Dora Maar

maarMentionnée dans Break My Heart Slowly :
“Break my heart slowly
Dora Maar said to me
She came to me in a dream
Reaching out for luck with fear”

Henriette Theodora Markovitch alias Dora Maar, née le 22 décembre 1907 à Tours et décédée le 16 juillet 1997 à Paris, était une photographe et peintre française.

Elle est plus connue comme l’amante et la “muse” de Picasso, un rôle qui a éclipsé jusqu’à sa disparition la qualité de son oeuvre photographique et picturale.

Née d’un père d’origine Croate et d’une mère tourangelle, Dora Maar a grandi en Argentine.

Dora Maar est déjà une photographe très connue, proche entre autres du milieu surréaliste, avant de se lier avec Picasso. C’est en janvier 1936, au Café Les Deux Magots à Saint-Germain-des-Prés qu’elle rencontre le célèbre artiste. Paul Éluard présente alors à Picasso cette belle et ténébreuse femme. Au-delà de sa beauté, Picasso est subjugué par la personnalité sombre, forte et sensuelle de Dora Maar. Leur liaison durera près de neuf années, sans que Picasso ne rompe pour autant sa relation avec Marie-Thérèse Walter.

Elle réalisera les photos des étapes successives de la complétion de Guernica que Picasso peint dans son atelier de la rue des Grands-Augustins en 1937. Cette série et d’autres photos de Picasso sont parmi les œuvres les plus connues de Dora Maar.

Ce sont cependant les travaux de la période surréaliste qui demeurent les plus recherchés par les amateurs: Portrait d’Ubu (1936), 29 rue d’Astorg, sa sœur noire, collages ou photo-montages.

L’œuvre peinte de Dora Maar est resté méconnue jusqu’à la vente posthume, organisée en 1999, qui a fait découvrir au public et aux professionnels une production très personnelle qui n’avait jamais quitté son atelier.

Dora Maar abandonne la photographie pour la peinture aux cotés de Picasso. L’influence, ou plutôt l’écrasante présence du maître, lui impose un style cubisant qui souffre de la comparaison avec son modèle. Encouragée par Picasso à s’exprimer dans cette technique, on peut légitimement s’interroger sur cette volonté de Picasso d’éloigner son amante du domaine où elle excelle pour la contraindre dans la peinture qu’il maîtrise depuis longtemps.

C’est à partir de la douloureuse séparation d’avec Picasso qu’apparaît vraiment Dora Maar peintre.

Les œuvres tragiques figuratives comme Portrait d’Eluard, ou Autoportrait à l’enfant (c1946), traduisent dans une palette sombre la douleur des années d’après-guerre.

Après des années de lutte, entre dépressions et mysticisme, l’enfermement volontaire de Dora Maar avec ses souvenirs connaîtra une brève embellie dans les années 1960 à 1970, avec des Grands formats abstraits aux couleurs chatoyantes. Mais c’est à partir des années 1980 que le peintre s’exprimera pleinement.

Les multiples tableaux du Luberon, paysages sauvages autour de sa maison de Ménerbes, balayés de nuages et de vent, révèlent avec une force poignante la lutte d’une artiste aux prises avec les fantômes de son passé.

VOIR AUSSI :

  • “They’re all Picassos, not one is Dora Maar – Do you think I care?” [Citations]
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