“The eye / It cannot choose but see”

William Wordsworth (1770-1850) – Clip de Kevin Carter

Extrait du poème de 1789 de Wordsworth, Expostulation And Reply.

William Wordsworth, né le 7 avril 1770 à Cockermouth (Cumberland), mort le 23 avril 1850 à Ambleside (Cumbrie), est un poète anglais. Il inaugure, avec Samuel Taylor Coleridge, la période romantique de la littérature anglaise lors de la publication de Lyrical Ballads (1798). Son œuvre maîtresse est Le Prélude (The Prelude), poème autobiographique consacré aux expériences fondatrices de sa jeunesse.

Deuxième d’une famille de cinq enfants, Wordsworth est le fils de John Wordsworth et d’Ann Cookson. Il naît à Cockermouth, dans l’ancien comté du Cumberland, aujourd’hui le comté de Cumbria. Sa sœur est la poétesse Dorothy Wordsworth. Son frère aîné, Richard, a été homme de loi ; le quatrième, John, veut également devenir poète quand il meurt lors d’un naufrage en 1805 ; Christopher, le puîné, devient un savant. Leur père est le représentant légal de James Lowther, premier comte de Lonsdale. À la mort de sa mère en 1778, son père l’envoie à la Hawkshead Grammar School. Son père décède en 1783, laissant un maigre héritage à ses descendants.

Wordsworth entre au St John’s College de Cambridge en 1787. En 1790, il se rend en France et soutient les républicains de la Révolution française. Il obtient son diplôme l’année suivante, sans mention, puis part pour un tour d’Europe incluant les Alpes et l’Italie. Il s’éprend d’une Française, Annette Vallon, de qui il a une enfant, Caroline, née le 15 décembre 1792 à Orléans. La même année, le manque d’argent le contraint à retourner, seul, en Grande-Bretagne.

Accusé d’être girondin sous la la Terreur, il prend ses distances avec le mouvement républicain français ; de plus, la guerre entre la France et la Grande-Bretagne l’empêche de revoir sa femme et sa fille.

C’est en 1793 qu’il publie ses premiers poèmes dans les recueils An Evening Walk et Descriptive Sketches. Il reçoit un don de £900 de Raisley Calvert en 1795, ce qui lui permet de continuer à écrire et de s’installer avec sa sœur à Racedown. Il rencontre Samuel Taylor Coleridge dans le Somerset cette même année. Les deux poètes deviennent rapidement des amis proches.

En 1797, Wordsworth et sa sœur Dorothy déménagent dans le Somerset, à quelques kilomètres de la maison de Coleridge, à Nether Stowey. Ensemble, ils publient Lyrical Ballads (1798), qui s’avère d’importance capitale pour le mouvement romantique en Grande-Bretagne. L’un des poèmes les plus connus de Wordsworth, Tintern Abbey est publié dans ce recueil ainsi que The Rime of The Ancient Mariner de Coleridge.

Wordsworth, Dorothy et Coleridge se rendent en Allemagne. Durant l’hiver 1798-1799, Wordsworth vit à Goslar et commence à écrire un poème autobiographique, The Prelude. Sa sœur et lui reviennent en Angleterre et s’installent à Grasmere, dans le “Lake District”, non loin du lieu de résidence de Robert Southey. Wordsworth, Southey et Coleridge deviennent alors “les poètes du Lake” (Lake district poets).

En 1802, Wordsworth se rend en France avec Dorothy pour revoir Annette et Caroline. Il se marie ensuite avec son amie d’enfance, Mary Hutchinson. Dorothy n’apprécie pas ce mariage mais continue à vivre avec le couple. L’année suivante, Mary donne naissance au premier de leur cinq enfants, John.

Lorsque Napoléon devient Empereur des Français en 1804, les derniers rêves de libéralisme de Wordsworth s’écroulent et il se décrit alors comme “conservateur”. Il travaille beaucoup cette année-là, ce qui lui permet de terminer The Prelude en 1805, mais il n’aura de cesse de l’améliorer et le recueil ne sera publié qu’à titre posthume. Il sera, cette même année, profondément affecté par le décès de son frère John.

En 1807, ses Poems in Two Volumes sont publiés, incluant Ode: Intimations of Immortality from Recollections of Early Childhood. Pour un temps, Wordsworth et Coleridge se sont éloignés l’un de l’autre en raison de l’addiction de ce dernier à l’opium.

Deux de ses enfants, John et Catherine, meurent en 1812. L’année suivante, il emménage à Rydal Mount, Ambleside, non loin de la propriété de Harriet Martineau, essayiste engagée et militante, seule au milieu de ses moutons et de ses chèvres, où il passera le reste de sa vie. Il publie The Excursion en 1814, prévue comme deuxième partie d’une trilogie. La critique moderne souligne que ses œuvres, plus particulièrement celles qu’il écrit au milieu des années 1810, ont perdu en qualité.

Dorothy tombe gravement malade en 1829, ce qui la laisse invalide. En 1835, Wordsworth verse une pension à Annette Vallon et Caroline. Le gouvernement lui accorde une pension civile d’un montant de 3 000£ par an en 1842.

À la mort de Robert Southey en 1843, Wordsworth devient le Poet Laureate. Lorsque sa fille, Dora, meurt en 1847, il arrête d’écrire momentanément.

Wordsworth meurt en 1850 à Rydal Mount et est enterré à St Oswald’s Church, dans le village de Grasmere. Mary publie son long poème autobiographique, The Prelude, plusieurs mois après sa mort.

La vie de Wordsworth et de Coleridge, et, en particulier, leur collaboration pour les Lyrical Ballads, sont au cœur du film Pandaemonium (2000).

Wordsworth est le fondateur de la Literary Society.

Texte original :
“WHY, William, on that old grey stone,
Thus for the length of half a day,
Why, William, sit you thus alone,
And dream your time away?

Where are your books? – that light bequeathed
To Beings else forlorn and blind!
Up! up! and drink the spirit breathed
From dead men to their kind.

You look round on your Mother Earth,
As if she for no purpose bore you;
As if you were her first-born birth,
And none had lived before you!

One morning thus, by Esthwaite lake,
When life was sweet, I knew not why,
To me my good friend Matthew spake,
And thus I made reply:

The eye – it cannot choose but see;
We cannot bid the ear be still;
Our bodies feel, where’er they be,
Against or with our will.

Nor less I deem that there are Powers
Which of themselves our minds impress;
That we can feed this mind of ours
In a wise passiveness.

Think you, ‘mid all this mighty sum
Of things for ever speaking,
That nothing of itself will come,
But we must still be seeking?

Then ask not wherefore, here, alone,
Conversing as I may,
I sit upon this old grey stone,
And dream my time away”

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