“The net is a medium which unfortunatelymakes it easier for those who have bad novels and miscellaneous other screeds to get them out”

self(“Le net est un moyen de communication qui malheureusement facilite ceux qui ont de mauvais romans et d’autres topos divers de les sortir”)
Will Self – Setlist de la tournée Send Away The Tigers

Will Self (né le 26 septembre 1961) est un romancier et journaliste anglais contemporain. Il est ancien élève de l’University College School, Christ’s College Finchley, et d’Exeter College, à Oxford. Il est marié à la journaliste Deborah Orr.

Son nom, Will Self, qui semble en anglais être à la fois un formidable jeu de mots et un pseudonyme, est pourtant bien réellement le sien. Son nom exprime bien toute l’ambiguïté du personnage. William Self, assimilé au mouvement dit d’Anticipation sociale, est un formidable auteur de nouvelles fantastiques, toujours grinçantes, modernes et décrivant des univers parallèles, toujours à mi chemin entre une apparence de quotidienneté bourgeoise et les égarements les plus débridés du sexe et de la drogue, très souvent présents dans son œuvre.

Avec un parcours académique de bon niveau, Will Self avait tout pour poursuivre une carrière d’intellectuel brillant, dans l’establishment britannique. Des débuts prometteurs, comme journaliste à la télévision, lui ont permis de commencer à se faire remarquer, jusqu’au jour où, couvrant pour l’Observer, la campagne électorale de 1997 du candidat John Major, il a eu le mauvais goût de choisir l’avion privé du premier ministre pour y prendre publiquement de l’héroïne.

Cette action d’éclat a naturellement provoqué un énorme scandale et l’a aussitôt fait renvoyer du journal.

On pense bien évidemment à la férocité des fables de Jonathan Swift ou au monde fantastique et déliquescent d’un Edgar Allan Poe, mais on retrouve aussi quelque chose de l’implacable construction logique d’un Lewis Carroll et de la noirceur sans espoir d’un Kafka.

La quête semi-volontaire d’une autodestruction par l’abus de tous les moyens capables d’engendrer plaisir et frénésie, évoque aussi les tableaux de Bacon, avec ses individus dévorés par leurs propres passions. D’ailleurs Will Self a très précisément étudié le Portrait de Dorian Gray comme œuvre littéraire. On retrouve souvent chez lui le thème de la constatation clinique et hallucinée, d’une transformation aberrante de soi.

Avec toutefois en plus, un humour à froid, qu’il est facile de qualifier de britannique, mais qui fait effectivement penser, par bouffées, à un Jérôme K. Jérôme.

De nos jours, Salman Rushdie, Doris Lessing, Martin Amis sont fréquemment cités à côté de cet auteur, hors normes, à mi-chemin entre Rolling Stones, Sex Pistols et une grande tradition d’écriture.

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