“An artist is his own fault”

oharajohn(“Un artiste est sa propre faute”)
John O’Hara – Setlist de la tournée Send Away The Tigers

John O’Hara, né le 31 janvier 1905 à Pottsville en Pennsylvanie et mort le 11 avril 1970 à Princeton au New Jersey, est un écrivain américain du début du XXème siècle. Il est l’auteur de nombreux romans et d’une centaine de nouvelles.

Ami d’Ernest Hemingway et de Francis Scott Fitzgerald, John O’Hara a écrit de nombreux feuilletons et nouvelles pour le magazine américain The New Yorker. Ses scénarios et ses romans ont été très bien accueillis par la critique au point qu’on le surnomma le “Balzac américain”.

L’univers de ses livres tourne autour de tous les problèmes liés à la récession et à la prohibition dans l’Amérique des années 1930. Mais sa vie tumultueuse avec de nombreuses femmes, ses excès de boisson et son passé peu glorieux (il a quitté très vite l’école pour gagner sa vie en tant que mécanicien, secrétaire, steward, gardien de parc, camelot, reporter…) l’ont mis au ban des grands écrivains américains.

La critique n’a pas cessé pour autant de parler de l’enfant prodige de Pottsville. Ses derniers romans (pas tous traduits en français), 10 rue FrédériqueFrom the terraceÀ corps perdu, sont considérés comme des échecs dans sa production romanesque ; mais ils décrivent avec une telle acuité la vie quotidienne de l’Amérique puritaine que l’on peut facilement oublier leurs quelques longueurs.

Une des œuvres majeures de John O’Hara est Rendez-vous à Samarra, qu’il a publié en 1934 et dont Hemingway disait : “Si vous rêvez d’un roman magnifique, écrit par un auteur qui maîtrise parfaitement son sujet, lisez Rendez-vous à Samarra. Chef-d’œuvre d’une peinture de la bourgeoisie des villes secondaires aux États-Unis, ce roman est d’abord une étude fine et sensible de Julian English qui par des actes de rébellion signe son autodestruction. Citons aussi un roman féminin, Gloria (l’histoire d’une femme qui se dresse contre une façon normale de vivre et met avant tout son indépendance en avant) qui a été adapté au cinéma et incarné par Elizabeth Taylor.

Un écrivain qui s’est battu contre la grande et la moyenne-bourgeoisie dans tout ce qu’elle avait d’étriqué et d’hypocrite. Souvent, cependant, sa révolte le mène au même point, celui de non retour.

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