God Save The Manics [Expressions]

godsavethequeenCité dans God Save The Manics [titre du EP]

Référence à God Save The Queen, hymne royal du Royaume-Uni.

God save the Queen (en français Que Dieu protège la Reine ou Que Dieu garde la reine) est l’hymne national de facto de la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Zélande. Lorsque le souverain britannique est un homme, on utilise une version alternative qui est en fait le texte original God save the King (Que Dieu protège le Roi) d’un motet composé sur une citation biblique (Psaume 20, verset 9).

Il était par le passé l’hymne national de la majeure partie des pays du Commonwealth ; bien que la plupart d’entre eux aient maintenant leur propre hymne national, plusieurs (dont l’Australie et le Canada) le reconnaissent en tant qu’hymne royal.

Traduit en allemand en 1790, en pleine période révolutionnaire, perçu alors comme un hymne royal célébrant l’Ancien Régime et non un hymne anglais comme aujourd’hui, il a été pour cette raison choisi pour être l’hymne de l’empereur d’Allemagne, tant du Roi de Prusse que, dans la version originale “Gott, schütze Unser Kaiser !”, de l’Empereur d’Autriche-Hongrie, pays où il était chanté quotidiennement par tous les écoliers jusqu’en 1918.

La reine Élisabeth II ne chante pas le God Save the Queen lorsqu’il est joué en sa présence, à l’instar de son père et son grand-père. La reine-mère, ayant régné, ne le chantait pas non plus.

Le Royaume-Uni n’a pas d’hymne national officiel, mais le God save the Queen, possédant une longue histoire d’usage dans cette fonction, est utilisé par le gouvernement comme hymne national.

L’origine de l’hymne est incertaine et aucune thèse ne fait l’unanimité.

  • Dans Oxford Companion to Music, Percy Scholes cite un morceau de clavier de John Bull (1619) qui a de fortes similitudes avec l’air moderne, selon le placement des altérations qui, à cette époque et dans certains cas, étaient non écrites et laissées à la discrétion de l’interprète.

Il indique également que plusieurs morceaux de Henry Purcell, dont un comportant les notes d’ouverture de l’air moderne, contiennent les mots : God save the King.

La première édition définitive de l’air actuel est apparue en 1744 dans Thesaurus Musicus. La chanson serait devenue populaire l’année suivante, après le débarquement de Charles Édouard Stuart, qui marque la fin des espoirs des Stuart de remonter sur le trône anglais. Les Hanovre, victorieux, adoptent cet air comme hymne royal britannique.

  • Dans l’ouvrage apocryphe Souvenirs de la Marquise de Créquy (tome I, chapitre IV), l’auteur évoque une origine française de l’hymne.

L’ancêtre du God save the King est le chant Grand Dieu sauve le Roi, composé en 1686 par Mme de Brinon, supérieure de la Maison royale de Saint-Louis (futur lycée militaire de Saint-Cyr) pour l’inauguration de son établissement en septembre par le roi, alors malade. Pour les paroles, elle s’est inspiré du motet traditionnel, tiré du dernier verset du psaume XIX de David, Domine, salvum fac Regem et exaudi nos in die qua invocaverimus te, inclus dans les Te Deum de longue date sur différentes musiques, comme dans celui de Marc-Antoine Charpentier. L’hymne de Saint Cyr ayant été exécuté en novembre de la même année, Jean-Baptiste Lully le reprend dans son Te deum, composé en 1687, pour célébrer la réussite de cette opération chirurgicale d’une fistule anale, ce qui a donné lieu à des festivités considérables dans tout le royaume, popularisant ainsi l’hymne. La mort prématurée au cours des répétitions, en disgrâce qui plus est, de Lully a conduit à une certaine confusion sur la paternité de l’œuvre. L’hymne a été adopté naturellement par les stuartistes, partisan du roi Jacques II d’Angleterre, cousin germain de Louis XIV. Ces partisans réfugiés un temps à la cour de Louis XIV, à Saint Germain en Laye, avaient eu amplement l’occasion, grâce à Madame de Maintenon, de l’apprendre et de l’entendre comme une revendication de la légitimité catholique, une affirmation du modèle de la monarchie absolue face à la République. Lors du débarquement, en août 1745, au nom de Jacques III Stuart, les partisans de celui-ci l’entonnent à nouveau et dès le mois suivant il est repris par leurs adversaires hanovriens comme une revendication de la couronne. Selon Alexandre Dumas dans la San-Felice, Louis XIV, lors de l’exil de Jacques II en France aurait demandé à Lully de lui composer cet hymne.

