The Independent.ie – 10 juillet 2008 : Attaque maniaque

Les inadaptés gallois retournent les festivals avec une forte éthique de travail

Une fois l’été venu, les visiteurs musicaux ne se lassent jamais de nous dire combien ils adorent l’expérience du festival. Jouer devant un public pas encore converti, l’ambiance de fête foraine, traîner avec ses potes rock’n’roll… Les festivals ont longtemps été une expérience bien-aimée pour de nombreux groupes. Pas tant cependant, dans le cas des rockeurs gallois Manic Street Preachers. “Ce qui est marrant, ça ne fait que quelques années qu’on s’est ouvert à de nouvelles expériences et qu’on aime faire des festivals”, songe le chanteur James Dean Bradfield.

“Dans le passé, on n’a pas été le groupe le plus amical envers les festivals, surtout on n’est pas si aimés que ça d’abord, ni le type de groupe heureux d’essayer de faire clapper des mains le public.

“Quand la plupart des groupes arrivent pour jouer à un festival, ils courent en backstage, apprécient l’alcool gratuit, parlent aux autres groupes, mais c’était quelque chose qu’on ne voulait pas vraiment faire.

“On avait cette éthique presbytérienne galloise – juste venir et travailler”.

“C’est cool de voir quelques nouveaux visages chaque années, il continue. On a renoué avec les Stereophonics cet été. On se verra et aura une bière ensemble mais on ne rentre jamais dans toute l’ambiance cirque en voyage. Vous devez vous souvenir qu’on n’est pas le plus sociable des groupes”.

Avec 17 festivals sur l’ardoise d’été du trio, les Manics ont comme on peut le prédire amassé quelques anecdotes.

“Je pense qu’en 1992, on a fait deux festivals en un jour – un en Allemagne et un minuscule en Hollande”, se souvient Bradfield.

“Richey (Edwards, l’ancien guitariste disparu) avait un rituel suivant lequel il mangeait, faisait des exercices et buvait quelques vodkas avant chaque concert. Pourtant, il ne s’est pas rendu compte qu’il devait faire ce rituel deux fois ce jour-là. Il s’est relâché, et durant le concert, j’avais mon pied sur la pédale d’effet et je me suis rendu compte que mon pied était tout à coup assez lourd”.

“En gros, il s’était endormi sur mon pied, alors je lui ai filé un petit coup et puis il s’est levé d’un bond, a plongé la tête la première dans la foule non-existante et s’est écrasé à plat”. Bradfield semble étonné de la manière dont les weekends de festival ont évolué avec les années.

“Même quand j’allais à des festivals avant d’y jouer, je me souviens qu’ils étaient presque des rassemblements, se souvient-il. Aujourd’hui les festivals sont beaucoup plus structurés et responsables, certains diraient qu’ils sont un peu homogénéisés mais je pense définitivement qu’ils englobent plus de choses. Il y a plus de choses à faire et des familles entières y viennent”.

Alors est-ce que les Manics vont emmener leur progéniture à Coup-de-poing-ville ?

“Eh bien, nous sommes avec nos femmes respectives depuis très longtemps, alors pas vraiment, dit Bradfield dans un sourire. Je dirais qu’à ce moment elles sont lassées de nous voir.

“De plus, à un festival, il devrait toujours y avoir un élément de rock’n’roll. Ce n’est pas une crèche”.

Traduction – 10 novembre 2008

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