Steve Ovett

Mentionné dans Prologue To History :
“Today a poet who can’t play guitar
Tomorrow Steve Ovett has injured his calf
Next year the world’s greatest politician
Yesterday the boy who once had a mission”

Steve Ovett, né le 9 octobre 1955 à Brighton, est un athlète britannique, pratiquant le demi-fond. Il a constitué, avec son compatriote Sebastian Coe, l’un des plus beaux duels de l’athlétisme. Il a emporté trois des titres les plus important pour un britannique, les Jeux olympiques, les Championnats d’Europe et les Jeux du Commonwealth.

Né à Brighton dans le Sussex, il fait ses études à Varndean School.

Il montre rapidement des dons pour la course à pied, notamment sur le 400, épreuve dont il remporte le titre Amateur Athletics Association (AAA) jeune en 1971 et 1972. Il remporte ensuite le titre AAA sur le 800 de 1974 à 1976. En 1973, il remporte un premier titre européen en remportant le championnat d’Europe junior de Duisbourg. L’année suivante, il remporte une première médaille internationale chez les séniors en remportant la médaille d’argent des Championnats d’Europe de Rome, compétition au cours de laquelle il établit un nouveau record d’Europe junior.

Il participe pour la première fois aux Jeux olympiques lors des jeux de Montréal. Il termine à la cinquième place du 800 mètres, épreuve remportée par le Cubain Alberto Juantorena. Lors de l’épreuve du 1 500 mètres, il échoue en demi-finale, victime de bousculades.

La première course en sénior opposant les deux rivaux britanniques se situe en 1978 lors des Championnats d’Europe de Prague. Lors de cette course compétition, il devance Coe sur 800 mètres et établit un nouveau record du Royaume-Uni en 1 min 44 s 08 mais et est battu pour le titre par l’Allemand de l’Est Olaf Beyer. Sur le 1500, il l’emporte facilement en 3 min 35 s 59 et en relâchant dans les derniers mètres, devant l’Irlandais Eamonn Coghlan de plus d’une seconde. Sa saison 1978 est aussi remarquable de par la qualité de ses prestations sur des distances très éloignées, du 800 au 2 miles où il établit une nouvelle meilleure performance de tous les temps sur la distance en 8 min 13 s 51, devançant Henry Rono qui est alors dans sa meilleure année avec quatre records du monde battu dans la saison.

Lors des Jeux olympiques d’été de 1980 à Moscou, Les deux britanniques qui se sont évités depuis Prague se retrouvent lors de l’épreuve du 800 m, distance favorite de Coe. Owett, qui a établi un nouveau record du monde du mile en 3 min 48 s 8 au Bislett Games d’Oslo puis égalé le record du monde du 1500 (détenu depuis 1979 par Coe en 3 min 32 s), est invaincu sur cette dernière distance depuis trois saisons. Il se présente donc en grand favori du 1500 et il participe au 800 sans grande pression pour préparer sa propre épreuve favorite. Lors de la finale, Coe, qui est lui invaincu sur la distance du 800 mètres depuis deux saisons, décide de ne pas conduire une course rapide et se retrouve en queue de peloton à 300 de la fin. Il compte sur sa pointe de vitesse pour faire la différence. Owett, qui était en sixième position à l’entrée du dernier tour, dépasse tout le monde dans la dernière ligne droite et parvient à contenir le retour de son rival qui termine à la seconde place.

Six jours plus tard, le stade olympique abrite la revanche sur le 1500. Coe se situe dans les hommes de tête et profite de l’Allemand de l’Est Jürgen Straub qui lance la course de très loin. Les deux Britanniques démarrent au même moment mais Owett ne peut rien devant la pointe de vitesse de Coe, qui réalise le temps de 12 secondes sur le dernier 100 mètres et remporte son premier titre olympique. Owett se relève à 20 mètres de l’arrivée et finit à la troisième place.

Après les jeux, Il établit le record du monde de sa distance fétiche en 3 min 31 s 36 à Coblence.

La saison suivante, Coe et Owett, qui ne rencontrent pas sur les pistes, s’affrontent par chronomètre interposé : Coe, qui a déjà battu les records du 800 mètres et du 1 000 mètres, bat le record de mile, détenu par son compatriote, en 3 min 48 s 53 le 19 août au Weltklasse Zürich. Sept jours plus tard, Owett reprend son bien en 3 min 48 s 40 à Coblence avant que Coe n’abaisse le record à 3 min 47 s 33 au Meeting de Bruxelles.

Sa saison 1982 est interrompue par une blessure à la cuisse. Il revient à la compétition pour la saison 1983, saison qui voit apparaitre une nouvelle compétition importante dans le monde de l’athlétisme, les championnats du monde. La première édition se déroule à Helsinki. Sa saison est encore perturbée par des blessures qui le privent d’une sélection pour le 800 mètres. Sur le 1 500 mètres, il termine à la quatrième place, le titre étant remporté par le champion d’Europe en titre, son compatriote Steve Cram. Le 4 septembre, il reprend son record du monde du mile, que l’Américain Sydney Maree vient d’abaisser à 3 min 31 s 24 le 28 août à Cologne. Ce record, établi dans le temps de 3 min 30 s 77, est réalisé au meeting de Rieti.

Lors des Jeux à Los Angeles, il essaye de défendre son titre du 800 m, mais, luttant contre une bronchite. De plus, il a couru tous les tours en ayant le Brésilien Joaquim Cruz dans ses courses. Or celui-ci a pour tactique de disputer des courses rapides, dont un 1 min 43 s 82 en demi-finale. Lors de celle-ci, Owett se qualifiant en se jetant sur la ligne pour obtenir une quatrième place. Épuisé par sa maladie et ses différentes courses, il termine à la huitième place de la finale. Malgré son évacuation sur une civière et deux jours passés à l’hôpital, il se n’écoute pas les médecins qui lui déconseille de concourir sur le 1 500 mètres. Cette course est très attendue par les médias britanniques, la Grande-Bretagne présentant trois candidats sérieux au titre avec Coe, Cram et Owett. Mais Owett ne peut prétendre à défendre son titre et abandonne après deux tours de piste.

Malgré une baisse de niveau, il remporte un nouveau titre lors de la saison 1986 où il remporte le 5 000 mètres des Jeux du Commonwealth disputé à Édimbourg. C’est seulement sa cinquième tentative dans cette épreuve où il devance deux autres Anglais. Quelques mois plus tard, il abandonne lors des championnats d’Europe de Stuttgart.

Il décide de mettre un terme à sa carrière après son impossibilité de pouvoir se qualifier pour l’équipe britannique lors des Jeux olympiques d’été de 1988.

La ligne “Tomorrow Steve Ovett has injured his calf” (“Demain, Steve Ovett s’est blessé au mollet”) fait référence à son claquage tendineux qui a gêné sa guérison du cancer pendant un mois.

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