XFM – 18 mai 2006 : James sur XFM Scotland

James, j’écoutais ton album solo, The Great Western, hier, je dois dire qu’il est fantastique, vraiment. Comme les auditeurs de XFM Scotland le savent, je suis plus fan de la première époque des Manics et je dois dire qu’il y a tant de choses sur cet album qui, pour moi, sonnent comme Gold Against The Soul, et même le single, That’s No Way To Tell A Lie, en fait me fait penser à Generation Terrorists, toujours le plus grand album du monde. Est-ce que tu t’aies dit : “Je vais écrire un album et je vais revenir en arrière et peut-être faire des choses qui sonnent un peu comme le passé des Manics” ou c’est sorti naturellement comme cela ?

C’est vraiment bizarre parce qu’évidemment j’ai complètement raté l’objectif en terme de déclaration de mission ou peu importe comment tu veux appeler ça. J’ai écouté de vieux trucs de John Cale comme Paris 1919 et Badfinger, j’ai essayé de le rendre assez sombre et années 1970. Et tu sors : “Non, c’est vraiment excellent et fougueux comme les vieux trucs”. Alors, c’est quoi l’intérêt ? non, je plaisante.

Je pense que c’est juste parce que toutes ces chansons sont encore dans ma tête. Mais j’étais vraiment ravi parce que quand tu entends que quelqu’un fait un album solo, surtout le chanteur d’un groupe, tu penses “Est-ce que ça va être l’album de James Blunt ?” Mais ça n’a pas été le cas.

Oh non mon Dieu… Je pense avoir pris un peu d’inspiration de John Cale pour le fait qu’il est gallois et qu’il a tout de suite fait un album solo après avoir quitté le Velvet Underground. Ce qui ne veut pas dire que je quitte les Manics, évidemment. Mais il a trouvé sa voie tout de suite. Je pense que c’est de là que j’ai pris mon inspiration, mais s’il y a des experts, je n’arrive pas à trouver une chanson sur mon album solo qui sonne comme Sleepflower. Mais de toute manière… le pire morceau de Gold Against The Soul, il me hante jusqu’à ce jour, ce morceau.

C’est une chanson géniale !

Il y a toujours des cinglés dans le public qui demandent cette chanson, c’est toujours incroyable, tu sais toujours qui est au bord de la possibilité d’être sélectionné quand ils crient Sleepflower.

Je me souviens que j’étais assis par terre dans un studio de répétition avec Claire Sturgess sur XFM London à vos pieds quand vous y êtes passés pour la première fois. Des jours heureux. C’est le premier single de l’album solo de James, c’est That’s No Way To Tell A Lie. Et retrouvez James après sur XFM Scotland.

C’est le premier single de James Dean Bradfield, That’s No Way To Tell A Lie, extrait de son futur album solo, The Great Western. Le single sort le 10 juillet, l’album sort le 24 juillet et James joue au King Tut’s mardi prochain, le 23 mai. James est toujours avec moi… James ?

Ouais.

J’ai relu les notes que j’ai prises pendant que j’écoutais l’album – piste 7, Émigré, c’est ce que j’ai écrit : “un autre grand classique métal-amour, très mélodique, comme un Natwest-Barclays-Midlands-Lloyds plus doux, ou, Sleepflower, extrait de Gold Against The Soul.

Alors, c’est le morceau qui sonne comme Sleepflower pour moi, morceau 7, Émigré.

(Lire ci-dessous ce que James pense des gens qui demandent cette chanson…)

Ah, tu viens de transformer ma colonne vertébrale en pierre, en mentionnant Natwest-Barclays-Midlands-Lloyds et Sleepflower, dans la même phrase. Bon Dieu.

J’ai aussi le morceau numéro 6, Still A Long Way To Go : “un brin de Life Becoming A Landslide, une grosse ballade métal polie qui remplirait les stades de briquets allumés, le genre de balade qui ferait peur à U2”.

Oh, tu as besoin d’aide.

Tout cela est bon pour moi.

Si tu parles de Symphony Of Tourette, je m’en vais.

Quand on interview quelqu’un aujourd’hui, on va sur internet et on essaye de trouver des faits et on ne sait jamais s’ils sont vrais ou pas à cause de Wikipédia et tout ça, ce que les gens mettent. Alors j’ai concocté quelques faits trouvés sur internet sur James Dean Bradfield. Dis-moi s’ils sont vrais.

Le disque préféré de James est Summer Breeze de Frank Sinatra et ton album préféré est London Calling du Clash.

C’est un élément de vérité mais c’est Summer Wind, pas Summer Breeze. Et London Calling était mon album préféré, c’est juste un peu passé mais tu sais Domink, ça change tout le temps – album préféré, chanson préférée, etc., hein ?

Non, Generation Terrorists est toujours mon album préféré de tous les temps.

Tu es très militant à ce propos.

Je refuse d’entendre autre chose. Quel est le meilleur single et le meilleur album que tu aies entendus l’année dernière ?

En ce moment, j’aime bien l’album d’Ed Harcourt, il est excellent, c’est l’album que j’ai principalement écouté pour être honnête.

Boisson préférée ? C’est écrit Jamesons Whisky & Coca. Je me souviens que tu bois du Jamesons & Coca.

Oui, je n’en bois pas autant aujourd’hui, mais du Jamesons & Coca, si je peux en avoir une goutte, suivi par du Saké… Si c’était bien documenté, tu trouverais ça aussi.

Je me souviens après t’avoir interviewé pour Smash Hits, on est allés au bar et je t’ai demandé ce que tu voulais boire et tu as répondu Jamesons & Coca, et j’ai effectivement dit c’est ce que je bois aussi ! Je n’en avais jamais bu de ma vie avant, James, j’ai juste fait semblant d’aimer.

Pourquoi admets-tu ça ?

Parce que j’ai la quarantaine et que je suis ouvert sur tout. Il est écrit que ton émission télé préférée de tous les temps est Bagpuss. Ça ne peut pas être vrai.

C’était mon émission préférée pour mômes. Ça et Lassie. Je regarde d’autres trucs.

Guitariste préféré de tous les temps : Lindsay Buckingham de Fleetwood Mac ?

Il en fait partie, c’est toujours Slash. Mais Lindsay Buckingham, c’est ce que je dirais si un journaliste de Mojo était en face de moi, ce qui arrive très rarement. C’est toujours Slash pour moi, définitivement. Il a le bon ton, il est cool comme il faut, il boit toujours comme un tueur, c’est toujours un bon gars – et il a fait le meilleur album de tous les temps. Je mens encore parce que je suis en train de dire que Appetite For Destruction est le meilleur album de tous les temps, et c’est écrit London Calling. Ça change, hein ? On a des guerriers terroristes musicaux militants qui ne changeront jamais d’avis mais les gens sains d’esprits et rationaux comme moi aiment changer.

James écoute, merci beaucoup d’être venu. Je te préviens que je serais là au King Tut’s.

Je serais content de boire un verre avec toi.

Et évidemment, je vais finir avec quelque chose de Gold Against The Soul. C’est La Tristesse Durera.

Traduction – selon la transcription de http://www.nickywire.co.uk – 18 juillet 2007

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