“The woods are lovely, dark and deep but I have promises to keep and miles to go before I sleep and miles to go before I sleep”

stoppingbywoodsonasnowyevening(“Les bois sont solitaires, sombres et profonds mais j’ai des promesses à tenir et des kilomètres à faire avant de dormir et des kilomètres à faire avant de dormir”)
Robert Frost – Bobby Untitled
[Extrait du poème Stopping by Woods on a Snowy Evening de Frost]

Stopping By Woods On A Snowy Evening est un poème écrit en 1922 par Robert Frost et publié en 1923 dans son recueil New Hampshire. L’imagerie et la personnification sont proéminente dans cette œuvre. Frost a écrit ce poème sur l’hiver en juin 1922 dans sa maison de Shaftsbury dans le Vermont qui abrite aujourd’hui le Robert Frost Stone House Museum. Frost est resté éveillé toute la nuit à écrire le long poème New Hampshire et avait finalement fini quand il s’est rendu compte que le matin arrivait. Il est sorti voir le soleil se lever et a brusquement eu l’idée de Stopping By Woods On A Snowy Evening. Il a écrit le nouveau poème en quelques minutes et a plus tard déclaré que “c’était comme si j’avais eu une hallucination”.

frostRobert Lee Frost (26 mars 1874 – 29 janvier 1963) était un poète américain. Il est grandement respecté pour ses descriptions réalistes de la vie rurale et sa maîtrise du parler familier américain. Ses œuvres employaient fréquemment des thèmes de la vie rurale du début des années 1900 dans la Nouvelle Angleterre, utilisant le décor pour examiner des thèmes sociaux et philosophiques complexes. Poète populaire et souvent cité, Frost a été fréquemment honoré durant sa vie, recevant quatre Prix Pulitzer.

Bien qu’il soit habituellement associé à la Nouvelle Angleterre, Robert Frost était natif de Californie, né à San Francisco, et y a vécu jusqu’à ses onze ans. Sa mère, Isabelle Moodie Frost, avait des origines écossaises, son père, William Prescott Frost Jr, descendait du colon Nicholas Frost de Tiverton dans le Devon en Angleterre, qui était venu dans le Nouveau Hampshire en 1634 à bord du Wolfrana.

Le père de Frost était un bon professeur, et plus tard le rédacteur en chef du San Francisco Evening Bulletin (qui est devenu plus tard le San Francisco Examiner), et candidat sans succès au titre de percepteur des impôts de la ville. La route non prise par le jeune Robert a pu d’être rédacteur en chef californien au lieu de poète de la Nouvelle Angleterre, mais William Frost Jr est décédé le 5 mai 1885, les dettes ont été réglées, et la famille s’est installé à Lawrence dans le Massachusetts où William Frost Sr était contremaître dans un moulin de la Nouvelle Angleterre. La mère de Frost a rejoint le Nouveau Christianisme et l’a fait baptisé en son sein, mais il l’a quitté une fois adulte.

Malgré son association plus tard avec la vie rurale, Frost vivait en ville et a publié son premier poème dans le magazine du lycée de Lawrence. Il est allé au Dartmouth College, assez longtemps pour être accepté dans la confrérie Theta Delta Chi. Frost est retourné chez lui enseigner et faire plusieurs emplois dont livreur de journaux et employé d’usine. Il n’a pas du tout aimé ses emplois, sentant que sa vocation était d’être poète.

En 1894, il a vendu son premier poème, My Butterfly: An Elegy (publié dans l’édition du 8 novembre 1894 du New York Independent) pour 15$. Fier de cet exploit, il a demandé Elinor Miriam White en mariage, mais elle a refusé, voulant finir ses études (à la St. Lawrence University) avant de se marier. Frost est alors allé en excursion au Great Dismal Swamp de Virginie et a réitéré sa demande à Elinor à son retour. Ayant obtenu son diplôme, elle a accepté et ils se sont mariés à la Harvard University, où il a suivi des cours pendant deux ans.

Il gagnait bien sa vie, mais devait financer sa famille qui grandissait. Le grand-père Frost a acheté une ferme pour le jeune couple à Derry dans le Nouveau Hampshire, peu avant sa mort. Frost a travaillé dans la ferme pendant neuf ans. Il écrivait tôt le matin, produisant de nombreux de ses poèmes qui deviendront plus tard célèbres. Ses tentatives de fermier n’avaient pas de succès, et Frost est retourné à ses études en tant que professeur d’anglais à la Pinkerton Academy de 1906 à 1911, puis à la New Hampshire Normal School (aujourd’hui Plymouth State University) à Plymouth dans le Nouveau Hampshire.

