XFM – 16 mai 2006 : James sur XFM

Je suis rejoint par M. James Dean Bradfield dans l’émission, bienvenue James. Comme ça va ce matin ?

Ça va, frais comme une rose.

Tu es seul ici pour une fois parce que tu sors un album solo. Sortons la question évidente tout de suite. Ce n’est pas la fin des Manics, hein ?

Non, pas du tout. On a décidé de faire une pause de 2 ans parce qu’on traîne depuis des lustres, aussi longtemps que Status Quo au moins. On s’est juste rendu compte qu’on devait faire une pause et “lâcher la grappe à nos fans”.

Et tout simplement se reposer ?

Oui, se reposer.

Alors pourquoi as-tu décidé de faire un disque tout seul durant cette période ?

Je ne pense pas avoir assez de potes musiciens célèbres pour faire un projet parallèle, tu sais, faire un collectif. Je devais faire quelque chose seul, comme je n’ai pas de potes.

Est-ce que tu l’as fait comme une vraie rock star dans le sens que c’était dans ton home studio et que tu descendais en robe de chambre pour rajouter des petits bouts ?

Je n’ai pas de home studio. C’est le baiser de la mort de la musique.

Alors où l’as-tu fait ?

En majorité dans les studios Salubrious à Cardiff et puis à Hoxton Square.

Qui as-tu pris pour faire les autres parties sur le disque, tu as tout fait ? Ou tu as ramené d’autres gens, as-tu jeté un œil à quelqu’un d’autre qui joue de la basse et t’es-tu senti un peu déloyal, comme si tu trompais Nicky ?

Ouais, il y avait ce sentiment d’infidélité au début jusqu’à ce que je me rende compte que Nicky Wire m’était infidèle aussi, parce qu’il faisait son truc solo.

Qu’est-ce qui se passe avec Sean alors, il n’en a pas envie ?

Non, il n’en a pas du tout envie. Il fait du ball-trap. Avant tout j’ai joué de tous les instruments à part la batterie. Il y avait certains points où je regardais et pensais : “Bon Dieu, mais qu’est-ce que je fais, c’est sale, c’est mal !” Mais, euh, peu importe.

Alors qu’est-ce qui se passe avec l’album de Nicky, parce qu’il doit sortir incessamment sous peu, début 2006, mais je ne l’ai pas encore entendu.

Je ne suis pas sûr de quand il sortira mais je l’ai entendu en gros quand il l’enregistrait parce que je n’arrêtais pas de passer au studio pour lui rendre visite comme il m’a fait la même chose.

Alors était-il dans un home studio, parce que c’est le Manic domestique, hein ? Nicky.

Non, il n’a pas de home studio, il ne ferait pas ça. Il l’a fait dans le même studio que moi alors on n’est pas tombés loin de l’arbre, honnêtement.

Du genre dans des pièces côte-à-côte ?

Eh bien, non, dans la même pièce, je partais et il arrivait et je venais le lendemain lui faire du thé alors…

Oh, c’est mignon.

Ouais, on reste dans la famille.

Alors vas-tu jouer sur scène ?

Ouais, je commence à faire quelques concerts la semaine prochaine. Lundi à Manchester, mardi à Glasgow et mercredi à Londres.

D’accord, alors on va jouer le single d’abord qui est That’s No Way To Tell A Lie. Peux-tu nous en dire un peu sur ce morceau ?

J’ai grandi dans les vallées, on se rend toujours compte qu’il y a 4 églises pour une communauté. Je pense que c’est juste une chanson à propos de grandir là-bas, ton cœur qui semble te dire qu’il veut de la religion, ta tête qui n’arrête pas de te dire de ne pas être stupide.

Okay, le voici sur XFM…

Extrait de l’album The Great Western qui sort le 24 juillet, ce single sort le 10. Excellent, il a des traces des Manics, est-ce que ça sonne différemment pour toi ou…

Il y a des trucs sur l’album… je pense que celui-là est probablement le plus Manics-esque, définitivement.

C’est un peu plus luxueux, hein ?

Luxueux.

