Spiegel – 1er novembre 2004 : Manic Street Preachers – Lifeblood

On pourrait déjà lire partout que même les maigres filles Britpop, pleines de bonne volonté et naïves qui achètent encore Head Music de Suede sont attristées par quelque chose : le nouveau Manic Street Preachers ne serait pas si génial que cela. La plupart passerait sous silence le fait que déjà le dernier album Know Your Enemy n’était pas si génial. Et Ocean Spray par moments – jusqu’à la mauvaise pièce sentimentale Baby Elian – la patience est épuisée par les Gallois qui penchent vers la sentimentalité. En Lifeblood, le groupe reconnait même The Holy Bible pour trentenaires. Ce n’est pas totalement faux, mais la majeure partie des nouveaux morceaux semblent plutôt être extraits des jours du divin This Is My Truth Tell Me Yours. Il n’y a que Cardiff Afterlife, I Live To Fall Asleep et 1985 qui élèvent le niveau connu. Il y a aussi une chanson sur l’amour de Richard Nixon. À propos de Richard Nixon : Il se tient là, incarné par Anthony Hopkins dans le film d’Oliver Stone, devant le miroir et réfléchit au fait que les gens voient toujours en John F. Kennedy ce qu’ils aimeraient être, en lui-même simplement ce qu’ils sont. C’est peut-être aussi la différence entre les anciens et les nouveaux disques des Manic Street Preachers. Ou, si on veut être vulgaires : No feeling, all surface. (5)

Jan Wigger

Traduction – 22 décembre 2004

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