Drowned In Sound – 1er novembre 2004 : Manic Street Preachers : Lifeblood

Laissez-moi commencer en disant cela : tous ceux d’entre vous qui se languissent de l’époque Richey et You Love Us, arrêtez-vous de lire maintenant, étant donné qu’il y a de fortes chances que vous détestiez ce que vous allez lire.

Les trois gars du Pays de Galles ont fait ce qu’ils ont menacé de faire depuis Everything Must Go, c’est à dire écrire et jouer un album pop complet et nullement décontenancé. Oui, vous m’avez bien entendu messieurs-dames. Ce n’est pas du rock, on peut soutenir que ce n’est pas de l’indé et il irait très bien à côté des albums de pop new wave des années 1980 que votre tante possède dans sa discothèque… et il est tout simplement excellent !

La première chanson 1985 donne parfaitement le ton de se qui se prépare. Dire qu’elle possède de petites bouffées de groupes tels que New Order serait une affirmation en dessous de la vérité mais c’est en aucune façon un clone, puisque James Dean Bradfield a ce qui est probablement l’une des meilleures voix masculines et étendues de la musique pop en ce moment. C’est le genre de chanson qui a fait le réveil musical public quand le groupe est revenu avec des morceaux comme Kevin Carter et Design For Life et elle serait un grand single de son propre droit… mais la majeure partie de cet album le serait !

Le nouveau single The Love Of Richard Nixon, pour moi, développe ce que Black Box Recorder ont presque réussi à faire avec Passionia et ses sensibilités electro pop. Empty Souls a un côté Coldplay ou Keane mais est interprétée d’une meilleure façon avec un vocaliste plus versatile et plus de passion. Avec le recul, je pense que c’est ce qui pousse cette album un peu plus. On dirait que la passion est revenue et que le groupe montre vraiment ce qu’il a construit. Ce n’est pas un exercice, C’EST la réalité.

Cardiff Afterlife nous présente le principal instrument de beaucoup de grandes pop songs… l’harmonica, tout en revenant à des morceaux du passé comme Small Black Flowers That Grow In The Sky avec l’ajout d’une magnifique section à cordes !

Bien que tout l’album soit d’un standard aussi haut, il y a une vraie merveille qui ressort, une chanson qui luit telle un flambeau. Solitude Sometimes Is n’est pas que la chanson de l’album, elle devrait être chanson de l’année si elle sort. Comparée par ceux qui l’ont déjà entendue à Keane, je ne pense pas ce cela lui rende justice ou lui donne le crédit qu’elle mérite. Elle est d’une fragile beauté, d’un lyrique touchant et le tintement du xylophone tout le long emmène la chanson dans des endroits qui n’ont pas été touchés par un groupe depuis un moment.

Dire que le groupe s’est très vite remis du relativement mauvais (à la fois sur le plan critique et en ce qui concerne les ventes) ne raconte même pas le début de l’histoire. C’est un album qui peut (et je pense va) surpasser les goûts musicaux et les âges. Je peux voir l’eyeliner mal mais des “beautiful ones” couler le long de leurs joues pâles, à désirer ces jours passés. Tout ce que je peux dire, c’est avancez, acceptez que les garçons aient grandi et appréciez ce qu’ils ont fait car c’est un album qui se distingue de son propre doit. Generation Terrorists peut bien vivre éternellement dans le cœur de leurs fans mais Lifeblood pourrait vivre éternellement comme l’un des meilleurs albums commerciaux de la carrière du groupe.

4.5/5 – Colin Weston

Traduction – 4 décembre 2004

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