“I’m trying to turn myself inside out on the canvas. I’m trying to completely bare what I think at that moment”

captainbeefheart(“J’essaye de mettre ce que j’ai en moi sur la toile. J’essaye de mettre à nu tout ce que je pense à ce moment”)
Don Van Vliet – Setlist de la tournée Send Away The Tigers

Don Val Vliet (né Donald Glen Vliet le 15 janvier 1941 à Glendale en Californie aux États-Unis) est un musicien et artiste visuel américain, plus connu sous le pseudonyme de Captain Beefheart. Son œuvre musicale était principalement conduite par une assemblée tournante de musiciens nommée The Magic Band, qui était active du milieu des années 1960 jusqu’au début des années 1980. Van Vliet était principalement un chanteur et un joueur d’harmonica, jouant occasionnellement du saxophone et des claviers bruyants influencés par le free jazz. Ses compositions sont caractérisés par leurs étranges mélanges de changements de signatures rythmiques et leurs paroles surréelles, tandis que Van Vliet lui-même est remarqué pour son approche dictatoriale envers ses musiciens et son énigmatique relation avec le public.

Van Vliet a rejoint le nouvellement formé Magic Band en 1965, devenant rapidement leur leader. Leur première production était enracinée dans le blues et le rock, mais Captain Beefheart & His Magic Band (tels qu’ils étaient appelés, collectivement) ont petit à petit adopté une approche plus expérimentale. 1969 a vu la sortie de leur album le plus connu, Trout Mask Replica, qui a été produit par l’ami d’enfance de Vliet, Frank Zappa, et qui est aujourd’hui considéré par certains comme un chef-d’œuvre provocateur mais révolutionnaire et influent. Van Vliet a sorti plusieurs autres albums durant les années 1970, mais son groupe était assailli par des changements de composition et de manque de succès commercial. Vers la fin de cette décennie, il s’est installé avec un groupe de musiciens plus jeunes et a été acclamé pour ses trois albums finaux, sortis entre 1978 et 1982. L’héritage de Van Vliet en est un de succès commercial limité, mais néanmoins un d’adeptes dévoués. Malgré son manque de succès commercial, son influence sur les musiciens, surtout ceux du genre punk et new wave, a été décrit comme “incalculable”.

Depuis la fin de sa carrière musicale vers 1982, Van Vliet a fait peu d’apparitions en public, préferant une vie calme dans sa maison au Nord du Humboldt County en Californie où il s’est concentré sur une carrière dans la peinture. Son intérêt pour l’art remonte à un talent d’enfance pour la sculpture, et son œuvre – employant ce qui a été décrit comme une “esthétique expressionniste abstraite néo-primitive” – a reçu une reconnaissance internationale. Plusieurs des membres de l’ancien groupe de Van Vliet se sont récemment reformés et ont tourné sous le nom de The Magic Band de 2003 à 2006.

Les deux parents de Van Vliet étaient des migrants internes. Son père, conducteur de camion de livraison de Helms Bakery, venait à l’origine du Kansas et était d’origine hollandaise. Sa mère venait de l’Arkansas. Son nom de jeune fille était Warfield et son origine n’est pas clair, bien que le nom Warfield a ses origines en Angleterre. Il a été rapporté que Don a ajouté le préfixe “Van” à son nom de famille pour souligner son origine hollandaise, et spécifiquement comme reconnaissance aux maîtres hollandais de la peinture. Van Vliet est aussi parent lointain de Wallis Simpson, célèbre femme de Édouard VIII du Royaume Uni ; sa grand-mère maternelle était seconde cousine de Simpson. Dès un jeune âge, Van Vliet a montré de prodigieux talents de peinture et de sculpture, même s’il décrivait sa famille ouvrière comme manquant d’intérêt pour l’art, et il a été remarqué par Augustinio Rodriguez, qui a invité Van Vliet à le sculpté sur une émission télévisée hebdomadaire. Van Vliet déclare que ses parents ont découragé son intérêt pour la sculpture, refusant plusieurs offres de bourse, et en déménageant en Californie. Van Vliet est resté intéressé par l’art ; ses tableaux, qui rappellent souvent ceux de Franz Kline, se sont plus tard retrouvés sur plusieurs de ses propres albums.

