37°2 Le Matin [Livre]

372lematinlivrePhilippe Djian, 1986

Ce livre — nommé d’après la température corporelle approximative d’une femme enceinte — parle de Zorg, réparateur facile à vivre qui vit la vie comme elle vient dans un quartier au bord de la mer et qui rencontre Betty, belle mais anxieuse serveuse de 19 ans. Après une dispute, Betty découvre le manuscrit d’un roman que Zorg avait composé avec son temps libre. Convaincue que Zorg est un écrivain et non un bricoleur, elle met le feu à son bungalow et les deux partent pour la ville. À Paris, ils s’installent chez la bonne amie de Betty, Lisa, et son petit ami restaurateur Eddy, et Betty essaye de faire publier le manuscrit de Zorg. Alors que des letttres de refus d’éditeurs potentiels commençent à arriver en masse, l’état mental de Betty commence à se dégrader. Après avoir appris la nouvelle de la mort de la mère de Eddy, Zorg, Betty et Lisa l’accompagnent dans sa ville natale pour aller aux obsèques.

Betty est aussi turbulente et soupe au lait qu’elle est belle. Elle commence à avoir recourt à d’extrêmes formes de violence et Zorg s’inquiète réellement. Betty se plaint d’entendre des voix dans sa tête.

Un jour, Betty rapporte un test de grossesse qui indique au début qu’elle peut concevoir le bébé de Zorg, à leur grand plaisir tous les deux. Cependant, peu après elle découvre que le test était faux et qu’elle est en fait incapable d’avoir des enfants. Elle devient hystérique et sa psychose maniaco-dépressive atteint des sommets.

Philippe Djian est considéré en France comme un auteur culte qui a commencé à écrire contre le style plus maniéré de ses contemporains littéraires et effectivement alors que ses personnages luttent et dérivent, en essayant de donner du sens au monde qui les entoure, toute une génération s’est identifiée à eux. 37°2 Le Matin est le seul de ses livres à avoir été traduit en anglais.

Ce qui est vu comme l’unique personnage de ce roman est l’absence de prétention du narrateur dont la prose se lit presque comme un monologue intérieur et réussi néanmoins à rester honnête. Il capture bien l’esprit d’un “homme” sans compromettre son intégrité littéraire.

Un film tiré de ce roman est sorti en 1986 avec Béatrice Dalle dans le rôle de Betty.

Au début, quand les Manic Street Preachers se sont formés avec James Dean Bradfield au chant et à la guitare, Sean Moore à la batterie, Nicky Wire à la guitare et Flicker à la basse, ils se sont nommés “Betty Blue” d’après le titre anglophone de ce roman et de ce film. Plus tard, quand Flicker a quitté le groupe et que Nicky Wire est passé à la basse, ils se sont rebaptisés “Manic Street Preachers”. C’est peu de temps après que Richey Edwards n’ait rejoint le groupe.

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