Sample de Me And Stephen Hawking

lesoleil(“Monte le volume de la radio, monte le volume de la radio”) – Me And Stephen Hawking

Extrait de le Soleilfilm franco-russe réalisé par Alexandre Sokourov, sorti en 2005.

En prélude à l’époque de l’occupation du Japon, le film raconte les derniers jours au pouvoir de l’empereur Hirohito à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et notamment son renoncement à son essence divine. Le film s’ouvre sur la tenue d’un Gozen Kaigi dans le bunker du palais impérial, pendant lequel l’empereur prend la parole et donne son avis sur la capitulation sans conditions demandée par les Alliés.

Ayant, de son propre aveu, choisi de livrer plus une “impression personnelle” qu’un portrait historique fidèle, Sokourov s’inspire uniquement de certains aspects de la version livrée par Douglas MacArthur dans ses mémoires et escamote volontairement les éléments liés au Tribunal de Tokyo et à l’implication personnelle de l’empereur dans la conduite de la guerre par le biais du Quartier-général impérial.

“Je ne suis pas intéressé par l’histoire ou la politique en place, a-t-il confié au Festival de Berlin, je ne suis pas vraiment intéressé par les événements historiques ou par la période, je suis plus intéressé par l’humain…”

Ce parti pris se révèle notamment lors de la présentation de la rencontre entre Hirohito et MacArthur où pas une parole du dialogue entre les deux hommes n’est conforme aux notes de l’interprète impérial Katsuzô Okumura, personnage escamoté par Sokourov. Alors que, selon ces notes, cette entrevue s’est déroulée de façon conviviale, le général faisant tout son possible pour mettre l’empereur à l’aise et louant son “auguste vertu” (miitsu) (John Dower, Embracing Defeat, 1999, p.293-297), Sokourov décrit au contraire une entrevue tendue où MacArthur affiche clairement son animosité et où Hirohito, perdant le fil de la conversation, se parle à lui-même.

En conséquence, tous les éléments liés à la guerre et à la responsabilité personnelle de l’empereur dans les crimes de guerre japonais sont laissés de côté, le réalisateur préférant montrer le portrait d’un être éthéré et rêveur.

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