Mirror – 29 octobre 2004 : Manic Street Preachers – Lifeblood

Durant les 15 ans depuis leur apparition comme revivalistes punks à Blackwood, dans le Pays de Galles, les Manic Street Preachers ont fait face à une étendue de réactions extrêmes.

Ils ont été acclamés par leurs champions comme les derniers vrais révolutionnaires du rock, et tournés en ridicule par leurs détracteurs en tant que rebelles inventés.

On a considéré qu’ils avaient perdu leur force avec la disparition de leur joker Richey Edwards en 1995.

Mais il sont revenus plus forts que jamais, fêtés par un Brit Award pour Design For Life, leur premier album en tant que trio et toujours un grand moment de leur carrière, en 1997.

L’année suivante – en tant qu’acteurs branchés jouissant des conséquences de la Britpop – les Manics ont emmené une chanson sur la Guerre d’Espagne (If You Tolerate This Your Children Will Be Next) au sommet des charts. Alors que d’autres ridiculisaient l’idée même d’un groupe qui écrit sur un révolution manquée vieille de 60 ans, les Manics ont tenu bon et se sont déclarés le groupe du peuple.

La vérité était que leur apogée commerciale était passée et qu’ils étaient toujours hantés par le passé et la perte de Richey.

Un Best Of en 2002 a tenté de récupérer un peu du prestige que même les fans de longue date admettaient avoir été perdu avec le Know Your Enemy célébré par Fidel Castro. Les rumeurs de split du groupe grandissaient.

Cela n’a pas été le cas, bien sûr, et aujourd’hui, ce sont des Manics plus majestueux, plus introvertis et plus adultes qui ont émergé.

Sur cet album, l’emphase est mise sur les claviers brillants, sur les Pro Tools, sur le rock qui en met plein la vue (Nicky Wire est un grand fan de Dido) et des paroles personnelles plutôt que politiques.

Le fait que ce groupe a été musicalement conservateur est un signe de combien le son docile présent ici – une partie produite de manière révélatrice par le collaborateur de longue date de Bowie, Tony Visconti – est acclamé comme un progrès musical.

Ce n’est vraiment qu’une musique d’ambiance pour rebelles vieillissants, pourtant Lifeblood est toujours un disque honnête qui met l’âme à nu, étayé par une nouvelle clarté dans le groupe alors qu’ils affrontent leurs propres défauts (Glasnost). Ils abordent même la disparition de Edwards dans le touchant final qu’est Cardiff Afterlife.

Les Manics ne se montrent plus à la hauteur de leur nom, et ne garantissent même plus une réaction extrême. L’agréable surprise est de découvrir que la maturité leur va plutôt bien.

Traduction – 5 décembre 2004

Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :