CD Times – 25 juillet 2006 : James Dean Bradfield

The Great Western 8/10

Cela a pu lui avoir pris 15 ans pour le faire, mais l’attente en valait la peine. James Dean Bradfield a réussi à se libérer des chaînes des Manics Street Preachers et à sortir son premier disque solo. Après la pause de deux ans qu’ils se sont imposés, lui et Nicky Wire ont utilisé le temps pour se reposer (!) et faire quelque chose de différent. Le projet solo de Wire continue à avoir d’intrigantes chroniques live, mais Bradfield semble avoir vraiment trouvé sa voix qui bouillonnait sous la surface. La première chanson qu’il ait écrite étant Ocean Spray, l’un des meilleurs moments de l’autrement terne Know Your Enemy et une méditation profondément personnelle sur la mort de sa mère. Après son déplacement continu en train de Cardiff à Londres, il s’est retrouvé à écrire des chansons et à canaliser ses influences dans sa propre voix.

La première chose qui doit être dite à propos de cet album est qu’il ne sonne pas trop différent des Manic Street Preachers vers Everything Must Go ; il a un gros son, est produit de manière luxueuse et la voix de Bradfield n’a jamais sonné aussi bonne. Bien que ce n’est pas une bonne chose, j’aurais aimé l’avoir vu essayer quelque chose d’un petit peu différent peut-être. Il est également lourdement influencé par des disques rock des années 1970 ; les guitares sonnant comme si elles avaient trouvé une sortie de tunnel temporaire et avaient été canalisées depuis cette décennie. C’est également un album que vous appréciez avec le temps. Cela fait un mois ou deux que je l’ai maintenant et bien que les écoutes initiales m’aient laissé deux grands moments, plus je l’ai écouté, plus il s’est ouvert ; et plus j’ai découvert des accroches et des paroles additionnelles qui m’ont attiré. L’un des meilleurs moments fréquents, c’est la manière dont les paroles de Bradfield sont éloquentes ; plus d’embarrassante politique de classe terminale qui gâche parfois celles de Wire avec les Manics – ce sont des chansons profondément personnelles qui viennent tout droit du cœur de Bradfield.

An English Gentleman a été écrite comme hommage au regretté Philip Hall ; l’agent, ami et mentor des Manics qui dépassait fréquemment l’appel du devoir durant leurs débuts. Puis il y a Bad Boys And Painkillers, qui a l’impression d’être à propos de l’infâme Richey Edwards et une grande tranche de pop indée avec une touche de Phil Spector. On Saturday Morning We Will Rule The World peut commencer lentement mais s’élève dans un morceau de guitare enjoué dans lequel on a l’impression que nous sommes effectivement dans le train qu’a pris Bradfield quand il l’a écrit. En fait, il n’y a pas de mauvais morceau dessus, Run Romeo Run sonne comme les Manics urgents et jeunes à leur meilleur avec un solo de guitare et un refrain repris en chœur qui prouve que Bradfield a une année d’air pop ainsi que de chansons plus simples et moroses. Still A Long Way To Go est, par contraste, tout le contraire ; une douce balade qui parle apparemment d’une relation difficile qui n’a pas eu le temps de se développer en ce qu’elle aurait dû.

Cet album m’a vraiment surpris. Il prend son temps pour s’installer dans votre tête, mais une fois qu’il y est, il est difficile de faire sans. Des morceaux teintés de pop comme le récent single That’s No Way To Tell A Lie aux méandres gentils de Which Way To Kyffin, tout souligne les talents d’écriture d’un homme qui a passé trop de temps dans l’ombre et qui mérite désormais sa chance de briller.

Richard Hughes

Traduction – 8 juin 2008

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