BBC News – 8 juillet 2006 : Pas de split, dit le chanteur des Manics parti en solo

Tandis qu’il se prépare à sortir son premier album solo, le chanteur des Manic Street Preachers, James Dean Bradfield a nié que les rockeurs gallois splittaient.

Parlant du studio dans lequel il a enregistré en partie l’album, Bradfield a dit que les Manics avaient pris une “brève pause”, mais travaillaient déjà sur de nouvelles compositions.

Décrivant le trio comme “mafia”, il a dit qu’il en faudrait “beaucoup” pour qu’ils splittent.

Il dit qu’il ne ressent aucune rivalité avec Nicky Wire, qui est également parti en solo.

Possédant une poignée de main ferme qui démentit une nature facile à vivre, Bradfield était d’humeur relaxée tandis qu’il a fait une pause entre deux enregistrements pour Radio 1 au Stir Studios de Cardiff.

Mais il était également clairement excité à propos de la sortie de son premier single solo That’s No Way To Tell A Lie le 10 juillet, suivi par son album solo The Great Western le 24 juillet.

Malgré une décision collective de Bradfield, du bassiste Nicky Wire et du batteur Sean Moore, de faire une pause de deux ans loin du groupe à la fin de leur tournée britannique en avril 2005, le chanteur a dit qu’il n’a pu résisté à l’attraction musicale.

“J’ai décidé de recommencer à faire de la musique parce que je devenais fou et dysfonctionnel”, a-t-il dit.

“Je suis devenu une personne grincheuse et renfermée.

“Je me suis rendu compte que la raison de ça était parce que j’étais dans un groupe depuis l’âge de 15 ans et en aucune façon je ne pouvais fonctionner sans la promesse d’écrire ou de faire de la musique”.

Les fruits de son nouveau travail gagnent déjà des chroniques favorables dans la presse musicale, mais Bradfield nie que cela veut dire la fin des Manics.

*

PROFIL DE JAMES DEAN BRADFIELD

Il est né à Newport dans le Gwent en février 1969, fils unique de Monty et Sue Bradfield.
Son père voulait l’appeler Clint Eastwood Bradfield, ce à quoi sa mère a mis son veto et ils se sont accordés sur un compromis avec James Dean.
Lui et son cousin Sean Moore, le batteur des Manics, ont partagé des lits superposés quand ils grandissaient.
James a appris seul la guitare en s’entraînant sur Exile On Main Street des Rolling Stones.
Il s’est une fois décrit comme “un petit Schtroumpf gallois sur scène qui essaye de jouer de la guitare”.
Il a épousé Mylene Halsall à Florence en juillet 2004.

*

En fait, le chanteur a déjà commencé à écrire et à enregistrer des morceaux pour le nouvel album du groupe, qu’il dit sera “direct”, “agressif” et “rock’n’roll”.

“J’ai dit avant qu’être dans les Manics, c’est un peu comme être dans une mafia, tu sais, une fois que tu y es, tu y es”, dit-il.

“Ça en demanderait beaucoup pour qu’on splitte dans le futur.

“Mais on a fait une brève pause, on s’est engagés à ne rien sortir pendant deux ans parce qu’on s’est rendus compte qu’on était dans un groupe depuis 21 ans.

“Après la fin de la tournée, on a pensé qu’on méritait une pause, de prendre de la perspective et puis de faire le prochain album des Manics aussi bon qu’on pouvait”.

En attendant, Bradfield tenait à minimiser toute rivalité conçue avec le bassiste des Manics Wire qui prévoit de sortir son premier album solo plus tard cet été.

“Je ne pense pas être en compétition avec Nicky”, dit-il.

“Je pense juste que tout ce que nous trois faisons en dehors du groupe qui obtient du succès et des honneurs – que c’est bon pour le groupe.

“Nicky a toujours été un peu plus compétitif que moi en termes de sport et en général d’avancer quoi que ce soit tout les jours donnés (mais) je ne pense pas qu’on soit en compétition”.

Mais il admet que Wire et Moore lui ont manqué quand il en est venu à assembler son propre album.

“Jouer avec des musiciens différents a été définitivement la partie la plus difficile”, dit-il.

“Je ne dis pas que je n’ai pas apprécié ça. J’ai seulement fait trois concerts jusqu’ici, mais cette télépathie naturelle et connexion ou chimie que j’ai avec Nick et Sean, c’est dur de récréer ça avec d’autres musiciens.

“On doit chercher ça quand on est dans la salle de répet’ avec eux. Et c’est étrange. Ce sont des choses qu’on considère comme allant de soi quand on est dans un groupe comme le nôtre.

“Et c’est un peu émotionnel quand je pars en tournée avec un autre groupe parce que Nick et Sean me manquent.

“Le challenge de toutes ces choses, du territoire non familier, de travailler avec d’autres gens, c’est ce qui rend ça intéressant cependant”.

Jo Manning

Traduction – 9 mars 2008

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