Things have gone wrong too many times

hancocktony2(Les choses ont trop souvent mal tourné)
Cité dans Send Away The Tigers :
“There’s no hope in the colonies
So catch yourself a lifeline
Things have gone wrong too many times
So catch yourself a slow boat to China”

Ligne extraite de la lettre de suicide laissée par le comique de radio et de télévision britannique Tony Hancock. Richey Edwards a déclaré que cette ligne était l’une des plus belles choses qu’il n’avait jamais lues. La ligne originale était : “Things seemed to go wrong too many times” (“Les choses semblent avoir trop souvent mal tourné”).

Anthony John Hancock (12 mai 1924 – 24 juin 1968) était une figure majeure de la télévision britannique et de la comédie radiophonique dans les années 1950 et 1960, connu sous le nom de Tony Hancock.

Il est né à Hall Green, Birmingham en Angleterre, mais dès l’âge de trois ans, il a grandi à Bournemouth où son père, John Hancock, qui tenait le Railway Hotel dans la Holdenhurst Road, travaillait comme comique.

Après la mort de son père en 1934, Tony et ses frères vivaient avec leur mère et beau-père dans un petit hôtel alors connu sous le nom de Durlston Court (aujourd’hui renommé Quality Hotel). Il est allé à la Durlston Court Preparatory School, dans une pension à Durlston à Swanage et au Bradfield College à Reading, mais a quitté l’école à quinze ans.

En 1942, durant la seconde guerre mondiale, il a rejoint le régiment de la Royal air Force, et, après l’échec d’une audition pour l’Entertainments National Service Association (ENSA), s’est retrouvé avec le Ralph Reader Gang Show. Après la guerre, il a travaillé régulièrement à la radio dans des émissions telles que Worker’s Playtime et Variety Bandbox.

En 1951, il a décroché un rôle dans Educating Archie, où il jouait le professeur et repoussoir à la star symbolique : la marionnette d’un ventriloque. Cela lui a donné une plus grande reconnaissance et une expression fréquemment utilisée dans l’émission : “flippin’ kids” (“maudits gamins”). La même année, il a fait des apparitions régulières dans le programme de divertissement de la BBC Television, Kaleidoscope.

En 1954, on lui donne sa propre émission de la BBC, Hancock’s Half Hour.

Hancock’s Half Hour a duré cinq ans et s’est étendu sur plus de cent épisodes. La star de l’émission était Anthony Aloysius St John Hancock, version plus expansive de Hancock lui-même, décrit habituellement comme un comique sans travail qui vit dans la minable rue “Railway Cuttings” (“tranchées du chemin de fer”) à East Cheam.

La série rejetait le format de variété alors dominant dans la comédie radiophonique britannique et a lancé à la place un style qui s’inspirait plus de la vie de tous les jours : la comédie de situation, dans laquelle l’humour venait des personnages et des situations dans lesquelles ils se trouvaient. L’émission a eu un énorme succès, et a été transférée à la télévision en 1956. Les versions télévisées et radiophoniques ont alors été diffusées alternativement jusqu’en 1959. Hancock a aussi fait une série pour ITV, The Tony Hancock Show durant cette période, qui a été diffusée pendant deux séries en 1956-57.

Durant la diffusion de ses séries de la BBC à la radio et à la télévision, Hancock est devenu une énorme star en Grande Bretagne. Comme peu d’autres, il était capable de vider les rues tandis que les familles se rassemblaient pour écouter les épisodes attendus avec impatience. Son personnage a légèrement changé au cours des séries mais même dans les premiers épisodes, on pouvait voir les facette clés du “lad en personne”. Des épisodes plus récents étaient considérés comme des classiques, même à leur époque. A Sunday Afternoon At Home et Wild Man Of The Woods étaient très côtés et ont été plus tard sortis en vinyle. Le premier est non seulement considéré parmi le meilleur de Hancock, mais aussi comme une évocation presque parfaite d’une morne après-midi dans les années 1950.

En tant qu’acteur à la considérable expérience dans des films, Sid James est devenu de plus en plus important dans l’émission tandis qu’elle était transférée à la télévision. La distribution régulière a été réduite à juste Hancock et James, permettant à l’humour de venir de l’interaction entre les deux hommes. James était le réaliste des deux, avec une approche terre à terre qui crevait les prétentions de Hancock. Son personnage était souvent malhonnête et exploitait la crédulité apparente de Hancock durant la série radiophonique, mais il semblait y avoir une amitié plus véritable entre les deux dans la version télévisée.

