Ainsi parlait Zarathoustra

ainsiparlaitzarathoustraAinsi parlait Zarathoustra ou Ainsi parla Zarathoustra, sous-titré “Un livre pour tous et pour personne” (en allemand : Also sprach Zarathustra. Ein Buch für Alle und Keinen) est un poème philosophique de Friedrich Nietzsche, publié entre 1883 et 1885.

L’allemand autorise à traduire Also sprach Zarathustra par Ainsi parla Zarathoustra. Chaque discours se termine par cette formule (à quelques exceptions). L’imparfait en français indiquerait une répétition. Mais l’ensemble du livre présente une progression de discours en discours qui paraît plutôt indiquer que ces discours représentent à chaque fois une étape dans la doctrine de Zarathoustra, ce que marquerait la traduction par le passé simple, Ainsi parla Zarathoustra.

Le nom Zarathoustra signifie “celui qui a de vieux chameaux” et non comme on l’a cru jusqu’à il y a une trentaine d’années “celui à la lumière brillante” ; c’est le nom avestique de Zoroastre, prophète et fondateur du zoroastrisme, l’ancienne religion iranienne. En allemand, il garde cette forme ancienne. Nietzsche l’a choisi car il a été le premier à enseigner la doctrine morale des deux principes du bien et du mal. Ainsi, symboliquement, Zarathoustra abolit-il lui-même sa propre doctrine :

“On ne m’a pas demandé – mais on aurait dû me demander –, ce que signifie dans ma bouche, dans la bouche du premier immoraliste, le nom de Zarathoustra, car c’est juste le contraire qui fait le caractère énormément unique de ce Perse dans l’histoire. Zarathoustra, le premier, a vu dans la lutte du bien et du mal la vraie roue motrice du cours des choses. La transposition en métaphysique de la morale conçue comme force, cause, fin en soi, telle est son œuvre. Mais cette question pourrait au fond être considérée déjà comme une réponse. Zarathoustra créa cette fatale erreur qu’est la morale ; par conséquent il doit aussi être le premier à reconnaître son erreur”.

Le livre comporte quatre parties, et commence par un prologue. Selon le traducteur Henri Albert, chaque partie a été composée en une dizaine de jours. Néanmoins, les brouillons des textes infirment cette affirmation, et Nietzsche voulait sans doute parler de la phase finale d’écriture. Il a décrit, dans Ecce homo, la violente inspiration qui l’avait saisi lors de la composition de ce poème :

“Tout cela se passe involontairement, comme dans une tempête de liberté, d’absolu, de force, de divinité… C’est dans le cas de l’image, de la métaphore, que ce caractère involontaire de l’inspiration est le plus curieux : on ne sait plus du tout ce qui est symbole, parallèle ou comparaison : l’image se présente à vous comme l’expression la plus juste, la plus simple, la plus directe. Il semble vraiment, pour rappeler un mot de Zarathoustra, que les choses mêmes viennent s’offrir à vous comme termes de comparaison”.

Nietzsche a considéré cette œuvre comme le péristyle de sa philosophie, et Le Gai Savoir et Par-delà bien et mal comme ses commentaires, l’un écrit avant le texte, l’autre l’expliquant d’une manière trop cultivée pour être accessible.

Nietzsche présente lui-même ce livre comme un “5ème évangile”, il veut en faire l’équivalent des poèmes de Goethe, de Dante Alighieri et des textes de Luther. Ainsi parla Zarathoustra est ainsi à la fois un long poème et une œuvre de réflexion sur une nouvelle promesse d’avenir pour l’homme. Mais c’est aussi une parodie. Zarathoustra se retirant dix ans dans la montagne, et sentant un jour le besoin de partager sa sagesse, rappelle le séjour du Christ dans le désert, et certains passages du quatrième livre font songer à la cène. Les symboles religieux ou ésotériques sont également très nombreux. Enfin on ne peut s’empêcher de songer à François d’Assise, modèle d’amitié entre les hommes et les animaux.

Le texte a été publié par partie. Il n’a eu aucun succès, et Nietzsche a dû publier la dernière partie à compte d’auteur (1885). Les quatre parties ont été publiées ensemble pour la première fois en 1892.

