The Independent – 29 octobre 2004 : Album : Manic Street Preachers 2/5 Lifeblood, SONY

“Nous avions des réponses, aujourd’hui nous n’avons que des questions”, chante James Dean Bradfield sur un morceau de Lifeblood, “mais désormais nous n’avons pas de direction”. Il a tort sur trois points, le premier étant la présomption d’avoir offert des réponses – peu de groupes ont été aussi dépendants du renforcement du sens d’incertitude et de désillusion des fans face au grand monde malsain. Mais leur revendication de manque de direction n’a jamais, ironiquement, été aussi faux que sur Lifeblood, peut-être leur album le plus concentré en date. Tristement, cette fixation semble être portée à l’imitation de la fade mélancolie de stade de Coldplay et Keane. Les lignes de guitare ardentes ont été remplacées par des hymnes de piano tels que I Live To Fall Asleep, A Song For Departure et Empty Souls, tous apparemment destinés à servir de cris de ralliement pour des adolescents aliénés, les mêmes que leur fanbase aurait pu comprendre dix ans auparavant. Aujourd’hui, on pourrait penser que leur public ait grandi – comme le groupe semble avoir fait, à en juger par le ton révisionniste du single The Love Of Richard Nixon, qui représente l’ancien président trahi par ses associés et abandonné par l’histoire. Tout cela ne semble avoir rien à voir avec le moment.

Andy Gill

Traduction – 5 novembre 2004

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