Je l’ai trouvé assez luxueux.

Je l’ai trouvé assez musculaire.

Ah bon ? Tu es assez musculaire, James.

Non.

Écoute, on doit annoncer ta date de Londres parce que tu vas jouer au Barfly de Londres le 24 mai, une toute petite salle pour toi.

Ouais, on peut voir le blanc de leurs yeux.

Tu es nerveux ?

La chose dont je suis le plus nerveux, c’est regarder à ma gauche et regarder à ma droite et m’attendre à voir des starjumps, et n’en voir aucun. Je pense que c’est à ce propos dont je vais être nerveux.

Alors qui va être dans le groupe ?

Des potes… ce sont d’étonnants musiciens. Pour les férus indés, j’ai l’ex-batteur de Revolver.

On va avoir un Manic Monday, tu vois ce qu’on a fait là-bas…

Je vois, j’ai mis un moment à comprendre.

Ouais, vous pouvez gagner des tickets pour ce concert très intime ce lundi lors de notre Manic Monday sur XFM, ce qui veut dire encore plus de royalties pour toi parce qu’on devrait passer des chansons des Manics toutes les heures.

Ça va être sympa.

Alors je dois te demander des nouvelles des Manics. Qu’est-ce qui se passe avec le nouvel album ?

Bah tu sais, on a récemment fait des démos, je pense qu’on est à trois chansons d’un album qui tue.

Est-ce qu’on peut avoir des titres de chanson, n’importe quoi parce que c’est ce que je préfère quand les titres de chansons des Manics sont divulgués et ils sont toujours vraiment déroutants et on a aucune idée de comment ça va sonner.

I’m Just A Patsy et Imperial Bodybags. Mais ce n’est pas à propos de ce que vous pensez être. Mais je pense qu’on est à deux chansons d’un album de rock absolument parfait. Vraiment bon… peut-être un successeur naturel à Appetite For Destruction. J’ai mis le point de référence vraiment haut là, hein ?

En parlant de costaud, tu fais partie de nos Manic Street Preachers préférés mais il y a aussi un héros folk ici, l’homme qu’on appelle le Sinners or Winners man. Est-ce qu’on t’a déjà crié dessus dans Oxford Street – “don’t be a sinner be a winner” ?

Jamais.

Tu ne le connais pas ?

Un espèce de blond ? Si.

Il a reçu une prune récemment et il a bougé à Hammersmith pour prêcher là-bas.

Aussi tous les Noëls devant Marks & Spencers, il y a un père Noël noir qui est vraiment cool.

Mais il n’a pas d’autre message que “Joyeux Noël”.

Non, mais il est vraiment cool, je l’ai vu se faire tracasser par des gens et il les refroidit, il les regarde et ils sont là : “Pardon”. Il y a aussi un mec à Cardiff qui dit “quatre pour une livre de chiffons” et je n’ai jamais compris qu’est-ce que ça voulait dire.

As-tu déjà eu de mauvaises expériences à cause de ton nom, des tensions de groupes extrêmes religieux ?

Non, rien de ça. Je suis un peu tracassé dans le métro, “Eh le chanteur”, mais c’est tout vraiment.

Tu devrais faire un duo avec Phil, le Sinners or Winners man.

Parce que je suis un Prêcheur Maniaque de la Rue ? Je ne sais pas, je n’en suis pas sûr. Je le rayerais de la liste, j’ai arrêté depuis longtemps de chanter dans les rues.

Écoute James, merci beaucoup d’être venu nous voir, je dois demander, avant que tu ne coures parler aux autres XFM parce qu’ils t’attendent. As-tu une nomination pour le XFM’s Rock’n’Roll Hall Of Fame – on est en train de construire un monument permanent pour notre première installation cette année. Qui penses-tu que ce sera ?

Mark E Smith.

De The Fall ? James, merci beaucoup d’être venu dans l’émission aujourd’hui.

C’est cool.

Le nouvel album sort le 24 juillet, The Great Western. James Dean Bradfield, quel mec !

Traduction – selon la transcription de http://www.nickywire.co.uk – 4 septembre 2007

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