Alors qu’il étudiait à la Antelope Valley High School de Lancaster, Van Vliet a rencontré l’adolescent Frank Zappa. Van Vliet est décrit à la fois dans The Real Frank Zappa et la biographie Zappa de Barry Miles comme un enfant gâté à ce moment de sa vie, passant la plupart de son temps enfermé dans sa chambre avec Frank Zappa, écoutant des disques et criant à sa mère “SUE ! Apporte moi un Pepsi !”, comportement que ses parents toléraient car ils croyaient que leur enfant étaient réellement doué. Zappa et Van Vliet ont commencé à collaboré sur des parodies de chansons pop et un scénario de film intitulé Captain Beefheart vs. The Grunt People, la première apparition du nom Beefheart. Le nom de scène de Van Vliet vient d’un terme utilisé par son oncle Alan. Alan avait l’habitude de s’exposer devant la petite amie de Don, Laurie. Alan urinait avec la porte des toilettes ouverte et, si elle passait, marmonnait à propos de son pénis, disant “Ahh, quelle beauté ! On dirait juste un gros bon cœur de bœuf”. Dans une interview de 1970 avec Rolling Stone, Van Vliet demande “ne me demande pas pourquoi ni comment” lui et Zappa en sont arrivés à ce nom. Il déclarera plus tard durant une apparition sur Late Night With David Letterman que le nom se référait à “un bœuf dans mon cœur contre cette société”.

Van Vliet s’est inscrit à Antelope Valley Junior Collage avec une spécialisation en art, mais a décidé de partir l’année suivante. Après avoir dirigé un magasin de chaussures de Kinney, Van Vliet a déménagé à Cucamonga en Californie pour retrouver Zappa, qui avait inspiré l’entrée de Van Vliet dans la performance musicale. Van Vliet était aux dires de tous assez timide, mais capable d’imiter la grosse voix du chanteur de blues Howlin’ Wolf. Il a finalement réussi à être à l’aise en public, et après avoir appris à jouer de l’harmonica, a commencé à donner des représentations dans des bals et des petits clubs du Sud de la Californie.

La plus vieille œuvre de Van Vliet était avec des groupes comme The Omens et The Blackouts. Au début de l’année 1965, il a été contacté par Alex Snouffer, guitariste R&B du Lancaster. Ensemble, ils ont assemblé le premier Magic Band, et à ce moment, Don Vliet est devenu Don Van Vliet, tandis qu’Alex Snouffer est devenu Alex St. Claire. On a donné à pratiquement tous les musiciens avec lesquels Van Vliet a travaillé des noms de scène, qui sont devenus plus bizarres avec les années. Le premier Magic Band a été complèté avec Doug Moon (guitare), Jerry Handley (basse) et Vic Mortenson (batterie – rapidement remplacé par Paul Blakely).

Captain Beefheart & His Magic Band ont signé chez A&M Records et ont sorti deux singles en 1966, une version de Diddy Wah Diddy de Bo Diddley , suivi par Moonchild, qui avait été écrit par David Gates. Tous deux ont été des tubes à Los Angeles. Le groupe a commencé à jouer dans des salles underground telles que l’Avalon Ballroom à San Francisco.

En 1966, des démos de ce qui allait devenir Safe As Milk ont été soumises à A&M. Jerry Moss (le “M” de A&M) aurait apparemment décrit la nouvelle direction comme “trop négative” et ils ont été lâchés par le label. Mais à la fin de l’année 1966, ils ont été signés chez Buddah Records et John French les avait rejoints comme batteur. French sera le pilier du groupe jusqu’en 1971, et est revenu deux fois après cela (1975-77 et 1980 2 il a également mené la reformation du Magic Band). French avait la patience requise afin de pouvoir traduire les idées musicales de Van Vliet (souvent exprimées en sifflant ou et frappant sur le piano) aux autres joueurs. En l’absence de French, ce rôle a été repris par Bill Harkleroad.

Les chansons de Safe As Milk avaient besoin d’être beaucoup plus travaillées, et on a demandé l’aide du prodige de la guitare de 20 ans, Ry Cooder. Ils ont commencé à enregistrer au printemps 1967, avec Richard Perry à la production (son premier boulot en tant que producteur). Cooder est parti peu après l’enregistrement de l’album, qui a finalement été sorti en septembre 1967.

En août, le guitariste Jeff Cotton a été recruté et en novembre la composition Snouffer/Cotton/Handley/French a commencé à enregistrer un second album. On dit qu’il avait été projeté comme un double album intitulé It Comes To You In A Plain Brown Wrapper avec un disque enregistré live (ou live en studio). Ce qui a finalement émergé en octobre 1968 était Strictly Personal, sorti sur les Blue Thumb Records du producteur Bob Krasnow. Après la sortie de l’album, Van Vliet a lancé dans des interviews un mythe selon lequel les bandes de l’album avaient été remixées par Krasnow sans que le groupe ne le sache, et de plus, qu’il l’avait ruiné en ajoutant des effets psychédéliques mods (du phasing, des bandes à l’envers, etc.). En fait, c’était probablement la réfutation hâtive de Beefheart à certaines réactions négatives de l’album dans certains quartiers. C’était également la période durant laquelle Van Vliet a renforcé sa propre mythologie au travers d’interviews. Par exemples, il a une fois dit dans une interview qu’il n’avait pas dormi depuis un an, et qu’il avait rêvé de tout l’album Strictly Personal lors d’une période de sommeil de 24 heures. Des enregistrements de deux chansons de Strictly Personal et de deux autres chansons ont été sorties par Buddah en 1971 sous le titre Mirror Man. La sortie originale comprenait une note déclarant que les chansons avaient été enregistrées “un soir à Los Angeles en 1965”. C’était une ruse pour tourner d’éventuels problèmes de copyright ; les chansons ont en fait été enregistrées en novembre-décembre 1967.

Durant son premier voyage en Angleterre en janvier 1968, Captain Beefheart a été brièvement représenté par l’icône Mod Peter Meaden, premier manager des Who. Le Captain et les membres de son groupe ont été refusés d’entrée au Royaume Uni par manque de papiers. Après être retournés en Allemagne pour quelques jours, on leur a permis de réentrer au Royaume Uni. À ce moment, ils avaient terminé leur association avec Meaden.

Acclamé par la critique comme le chef-d’œuvre de Van Vliet, Trout Mask Replica est sorti le 16 juin 1969 sur le nouveau label de Frank Zappa, Straight Records. À ce moment-là, le Magic Band incluait le guitariste Bill Harkleroad et le bassiste Mark Boston. Cependant, Van Vliet avait également commencé à assigner des surnoms à ses membres du groupe, alors Harkleroad est devenu “Zoot Horn Rollo” et Boston est devenu “Rockette Morton”, tandis que John French prenait le nom de “Drumbo” et Jeff Cotton a adopté le pseudonyme de “Antennae Jimmy Semens”. Le groupe a répété les compositions difficiles de Van Vliet pendant huit mois, vivant en communauté dans des conditions que le batteur John French a décrit comme “cultes”. Selon Vliet, les 28 chansons de l’album ont été rapidement écrites durant une période de trois semaines, bien qu’il ait pris au groupe environ huit mois pour les mettre en place.

Les 28 chansons de Trout Mask Replica tiraient leur influence du delta blues, de Bo Diddley, du free jazz et des chants de marins, mais la pratique sans cesse a mélangé la musique dans un ensemble iconoclaste de tempos conflictuels, de dure guitare slide, de boucles de batterie et de saxophone et clarinette basse klaxonnants. Le chant de Van Vliet va d’un blues grondant à un fausset fou en passant par des divagations laconiques. Pour certains, ses paroles semblent impénétrablement étranges et insensées, mais d’autres trouvent qu’un examen minutieux révèle un usage poétique complexe de jeux de mots, de métaphores et de toutes sortes de références : histoire musicale, politique américaine et internationale, l’Holocauste, l’amour et la sexualité, Steve Reich, le gospel, la conformité. Bien que l’album ait effectivement été enregistré live en studio, Van Vliet a enregistré une grande partie de son chant isolé du reste du groupe dans une pièce différente, partiellement synchronisé avec la musique en écoutant le son qui filtrait par la fenêtre du studio.

Van Vliet a utilisé la publicité qui s’en est ensuit, particulièrement avec une interview de 1970 dans Rolling Stone avec Langdon Winner, pour promulguer un nombre de mythes qui ont été par la suite cités comme faits. L’article de Winner déclarait, par exemple, que ni Van Vliet et ni les membres du Magic Band n’avaient pris de drogues, mais le guitariste Bill Harkleroad a plus tard décrédité cela. Van Vliet a déclaré avoir écrit toutes les chansons pour Trout Mask lors d’une session d’écriture marathon de huit heures, mais nous savons désormais que le groupe a sué pour les mettre en forme pendant les 8 mois qu’elles ont été répétées. Van Vliet a également déclaré avoir enseigné à Harkleroad et au bassiste Mark Boston comment jouer de leurs instruments depuis le début ; en fait, le duo était déjà des joueurs accomplis avant de rejoindre le groupe. Enfin, Van Vliet a déclaré n’avoir pas dormi pendant un an et demi. Quand on lui a demandé comment c’était possible, il a répondu qu’il ne mangeait que des fruits – non sequitur beefheartien typique.

