“I don’t thrive on chaos. I just navigate it”

earle(“Le chaos ne me réussit pas. Je navigue juste dessus”)
Steve Earle – Setlist de la tournée Send Away The Tigers

Steve Earle est un musicien américain né en janvier 1955, apparu au public avec la scène country alternative du début des années 1980.

Steve Earle passe ses dernières années d’adolescence à parcourir le Texas en stop avec sa guitare dans le but de devenir un grand hors-la-loi de la musique country comme Waylon Jennings, Willie Nelson ou Townes Van Zandt.

Il arrive à Nashville en 1974 avec 6 dollars en poche et commence à jouer avec le songwriter texan Guy Clark (à ne pas confondre avec Gene Clark, membre des Byrds).

Il sort son premier album Guitar Town en 1986 seulement et se retrouve à la tête du mouvement néo-country ou Alt-Country avec Dwight Yoakam.

L’album suivant, Exit O est trop rock au goût de Nashville. Ce qui ne dérange pas Earle qui continue son chemin imperturbable. En 1988 sort l’album Copperhead Road qui encore une fois mélange morceaux Country et Rock. Il y ajoute aussi une touche irlandaise avec la chanson Johnny Come Lately enregistrée avec The Pogues. Maria McKee, ex-Lone Justice, participe aussi pour une chanson.

À cette époque, Steve Earle qui a déjà quatre mariages derrière lui se marie une cinquième fois et déménage à Los Angeles. Il se laisse alors aller à la drogue et devient accro au crack. Viré par sa maison de disque MCA, il revient à Nashville, se sépare de sa femme, et s’enfonce plus encore dans la drogue. 1993 et 1994 sont deux années terribles passées drogué à errer dans les rues de Nashville. Il reprend une relation avec sa quatrième épouse, Lou-Ann Gill (selon Steve, il se sont réunis “parce que leur divorce n’a pas marché”) mais se fait arrêter peu après pour possession d’héroïne. Il se cache un temps en Géorgie, puis se rend lorsqu’il apprend par le journal qu’il est condamné à un an de prison seulement. Il purge sa peine dans un pénitencier du Tennessee, ou il doit se désaccoutumer des drogues sans assistance médicale. Il est finalement libéré avant la fin de sa peine pour avoir accepté de suivre une cure de désintoxication.

Libéré en novembre 1994, il se précipite en studio et enregistre l’album acoustique Train A Comin’. Puis pratiquement dans la foulée I Feel Alright, album rock et country, dans la lignée de Copperhead Road, qui sort en 1996 sur le label E-Squared qu’il a formé avec Jack Emerson, ex-manager de Jason and the Scorchers et Georgia Satellite.

Les albums suivants le voient passer du Bluegrass avec l’album The Mountain enregistré avec The Del McCoury Band (en 1999) a un son plus rock avec The Revolution Starts …Now en 2004.

En 2002, il est au cœur de la controverse après la sortie de son album Jerusalem qui comprend une chanson intitulée John Walker’s Blues écrite à la première personne sur le taliban américain John Walker Lindh.

Il est aussi producteur pour ses propres albums ainsi que pour d’autres artistes signé sur son label tel The V-Roys (album Just Add Ice, en 1996).

Guéri de ses mauvaises habitudes, Steve Earle malgré les difficultés reste fidèle à lui-même et tient à son indépendance rebelle, inclassable entre rock et country.

De son propre aveu : “Quand quelqu’un me dit de faire quelque chose, j’y réfléchi généralement quelques secondes, et je fais exactement l’opposé”.

Article précédent
Article suivant
Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :