Western Mail – 24 mai 2006 : James Dean Bradfield – Roadhouse, Manchester

C’est une expérience curieuse, regarder James Dean Bradfield – car jusqu’ici connu par des millions de personnes comme le leader des rockeurs gallois les Manic Street Preachers – sans le dégingandé Nicky Wire à ses côtés.

Peut-être est-il un peu nerveux de se retrouver au niveau de l’œil du public, mais Bradfield semble réellement humilié par cette rare performance discrète devant les 250 personnes que peut contenir le Roadhouse, pour promouvoir son premier LP The Great Western.

Le voyage de fils de charpentier à Manic a certainement laissé des traces. Autrefois conflictuel jeune arriviste, JDB s’est transformé en un lord majestueux du rock, habillé d’une chemise noire, d’un jeans bleu et d’une parie sensée de Clarks Originals.

Il sourit et prend des coups de couteau de plaisanterie avant d’entrer violemment dans la première chanson, Run Romeo Run, sûrement un morceau qui manque sur Everything Must Go. Il n’y a pas de vraies surprises durant tout le set – honnêtement, qui se serait attendu à ce que Bradfield sorte de la techno expérimentale ?

Mais il a sans aucun doute redécouvert son côté bagarreur : il chante à pleins poumons, rajoute des moments à la Clash qui sentent le troisième album caustique des Manics, The Holy Bible, et avance à coups de séries de solos.

La mélodie pop de An English Gentleman sort directement de la partition de Spector, pleine de hauts et de bas et de refrains curieux, tandis que Bad Boys And Painkillers et la sombre ballade On Saturday Morning We Will Rule The World opte pour un gros son AOR.

Le set a besoin d’être un peu dégrossi – problème mis en lumière par la performance proprette de Ocean Spray. Mais la ballade country The Wrong Beginning et le single enjoué That’s No Way To Tell A Lie illustre parfaitement le potentiel de l’œuvre solo de Bradfield.

Et la dernière chanson du set, Which Way To Kyffin?, montre qu’il n’a pas peur d’expérimenter, empruntant l’intro synthétisée de O Superman de Laurie Anderson.

Pourtant, il n’y a pas d’autre candidat de la chanson de la soirée que la douloureusement belle This Is Yesterday, interprétée en solo par James sur sa vieille acoustique Taylor. Bradfield y prend les notes hautes pendant que le public prend son mouchoir.

Le single That’s No Way To Tell A Lie sort le 10 juillet et l’album le 24 juillet

Sarah Walters

Traduction – 27 mai 2006

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