Les lettres de Nietzsche et certains fragments témoignent du dégoût qui s’est emparé de Nietzsche quand il a constaté que des antisémites s’étaient approprié le nom de Zarathoustra :

“Il y a quelque temps, un certain Theodor Fritsch de Leipzig m’a écrit. En Allemagne, il n’existe pas d’engeance plus impudente et crétine que ces antisémites. Je lui ai adressé, en signe de remerciement, un beau coup de pied en forme de lettre. Cette canaille ose prononcer le nom de Zarathoustra. Immonde ! Immonde ! Immonde !”

Nietzsche s’est fait une haute idée de son livre, et il ne pensait pas que l’on puisse le comprendre avant longtemps. Aussi, face à cette situation et à cette réception inattendue par des personnes qu’il méprisait, il a écrit plus tard, dans Ecce homo (1888) :

“— Hélas ! mon Zarathoustra cherche encore cet auditoire [capable de le comprendre], il le cherchera longtemps !”

La qualité poétique du livre a été diversement appréciée. Heidegger par exemple y trouve des passages saisissants par leur beauté, mais estime que bien d’autres passages sont plats ou insipides.

André Gide notait dans son Journal, le 22 juin 1930 : “Pour la septième ou huitième fois (au moins), essayé Also sprach Zarathustra. IMPOSSIBLE. Le ton de ce livre m’est insupportable. Et toute mon admiration pour Nietzsche ne parvient pas à me le faire endurer. Enfin il me paraît, dans son œuvre, quelque peu surérogatoire ; ne prendrait de l’importance que si les autres livres n’existaient pas. Sans cesse je l’y sens jaloux du Christ ; soucieux de donner au monde un livre qu’on puisse lire comme on lit l’Évangile. Si ce livre est devenu plus célèbre que tous les autres de Nietzsche, c’est que, au fond, c’est un roman. Mais, pour cela précisément, il s’adresse à la plus basse classe de ses lecteurs : ceux qui ont encore besoin d’un mythe. Et ce que j’aime surtout en Nietzsche, c’est sa haine de la fiction”.

Ainsi parlait Zarathoustra se compose de discours, de paraboles, de poésies et de chants répartis en quatre livres. Bien que l’ensemble puisse au premier abord présenter une apparence disparate, Eugen Fink a souligné la forte unité de ce poème. En effet, Zarathoustra commence par annoncer la mort de Dieu, condition préalable à l’enseignement du Surhomme, abordé dans le prologue et dans le premier livre, où la parabole du chameau constitue une annonce de son destin. Le deuxième livre expose la pensée de la Volonté de puissance, qui est la pensée du dépassement de soi conduisant au Surhomme. Puis le troisième livre tourne autour de l’Éternel Retour, affirmation la plus haute de la Volonté de puissance et idée sélectrice destinée à poser les conditions qui dans l’avenir permettront l’avènement du Surhomme. La dernière partie tourne autour des hommes supérieurs et de la tentation de la pitié qui est pour Nietzsche la tentation nihiliste par excellence. C’est pour Zarathoustra le dernier obstacle à l’affirmation de la vie et le début d’une nouvelle transfiguration, avec laquelle l’œuvre se termine, transfiguration vers l’amour et la joie symbolisés par le lion devenu docile et rieur et entouré d’une nuée de colombes.

Le prologue constitue l’ouverture du premier livre. Dans ce prologue Zarathoustra, qui s’était retiré dans la montagne pendant dix ans, revient parmi les hommes pour leur faire partager sa pensée (§ 1). Une première version du premier paragraphe du prologue se trouve dans Le Gai Savoir, § 342. L’aphorisme est intitulé Incipit tragœdia et s’achève par les mêmes mots : “— Ainsi commença le déclin de Zarathoustra”.

Alors qu’il traverse la forêt, Zarathoustra rencontre un vieil ermite avec qui il discute. Mais lorsqu’il se rend compte que le vieillard a consacré sa vie à Dieu, Zarathoustra préfère s’en aller de crainte de le priver du sens de son existence en lui révélant que Dieu est mort (§ 2). Ce thème ouvre ainsi le voyage de Zarathoustra parmi les hommes, et marque le point de départ de la pensée du Surhomme que Zarathoustra va leur divulguer : Dieu n’étant plus la finalité de la volonté humaine, il faut que l’homme se fixe un but immanent qui passe par son propre dépassement.

