“Somewhere on the other side of this wide night/And the distance between us, I am thinking of you./The room is turning slowly away from the moon./This is pleasurable. Or shall I cross that out and say it is sad?”

duffyCarol Ann Duffy – Lady Lazarus

Extrait du poème Words, Wide Night de la poétesse écossaise Carol Ann Duffy, extrait de son recueil The Other Country.

Carol Ann Duffy (née le 23 décembre 1955) est une poétesse, dramaturge et auteur freelance britannique née à Glasgow en Écosse. Elle a grandi dans le Staffordshire et a été diplômée en philosophie à l’université de Liverpool en 1977. Elle vit désormais à Manchester avec sa fille Ella (née en 1995) dont le père est l’écrivain Peter Benson. Elle vivait avec sa compagne, la poétesse Jackie Kay, mais elles se sont séparées à la fin de l’année 2004.

Carol Ann duffy est née de Frank Duffy et de May Black à Glasgow, enfant aînée de la famille, et a quatre frères. Elle a déménagé dans le Staffordshire à l’âge de quatre ans. Son père travaillait comme monteur pour English Electric, a concouru comme candidat parlementaire du parti travailliste et a managé le club de football de Stafford dans son temps libre. Catholique, elle a été éduquée à la Saint Austin Roman Primary School, St. Joseph’s Convent School et Stafford Girl’s High School. C’était une lectrice passionnée dès son plus jeune âge, et a toujours voulu être écrivain. Duffy s’est passée de religion à l’âge de 15 ans, quand son couvent d’école est devenu un hospice pour personnes âgées. Cependant, elle dit : “La poésie et la prière sont très similaires… J’écris beaucoup de sonnets et j’en pense d’eux comme des prières : courts et mémorables, quelque chose qu’on peut réciter”.

À l’âge de 16 ans, elle s’est embarquée dans une relation avec le poète de 39 ans Adrian Henri, et on pense généralement que le poème Little Red Cap dans son recueil The World’s Wife parle de leur relation. Elle a choisi d’étudier la philosophie à l’université de Liverpool pour être près de lui. Duffy dit de Henri : “Il m’a donné de la confiance, il était génial. C’était que de la poésie et du sexe, très enivrant, et il n’était jamais fidèle. Il pensait que les poètes avaient le devoir d’être infidèles. Je n’ai jamais pigé ça !” Elle a d’abord travaillé comme écrivain de jeu télévisé pour Granada Television. De 1982 à 1984, elle a eu une bourse universitaire C. Day-Lewis, travaillant dans des écoles de l’Est londonien, avant de devenir un écrivain et dramaturge à plein temps en 1985.

Caractérisée par la critique sociale canalisée par le monologue dramatique, les poèmes de Carol Ann Duffy fournissent des voix pour un nombre extraordinaire de personnages contemporains, dont un psychopathe de fête foraine, un biographe littéraire, un nouveau né, des Indiens d’Amérique déshérités, et même la marionnette d’un ventriloque. De nombreux poèmes réfléchissent sur le temps, le changement et la perte. En dramatisant des scènes de l’enfance, de l’adolescence et de la vie d’adulte, personnelles ou privées, contemporaines ou historiques, elle découvre des moments de consolation par l’amour, la mémoire et la langue. Elle explore non seulement l’expérience quotidienne, mais également la vie imaginative d’elle et d’autres.

De ses écrits, Carol Ann Duffy a dit : “Je ne suis pas intéressée, en tant que poète, par des mots comme clapotement – les mots de Seamus Heaney, des mots intéressants. J’aime utiliser de simples mots mais d’une manière compliquée”. La chanteuse et compositrice Eliana Tomkins, avec qui Duffy a collaboré sur une série de récitaux jazz, dit : “Avec beaucoup d’artistes, le mystique est de déconcerter le nombre de leurs lecteurs. Elle ne fait jamais ça. Son but est de communiquer”.

Dans son premier recueil Standing Female Nude (1985), elle a souvent utilisé les voix d’étrangers tandis que Selling Manhattan (1987) contient des vers plus personnels. Ses recueils les plus récents sont The Other Country (1990), Mean Time (1993) et The World’s Wife (1999).

The World’s Wife la voyait raconter de nouveau de célèbres histoires et fables – Midas, King Kong, Elvis, Anne Hathaway, Salome dans un recueil plein d’esprit de poèmes sur les femmes, réelles ou imaginaires, habituellement exclues de l’histoire.

Son recueil suivant, Feminine Gospels (2002) continue sur cette veine, montrant un intérêt accru dans de longs poèmes narratifs, accessibles dans leur style et souvent surréels dans leur image. Sa publication la plus récente, Rapture (2005), est une série de poèmes intimes qui décrie le déroulement d’une liaison, pour laquelle elle a gagné un prix de poésie T.S. Eliot de 10 000£. En 2007, elle a publié un recueil de poésie pour les enfants intitulé The Hat.

Beaucoup d’étudiants britanniques lisent son œuvre pour l’équivalent britannique du brevet et du baccalauréat en littérature anglaise, alors qu’elle est rentrée dans le programme en Angleterre et au Pays de Galles en 1994.

Carol Ann Duffy a été critique de poésie pour le Guardian (1988-1989), et est l’ancienne rédactrice en chef du magazine poétique Ambit. Elle est actuellement maître de conférences en poésie à la Metropolitan University de Manchester.

Carol Ann Duffy est également une dramaturge acclamée, et a eu des pièces mises en scène au Playhouse de Liverpool et au théâtre Almeida de Londres. Ses pièces incluent Take My Husband (1982), Cavern Of Dreams (1984), Little Woman, Big Boys (1986), Loss (1986), pièce radiophonique et Casanova (2007). Elle avait également adapté Rapture en pièce radiophonique. Ses recueils pour enfants incluent Meeting Midnight (1999) et The Oldest Girl In The World (2000).

Carol Ann Duffy a presque été nommée poète lauréat britannique en 1999 (après le décès du lauréat précédent Ted Hughes), mais a perdu ce poste face à Andrew Motion. Selon le Sunday Times, les sources de Downing Street ont déclaré non officiellement que le premier ministre Tony Blair “s’inquiétait d’avoir une lauréate homosexuelle à cause de la manière dont cela va se répercuter sur l’Angleterre moyenne”. Duffy a plus tard déclaré qu’elle n’aurait pas accepté le poste de toute manière, disant dans une interview avec le Guardian que “Je ne vais pas écrire de poème pour Edward ni Sophie. Aucun poète qui se respecte ne le devrait”. Elle dit qu’elle considère Andrew Motion comme un ami et que l’idée de compétition entre elle et lui pour le poste a entièrement été inventée par les journaux. “Je ne pense véritablement pas qu’elle voulait être poète lauréat, dit Peter Jay, l’ancien éditeur de Duffy. Ce poste peut être un calice empoisonné. Ce n’est pas un rôle que je souhaite à personne – particulièrement pas à quelqu’un d’aussi direct et intransigeant que Carol Ann”.

Article précédent
Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :