Morecambe and Wise

morecambeandwiseMentionnés dans Ghost Of Christmas :
“Drink some sparkling wine
Watch Morecambe and Wise
Christmas Top of the Pops
Thank God, the world has stopped”

Morecambe et Wise était un célèbre duo comique britannique qui comprenait Eric Morecambe et Ernie Wise. Le duo a duré 43 ans jusqu’à la mort de Morecambe en 1984. Ils sont généralement considérés comme le duo qui a eu le plus de succès en Grande Bretagne depuis des générations.

Eric et Ernie se sont unis en 1941 quand ils ont été employés séparément dans la revue de Jack Hylton, Youth Takes A Bow. La guerre a séparé le duo mais ils se sont réunis par hasard en 1946. Apparaissant initialement au music hall, ils ont fait leur nom à la radio, passant à la télévision en 1954. Leur spectacle, Running Wild, n’a pas bien été reçu et a mené à une critique accablante : “Définition de la semaine : Télévision – la boîte dans laquelle ils ont enterré Morecambe et Wise”. Eric portait apparemment cette critique sur lui jusqu’à la fin et à partir de ce moment, Eric et Ernie ont gardé un contrôle serré sur leur répertoire. En 1956, on leur a offert une place dans le spectacle de Winifred Atwell avec des textes écrits par Johnny Speight et cela a été un succès.

Ils avaient une série de spectacles qui ont couvert 20 ans, durant lesquels ils ont développé et poli leur art, plus notamment avec le passage original sur la BBC en 1968 où ils ont refait équipe avec leur auteur de longue date Eddie Braben et c’est cette période de leur carrière qui est considérée par beaucoup comme leurs “jours de gloire”.

Un spectacle typique de Morecambe et Wise était une suite de sketchs croisée à un sitcom, même si les spectacles pouvaient aussi inclure le duo apparaissant “comme eux-mêmes” sur une fausse scène devant des rideaux blasonnés d’un logo M et W (c’était habituellement pour ouvrir le spectacle). Braben a donné au duo des caractérisations – Wise égoïste mais naïf, Morecambe puéril et suffisant – bien qu’à d’autres moments, ils comptaient sur leurs capacités à jouer pour apparaître comme des personnages dans des sketchs. Wise était essentiellement “l’homme sérieux” du duo, avec Morecambe qui décrochait les lignes les plus drôles, rebondissant habituellement sur Wise. La contribution de Wise à l’humour est sujet à débat, mais en tant que manager du duo, il travaillait dur pour assurer leur succès.

Un trait d’esprit central était que le duo vivait ensemble tels de proches amis de longue date (les références à une amitié d’enfance étaient légion) qui partageaient non seulement un appartement mais également un lit – bien que leur relation était innocemment platonique et continuait simplement une tradition de partenaires comique dormant dans le même lit qui avait commencé avec Laurel et Hardy (Morecambe, on en déduit, était au début mal à l’aise avec les sketchs au lit, mais a changé d’avis quand on lui a rappelé le précédent Laurel et Hardy. Même ainsi, il insistait toujours à fumer sa pipe dans les scènes au lit “pour la masculinité”). Le salon de l’appartement ainsi que de la chambre étaient fréquemment utilisés dans les épisodes du spectacle, même si Braben transportait aussi le duo dans diverses situations externes, comme un centre diététique ou une banque. De nombreuses références étaient faites à l’avarice d’Ernie envers l’argent et l’alcool.

Un autre trait d’esprit du spectacle durant “l’époque Braben” était la présentation complètement confiante de Wise de pièces amateurs stupides. Ceci permettait une autre sorte de sketch : le “drame historique” mis en scène qui habituellement parodiait de véritables pièces télévisées ou films historiques (tels que Stalag 54, Antoine et Cléôpatre ou Napoléon et Joséphine). Le personnage de Wise écrivait une pièce, avec des accessoires bon marché et une écriture épouvantablement gauche (“la pièce que j’ai écrite” est devenu une rengaine), qui était alors jouée par Morecambe, Wise et la star invitée du spectacle. Braben a plus tard dit qu’une grande quantité de l’humour du duo était fondé sur l’irrévérence. Un gag récurrent dans de nombreux spectacles était une courte séquence montrant un artiste connu en gros plan qui disait “Je suis apparu dans une pièce d’Ermie Wise, et regardez ce qui m’est arrivé !”. La caméra faisait alors un plan large et montrait l’artiste faire un boulot de bas statut comme vendre des journaux, se prostituer, conduire un bus, ou d’autres emplois mal payés. Cependant, les célébrités pensaient qu’elles avaient reçu la plus grande accolade dans le showbusiness en étant invité à apparaître dans “une pièce d’Ernest Wide” comme Ernie l’a une fois mal prononcé durant la présentation d’un spectacle.

Comme rappel de leurs jours de music hall, Morecambe et Wise chantaient et dansaient à la fin de chaque spectacle (de manière poignante, cette tradition a été abandonnée quand les problèmes cardiaques d’Eric l’ont empêché de danser : la solution comique a été de le présenter en train de marcher sur scène avec son manteau et son sac, soi-disant pour “attendre son bus”, tandis qu’Ernie dansait seul). Leur danse sautant particulière était une forme improvisée de la marche de Groucho Marx qui consistait à mettre une main après l’autre derrière la tête. Leur air de signature était Bring Me Sunshine. Soit ils chantaient cela à la fin de chaque spectacle ou il était utilisé comme thème durant le générique (bien que dans certains premiers spectacles, ils ont aussi utilisé d’autres chansons, notamment Following You Around, Positive Thinking et Don’t You Agree). Un gag standard à la fin de chaque spectacle était qu’un grosse dame apparaisse derrière le duo, marche vers le devant de la scène et les pousse hors de son chemin. Elle récitait alors : “J’aimerais vous remercier de m’avoir regardée et moi et mon petit spectacle ce soir. Si vous avez aimé alors cela en valait la peine. Alors jusqu’à ce que nous nous revoyons, bonsoir, et je vous aime tous !” Un autre gag récurrent impliquait un ancien collègue de leurs jours de music hall, le joueur d’harmonica Arthur Tolcher. Arthur ne cessait d’apparaître sur scène en tenue de soirée et jouait quelques mesures sur son harmonica, seulement pour qu’on lui dise “Pas maintenant, Arthur !”.

À l’exception de l’année 1974, le spectacle avait des numéros spéciaux pour Noël, qui sont devenus une telle institution durant les années 1970 que peu de familles britanniques rêvaient de manquer. Braben commentait que les gens jugeaient de la qualité de leur Noël sur la qualité du Morecambe et Wise spécial Noël. De 1969 à 1980, à part 1974, les spectacles ont toujours eu lieu le jour de Noël. Le spectacle de Noël de 1977 a attiré 28 millions de téléspectateurs, environ la moitié de la population du Royaume Uni. C’est un record en matière de divertissement en Grande Bretagne, qui se tient toujours.

Article précédent
Article suivant
Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :