A day of wine and roses

daysofwinerosesCité dans I Think I Found It :
“So I walked to the sea
Threw a pebble in for you and me
A day of wine and roses
Has made me feel alive”

Référence au film le Jour du vin et des roses (Days of Wine and Roses).

Le Jour du vin et des roses est un drame de 1962 réalisé par Blake Edwards avec un scénario de JP Miller adapté de son propre téléfilm dans la série Playhouse 90 du même nom en 1958.

Le film a été produit par Martin Manulis, avec une musique de Henry Mancini, et comprend Jack Lemmon, Lee Remick, Charles Bickford et Jack Klugman. Le film décrit la chute de deux Américains lambda qui succombent à l’alcoolisme et tentent de s’en sortir.

La musique du film, composée par Mancini avec des paroles de Johnny Mercer, a été récompensée par un Oscar. Le film a reçu quatre autres nominations aux Oscars, dont meilleur acteur et meilleur actrice.


Intrigue

L’attaché de presse de San Francisco Joe Clay (Jack Lemmon) rencontre et tombe amoureux de la secrétaire Kirsten Arnesen (Lee Remick). Kirsten ne buvait pas d’alcool jusqu’à ce que Joe commence à la faire boire en société. Elle est réticente au début, mais après ses premiers Brandy Alexander, elle admet que boire un verre “m’a fait du bien”. Malgré les doutes du père de Kirsten (Charles Bickford), qui tient un commerce d’aménagement paysager à San Mateo, ils se marient et ont une fille, Debbie.

Joe et Kirsten passent lentement du « déjeuner avec deux martini » à l’alcoolisme complet. Joe est rétrogradé à cause de sa mauvaise performance, et est envoyé en ville pour travailler sur un compte mineur. Kirsten est seule toute la journée, et trouve que boire est la meilleure manière de passer le temps. Soûle une après-midi, elle provoque un incendie dans leur appartement qui manque de la tuer avec Debbie. Finalement, Joe se fait virer et passe les années suivantes de petit boulot en petit boulot.

Un jour, Joe passe devant un bar, voit son reflet dans la vitrine, et se rend compte avec horreur qu’il se reconnaît à peine. Il rentre chez lui et dit à Kirsten qu’ils doivent arrêter de boite, et elle accepte à contre-cœur. Cherchant un échappatoire à leur addiction, Joe et Kirsten travailler ensemble dans le commerce de M. Arnesen et restent sobres deux mois. Mais l’envie est trop forte, et après une beuverie tard dans la nuit, Joe détruit la serre et les plantes de son beau-père alors qu’il était à la recherche d’une bouteille d’alcool planquée.

Joe est interné dans un sanatorium où il souffre de delirium tremens tandis qu’il est restreint dans une camisole de force. À sa sortie, Joe finalement devient sobre pendant un moment avec l’aide des Alcooliques Anonymes, un parrain consacré nommé Jim Hungerford (Jack Klugman), et des réunions régulières aux AA. Il explique à Joe comment les alcooliques manifestent souvent un comportement obsessif, faisant remarquer que l’amour précédent de Kirsten du chocolat pouvait avoir été le premier singe d’une personnalité addictive, et le conseille que la plupart des alcooliques détestent boire seul en compagnie de personnes sobres.

Pendant ce temps, Kirsten continue à boire, et elle disparaît pendant plusieurs jours sans contacter Joe. On finit par la retrouver dans un motel du coin, soûle, mais quand Joe essaie de l’aider, il finit par boire à nouveau. Quand ils tombent à court de réserve, Joe tombe par hasard sur un magasin de vins et spiritueux qui vient de fermer pour la nuit, il entre par effraction, et vole une bouteille, ce qui résulte en un autre séjour au sanatorium nu et attaché sur une table de traitement. Hungerford apparaît à ses côtés et l’avertit qu’il doit rester sobre peu importe le moyen, même si cela signifie qu’il doit rester loin de Kirsten.

Joe devient finalement sobre, devient un père responsable pour Debbie, et garde un emploi stable. Il essaie de se faire pardonner auprès de son beau-père en lui offrant le paiement de dettes passées et de torts, mais M. Arnesen l’accuse d’être indirectement responsable de l’alcoolisme de Kirsten. après s’être calmé, Arnesen dit que Kirsten disparaît pendant de longues durées et ramène des étrangers du bar.

Un soir, après avoir mis Debbie au lit, Kirsten, sobre mais malade depuis deux jours, va chez Joe pour tenter de se réconcilier. Joe répond qu’elle est bienvenue quand elle veut, mais seulement si elle arrête de boire. Kirsten refuse d’admettre qu’elle est alcoolique, mais reconnaît que sans alcool, elle “ne peut oublier comment tout semble sale”. Kirsten conseille tristement à Joe de l’abandonner, et part. Joe lutte contre le désir de courir après elle, et regarde par la fenêtre la rue sombre tandis qu’elle s’éloigne. Quand Debbie demande “Va-t-elle aller mieux ?” il répond gentiment, “J’y suis arrivé, non ?” Encore une fois Joe regarde la rue, l’enseigne du bar lumineuse se réfléchissant dans sa fenêtre.


Production

Contexte

JP Miller a trouvé son titre dans le poème de 1896 Vitae Summa Brevis Spem Nos Vetat Incohare Longham de l’écrivain anglais Ernest Downson (1867-1900). Il a également inspiré le titre de la chanson conçue par Henry Mancini et Johnny Mercer.

“They are not long, the days of wine and roses:
Out of a misty dream
Our path emerges for a while, then closes,
Within a dream.”

