“Death came and he looked like a rat with claws – I made him go into the wall.”

Jenny Holzer(“La mort est venue et m’a regardé comme un rat avec des griffes – Je l’ai fait rentrer dans le mur”)
Jenny Holzer (1950) – Empty Souls (DVD)

Extrait de Lamentations (1989)

Texte original :

“[…] Death came and he looked
Like a rat with claws.
I made him go
Into the wall.
I keep him there with
The pressure of my mind.
I hear him scratching
And climbing.
My thoughts fly to the
Wall to seal the cracks
And add plaster
Layers for strength.
I keep my brain on so I
Do not fall into nothing
If his claw hurt me. […]”

Jenny Holzer, née en 1950 à Gallipolis en Ohio, est une artiste conceptuelle américaine.

Jenny Holzer fait ses études d’art dans diverses écoles au cours des années 1970. Elle entre en 1968 à l’université Duke, qu’elle délaisse en 1970 déçue par le programme des cours. Elle poursuit son cursus à l’université de Chicago où elle travaille le dessin, la peinture ainsi que l’imprimerie. Elle étudie ensuite jusqu’à son diplôme des Beaux-Arts à l’université de l’Ohio avec les options peinture et imprimerie. Elle suit les cours d’été de la Rhode Island School of Design en 1974, entre dans le programme de maîtrise de la RISD en 1975 et obtient son Master of Fine Art en 1977. Cette même année, elle abandonne la peinture pour l’écriture et insiste sur l’importance du langage et sur la mise en cause de la représentation. Elle est l’héritière de l’art minimal et de l’art conceptuel, influencée par les découvertes de l’écriture féminine, libérée de l’idéologie patriarcale. Elle participe de cette génération d’artistes qui remettent en cause tant l’espace des galeries et des musées, que le rôle de l’artiste subjectif et individualiste. Elle a fait partie dans les années 1970 du groupe Colab et tout au long de son évolution, elle a souvent privilégié la collaboration avec d’autres personnes. Sa première exposition personnelle a lieu en 1978 (Jenny Holzer painted room : spécial projet P.S.1). Elle vit et travaille à New York.

Jenny Holzer travaille par séries. Elle aborde les thèmes “du sexe, de la mort et de la guerre”. Ses œuvres sont chargées émotionnellement et violentes, elle se traduisent en proverbes (par exemple : “If you had behaved nicely, the communists wouldn’t exist”) ou bien en récits. Elle utilise souvent des enseignes lumineuses, des rubans à cristaux liquides pour crier sa colère ou ses frayeurs.

Jenny Holzer a un discours profondément subversif et provocateur, d’autant plus qu’elle tient à diffuser ses messages dans la sphère sociale de la façon la plus large possible. Elle se revendique elle-même comme artiste publique, reprenant ainsi l’héritage des artistes constructivistes, comme Tatlin ou Rodtchenko, qui prônaient la fonction utilitaire de l’art. Pour elle l’art doit être non seulement dans la rue, mais doit utiliser les moyens de communication les plus visibles, afin d’être perçu par le plus grand nombre, et par des publics différenciés. Elle est en cela héritière du pop art, d’Andy Warhol, et de toute la génération imprégnée de la culture des médias, de la télévision et de la publicité.

Au début des années 1980, elle s’intéresse au graffiti et fait peindre à la bombe ses slogans par Lady Pink.

Dans les années 1990 et 2000, elle réalise d’immenses projections lumineuses de ses brefs textes écrits sur les murs de Rio de Janeiro (1999), de Venise (1999), d’Oslo (2000), de Berlin (2001).

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