Hancock s’inquiétait que son travail avec James les transforme en duo comique, et la dernière série de la BBC s’est faite sans James. Malgré les critiques contemporaines de cela, beaucoup considèrent aujourd’hui que cette série finale contient une partie du meilleur travail télévisé de Hancock. On se souvient de deux épisodes en particulier : The Blood Donor, dans lequel ils se rend dans une clinique pour donner son sang, contient des répliques célèbres telles que : “Un litre ? Mais c’est presque tout le bras !” (La réponse du médecin : “Vous n’aurez pas de bras vide… ni quoi que ce soit d’ailleurs !”) Un autre épisode connu est The Radio Ham, dans lequel Hancock joue un passionné de radio amateur qui reçoit le SOS d’un bateau en détresse, mais son incompétence l’empêche de prendre des coordonnées. Ces deux épisodes ont plus tard été ré-enregistrés pour un LP commercial de 1961 dans le style d’épisodes radiophoniques, et ces versions ont été continuellement disponibles depuis. Les versions télévisées originales ont depuis été sorties dans le cadre de compilations sur VHS et DVD, et la bande sonore a aussi (de manière un peu déroutante) été sortie en CD.

Peu avant l’enregistrement de la version originale de The Blood Donor, Hancock a été impliqué dans un accident mineur en voiture. Il n’a pas été grièvement blessé, mais a souffert d’un commotion cérébrale et a été incapable d’apprendre ses répliques, par conséquent, l’enregistrement a été fait avec Hancock qui a utilisé des téléprompteurs de manière à lire ses répliques. Les téléspectateurs pouvaient remarquer qu’il ne regardait pas là où, logiquement, il aurait dû. Hancock en est venu à compter sur des téléprompteurs au lieu d’apprendre les scénarios à chaque fois qu’il a eu des difficultés de carrière.

Hancock a eu deux événements marquants dans la comédie. Le premier était la manière dont lui et ses auteurs ont changé comment était faite la comédie ; le deuxième, qu’il a été le premier artiste de télévision de toute genre à être payé plus de 1000 £ pour une seule émission d’une demi-heure.

Jusqu’aux séries télévisées de Hancock, chaque émission de comédie britannique était interprétée en direct. (Par exemple, dans la série Wacko! de Jimmy Edwards, dans laquelle il jouait le directeur d’une école privée, les scènes étaient coupées par des plans de l’horloge de l’école ; c’était parce que le studio n’avait qu’un jeu de caméras, et l’insertion de l’horloge leur donnait dix secondes pour déplacer les caméras dans la position de la prochaine scène.) Au niveau du tempérament, la personnalité nerveuse de Hancock a fait des exigences du tournage en direct un soucis permanent, par conséquent, les émissions de Hancock en sont venues à être pré-enregistrées. Le coût de ceci a horrifié la direction de la BBC, mais elle a accepté d’essayer, sans doute influencée par le succès des sitcoms américains, qui pré-enregistraient leur matériel depuis plusieurs années. Le résultat était que réaliser un sitcom britannique est plus devenu comme faire un film. La différence que cela a fait au déroulement et à la continuité d’une émission est apparu immédiatement, ainsi que la capacité de tourner en extérieur. En quelques années, c’est devenu pratique courante de travailler ainsi.

Hancock a également été la vedette du film de 1960, The Rebel, dans lequel il a joué le rôle d’un employé de bureau devenu artiste qui est acclamé de part le monde après s’être installé à Paris, mais seulement en conséquence d’une fausse identité. Hancock a plus tard rejeté le film comme grossier, et son échec aux États-Unis a été un facteur qui a contribué à sa rupture désastreuse avec ses auteurs, Ray Galton et Alan Simpson, après la dernière série télévisée pour la BBC. Cela a souvent été décrit comme la pire décision de sa carrière.

Dans son deuxième film où il jouait le premier rôle, The Punch and Judy Man (1962), Hancock jouait un artiste de music-hall de bord de mer qui tire le diable par la queue et qui rêve d’une meilleure vie ; Sylvia Syms jouait sa femme arriviste qui n’arrête pas de faire des remarques et John Le Mesurier un sculpteur sur sable. L’humour du film est doux amer et discret, et a été cité comme contribution à son échec commercial, à la fois en Grande Bretagne et aux États-Unis. D’autres commentateurs citent le changement de scénaristes après le départ de Galton & Simpson (Hancock a lui-même co-écrit le film avec Philip Oakes), voire le sujet soi-disant porte malheur.

Pour écrire The Punch And Judy Man, Hancock a employé l’auteur sans expérience Oakes, qui s’est installé chez Hancock pour écrire. La profondeur avec laquelle le personnage est joué par Hancock s’est mêlée à celle de l’acteur et cela est manifeste dans le film. La scène au début, où Hancock et sa femme prennent leur petit déjeuner dans le silence total, est tirée de la propre vie de la star. Quand Hancock a lu pour la première fois la scène, il a regardé Philip Oakes et son seul commentaire a été “Enfoiré…” Hancock savait que le film allait parler de lui.

Aux débuts des années 1960, Hancock est apparu dans Face To Face de la BBC, interview en profondeur d’une heure dirigée par l’ancien député travailliste John Freeman. Freeman a posé à Hancock de nombreuses questions brûlantes sur sa vie et son travail. Hancock, qui admirait son interviewer, apparaissait souvent mal à l’aise devant les questions, mais y a répondu de manière franche et honnête. Hancock se critiquait toujours énormément, et on avance souvent que cette interview a aggravé cette tendance, contribuant à sa future dépression.