Par coïncidence, Johnny Mercer, qui a écrit les paroles de la chanson principale, avait également écrit les paroles du thème de Laura, un film de 1944 dans lequel le poème de Dowson est cité en entier.

Le téléfilm de Miller pour Playhouse 90, également intitulé Days of Wine and Roses, avait reçu une attention critique favorable et avait été nommé pour un Emmy dans la catégorie “Meilleure écriture d’une émission dramatique – une heure ou plus”. Manulis, producteur de Playhouse 90, a décidé qu’il était idéal pour un film. Certains critiques ont observé qu’il manquait au film l’impact de la production télévisée originale, qui comprenait Cliff Robertson dans le rôle de Joe et Piper Laurie dans le rôle de Kirsten. Dans un article écrit pour DVD Journal, le critique D.K. Holm a noté plusieurs changements qui ont considérablement modifié l’original quand il a été tourné. Il cite comme exemple l’emploi de Jack Lemmon. Avec sa participation, “peu restait du téléfilm fondateur, à part que l’acteur Charles Bickford reprenne son rôle”.


Tournage

Les lieux en Californie du Nord du film incluait San Francisco, Albany et le circuit de Golden Gate Fields. Le générique récompensé d’un Oscar avait une musique composée par Henry Mancini et des paroles écrites par Johnny Mercer. Les singles de Andy Willians et le chœur de Henry Mancini sont rentrés dans le Billboard Top 40.

Le réalisateur Blake Edwards a arrêté de boire un an après avoir fini le film et est allé en désintoxication. Il a dit que lui et Jack Lemmon buvaient beaucoup durant le tournage du film. Edwards a souvent utilisé le thème de l’abus d’alcool dans ses films, dont Elle (1979), Boire et déboires (1987) et L’Amour est une grande aventure (1989). Lemmon et Remick ont tous les deux cherché de l’aide auprès des Alcooliques Anonymes longtemps après la fin du film. Lemmon a révélé à James Lipton dans Inside the Actors Studio ses problèmes passés avec l’alcool et son rétablissement. Le film a eu un effet durable pour renforcer l’acceptation sociale grandissante des Alcooliques Anonymes.

Dans la même interview de Inside the Actors Studio, Lemmon a déclaré qu’il y a eu de la pression de la part du studio pour changer la fin. Afin de préserver l’intégrité du film, les scènes ont été filmés dans le même ordre qu’elles apparaissaient dans le scénario, avec la dernière scène tournée en dernier. C’est en contraste avec la pratique standard de tourner différentes scènes ensemble qui ont lieu au même endroit, ce qui réduit les dépenses, raccourci le planning et aide la programmation du temps des acteurs sur le plateau. Immédiatement après la fin du tournage, Lemmon est parti en Europe et est resté indisponible de manière à ce que le studio soit forcé à sortir le film sans changer l’histoire.


Accueil

Box office et sortie

Les producteurs ont utilisé l’accroche publicitaire ironique suivante pour faire la publicité du film :

“C’est, de sa propre manière terrifiante, une histoire d’amour”.

Le film est sorti sur le plan national aux États-Unis le 26 décembre 1962. Les recettes au box office du film étaient bonnes étant donné que les chiffres rapportés sont en dollars de 1962. Il a rapporté 4 millions $ au cinéma américain, ce qui en fait le 15ème film de l’année. Le total des ventes domestiques étaient de 8 123 077 $.


Réponse critique

Le film est devenu l’un des film les plus considérés de Blake Edwards, ouvrant les vannes pour les critiques et le public. Le critique du New York Times Bosley Crowther a écrit, “[C’]est un film inspirant, et il est extrêmement bien joué par M. Lemmon et Mlle Remick, qui ne s’épargnent aucune scènes honteuses et douloureuses. Mais malgré leur interprétation excellente et la réalisation tendue de Blake Edwards, ils n’amènent pas deux personnages pitoyables à une vie complète et accablante”.

L’équipe du magazine Variety a aimé le film, en particulier le jeu des acteurs et l’écriture : “Le drame éreintant de Miller illustre comment l’appât insatiable de l’alcool pour remplacer même l’amour, et comment la communication maritale ne peut exister dans une maison divisée par la moitié alcoolique du couple… Lemmon donne une interprétation dynamique et effrayante. Les scènes de sa chute, surtout l’hôpital violent, sont brutalement réalistes et terrifiante. Remick, également, est efficace, et Charles Bickford et Jack Klugman présentent un travail solide dans de bons rôles secondaires”.

Dans une chronique du DVD, le critique Gary W. Tooze a fait l’éloge de la réalisation d’Edwards : “L’adaptation puissante de Blake Edwards de l’histoire Playhouse 90 de J.P. Miller, avec Jack Lemmon et Lee Remick dans des interprétations de leur carrière, demeure une variation dans son corps d’œuvres grandement consacré à la comédie… Lemmon est à son meilleur, ainsi que Remick dans ce conte difficile de personnes consommés par leur addiction mutuelle. Il se transforme en portrait honnête et déchirant de l’alcoolisme réalisé avec dextérité comme tout film dont je me rappelle”.

Margaret Parsons, conservateur de la division cinéma de la National Gallery of Art, a dit, “[Le film] reste l’un des drames les plus déchirants sur la ruine liée à l’alcool et son rétablissement jamais capturé sur pellicule… et c’est également l’un des films novateurs du genre”.

L’agrégateur de chroniques Rotten Tomatoes a rapporté que 100% des critiques avaient donné au film une chronique positive, fondé sur sept d’entre elles.

Source : Wikipédia, traduit de l’anglais
Dernière modification : 7 juin 2018

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