To Repel Ghosts [Expressions]

Cité dans To Repel Ghosts

Titre d’un tableau de l’artiste américain Jean-Michel Basquiat.

To Repel Ghosts est également un livre de Kevin Young sur la vie et l’œuvre de Basquiat. Ce livre synchronise l’harmonie et la discorde des toiles de Basquiat, les adaptant en basse pour improviser et jouer dessus. Le cœur du livre est un cycle de poèmes que Young a composés pour accompagner une exposition itinérante de l’œuvre de Basquiat en 1998, traçant la vie de l’artiste de sa jeunesse à Brooklyn à son adolescence vagabonde, où il a récolté une image de marque sous le titre de SAMO, à la fois pour ses grafitti audacieux (contemporains de ceux de Keith Haring) et sa crète d’avant-garde, en passant par sa fameuse association d’amour et haine avec Andy Warhol et ses efforts solos jusqu’à sa mort par overdose d’héroïne en 1985.

Sous-titré Five Sides in B Minor, le livre est organisé et conçu comme un coffret de cinq albums – clin d’œil à l’amour de Basquiat pour les disques – avec tous les morceaux constitués d’un poème chacun.

Jean-Michel Basquiat, né à Brooklyn le 22 décembre 1960 et mort le 12 août 1988 à SoHo, est un artiste peintre américain d’origine haïtienne et portoricaine. Il devient très tôt un peintre d’avant-garde très populaire et pionnier de la mouvance « underground« . Son style est original, spontané, naïf, énergique et parfois violent.

Jean-Michel Basquiat nait à New York à Brooklyn le 22 décembre 1960. Sa mère Matilde est new-yorkaise d’origine portoricaine, et son père Gérard est d’origine haïtienne. Jean-Michel a deux jeunes sœurs : Lisane, née en 1964, et Jeanine née en 1967. Enfant précoce, Basquiat apprend à lire et à écrire à l’âge de quatre ans et parle couramment trois langues à l’âge de huit ans. Sa mère, qui est sensible à l’art, emmène régulièrement le jeune Jean-Michel au MoMA, et l’encourage à développer ses talents de dessinateur.

En septembre 1968, Basquiat est percuté par une voiture alors qu’il joue dans la rue avec ses amis. Il est blessé au bras et souffre de lésions internes qui nécessitent l’ablation de la rate. Pendant sa convalescence à l’hôpital, sa mère lui fait cadeau d’un livre d’anatomie intitulé Henry Gray’s Anatomy of the Human Body (ou plus communément Gray’s Anatomy). Cet ouvrage influencera fortement l’artiste dans la première partie de son œuvre ; il s’en inspira aussi plus tard pour baptiser son groupe de musique Gray.

Ses parents se séparent la même année. Ses deux jeunes sœurs et lui partent vivre chez leur père pendant 5 ans, puis la famille déménage en 1974 à Porto-Rico. Après deux ans à San Juan, ils regagnent New York. Jean-Michel a 15 ans. Basquiat est envoyé dans une école spécialisée dont la méthode d’enseignement s’appuie sur le précepte de l’apprentissage pratique. Il y rencontre Al Diaz, un graffeur avec qui il se liera d’une profonde amitié. En décembre 1976, il fugue dans Greenwich Village, errant une semaine autour du Washington Square Park, avant d’être arrêté et ramené à son père.

Basquiat abandonne l’école secondaire avant la fin de ses études, quitte la maison paternelle d’où il est définitivement banni, et part s’installer avec des amis. Il subvient à ses besoins en vendant des T-shirts et des cartes postales de sa fabrication dans la rue, et en travaillant dans une boutique de vêtements.

En 1976, Jean-Michel Basquiat et ses amis Al Diaz et Shannon Dawson commencent à graffer à proximité des galeries de Manhattan des messages qu’ils signent sous le pseudonyme de SAMO, pour « Same Old shit »» (ce qui peut se traduire par « la même vieille merde »). À la même époque Keith Haring recouvre les murs de Radiant Babies. SAMO intrigue et finit par se faire une réputation au sein de la scène d’art d’East Village. Il est invité à une émission de télévision de Glenn O’Brien, et un article lui est consacré en 1978 dans The Village Voice. Il continuera à graffer en solo jusqu’en 1979, signant la fin du projet par l’inscription SAMO IS DEAD sur les murs de SoHo. La même année, il fonde le groupe de noise rock Gray avec Shannon Dawson, Michael Holman, Nick Taylor, Wayne Clifford et Vincent Gallo.

En 1980, il joue son propre rôle dans le film indépendant Downtown 81 d’Edo Bertoglio, écrit et produit par Glenn O’Brien. O’Brien présente Jean-Michel à Andy Warhol, avec qui il collaborera plus tard. En juin, Basquiat gagne en notoriété grâce à sa participation au Times Square Show, une exposition collective d’artistes commanditée par Colab and Fashion Moda. La même année, la manifestation New York / New Wave le conduit à exposer auprès de Keith Haring, Andy Warhol et Robert Mapplethorpe. Encouragé par ce succès, il quitte le groupe Gray.

En 1981, René Ricard publie un article élogieux intitulé The Radiant Child (l’Enfant Radieux) dans le magazine Artforum, propulsant la carrière de Basquiat. Annina Nosei organise la première exposition personnelle de Jean-Michel Basquiat à New York.

La galeriste Annina Nosei lui propose de s’installer dans le sous-sol de la galerie, le finance pour qu’il achète des toiles grand format, et organise sa première exposition personnelle. Il collabore à l’exposition de groupe Transavanguardia Italia / America organisée par Achille Bonito Oliva, qui expose ses travaux aux côtés d’artistes néo-expressionnistes tels que Keith Haring et Barbara Kruger, Julian Schnabel, David Salle, Francesco Clemente et Enzo Cucchi.

Basquiat quitte la Galerie Annina Nosei en mai 1982, après avoir passé un mois d’avril mouvementé à Los Angeles où il fait l’objet d’une exposition personnelle à la galerie Larry Gagosian. Bruno Bischofberger devient son marchand exclusif. Basquiat le charge de lui trouver une nouvelle galerie à New York.

Il participe en mars 1983 à la Biennale du Whitney Museum of American Art, devenant à 23 ans le plus jeune artiste jamais exposé dans cette exposition. Au mois d’août, il loue un atelier appartenant à Andy Warhol. Ce dernier lui suggère de suivre des cours de dessin anatomique à la New York Academy of Art, et lui recommande de placer son argent. En novembre, sous la direction de Bruno Bischofberger, débutent « les collaborations » qui réunissent Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol et Francesco Clemente.

Début 1984 Basquiat part passer trois mois à Maui, à Hawaï où il lit et peint. Il expose à la Mary Boone Gallery à son retour, qui le présente au MoMA en mai, avec la collaboration de Bruno Bischofberger.

En 1985, Basquiat fait la couverture du The New York Times Magazine pour le numéro intitulé New Art, New Money: The Marketing of an American Artist (« Art nouveau, argent nouveau, le marketing d’un artiste américain »).

En octobre 1986, il se rend avec son amie Jennifer Goode pour la première fois en Afrique, à l’occasion de son exposition au Centre Culturel Français (10 au 31 octobre) à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Le projet a été initié par Bruno Bischofberger qui a fait intervenir Claudio Caratsch, son ami Ambassadeur de Suisse en Côte d’Ivoire, afin qu’il trouve un lieu adéquat. À l’invitation de Georges Courrèges, directeur du CCF, Philippe Briet a assuré l’installation de l’exposition consistant en 23 œuvres provenant de la collection personnelle de l’artiste, dont les maintenant célèbres tableaux Stardust (1983) et Sugar Ray Robinson (1982).

Profondément affecté par la disparition d’Andy Warhol le 22 février 1987, Basquiat commence à mener une existence recluse et produit peu.

En 1988, après une année et demie d’absence, Basquiat expose à nouveau. Malgré le succès de son exposition, il se rend à nouveau à Hawaï au mois de juillet, afin de se défaire de sa toxicomanie. Il rentre à New York le 2 août et déclare en avoir fini avec la drogue. Dix jours plus tard, Jean-Michel Basquiat est retrouvé mort dans son appartement de Great Jones Street d’une overdose d’héroïne et de cocaïne.

À 27 ans, Basquiat laisse derrière lui une œuvre de plus de 800 tableaux et 1 500 dessins.

La carrière de Basquiat se divise en trois grandes périodes :

  • Pendant la première, de 1980 à fin 1982, il faisait de la peinture sur toile, représentant le plus souvent des personnages squelettiques et des visages ressemblant à des masques. Ceci montrait son obsession de la mortalité de l’Homme. Il peignait aussi des éléments tirés de sa vie dans la rue : voitures, bâtiments, policiers, jeux d’enfants, graffitis…
  • Une période intermédiaire de fin 1982 à 1985 présente des peintures sur panneaux de toutes matières et de toutes formes, et des tableaux individuels avec traverses intermédiaires visibles, une surface dense avec des écritures, des collages, et des représentations sans relation apparente les unes avec les autres. Ces travaux révèlent un fort intérêt pour l’identité noire et hispanique de Basquiat, son identification avec les personnages noirs historiques ou contemporains, et les événements qui leur sont liés.
  • La dernière période, débute vers 1986 et dure jusqu’à sa mort en 1988. Elle montre un nouveau genre de peinture figurative, dans un style différent avec des sources, des symboles et un contenu contrastant avec ses autres peintures.

Au début des années 1980, Basquiat commence à exposer ses toiles à New York principalement, grâce à plusieurs galleristes. Ce qui est logique début des années 1980, c’est le désir d’attirer l’attention du grand Andy Warhol qui représente pour les jeunes artistes de l’époque une légende vivante. En 1983, il rencontre le célèbre Andy Warhol. Basquiat voulait devenir célèbre et a tout fait pour réussir. Andy Warhol était la clé de la stratégie de Basquiat. Il cherche à le rencontrer et « possède même une photo de lui au-dessus de son lit ». Il l’aborde tout d’abord dans un restaurant pour lui proposer ses cartes postales puis se rend dans l’atelier de l’artiste. Petit à petit, ils s’attachent très fortement et deviennent bons amis. Il commence à s’afficher dans des lieux publics à la mode. Ils finissent par créer plus d’une centaine de toiles ensemble. Basquiat représente d’ailleurs son ami sous la forme d’une banane, Brown Spots (Portraits of Andy Warhol as a Banana).

Ces deux artistes possèdent un style qui leur est propre et sont deux légendes de l’art contemporain. A deux, ils donnent le résultat d’une collaboration pleine de succès et d’originalité. Pour Warhol, Basquiat était « un miroir reflétant ce qu’il a été, ce qu’il est et aurait rêvé d’être ». La rencontre de Basquiat avec Andy Warhol a donc été marquante sur le plan artistique mais également personnel.

En 1985, ils réalisent ensemble des toiles qu’ils exposent à Zurich, mais qui sont très critiquées. Warhol serait accusé d’exploiter et de « manipuler » son ami. Ceci est censé marquer la fin de leur amitié sincère tant les critiques sont mauvaises. Basquiat ne se remettra jamais de la mort d’Andy Warhol en février 1987, ne lui survivant qu’un peu plus d’un an.

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