Le critique Steve Huey écrit que l’influence de l’album “se ressentait plus dans l’esprit que dans la copie directe, comme catalyseur plutôt que point de départ musical littéral. Cependant, sa réimagination inspirante de ce qui était possible dans un contexte rock a posé les fondements d’innombrables expérimentations dans le surréalisme rock à venir, surtout dans la période punk/New Wave”. Matt Groening a écrit que sa première réaction à Trout Mask Replica était que c’était “la pire chose qu’il n’ait jamais entendue”, mais liste désormais l’album comme l’un de ses préférés.

Lick My Decals Off, Baby (1970) a continué dans une veine expérimentale similaire. Le LP voit l’addition de Art Tripp III au groupe, qui venait de quitter les Mothers Of Invention, jouant de la batterie et du marimba. Decals a été le premier disque sur lequel le groupe a été crédité comme “The Magic Band”, plutôt que “His Magic Band” ; le journaliste Irwin Chusid interprète ce changement comme “une concession à contre-cœur pour l’humanité au moins semi-autonome de ses membres”.

Les deux prochains disques, The Spotlight Kid (simplement crédité à “Captain Beefheart”) et Clear Spot (crédité à “Captain Beefheart And The Magic Band”), tous les deux sortis en 1972, étaient bien plus conventionnels. En 1974, immédiatement après l’enregistrement de Unconditionnally Guaranteed – un album qui continuait la tendance vers un son plus commercial entendu sur plusieurs morceaux de Clear Spot – le Magic Band, qui s’était alors unifié autour du noyau de John French, Art Tripp III, Bill Harkleroad et Mark Boston, ont décidé qu’ils ne pouvaient plus travaillé avec Van Vliet, qui, aux dires de tous, était un véritable tyran. Ils sont partis former Mallard. Van Vliet a rapidement formé un nouveau Magic Band, qui avait un son plus lissé et plus mainstream, et qui a été ainsi référé (par des fans mesquins) comme le “Tragic Band”. Unconditionally Guaranteed et son successeur Bluejeans & Moonbeams (1974) ont un son complètement différent, presque soft-rock, des autres disques de Beefheart et aucun n’a été bien reçu par la critique.

L’amitié entre Frank Zappa et Van Vliet au fil des années était parfois méconnaissable de la rivalité (Zappa avait traité Beefheart, un an avant leur collaboration sur Bongo Fury, “d’enfoiré”) tandis que les musiciens allaient et venaient entre les groupes de Van Vliet et de Zappa. Leur œuvre collective peut se retrouver sur l’album de 1975 Bongo Fury, avec les compilations de raretés de Zappa The Lost Episodes (1996) et Mystery Disc (1996). Particulièrement notable est le chant de Beefheart sur Willie The Pimp sur l’album autrement instrumental de Zappa Hot Rats (1969).

De 1975 à 1977, il n’y a eu aucun nouveau disque (la version originale de Bat Chain Puller a été enregistrée en 1976 mais n’a jamais été sortie). En 1978, un groupe complètement nouveau a été formé (constitué de Richard Redus, Jeff Moris Tepper, Bruce Fowler, Eric Drew Feldman et Robert Williams). Ils venaient d’une génération plus jeune de musiciens impatients de travailler avec lui et extrêmement capables de jouer sa musique. Dans plusieurs cas, c’était des fans depuis des années, et ils avaient appris sa musique avec les disques avant de donner des auditions.

