O’Brien’s 10th dictionary

(Le dixième dictionnaire de O’Brien)
Cité dans les paroles originales de Peeled Apples laissées par Richey Edwards :
“In SB’s Sistine Chapel inabilities wither
Boy smoking cigarette in front of Himmler’s painted ether

O’Brian’s 10th dictionary destroying history
Nutrition is neuroses for a maelstrom of inadequacy”

Se réfère à la dixième édition du Newspeak Dictionary et du personnage O’Brien, tous deux présents dans le roman 1984 de George Orwell.

obrienO’Brien est un personnage fictif et l’antagoniste principal du roman 1984 de George Orwell. Le protagonniste Winston Smith, vivant dans une société dystopique gouvernée par le Parti, se sent bizarrement attiré par le membre du Parti Intérieur O’Brien. Orwell ne révèle jamais le prénom de O’Brien.

Winston soupçonne que O’Brien s’oppose en secret au Parti. Finalement, O’Brien se rapporche de Winston avec des remarques qui semblent confirmer les soupçons de Winston. Winston trouve le courage de l’approcher de manière franche, se déclarant ennemi de l’État totalitaire. Au début, l’intuition de Winston semble être correcte : O’Brien se présente comme membre de la “fraternité” qui cherche à renverser le Parti.

Quand Winston est arrêté plus tard, il s’avère que O’Brien est un agent de la Police de la Pensée, et est complètement loyal au Parti. Il se révèle quand il entre dans la cellule en répondant à l’exclamation de Winston (“Ils t’ont eu aussi !”) en commentant ironiquement “Ils m’ont eu il y a bien longtemps”.

O’Brien fait parti d’un mouvement sous fausse bannière dont le but réel est de trouver les “criminels par la pensée” (les citoyens qui pensent que quelque chose est estimée être inacceptable par le Parti), l’attire en prétendant être de leur côté, puis l’arrête et le “soigne”. O’Brien torture Winston pour le soigner de sa “folie”, en particulier sa “fausse” notion qu’il existe d’une réalité externe évident indépendante au Parti ; O’Brien explique de la réalité, c’est simplement ce que dit le Parti.

Il est entièrement honnête à propos du cynisme brutal du Parti ; le Parti ne cherche pas le pouvoir de faire tout ce qui est bon, mais se complaît tout simplement dans ce pouvoir.

Même dans les scènes de torture, il y a une étrange intimité qui persiste entre Winston et O’Brien, qui fait preuve d’une capacité troublante de suggérer ce que pense Winston. O’Brien déclare même que l’esprit de Winston l’attire à lui, et qu’il ressemble au sien, à l’exception que Winston s’avère être fou. Finalement, dans la Chambre 101, O’Brien torture Winston jusqu’à ce qu’il se soumette et qu’il adopte “de son plein gré” la philosophie du Parti.

O’Brien a été en partie inspiré par le personnage de Gletkin du roman de Arthur Koestler, le Zéro et l’infini. Les scènes de torture (entreprises par O’Brien) ont été influencées en partie par les histoires qui ont réussi à sortir de l’URSS des punitions infligées aux prisonniers politiques dans les hôpitaux psychiatriques et dans le Goulag.

Le choix du nom de famille clairement irlandais est considéré comme une référence à Brendan Bracken, 1er Vicomte Bracken, sous les ordres de qui Orwell a travaillé durant la guerre créant de la propagande, et que Orwell détestait. Dans ce qui a été décrit comme “l’une des coïncidences les plus bizarres de la littérature”, il a été révélé en 2003 que O’Brien était le nom de code de l’agent du NKVD Hugh O’Donnell, qui recevait des rapports sur l’auteur de la part de son subordonné David Crook, quand Crook espionnait Orwell durant la guerre d’Espagne.

Dans l’adaptation cinématographique de 1984 du livre, O’Brien était joué par Richard Burton dans son dernier rôle avant sa mort. Dans le film de 1956, O’Brien a été renommé O’Connor, possiblement pour éviter la confusion avec Edmund O’Brien qui jouait Winston. Michael Redgrave jouait O’Connor.

Dans l’adaptation télévisée de 1954 par la BBC de 1984, le personnage était joué par André Morell. Le Canadien Lorne Greene a joué O’Brien dans une adaptation de 1953 dans le cadre de la série d’anthologie de CBS, Studio One.

novlangueLe novlangue (traduit de l’anglais Newspeak, masculin dans la traduction française d’Amélie Audiberti) est la langue officielle d’Océania, inventée par George Orwell pour son roman 1984 (publié en 1949).

Le principe est simple : plus on diminue le nombre de mots d’une langue et plus on fusionne les mots entre eux, plus on diminue le nombre de concepts avec lesquels les gens peuvent réfléchir en éliminant les finesses du langage, plus on rend les gens incapables de réfléchir, et plus ils raisonnent à l’affect. La mauvaise maîtrise de la langue rend ainsi les gens stupides et manipulables par les instruments de propagande massifs tels que la télévision.

C’est donc une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées potentiellement subversives et à éviter toute formulation de critique de l’État, l’objectif ultime étant d’aller jusqu’à empêcher l’“idée” même de cette critique.

Le mot novlangue est depuis passé dans l’usage au féminin par analogie avec langue, lorsqu’il désigne péjorativement un langage destiné à déformer une réalité, hors du contexte du roman.

Ce concept illustre également un propos du logicien Bertrand Russell assurant que nul problème ne pourra être résolu, voire perçu, si l’on prend soin d’éliminer au départ toute possibilité de le poser.

Le novlangue est utilisé dans la trame même du récit, mais il fait aussi l’objet d’un bref développement analytique à la fin du roman, dans une annexe fictive intitulée The Principles of Newspeak.

Langue officielle d’Oceania, le novlangue a été créé pour satisfaire les besoins idéologiques de l’Angsoc (pour English Socialism) : il doit favoriser la parole officielle et empêcher l’expression de pensées hétérodoxes ou critiques. En 1984, l’usage du novlangue n’est pas encore très répandu, seuls des spécialistes le maîtrisent à l’oral et à l’écrit ; mais il est destiné à remplacer totalement le Oldspeak (traduit ancilangue en français, ou anglais standard), un objectif fixé pour les années 2050. Son usage se répand constamment ; les membres du parti tendent à utiliser de plus en plus le vocabulaire et la grammaire novlangues.

Selon l’auteur de l’annexe, le novlangue utilisé en 1984 repose sur les neuvième et dixième éditions du Newspeak Dictionary, “des éditions provisoires et qui contiennent encore beaucoup trop de mots inutiles et de constructions archaïques destinées à être supprimées ultérieurement”.  Ce que réalise la 11ème édition.

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