En 1912, Frost a pris le bateau avec sa famille pour la Grande Bretagne, vivant d’abord à Glasgow, avant de s’installer à Beaconsfield en périphérie de Londres. Son premier livre de poésie, A Boy’s Will, a été publié l’année suivante. En Angleterre, il a fait d’importantes rencontres, dont Edward Thomas (membre du groupe connu sous le nom des Dymock Poets), T.E. Hulme et Ezra Pound. Pound deviendra le premier Américain à écrire une critique (favorable) de l’œuvre de Frost. Entouré par ses pairs, Frost a écrit des meilleurs œuvres en Angleterre.

Tandis qu’éclatait la première guerre mondiale, Frost est retourné aux États-Unis en 1915. Il a acheté une ferme à Franconia dans le Nouveau Hampshire, où il s’est lancé dans une carrière d’écriture, d’enseignement et de conférences. La propriété familiale de Franconia, qui lui a servi de maison d’été jusqu’en 1938, est conservée comme musée et site de conférence de poésie. Entre 1916 et 1920, 1923 et 1924 et 1927 et 1938, Frost a été professeur d’anglais au Amherst College, encourageant ses étudiants à raconter les sons de la voix humaine dans leur art. Dès 1921 et pendant les 42 années à suivre (à part trois exceptions), Frost a passé ses étés et ses automnes à enseigner à la Bread Loaf School Of English du Middlebury College de Ripton dans le Vermont. Le College possède désormais la ferme de Robert Frost et la conserve en tant que site historique national près du campus de Bread Loaf. Dès 1921-22, Frost s’est installé à Ann Arbor pour accepter un poste de chargé de cours à l’université du Michigan. En 1924, Robert Frost a accepté un poste à vie à l’université du Michigan à Ann Arbor comme Fellow en Lettres où il a résidé jusqu’en 1927. La maison de Ann Arbour de Frost est désormais au Henry Ford. En janvier 1927, Frost est retourné à Amherst. En 1940, Frost a acheté une propriété de cinq hectares à Coconut Grove en Floride (qui deviendra plus tard South Miami). Il a appelé l’endroit Pencil Pines et y a passé les hivers durant le reste de sa vie. Frost avait 86 ans lorsqu’il a parlé à l’inauguration du Président Kennedy le 20 janvier 1961. Il est décédé un peu plus de deux ans plus tard, d’un caillot de sang dans les poumons. C’était une réaction d’une chirurgie de la prostate de décembre 1962. Il est mort à Boston, le 29 janvier 1963. Il a été enterré au Old Bennington Cemetery à Bennington dans le Vermont. Sur son épitaphe, on lit : “J’ai eu une querelle d’amour avec le monde”.

L’annuaire des anciens élèves de Harvard de 1965 indique qu’il y a reçu un diplôme à titre honorifique là-bas ; Frost en a également reçu du Bates College et des universités d’Oxford et de Cambridge, et il a été le premier à recevoir deux diplômes à titre honorifique du Darmouth College. De son vivant, la Robert Frost Middle School à Fairfax en Virginie, ainsi que la bibliothèque principale du Amherst College, ont été nommés d’après lui.

Dans l’Anthologie de la poésie américaine moderne, publié par l’Oxford University Press, les poèmes de Frost sont critiqués et il est mentionné que derrière leur façade d’un charme parfois familier et rural, il y a fréquemment des sous-entendus pessimistes et menaçants qui ne sont pas souvent analysés ni reconnus.

La vie personnelle de Robert Frost a été harcelée de chagrin et de perte. Son père est mort de tuberculose en 1885, quand Frost avait 11 ans, laissant la famille avec seulement 8$. La mère de Frost est morte d’un cancer en 1900. En 1920, Frost a dû faire interner sa sœur cadette, Jeanie, dans un hôpital psychiatrique, où elle est décédée neuf ans plus tard. La maladie mentale était apparemment récurrente dans la famille de Frost, puisque lui et sa mère souffraient de dépression et sa fille Irma a été internée en hôpital psychiatrique en 1947. La femme de Frost, Elinor, a également fait de la dépression.

Elinor et Robert Frost ont eu six enfants : Elliot (1896-1904, mort de choléra), Lesley Frost Ballantine (1899-1983), Carol (1902-1940, s’est suicidé), Irma (1903-?), Marjorie (1905-1934, morte de fièvre puerpérale dont elle souffert après sa naissance) et Elinor Bettina (morte à trois jours en 1907). Seules Lesley et Irma ont survécu à leur père. Cependant, Frost a eu le devoir malheureux d’interner Irma en hôpital psychiatrique en 1947. La femme de Frost, qui a eu des problèmes cardiaques toute sa vie, a développé un cancer du sein en 1937 et est morte d’insuffisance cardiaque en 1938.

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