1984-85 (1985)

1985book1985 (également intitulé 1984-85 en France) est un roman de l’écrivain anglais Anthony Burgess. Publié en 1978, il est inspiré par le roman de George Orwell 1984 et a été conçu comme un hommage à ce dernier.

1985 est divisé en 2 parties. La première moitié du livre est une série d’essais et d’interviews (dans lesquelles Burgess est à la fois l’intervieweur et l’interwievé) au sujet de différents aspects du livre d’Orwell. La seconde partie est une nouvelle qui se déroule en 1985, sept ans après l’année où le livre a été écrit.

Burgess n’a pas écrit une suite au livre d’Orwell mais il utilise le même concept. Il suggère ce qui pourrait advenir en 1985 si la société britannique et le monde qu’il observe en 1978 évoluait selon une certaine tendance.

La tendance principale à laquelle il se réfère est le pouvoir grandissant des syndicats. Dans le 1985 hypothétique envisagé dans le livre, les syndicats sont devenus si puissants qu’ils exercent le plein contrôle de la société. Un syndicat existe pour chaque métier imaginable. Les syndicats commencent des grèves sans grand motif et une fois la grève entamée par un syndicat, elle se transforme vite en grève générale.

Un autre thème majeur de la nouvelle est l’islamisation de la Grande-Bretagne en raison d’une immigration à grande échelle en provenance du Moyen-Orient. Londres regorge de mosquées et de riches Arabes déambulent partout dans la ville.

Au début du livre le personnage principal, Bev Jones, est confronté à la mort de son épouse. Elle était à l’hôpital lorsqu’un feu a éclaté, et pendant que le syndicat des pompiers était en grève, l’hôpital a entièrement brûlé. (Dans la réalité le syndicat des pompiers britanniques avait appelé à la grève pour la première fois de son histoire en 1977, vraisemblablement alors que Burgess écrivait son roman). Bev est laissé seul avec sa fille Bessie, qui a treize ans mais est sexuellement précoce et incapable de comprendre la différence entre la réalité et le rêve, causé par un médicament du type thalidomide pris pat sa mère enceinte.

La mort de son épouse engendre chez Bev une profonde hostilité envers le système syndical. Ce n’est cependant pas la première fois que Bev s’y oppose, car il avait précédemment été conférencier en histoire, obligé d’arrêter son travail par le système basé sur le syndicalisme, qui favorise l’éducation par la valeur pratique.

Employé comme confiseur, il va travailler un jour en dépit de l’appel à la grève lancé par son syndicat, ce qui entraîne son exclusion et par conséquence immédiate son inemployabilité. Sachant qu’il va rapidement perdre son appartement, il emmène Bessie dans une institution gérée par l’État où on s’occupera d’elle avec d’autres filles comme elle.

Bev devient alors vagabond, voyageant dans tout Londres et fréquentant un groupe de dissidents tout aussi inemployables. Avec eux, il se livre à des petits vols dans des épiceries pour survivre. Arrêté durant une telle sortie, il est condamné à être rééduqué dans une institution de l’État, qui n’est ni une prison ni un hôpital psychiatrique, mais qui contient des éléments des deux.

Au centre de rééducation, Bev est soumis à des films et des conférences de propagande, qui ont le but de le convertir en membre utilise de la société (thème que Burgess explore également dans Orange mécanique). Il rencontre le puissant syndicaliste Pettigrew, qui avertit Bev qeu son époque est révolue et que le Syndicalisme est l’avenir de la Grande-Bretagne. Malgré cela, Bev n’est pas converti et – ayant purgé sa peine – part en homme libre.

Ayant été informé que Bessie sera exclue de l’institution car il refuse de désavouer ses croyances, il retourne à Londres. Ayant besoin d’un revenu et d’un endroit où vivre, il rejoint un réseau nommé les Britanniques Libres, dont le but est de fournir de l’infrastructures et de l’ordre durant le chaos croissant lié aux grèves qui s’abat sur la Grande-Bretagne. Bev réussit à vendre sa fille comme femme d’un cheik riche, qui s’éprend d’elle durant une visite au Al-Dorchester, raisonnant qu’au moins elle sera en sécurité et contente. Pendant ce temps, il découvre que les Britanniques Libres est la devanture d’un groupe islamique visant à réétablir la Grande-Bretagne comme État musulman.

Bev, à cause de son éducation, est employé comme porte parole des Britanniques Libres et nommé pour rapporter les événements de la grève générale. Il est frustré comme son travail est censuré par le leader, un homme connu sous le nom de colonel Lawrence. La grève qui s ‘étend atteint un point de non retour et devient une grève générale, rapportée au lecteur principalement sous forme de journal intime. Charles III prend commande du pays tandis qu’il s’arrête avec grand bruit. Quelques mois après la grève, Bev est arrêté à nouveau et condamné à perpétuité dans une institution sécurisée, qui encore une fois n’est ni une prison ni un hôpital. La seule manière d’en sortir est d’être récupéré par un membre de sa famille.

Là-bas, il reprend sa carrière de professeur en donnant des cours d’histoire informels à d’autres prisonniers. Tandis que les années s’allongent, son programme (qui avait commencé avec l’Angleterre anglo-saxonne) traite de la Renaissance, les Lumières, la Révolution Industrielle et s’approche des temps modernes.

Des bribes de nouvelles circulent souvent au sein des détenus, certaines suggérant que la conversion de la Grande-Bretagne à l’Islam est bien avancée (par exemple, on déclare que les habitants de l’Île de Man ont récemment découvert qu’une drogue dopante remplace l’alcool dans leur bière depuis plusieurs années, en accord avec les prohibitions musulmanes). Il n’y a cependant aucune possibilité que les détenus puissent vérifier que ces nouvelles soient correctes.

Bev trouve de plus en plus difficile d’expliquer la continuité de l’histoire en terme de présent. Incapable de faire cela, Bev suggère qu’ils recommencent et reviennent vers le présent, après quoi sa classe implose spontanément. Seul la nuit, Bev s’échappe du dortoir où il dort, va sur le terrain de l’institution et touche volontairement la clôture électrique.

VOIR AUSSI :

  • 1985 [Expressions]
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