A dwarf takes his cockerel out on the cockfight

thedayofthelocust(Un nain fait combattre son coquelet dans le combat de coq)
Cité dans Peeled Apples :
“I once impersonated a shop work dummy
The Levi jean has always been stronger than an Uzi
A dwarf takes his cockerel out on the cockfight
Falcons attack the pigeons in the west wing at night”

Référence au livre l’Incendie de Los Angeles (The Day Of The Locust) de Nathanael West.

L’Incendie de Los Angeles est un roman de 1939 de l’écrivain américain Nathanael West, situé à Hollywood en Californie durant la Grande Dépression. Ses thèmes traitent de l’aliénation et du désespoir d’un grand groupe d’individus bizarres qui existent en marge de l’industrie cinématographique d’Hollywood.

En 1998, la Modern Library a classé l’Incendie de Los Angeles à la 73ème place de sa liste des 100 meilleurs romans de la langue anglaise du XXème siècle. Le magazine Time a inclus le roman dans sa liste de 100 meilleurs romans de la langue anglaise de 1923 à 2005, et l’illustre critique Harold Bloom l’a inclus dans sa liste d’œuvres canoniques dans son livre The Western Canon. Le roman a été adapté au cinéma en un film acclamé par la critique sous le nom le Jour du fléau en français (titre éponyme en anglais) en 1975 par le réalisateur John Schlesinger.

Le livre suit un jeune homme nommé Tod Hackett qui se pense peintre et artiste, mais qui travaille à Hollywood comme costumier et peintre de décor. Il tombe amoureux de Faye Greener, starlette en herbe qui vit tout près. Entre son travail au studio et sa présentation aux amis de Faye, il interagit rapidement avec de nombreux parasites d’Hollywood, dont un cow-boy qui vit dans les collines au-dessus des studios et travaille comme figurant dans les films de cow-boys, son ami mexicain qui ne cesse de faire des combats de coqs, et Homer Simpson, homme d’affaire solitaire exploité par Faye. Le livre se finit par une émeute lors de l’avant-première d’un film.

Les personnages sont des proscrits qui sont venus à Hollywood pour réaliser un rêve ou un souhait : l’importance du souhait dans l’œuvre de West a été notée pour la première fois par W.H. Auden qui a déclaré (dans l’une des interludes de The Dyer’s Hand) que les romans de West étaient essentiellement “des paraboles sur un royaume de l’enfer dont le dirigeant n’est pas tant un père des mensonges qu’un père des souhaits”. À cet égard, James Light, dans son livre Violence, Dreams, and Dostoevsky: The Art of Nathanael West suggère que l’Incendie de Los Angeles s’aligne avec un thème de la fiction de West ; l’exposition de narrations optimistes dans la culture moderne américaine comme des fraudes.

Comme certains critiques ont souligné, le roman de West était un défi radical à la littérature moderniste. Les modernistes se sont rassemblés en opposition à la culture de masse ; West le dépeint et en fait une partie intégrale du roman. L’utilisation de West d’images et de situations grotesques établit le roman comme une œuvre de satire juvénale. Sa critique d’Hollywood et de la mentalité “des masses”, dépeint une Amérique malade de vanité et l’entretien d’un sens malin de la perversité.

Le titre original du roman était The Cheated (“les trompés”). Le titre anglais de l’œuvre de West (littéralement « le jour de la sauterelle”) peut être une allusion biblique à l’Ancien Testament. Susan Sanderson écrit :

La référence littéraire ou historique la plus célèbre aux sauterelles se trouve dans le Livre de l’Exode dans la Bible dans lequel Dieu envoie une pluie de sauterelles au pharaon d’Égypte comme punition pour avoir refuser de libérer les Juifs esclaves. Des millions de sauterelles ont afflué sur les champs luxueux d’Égypte, détruisant toute la nourriture u pays. Des sauterelles destructives apparaissent aussi dans le Nouveau Testalebt dans le Livre symbolique de l’Apocalypse.

L’utilisation de West de “sauterelles” dans son titre évoque des images de destruction et une terre dépouillée de vert et de vivant. Le roman est rempli d’images de destruction : le tableau de Tod Hackett intitulé The Burning of Los Angeles (“L’Incendie de Los Angeles”), ses fantasmes violents à propos de Faye et les conséquences sanglantes du combat de coq. Un examen rapproché des personnages de West et son utilisation sélective des images naturelles qui inclut des représentations de la violence et de l’impuissance – et qui sont ainsi contraires aux images populaires qui lient la nature et la fertilité – révèle que la sauterelle du titre est Tod.

James F. Light a suggéré que l’utilisation de West de la violence de bande dans le roman était une expression d’anxiété à propos de la montée du fascisme en Europe. Light suggère également que West pourrait avoir insérer dans le roman une anxiété personnelle sur son rôle marginal en tant que juif aux États-Unis.

Les personnages de West sont intentionnellement superficiels et stéréotypés et “… viennent de tous les films de série B de la période…”. Les personnages de West sont des stéréotypes d’Hollywood, ce que Light nomme “grotesques”. Le protagoniste du roman, Tod Hackett (dont le prénom vient du mot allemand pour “mort” et dont le nom de famille se réfère à un épithète commun pour les scénaristes et artistes d’Hollywood, qui étaient nommés péjorativement des “hacks » – “amateurs”), est un peintre de décors qui aspire à une grandeur artistique. Dans le premier chapitre du roman, la voix narrative annonce : “Oui, malgré son apparence, Tod était vraiment un jeune homme très compliqué avec tout un tas de personnalités, l’une à l’intérieur de l’autre comme un jeu de poupées russes. Et The Burning of Los Angeles, tableau qu’il allait bientôt peindre, prouvait définitivement qu’il avait du talent”.

On nous présente plusieurs personnages mineurs, chacun correspondant à une trope d’Hollywood. Il y a Harry Greener, le vaudevillien en perte ; sa fille Faye, starlette en herbe ; Claude Estee, scénariste à succès d’Hollywood ; Homer Simpson, le “monsieur tout le monde” désespérément maladroit et insatisfait ; Abe Kusich, le gangster de petite taille ; Earle Shoop, le cow-boy ; Miguel, l’acolyte mexicain de Shoop ; Adore Loomis, enfant actrice précoce et la mère poule de Loomis.

En 1975, un film éponyme au titre anglaisle Jour du fléau en français, adapté du roman est sorti produit par la Paramount et réalisé par John Schlesinger. Le film comprenait William Atherton dans le rôle de Tod Hackett, Donald Sutherland dans le rôle d’Homer Simpson, Burgess Meredith dans le rôle d’Harry Greener, et Karen black dans le rôle de Faye Greener.

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