Le fait de douter de soi-même a mené Hancock à l’auto-destruction. Il a lentement renvoyé ceux qui sont montés à la célébrité avec lui, y compris ses scénaristes, Galton et Simpson. Son raisonnement était que pour affiner son art, il devait abandonner ses expressions fétiches et devenir réaliste. Il avançait, par exemple, qu’à chaque fois qu’un personnage ad-hoc était nécessaire, tel qu’un policier, il était joué par quelqu’un comme Kenneth Williams, qui apparaissait avec son expression mielleuse connue : “Good evening”. Hancock croyait que la comédie souffrait parce que les gens ne croyaient pas au policier, ils savaient que c’était Williams qui prenait une voix amusante.

Sa dernière série sur la BBC a été interprétée par des acteurs dans les rôles secondaires, et ainsi, il a créé une nouvelle manière de faire de la comédie. Après la dernière série sur la BBC, il a renvoyé Galton et Simson. En compensation, la BBC leur a donné une série unique d’émissions comique intitulée Comedy Playhouse, dont l’une s’appelait The Offer, et qui est devenue le précurseur de la comédie classique Steptoe and Son, jouée (comme l’aurait approuvé Hancock) par deux acteurs purs et durs, Wilfrid Brambell et Harry H. Corbett.

Hancock lisait énormément, pour essayer désespérément de trouver “pourquoi sommes-nous ici ?”. Il a lu de nombreux philosophes, romans classiques et livres politiques. Il semblait souvent dans des dépressions alcooliques, décrivant tout cela comme inutile. Il est possible que dans son dernier plongeon alcoolique, il s’est finalement vu dans une perspective cosmique, et c’en était trop pour lui.

Il s’est installé sur ATV en 1963 avec différents acteurs. Le principal auteur de la série de Hancock sur ATV, Godfrey Harrison avait écrit le scénario du succès de George Cole à la radio et à la télévision A Life Of Bliss, ainsi que la toute première apparition télévisée régulière de Hancock dans Fools Rush In (segment de Kaleidoscope). Harrison avait du mal à respecter les délais alors d’autres auteurs lui ont prêté main forte, dont Terry Nation.

Tout-à-fait par hasard, la série passait à la même heure que Steptoe and Son écrite par les anciens auteurs de Hancock, Galton et Seimpson. Les comparaisons n’étaient pas en faveur de la série de Hancock.

Hancock a continué à faire des apparitions régulières à la télévision britannique jusqu’en 1967, mais désormais l’alcoolisme avait affecté ses performances. Hancock est allé en Australie en mars 1968 et en juin de la même année, s’est suicidé à Sydney d’une overdose d’alcool et de médicaments.

En 1950, Hancock a épousé le mannequin Cicely Romanis, après une brève séduction. C’était une relation turbulente ; Hancock la frappait par occasions, mais sa connaissance des arts martiaux faisait que Hancock s’en sortait beaucoup moins bien qu’elle durant ces altercations. L’alcool était la source ultime du conflit, tandis que sa femme développait sa propre dépendance, et Hancock ne savait pas quoi faire d’une femme ivre.

La situation s’est encore plus compliquée alors que Freddie Ross (son agent depuis 1954) est devenue sa maîtresse. Cette relation devait aussi être marquée par la violence de Hancock. Il a divorcé de sa premier femme en 1965, et a épousé Freddie en décembre de la même année. Ce second mariage devait être de courte durée. Durant ces années, Hancock a aussi eu une liaison avec Joan Le Mesurier, la nouvelle femme de l’acteur John Le Mesurier, meilleur ami de Hancock et second rôle régulier dans ses séries télévisées. Joan a plus tard décrit cette relation dans son livre Lady Don’t Fall Backwards, incluant le fait que son mari lui a facilement pardonnée ; si cela aurait été quelqu’un d’autre, a-t-il dit, il ne l’aurait pas compris, mais avec Tony Hancock, c’était compréhensible. Cela montrait de manière puissante l’énorme charme personnel d’un homme dont la vie même décrit comme particulièrement froid et cynique. En juillet 1966, Freddie a fait une overdose, elle essayait de faire changer Hancock par un choc. À son arrivée à Blackpool pour l’enregistrement d’une édition de sa série de variété, Hancock a été accueilli par la presse qui lui posait des questions sur la tentative de suicide de sa femme. Celle-ci, pensait-il, avait essayé de détruire sa carrière. La dernière dissolution du mariage a eu lieu quelques jours avant le suicide de Hancock.

La première femme de Hancock est morte des complications de son alcoolisme en 1969, un an après la mort de son mari. Freddie Hancock habite à New York depuis de nombreuses années.

La ligne “There’s no hope in the colonies” (“Il n’y a pas d’espoir dans les colonies”) se réferre à Hancock qui a essayé de donner un coup de jeune à sa carrière en Australie, pour finir par se tuer.

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