“It’s the mark of a very very young soul to try and fix the world”

palahniuk(“C’est la marque d’une âme très très jeune d’essayer d’arranger le monde”)
Chuck Palahniuk – Pochette de Indian Summer (CD2)

Charles Michael dit “Chuck” Palaniuk (né le 21 février 1962) est un romancier satirique américain et journaliste freelance de descendance ukrainienne né à Pasco dans l’état de Washington. Le communiqué de presse de son dernier livre déclare qu’il vit désormais à Vancouver dans l’état de Washington. Il est connu pour son roman récompensé, Fight Club, qui a été adapté au cinéma par David Fincher.

Palahniuk est né à Pasco dans l’état de Washington, fils de Carol et de Fred Palahniuk, et a grandi dans un mobile home dans la ville voisine de Burbank, dans le même état, avec sa famille. Ses parents se sont plus tard séparés et ont divorcés, le laissant souvent avec ses trois frères et sœurs à vivre avec leurs grand-parents dans leur ranch de bovins dans l’Est de l’état de Washington.

À vingt ans, Palahniuk est allé à l’école de journalisme de l’université de l’Oregon, obtenant son diplôme en 1986. À l’université, il a travaillé comme interne à la radio KLCC à Eugene dans l’Oregon. Il s’est installé à Portland peu après. Après avoir écrit pour le journal local pendant un moment, il a commencé à travailler pour Freightliner comme mécanicien diesel, continuant ce travail jusqu’à ce que sa carrière d’écrivain décolle. Durant ce moment, il a également écrit des manuels à propos de réparer des camions et a été brièvement journaliste (travail qu’il reprendra une fois qu’il deviendra romancier à succès). Après être allé par hasard à un séminaire d’introduction gratuit tenu par une organisation nommée Landmark Education, Palahniuk a quitté son travail de journaliste en 1988. Voulant faire plus de sa vie que juste son travail, Palahniul a fait du bénévolat pour un abri pour les mal logis. Plus tard, il a aussi fait du bénévolat dans un hospice comme escorte ; il transportait les personnes en stade terminal de maladie et les emmenait à leurs groupes de soutien. Il a cessé le bénévolat à la mort d’un patient auquel il s’était attaché.

Palahniuk est également devenu membre de la rebelle Cacophony Society une fois adulte. Il participe régulièrement à leurs événements, dont leur annuel Santa Rampage (fête de Noël publique qui implique des farces et beaucoup d’alcool) à Portland. Sa participation à la Society a inspiré une partie des événements de ses écrits, à la fois fictifs et non-fictifs. Plus notamment, il a utilisé la Cacophony Society comme base du Project Mayhem de Fight Club.

Palahniuk a commencé à écrire de la fiction alors qu’il avait la trentaine. Selon lui, il a commencé à écrire en assistant aux ateliers d’écrivains, animés par Tom Spanbauer, auxquels il est allé pour rencontrer de nouveaux amis. Spanbauer a largement inspiré le style d’écriture minimaliste de Palahniuk. Son premier livre, Insomnia: If You Live Here, You’d Be Home Already, n’a jamais été publié à cause de sa déception de l’histoire (bien qu’une petite partie sera récupérée pour Fight Club). Quand il a tenté de publier son roman suivant, Monstres invisibles, les éditeurs l’ont rejeté parce qu’il était trop perturbant. Ceci l’a mené à travailler sur son roman le plus connu, Fight Club, qu’il a écrit en tentative de perturber l’éditeur encore plus pour l’avoir rejeter. Palaniuk a écrit cette histoire à ses heures perdues tout en travaillant pour Freightliner. Après l’avoir à l’origine publié sous forme de nouvelle (qui deviendra le chapitre 6 du roman) dans la compilation de 1995 Pursuit of Happiness, Palahniuk l’a developpé en roman, que – contre ses attentes – l’éditeur a voulu publié. Alors que l’édition reliée originale a reçu de positives chroniques et quelques récompenses, il a eu une vie courte en librairie. Néanmoins, le livre a fait son chemin jusqu’à Hollywood, où l’intérêt pour son adaptation sur grand écran grandissait. Le film a finalement été réalisé en 1999 par David Fincher. Le film a été une déception au box office et les critiques étaient partagées, mais il est devenu culte dès sa sortie en DVD. Le roman a été réédité trois fois en format poche, en 1999, en 2004 (avec une nouvelle introduction de l’auteur à propos du succès de l’adaptation cinématographique), et en 2005 (avec un postface de Palahniuk).

Une version révisée de Monstres invisibles, ainsi que son quatrième roman, Survivant, ont également été publiés cette année, ce qui a permis à Palahniuk de devenir un romancier culte. Quelques années plus tard, Palahniuk a réussi à faire son premier bestseller du New York Times, le roman Choke. Depuis lors, les livres subséquents de Palahniuk rencontreront souvent un succès similaire. Un tel succès lui a permis de faire des tournées pour faire la promotion de ses livres, durant lesquelles il lit des œuvres nouvelles et à venir.

