Wales Online – 15 août 2008 : Les Manics ouvrent à nouveau leur Bible

Tandis que les Manic Street Preachers se préparent à être la tête d’affiche d’un festival, James Dean Bradfield donne des indices à Gavin Allen à propos du nouvel album du groupe et révèle tout sur un projet de levée de fonds qui lui tient à cœur.

Les Manics jouent au Newport Centre jeudi comme échauffement pour leur set en tête d’affiche de la scène Radio One aux festivals de Reading et de Leeds le weekend prochain.

Cela fait exactement 11 ans que le groupe a joué pour la dernière fois dans la salle galloise et Bradfield est conscient de l’écho historique.

“Ce qui est assez marrant, la dernière fois qu’on y a joué en 1997, c’était un échauffement pour Reading”, dit-il.

“Le Newport Centre me rappelle tous les grands groupes que j’allais voir là-bas et l’histoire de Newport, comme le concert apocalyptique des Smiths là-bas qui s’est retrouvé à la une des journaux. (Le 19 octobre 1986, Morrissey a été tiré hors de scène par des fans et a dû abandonner le concert pour aller à l’hôpital. Une émeute s’en est ensuit).

“Newport possède aussi le TJ’s en plus du Newport Centre et pendant une période dans les années 1990, elle était connue comme la Seattle du Pays de Galles à cause de son influence en Grande Bretagne, alors c’est toujours bon de revenir”.

Ce concert, le 22 août 1997, était la seule date galloise des Manics de l’année et les 2024 tickets de la salle se sont complètement écoulés à la vitesse de 20 par minute, avec des queues qui se sont formées au bout de la rue lorsqu’ils ont été mis en vente.

Cette soif a été générée par le sommet commercial du groupe, Everything Must Go.

Leur retour à la salle les trouve dans une position similaire, quoiqu’un peu réduite, après que leur huitième album, Send Away The Tigers, les a repropulsés dans la conscience publique.

Mais la période entre les deux concerts a été remplie de luttes personnelles et professionnelles pour le trio, et pour Bradfield, la plus importante d’entre elles a été le décès de sa mère Sue en 1999, ce qui est la raison pour laquelle le groupe donne environ 5000£ de la vente des tickets au Velindre Cancer Centre de Cardiff.

Bradfield a passé de nombreuses heures au chevet de sa mère à Velindre et a même écrit une chanson sur cela, le single Ocean Spray a été nommé d’après le jus de fruits qu’il lui apportait lors de ses visites.

“Le personnel se conduit avec beaucoup de dignité et ils ont éloigné l’esprit de ma mère de la douleur qu’elle endurait”, explique calmement le protecteur de Velindre.

“Alors ce n’est pas un endroit déprimant, c’est en fait assez réjouissant”.

Durant la période qui a suivi la mort de sa mère, les Manics se sont tu peu à peu. Leurs albums Know Your Enemy (2001) et Lifeblood (2004) n’ont pas fourni le succès auquel ils étaient accoutumés et le groupe avait besoin de se remonter le moral.

Send Away The Tigers les a revigorés mais est-ce que Bradfield a douté une seule fois du statut de tête d’affiche de festival du groupe dans l’intérim ?

“Je comprends d’où tu veux en venir avec cette question parce qu’on a eu une période de mésaventures, quand le groupe était à deux doigts de mourir”, dit-il.

“Mais non, je n’en ai jamais douté. On est une étrange bête de groupe et on a eu beaucoup de crises dans notre carrière, comme la disparition de Richey (Edwards, leur ancien guitariste) et la mort de notre premier manager.

“Mais le dramatique réussit aux Manics”.

Durant ces récentes années, ils ont vécu une brève séparation quand Bradfield et le bassiste Nicky Wire ont enregistré des albums solos, et cette année Bradfield a étendu encore plus ses activités en composant la musique d’une nouvelle pièce, Revelation, écrite par le frère de Wire, Patrick Jones.

“C’est comme une commission non payée”, dit-il en blaguant.

“Patrick a une manière de se concentrer sur un problème, d’écrire sa pièce, et de te la tendre et il ne demande pas d’empathie ni d’expériences personnelles des problèmes.

“C’est très différent d’être dans les Manics parce que quand Nick te donne des paroles, on te demande de croire quelque chose.

“C’est assez libérateur mais plus je fais des trucs loin des Manics, plus je les apprécie.

“Je suis un Manic Street Preacher institutionnalisé et j’aime le fait qu’on soit assez despotiques pour rester fidèle à une idée une fois qu’on l’a”.

Ils font justement cela avec leur nouvel album, œuvre que Bradfield a décrit comme “plus punk, avec moins d’hymne, quelque chose de… tordu” lors de notre dernière rencontre.

“Je m’en tiens à ça mais je ne veux pas en parler en détails parce que parfois plus tu parles d’une idée, plus elle perd d’énergie”, dit-il.

“On a une histoire de parler de quelque chose et de partir dans une direction totalement différente.

“On a mis en démo 9 ou 10 chansons pour l’instant et on en a environ quatre autres à venir et on espère l’enregistrer plus tard cette année.

“Mais il y a définitivement une part de The Holy Bible dedans”.

Les Manic Street Preachers jouent au Newport Centre jeudi. Les billets sont disponibles au 01633 6662 666. Pour plus d’information sur la levée de fonds pour Velindre, allez à http://www.velindrefundraising.com ou appelez le 029 2031 6211.

Traduction – 25 août 2008

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