Shiny Beast (Bat Chain Puller) (1978) a été largement considéré comme un retour en forme, présentant encore une fois le style innovateur et excentrique des albums plus anciens. Doc At The Radar Station (1980) a contribué à établir la tardive réapparition de Beefheart comme possiblement la période la plus créative de manière consistante de sa carrière musicale. Durant cette période, Van Vliet a fait deux apparitions sur l’émission de David Letterman et a aussi joué sur Saturday Night Live. Le dernier disque de Beefheart, Ice Cream For Crow (1982), a été enregistré avec Gary Lucas (qui était également le manager de Van Vliet), Jeff Morris Tepper, Richard Snyder et Cliff Martinez. Cette composition a fait un clip pour promouvoir le titre phare qui a été rejeté par MTV car il était “trop bizarre”. Cependant, ce clip a été inclus dans la diffusion de Letterman sur NBC-TV. Peu après, Van Vliet s’est retiré de la musique et a établi une nouvelle carrière en tant que peintre.

Van Vliet vit actuellement dans le Nord de la Californie. Au milieu des années 1980, il est devenu une sorte de reclus et a abandonné la musique, déclarant qu’il pouvait se faire bien plus d’argent en peignant. Au départ, il a été rejeté par certaines critiques comme “un autre musicien rock barbouillant pour son ego”. Avec les années, cependant, son œuvre a commencé à recevoir une attention positive. Ses tableaux, comme sa musique, ont été considérés comme extrêmes et innovateurs, se vendent à des prix élevés, et sont comparés à Pablo Picasso et Franz Kline. Gordon Veneklasen, directeur de la Michael Werner Gallery de New York, décrit Van Vliet comme une “peintre vraiment incroyable” dont l’œuvre “ne ressemble à celle de personne sauf la sienne” et le critique d’art John Rogers s’accorde sur le fait que Van Vliet est “l’un des expressionnistes abstraits les plus renommés du monde de l’art”.

Cependant, même s’il y a de nombreux documents sur sa maladie, certains de ses proches disent qu’il n’est pas malade et s’est retiré de la peinture.

Récemment, il est apparu sur une compilation, chantant une version profane de Happy Birthday intitulée Happy Earthday en 2003.

Beefheart a été le sujet d’un documentaire au moins : The Artist Formely Known As Captain Beefheart de la BBC en 1994. Il existe aussi un DVD d’un court-métrage de 10 minutes intitulé Some Yo Yo Stuff: An Observation Of The Observations Of Don Van Vliet, réalisé par le photographe hollandais Anton Corbijn. Une partie de ses sons et bruits récents ont été capturés sur l’album de son guitariste Moris Tepper en 2002, Moth To Mouth, ainsi que sur Head Off de 2004. Le Magic Band, mené par John French, avec Denny Walley, Mark Boston et Gary Lucas, se sont reformés sans Van Vliet en 2003 ; et ont tourné au Royaume Uni en 2005, jouant une sélection de petites salles.

L’animateur de la BBC, John Peel, a déclaré : “S’il y avait eu une telle chose qu’un génie dans l’histoire de la musique populaire, c’est Beefheart… J’entends des échos de sa musique dans certains disques que j’ai écoutés la semaine dernière et j’entendrais plus d’échos dans les disques que j’écouterais cette semaine”.

De nombreux artistes ont cité Beefheart comme influence, commençant pas Edgar Broughton Band, qui a repris Dropout Boogie (mixé à Apache des Shadows) dès 1970. Plus notables étaient ceux émergeant du premier mouvement punk comme le Clash et John Lydon des Sex Pistols. Le changement de direction artistique de Tom Waits, avec Swordfishtrombones de 1983, était, déclare Waits, une conséquence du fait que sa femme lui ait présenté la musique de Beefheart.

L’influence de Beefheart sur les groupes post-punks a été démontrée par l’album tribute Fast ‘n’ Bulbous – A Tribute To Captain Beefheart en 1988, avec des groupes tels que Sonic Youth, The Membranes et XTC. Plus récemment, Franz Ferdinand ont cité l’album de 1980 de Beefheart, Doc At The Radar Station, comme forte influence sur leur deuxième LP, You Could Have It So Much Better.

Les punks des Minutemen (1980-1985) étaient de grands fans de la musique de Beefheart, et étaient apparemment parmi les quelques-uns à synthétiser effectivement sa musique avec la leur, surtout dans leur première production, qui présentait de la guitare décousue et des rythmes irréguliers et gallopants – les lignes de basse de Mike Watt avec le groupe rappelaient souvent l’œuvre de la basse dans les groupes de Beefheart. Michael Azerrad décrit les Minutemen des débuts comme “un Captain Beefheart hautement caféiné qui court sur des chansons de James Brown”, et note que Beefheart était “l’idole” du groupe.

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