C’est également la première rue à proposer un accès internet sans fil dans ses cafés. Oxford Street, souvent citée comme étant la plus longue rue commerçante au monde, regroupe plus de 300 commerces sur environ 2 km, depuis Marble Arch, et accueille près de 200 millions de clients par an. Bond Street à Mayfair abrite de nombreuses boutiques de luxe, de même que le quartier de Knightsbridge où se situe Harrods. Les quartiers de Knightsbridge (Sloane Street), Mayfair (Bond Street, Brook Street) et Chelsea (King’s Road) regroupent de nombreux créateurs et boutiques de mode dont Vivienne Westwood, John Galliano, Stella McCartney, Manolo Blahnik et Jimmy Choo. Londres abrite également de nombreux marchés, dont Camden market pour la mode, Portobello Road pour les antiquités et Borough Market pour les produits bios.

Londres a inspiré de nombreux auteurs et été le sujet de nombreuses œuvres de littérature. William Shakespeare a passé une grande partie de sa vie et a également travaillé à Londres. Son contemporain Ben Jonson a également vécu à Londres et certains de ses écrits, notamment l’Alchimiste, se déroulent dans la ville. Deux écrivains sont étroitement associés à la ville : Samuel Pepys (1633 – 1703) qui a notamment relaté de grands événements comme l’épidémie de peste de Londres et le grand incendie de 1666 ainsi que Charles Dickens (1812 – 1870) dont la description d’un Londres embrumé, neigeux et crasseux aux rues remplies de balayeurs et pickpockets a eu une influence majeure sur la perception de la ville à l’époque victorienne. De nombreuses œuvres majeures ont la ville pour décor. Life of Johnson, la biographie de James Boswell se déroule principalement à Londres et est à l’origine de la fameuse citation de Samuel Johnson : “Quand un homme en a assez de Londres, il en a assez de la vie car il y a à Londres tout ce que la vie peut apporter” (When a man is tired of London, he is tired of life; for there is in London all that life can afford). Le Journal de l’année de la peste de Daniel Defoe est une œuvre de fiction basée sur la grande peste de 1665. Le Londres du XIXème siècle et du début du XXème siècle est décrit dans les romans de Dickens déjà cités et dans les aventures de Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle. Le roman de 1933 de George Orwell Dans la dèche à Paris et à Londres décrit la vie des pauvres dans les deux capitales britannique et française. Peter Ackroyd est un écrivain moderne qui a également été influencé par la ville, notamment dans London: The Biography, The Lambs of London et Hawksmoor. Bloomsbury et le quartier d’Hampstead ont traditionnellement été au cœur du courant de littérature libertarienne de Londres.

Londres joue également un rôle important dans l’industrie cinématographique. Quatre grands studios sont situés dans la ville : Pinewood, Shepperton, Elstree et Leavesden, ainsi que de nombreuses entreprises spécialisées dans la postproduction et les effets spéciaux. De nombreux films ont été tournés à Londres même : Peter Pan (1953), Les 101 Dalmatiens (1961), Mary Poppins (1964), Coup de foudre à Notting Hill (1999) et 28 Jours plus tard (2002), Match Point (2005). Sweeney Todd (2008) par exemple.

Londres abrite également de nombreuses écoles des arts du spectacle comme la Central School of Speech and Drama, d’où sont sortis Judi Dench et Laurence Olivier, la London Academy of Music and Dramatic Art, où ont été formés Jim Broadbent et Donald Sutherland entre autres, ainsi que la Royal Academy of Dramatic Art, qui compte Joan Collins et Roger Moore parmi ses anciens élèves. Le Festival du film de Londres, organisé par le British Film Institute, se tient dans la ville tous les ans en octobre.

Londres est un des premiers centres de communication au monde avec la présence d’un grand nombre d’entreprises de communication. La plupart des grands média britanniques et tous les grands réseaux de télévisions nationaux, dont BBC News, le plus important service d’information au monde, ont leur siège à Londres. Environ 53 % des emplois britanniques liés à la télévision et à la radio sont concentrés à Londres. Cette concentration a souvent amené certains commentateurs à critiquer le centrage du Royaume-Uni sur Londres. Cela a amené certains grands médias à délocaliser certains de leurs locaux : la BBC a annoncé en juin 2004 que ses services sport et jeunesse seraient transférés à Manchester, au nord de l’Angleterre. Les autres réseaux installés à Londres comptent parmi eux ITV, Channel 4, Five et BSkyB. Tout comme la BBC, ces média produisent parfois leurs programmes ailleurs au Royaume-Uni mais Londres reste tout de même le principal lieu de production. Les programmes locaux sont proposés par les services régionaux des principaux réseaux : BBC London sur BBC One et ITV London sur ITV1.

Il existe de nombreuses chaînes de radio disponibles à Londres. Les radios locales comprennent Capital Radio, Heart 106.2, Kiss 100 et Xfm. Les radios d’informations et de débats comprennent BBC London, LBC 97.3 et LBC News 1152.

Le marché des journaux à Londres est dominé par les éditions nationales des grands journaux britanniques, tous édités dans la capitale. Jusque dans les années 1970, la plupart des journaux nationaux étaient concentrés sur Fleet Street mais dans les années 1980, ils ont été délocalisés dans des entrepôts plus spacieux, susceptible d’accueillir des imprimeries automatiques. La plupart se trouvent aujourd’hui dans l’est de Londres. À Wapping, en 1986, SOGAT 82, le syndicat des imprimeurs s’est fortement opposé à ces délocalisations, menant à de nombreux affrontements avec les forces de police. La dernière grande agence de presse de Fleet Street, Reuters, a déménagé à Canary Wharf en 2005 mais Fleet Street reste un terme toujours fortement associé à la presse nationale.

Il existe quatre journaux locaux à Londres, l’Evening Standard et trois titres gratuits, Metro, London Lite (publié par l’Evening Standard) et thelondonpaper. Tous sont disponibles dans la rue ainsi que dans le métro et les gares. Time Out Magazine, un guide indépendant hebdomadaire fournit la liste des concerts, films, pièces de théâtre et autres activités culturelles depuis 1968. Il existe de nombreux autres journaux locaux dans l’agglomération londonienne, rapportant des informations très locales.

Londres est au centre de l’industrie télévisuelle et cinématographique britannique, avec les principaux studios à l’ouest de la ville et un important secteur de post-production basé à Soho. Londres est, avec New York, un des deux principaux centres d’édition de langue anglaise.

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