L’année 1999 a apporté une grande tragédie personnelle dans la vie de Palahniuk. À cette époque, son père, Fred Palahniuk, avait commencé à voir une femme nommée Donna Fontaine, qu’il avait rencontrée par une petite annonce sous le titre “Kismet”. Fontaine avait récemment mis son ex-petit ami Dale Shackleford en prison pour abus sexuel. Shackleford avait promis de tuer Fontaine dès qu’il était libéré. Palahniuk croit que par sa petite annonce, Fontaine cherchait “le plus grand homme qu’elle pouvait trouver” pour la protéger de Shackleford et le père de Palahniuk correspondait à la description. Après sa libération, Shackleford a suivi Fontaine et Palahniuk Senior chez Fontaine à Kendrick dans l’Idaho, après qu’ils soient sortis. Shackleford les a alors tués et a traîné leurs corps dans le bungalow de Fontaine, auquel il a mis le feu immédiatement après. Au printemps 2001, Shackleford a été déclaré coupable de deux meurtres au premier degré et condamné à mort. À la suite de ces événements, Palahniuk a commencé à travailler sur le roman Berceuse. Selon lui, il a écrit le roman pour l’aider à affronter sa contribution à la peine de mort de Shackleford.

En septembre 2003, Palahniuk a été interviewé par Karen Valley de Entertainment Weekly. Durant l’interview, Palahniuk a mentionné confidentiellement des informations relatives à son compagnon. Bien que beaucoup croyaient auparavant qu’ils était marié à une femme (certains journalistes avaient déclaré qu’il avait une femme), Palahniuk vivait en fait avec son petit ami. Quelques temps plus tard, Palahniuk croyait que Valby allait imprimer cette information dans son article, sans son consentement. En réponse, il a mis un enregistrement audio en colère de lui sur son site web, révélant non seulement qu’il est gay, mais faisant également des commentaires négatifs sur Valby et un membre de sa famille. Cependant, les peurs de Palahniuk se sont révélées non fondées, et l’article de Valby n’a rien révélé de sa vie personnelle en dehors du fait qu’il n’était pas marié. L’enregistrement a été plus tard retiré du site web, poussant certains fans à croire que Palahniuk est embarrassé par son homosexualité. Selon Dennis Widmyer, le webmaster du site, l’enregistrement n’a pas été retiré à cause des déclarations concernant sa sexualité, mais à cause des déclarations à propos de Valby. Palahniuk postera plus tard un nouvel enregistrement sur son site, demandant à ses fans de ne pas réagir de manière exagérée à ces événements. Il s’est également excusé pour son attitude, déclarant qu’il aurait souhaité ne pas avoir enregistré ce message.

Durant sa tournée de 2003 pour promouvoir son roman Journal intime, Palahniuk a lu à son public une nouvelle intitulée Tripes, conte d’incidents impliquant la masturbation, qui apparaît dans son livre À l’estomac. Il a été rapporté que plus de 73 personnes se sont évanouies en écoutant les lectures (bien qu’il soit possible qu’une grande partie de ces incidents étaient mis en scène par les fans de Palahniuk pour un effet humoristique). Playboy publiera plus tard l’histoire dans le numéro de mars 2004 ; Palahniuk leur a offert de publier une autre histoire avec elle, mais les éditeurs ont trouvé la deuxième œuvre trop troublante. Sur sa tournée pour promouvoir Festival de la couille et autres histoires vraies durant l’été 2004, il a relu l’histoire à un public, faisant monter le nombre total d’évanouis à 53, et plus tard à 60, sur la tournée pour promouvoir l’édition de poche de Journal intime. En automne de cette même année, il a commencé à promouvoir À l’estomac, et a continué à lire Tripes. Durant sa lecture du 4 octobre 2004, à Boulder dans le Colorado, Palaniuk a remarqué que, après ce jour, son nombre d’évanouis était monté à 68 personnes. Le dernier évanouissement est arrivé en novembre 2004 à Durham en Caroline du Nord. Palahniuk n’est apparemment pas perturbé par ces incidents, qui n’ont pas arrêté les fans de lire Tripes ou ses autres œuvres. Des enregistrements audio de ses lectures de l’histoire ont depuis circulé sur Internet. Dans le postface de la dernière édition de À l’estomac, Palahniuk rapporte que Tripes est désormais responsable de 73 évanouissements.

Lors d’une apparition à Miami en Floride en 2005, durant la tournée de À l’estomac, Palahniuk a commenté que À l’estomac représentait le dernier roman d’une “trilogie d’horreur” (dont Berceuse et Journal intime). Il a également indiqué que son roman alors à venir Rant serait le premier d’une “trilogie SF”.

Les livres de Palahniuk avant Berceuse ont des similitudes distinctes. Les personnages sont des gens qui ont été marginalisés d’une forme ou d’une autre par la société, et qui réagissent souvent par une agressivité autodestructive (une forme d’histoire que l’auteur aime décrire comme de la fiction transgressionnelle). Au travers de ces contes, il tente de commenter les problèmes actuels de société, comme le matérialisme. Cependant, avec la controverse qui entoure les œuvres écrites sur de tels thèmes après le événements du 11 septembre 2001, Palahniuk a choisi de commencer à écrire avec une approche plus subtile pour faire passer les mêmes messages. À partir de Berceuse, ses romans ont été des histoires d’horreur satiriques. Bien que d’intrigue différente des livres précédents, ils contenaient toujours de nombreuses similitudes avec ses œuvres précédentes.

