Classic Rock – octobre 2010 : Manic Street Preachers Postcards From A Young Man

Le trio gallois revient avec leur meilleur album depuis dix ans (et “l’esprit de Freddie”…).

Marmite musicale à la fois pour leurs critiques féroces et leurs fans intensément dévoués, les Manic Street Preachers mélangent le punk, le métal, l’allusion littéraire et la rhétorique politique passionnée depuis plus de 20 ans. Ce deuxième album marquant trouve le trio gallois réfléchissant sur des thèmes familiaux qui incluent la mort, la consommation, l’aliénation internet, le désenchantement du Nouveau Labour et le déclin de l’industrie britannique. Jusque là, tellement Manics. Mais c’est aussi l’œuvre la plus accessible et la plus énergisée du groupe depuis des années, réclamant la clameur populiste frénétique de leur best-seller de 1996, Everything Must Go.

Depuis 2006, la production du groupe avait inclus des albums solos discrets et Journal For Plague Lovers de l’année dernière, véhicule obstinément sombre et abrassif pour les dernière paroles de leur ancien guitariste Richey Edward. Mais ils ont aussi joui d’un rare succès dans les charts en 2007 avec Send Away The Tigers, qui revisitait le son rock orchestral de Everything Must Go. Ces deux piques commerciaux ont fourni les schémas directeurs sonores de la grandiloquence luxueuse de Postcards…. Les Manics ont effrontément soif de tubes encore une fois.

Le groupe cite Queen, Guns N’Roses, ELO, Dennis Wilson et Fleetwood Mac comme influences clés sur cet album. À cela nous pourrions ajouter Phil Spector, XTC et même Elton John. L’esprit de Freddie Mercury est certainement évident dans les harmonies empilées et les arrangements de cordes somptueuses du single enivrant (It’s Not War) Just The End Of Love et Postcards From A Young Man, ce dernier une valse dynamique fanfaronne dans le moule de A Design For Life. Le caméo de Duff McKagan sur le galop punk-metal sautant de A Billion Balconies Facing The Sun souligne encore plus l’influence GNR.

Les chanteurs invités sont une tradition Manics, continuée ici avec Ian McCulloch qui chante en duo avec James Dean Bradfield sur Some Kind Of Nothingness, méditation majestueuse sur le chagrin catapultée vers les cieux par une chorale gospel retentissante. C’est facilement l’un des hymnes les plus déchirants du groupe en date. Le bassiste Nicky Wire fait une rare apparition vocale solo sur The Future Has Been Here 4 Ever, air de guitare gospel-punk à l’inegalité séduisante illuminée par le solo de trompette chatoyant du batteur Sean Moore.

Un groupe de morceaux plus génériques occupent le milieu, mais en général les niveaux de qualité sont élevés. Peu importe combien le groupe peut semer la discorde, Postcards… est leur œuvre la plus réjouissante, consistante et terriblement confiante depuis plus de dix ans.

8/10

Stephen Dalton

Traduction – 3 avril 2011

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