Beauty is such a terrible thing

Cité dans She Is Suffering :
“Beauty finds refuge in herself
Lovers wrapped inside each others lies
Beauty is such a terrible thing
She is suffering yet more than death”

Extrait du troisième chapitre de la troisième partie du premier livre du roman de 1879 de Fiodor Dostoïevski les Frères Karamazov.

Dmitri, fils aîné des Karamazov et seul fils qui a grandi dans l’attente de l’héritage de la propriété, peut-être considéré comme le pivot du roman. Le roman tourne autour de sa culpabilité liée au meurtre de Fiodor Karamazov, et Dmitri est la personne qui dubit le plus de changements significatifs au cours du roman. Dmitri n’a pas les prétentions intellectuelles de Ivan et ne comprend pas les préoccupations métaphysiques de son frère, et Dmitri n’est pas non plus aussi spirituel que son frère Aliocha, même s’il accepte Dieu et l’immortalité. En fait, on le représente mieux pris au piège entre une sorte d’opposition “Madonne-Sodome”, il varie entre deux pôles de l’existence. Des impulsions pour l’honneur et la noblesse le traversent, côte à côte avec des impulsions vers le bas et l’animalité. Cette dualité est en partie expliquée par la croyance de Dostoïeski que le Russe typique est capable d’aimer Dieu tout en pêchant. Une scène particulièrement cruciale, et une qui montre la personnalité contradictoire de Dmitri, est sa manipulation des événements afin de forcer Katerina à aller dans sa chambre pour qu’il la séduise. Quand elle arrive, Dmitri ne peut réaliser son plan. La meilleure partie de sa nature a gagné son contrôle. Ce qui aggrave la confusions de Dmitri, c’est quand il se rend compte qu’il est balayé par ces extrêmes. Donc il dit que la « beauté est une chose terrible et affreuse », ce qui signifie qu’une belle femme peut éveiller des désirs sensuels, pourtant elle peut aussi, en même temps, inspirer des pensées nobles et élevées. C’est la victime d’opposés extrêmes de la passion pourtant il n’arrive pas à comprendre leur origine, leurs dimensions ou leur but.

Une partie du passage mentionné a été utilisé par Yukio Mishima comme prologue de son roman de 1948 Confessions d’un masque. Ce passage possède les mêmes thèmes que She Is Suffering – la beauté et le désir qui rentrent en conflit avec l’intellect causant ainsi le chaos interne, inspiré par l’idée que toutes les religions déclarent que l’on ne peut vivre en pais qu’une fois que l’on s’interdit ses envies et ses désirs.

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