Ce chant a été orchestré par Haendel, ancien maître de chapelle de l’Électeur de Hanovre devenu roi d’Angleterre, peut-être à la suite d’une visite à Versailles. Il l’aurait par la suite vendu à la couronne britannique pour en faire un hymne royal, ce qui lui vaut aujourd’hui la paternité de l’œuvre.

Par ailleurs, traduit en latin Domine, salvum fac Regem, il est devenu l’hymne royal français jusqu’en 1792, date de la dissolution de la monarchie.

La première partie de cet hymne est comme suit :

“God save our gracious Queen,
Long live our noble Queen,
God save the Queen:
Send her victorious,
Happy and glorious,
Long to reign over us:
God save the Queen.

Thy choicest gifts in store,
On her be pleased to pour;
Long may she reign:
May she defend our laws,
And ever give us cause
To sing with heart and voice
God save the Queen […]”

En utilisant cette expression, les Manics font aussi référence à la chanson des Sex Pistols God Save The Queen. La pochette de God Save The Manics, une photo de Nicky Wire qui ressemble au légendaire bassiste des Sex Pistols, Sid Vicious, rend cette référence encore plus claire.

God Save the Queen est le deuxième single du groupe de punk rock britannique The Sex Pistols. Il est sorti durant le vingt-cinquième anniversaire de l’accession au trône de la reine Elizabeth II (appelé Silver Jubilee) en 1977 et a atteint la deuxième position du hit-parade britannique. Les paroles, tout comme la pochette, faisaient polémique à l’époque, et la chanson a été retirée des ondes de la BBC.

Le single est sorti le 27 mai 1977. Le titre est directement emprunté à God Save the Queen, l’hymne national britannique. À l’époque, cela prêtait notoirement à controverse, premièrement à cause de l’identification de la reine à un “régime fasciste”, et deuxièmement à cause de l’affirmation apparente que l’Angleterre n’avait pas d’avenir (“no future”).

Bien que beaucoup pensent qu’il fut créé à cause du jubilé, le groupe réfute cette croyance : selon Paul Cook, “Nous ne l’avions pas écrit spécialement pour le jubilé de la reine. Nous n’en étions pas au courant à l’époque. Il ne s’agissait pas d’un effort volontaire en vue d’être diffusés et de choquer tout le monde”. Johnny Rotten explique les paroles comme suit : “On n’écrit pas une chanson comme God Save the Queen parce qu’on déteste la race anglaise. On écrit une telle chanson parce qu’on les aime, et qu’on en a marre de les voir maltraités”. Son intention était apparemment de susciter de la sympathie pour la classe ouvrière anglaise, et un ressentiment général envers la monarchie.

Le 7 juin 1977 (le jour précis du jubilé), le groupe a essayé d’interpréter la chanson sur un bateau dans la Tamise, à l’extérieur du palais de Westminster. Après une bagarre impliquant le participant Jah Wobble et un caméraman, onze personnes ont été arrêtées quand le bateau est arrivé au port, parmi lesquelles plusieurs proches du groupe.