Les narrations des livres de Palahniuk commencent souvent à la fin temporelle, avec le protagoniste qui raconte les événements qui ont mené au point auquel commence le livre. Berceuse utilisait une variation de cela, alternant entre la narration normale linéaire et la fin temporelle après quelques chapitres. Cependant, des exceptions à cette narration incluent Choke et Journal intime (qui étaient plus linéaires). Il y a souvent un coup de théâtre majeur qui est révélé près de la fin du livre, qui est lié d’une certaine manière à cette fin temporelle (ce à quoi Palahniuk se réfère avec le terme “l’arme cachée”). Ses œuvres plus linéaires, tout en commençant différemment, incluaient également des coups de théâtre similaires.

Le style d’écriture de Palahniuk s’inspire beaucoup d’écrivains comme Gordon Lish et Amy Hempel. Dans ce que l’auteur nomme une approche minimaliste, ses écrits utilisent un vocabulaire limité et de courtes phrases pour imiter la manière dont parle quelqu’un qui raconte une histoire. Dans une interview, il a dit qu’il préfère écrire en utilisant des verbes plutôt que des adjectifs. Des répétitions de certaines lignes dans les narrations des histoires (ce à quoi Palahniuk se réfère sous le terme de “refrains”) sont l’un des aspects les plus communs de son écriture, que l’on trouve dispersés au sein de la plupart des chapitres de ses romans. Palahniuk a dit qu’il y avait également des refrains entre ses romans : la couleur bleue barbeau et la ville de Missoula dans le Montana, apparaissent apparemment dans tous ses livres. Cependant, Palahniuk est plus connu pour l’humour noir cynique et ironique qui apparaît dans toute son œuvre. C’est le mélange de ce sens de l’humour et les événements bizarres autour desquels ces histoires tournent (considérés gênants par certains lecteurs) qui a résulté dans le fait que Palahniuk est parfois étiqueté comme un “écrivain choc” par les médias.

Quand il n’écrit pas de fiction, Palahniuk a tendance à écrire des œuvres non romanesques. Travaillant en tant que journaliste freelance entre les livres, il écrit des essais et des rapports sur une variété de sujets ; il participe parfois aux événements de ces écrits, qui sont lourdement imprégnés d’enquêtes sur le terrain. Il a également écrit des interviews de célébrités, telles que Juliette Lewis et Marilyn Manson. Ces travaux apparaissent dans divers magazines et journaux, tels que le Los Angeles Times et le magazine Gear. Certains de ces écrits sont apparus dans son livre Festival de la couille et autres histoires vraies. En dehors de son œuvre non romanesque, Palahniuk inclut généralement des factoïdes non romanesques au sein de ses œuvres fictionnelles. Selon l’auteur, elles sont incluses pour immerger plus profondément le lecteur dans son œuvre.

Certains critiques l’ont étiqueté “d’écrivain choc” à cause de l’anormalité des situations de son écriture, qui sont traitées avec humour plutôt qu’avec critique pour les actions des personnages. Il y a également des remises en question de la nécessité des factoïdes non romanesques qui apparaissent dans ses romans, qui appuie l’argument “écrivain choc”. Beaucoup de critiques déclarent que les œuvres de Palahniuk sont nihilistes, ou des explorations du nihilisme. Cependant, Palahniuk déclare qu’il n’est pas nihiliste, mais romantique, et que ses œuvres sont simplement mal interprétées comme nihilistes parce qu’elles expriment des idées dans lesquelles les autres ne croient pas.

Laura Miller de Salon.com a écrit une critique cinglante de Journal intime, poussant des fans ainsi que Palahniuk lui-même à répondre dans la section courrier de Salon.

De plus, certains critiques littéraires dont Miller avancent qu’après Fight Club, les romans de Palahniuk ont été d’un style trop similaire. Par exemple, ils avancent que les narrateurs de Fight Club, Choke et Survivant ont tous des voix et des styles d’écriture très similaires, malgré le fait qu’ils viennent de milieux radicalement différents (par exemple Fight Club est narré par un col blanc qui a l’expérience du monde, mais Survivant est narré par le survivant d’un culte de la mort qui a été élevé dans l’isolement). Les traits communs de ces trois romans incluent l’utilisation de paragraphes et de phrases très courts, de références à la culture pop et de vannes cyniques sur le statu quo.

Tandis que la carrière de Palahniuk continue, certains critiques l’ont également accusé d’utiliser des sujets horribles simplement parce que c’est attendu de lui. Dans la critique de A.V. Club de À l’estomac sur The Onion, le critique a écrit que les scènes épouvantables sont “accumulées à de tels extrêmes qu’il semble que Palaniuk se dépasse à chaque nouvelle dégradation abominable par quelque chose de pire”.

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