La chanson a culminé à la 2ème place (derrière I Don’t Want To Talk About It de Rod Stewart) sur le hit-parade des singles britanniques officiel utilisé par la BBC, bien qu’il y ait eu des rumeurs persistantes (jamais confirmées ni démenties) qu’il s’agissait en fait du single s’étant le mieux vendu au Royaume-Uni à l’époque, et qu’on l’a empêché d’avoir la première place à cause de l’offense éventuelle qu’il aurait pu provoquer. Il a atteint la première place au hit-parade officieux des singles du New Musical Express. Il a été interdit par la BBC et la Independent Broadcasting Authority (Autorité de diffusion indépendante) qui régulait Independent Local Radio (Radio Locale Indépendante), ce qui dans les faits lui interdit toute exposition médiatique. De plus, certains magasins ne s’en sont pas approvisionnés. Puisque le hit-parade officiel des singles de l’époque était déterminé à partir des rapports de vente fournis par un certain nombre de points de vente choisis dans un panel plus large, il est théoriquement possible que la deuxième position attribuée au single résulte non pas d’une non-prise en compte des ventes à proprement parler, mais de la sélection d’un certain nombre de magasins ne vendant pas le disque comme source de données pour le hit-parade de cette semaine.

L’expression no future, refrain final de la chanson, est devenue emblématique du mouvement punk rock. Les paroles sont à l’origine du titre du livre primé écrit en 1991 par Jon Savage sur l’histoire des Sex Pistols et du punk rockEngland’s Dreaming.

Avant que le groupe ne signe chez Virgin, quelques copies de God Save the Queen avaient été éditées sous le label A&M. Elles font maintenant partie des disques les plus précieux jamais édités au Royaume-Uni, avec une valeur de revente en 2006 comprise entre 500 £ et 13 000 £ la copie, selon l’état du disque.

La chanson est également présente dans l’album Never Mind the Bollocks, Here’s the Sex Pistols, ainsi que plusieurs autres albums de compilation.

Le magazine Rolling Stone a classé God Save the Queen 173ème dans sa liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps ; c’est l’une des deux chansons du groupe figurant sur la liste avec Anarchy in the U.K.. Le magazine Sounds l’a consacrée single de l’année en 1977 En 1989, elle était 18ème dans la sélection des 150 meilleurs singles de tous les temps des journalistes de NMEQ Magazine l’a classée première en 2002 dans sa liste “Les 50 chansons les plus excitantes de tous les temps…” et 3ème dans sa liste des “100 chansons qui ont changé le monde” en 2003. En 2007, le NME a initié une campagne visant à placer la chanson numéro 1 dans le hit-parade britannique et a encouragé ses lecteurs à acheter ou télécharger le single le 8 octobre. Cependant, elle n’est parvenue à atteindre que la 42ème place.

Dans les années 1980, Todd Graham (Apocalypse PoohBlue Peanuts), étudiant en art à Toronto, a créé une vidéo où l’on peut entendre la chanson accompagnée d’un montage de séquences du Archie Show de telle sorte que les personnages semblent chanter la chanson. Dans la dernière scène, on peut voir un personnage du Archie Show, Betty, accompagné d’une séquence audio de Nancy Spungen au sujet de son petit ami, Sid Vicious. La vidéo a été réalisée à l’aide d’un programme d’édition pour cassettes VHS, qui était un outil informatique courant pendant les années 1980. Elle a été enlevée de YouTube récemment pour cause de violation du droit d’auteur.

La chanson a été classée 54ème meilleure chanson britannique de tous les temps par XFM en 2010.

La première partie de la chanson est comme suit :

“God save the queen
The fascist regime
They made you a moron
Potential H-bomb

God save the queen
She aint no human being
There is no future
In England’s dreaming

Don’t be told what you want
Don’t be told what you need
There’s no future no future
No future for you […]”

VOIR AUSSI :

  • Mother of the free [Expressions]
  • D.O.A. [Films]
  • Boy Looked at Johnny, The: The Obituary of Rock and Roll [Littérature]

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