Zarathoustra parvient ensuite à une ville, et commence à s’adresser à la foule rassemblée devant le spectacle d’un funambule. Il parle d’abord du Surhomme (§ 3 et 4), puis du dernier homme (§ 5), mais constate son échec dans les deux cas puisque dans le premier la foule se moque de lui et que dans le second elle l’acclame sans comprendre le sens profond de son message. Dès lors, il décide de s’adresser à un public choisi, qu’il conçoit, en opposition avec la figure du Christ, non comme des disciples, mais comme des compagnons :

“Des compagnons, voilà ce que cherche le créateur et non des cadavres, des troupeaux ou des croyants. Des créateurs comme lui, voilà ce que cherche le créateur, de ceux qui inscrivent des valeurs nouvelles sur des tables nouvelles”. (§ 9)

Commence une phase de prédication, qui constitue le premier livre, tourné vers l’enseignement du Surhomme. Le livre commence par la célèbre parabole des trois métamorphoses qui apparaît comme un second prologue du livre :

“Je vais vous dire trois métamorphoses de l’esprit : comment l’esprit devient chameau, comment le chameau devient lion, et comment enfin le lion devient enfant”.

La compréhension de ce passage est ardue. Le chameau est une bête de somme, qui en se chargeant de valeurs héritées pour affronter le désert se rend prisonnier. Les “valeurs millénaires” en question sont les valeurs chrétiennes et leurs succédanés. Le lion affronte ce fardeau de devoirs qui forment un “Grand Dragon”. Il le terrasse et détruit jusqu’à ses ruines même (le socialisme, l’anarchisme, mais aussi le positivisme sont pour Nietzsche issus du christianisme), c’est une figure nihiliste. Après s’être débarrassé de ses chaînes, le lion doit encore devenir enfant pour créer de nouvelles valeurs, bâtir en toute innocence – c’est-à-dire débarrassé du ressentiment caractéristique des faibles – un nouveau monde, celui d’un surhomme. Cette figure de l’enfant comme “innocence et oubli, commencement nouveau, jeu, roue qui se meut d’elle-même, premier mobile, affirmation saine” est reprise d’Héraclite.

Il parle à ses compagnons des prédicateurs de la mort et des arrières-mondes, des vertus, de la justice, de l’État, de l’amitié, de la finalité de l’humanité (et donc du Surhomme), du suicide, de la générosité. Une grande partie de ces thèmes est issue des œuvres précédentes. Ils forment une critique de la métaphysique et de la morale, et invitent l’homme à créer par dessus lui-même.

“Hélas ! j’ai connu des hommes nobles qui perdirent leur plus haut espoir. Et dès lors ils calomnièrent tous les hauts espoirs”.

À chaque fin de livre Zarathoustra sent le besoin de retourner dans la solitude, ce qui marque une progression dans l’état d’esprit de Zarathoustra. Il part ainsi à la fin du premier livre, en suppliant ses compagnons de rester fidèles à la terre et rappelle la grande promesse à laquelle la volonté doit se tenir :

“Tous les dieux sont morts : nous voulons, maintenant, que le surhumain vive ! Que ceci soit un jour, au grand midi, notre dernière volonté !”

Le deuxième livre reprend sur le départ de Zarathoustra :

“Alors Zarathoustra retourna dans les montagnes et dans la solitude de sa caverne pour se dérober aux hommes, pareil au semeur qui, après avoir répandu sa graine dans les sillons, attend que la semence lève”.

Par cette progression, Nietzsche dramatise l’exposition de sa doctrine ; le livre n’est pas une suite de discours, mais le récit des métamorphoses de son personnage principal.

Cette partie voit surgir le thème du dépassement de soi et la Volonté de puissance :

“Partout où j’ai trouvé quelque chose de vivant, j’ai trouvé de la volonté de puissance ; et même dans la volonté de celui qui obéit j’ai trouvé la volonté d’être maître.

Que le plus fort domine le plus faible, c’est ce que veut sa volonté qui veut être maîtresse de ce qui est plus faible encore. C’est là la seule joie dont il ne veuille pas être privé.

Et comme le plus petit s’abandonne au plus grand, car le plus grand veut jouir du plus petit et le dominer, ainsi le plus grand s’abandonne aussi et risque sa vie pour la puissance.

C’est là l’abandon du plus grand : qu’il y ait témérité et danger et que le plus grand joue sa vie”.

Cette partie se termine par un défi que Zarathoustra devra relever dans la troisième partie :

“Je vous dis ceci en guise de parabole. Hier à l’heure la plus silencieuse le sol m’a manqué : le rêve commença. L’aiguille s’avançait, l’horloge de ma vie respirait, jamais je n’ai entendu un tel silence autour de moi : en sorte que mon cœur s’en effrayait. Soudain j’entendis l’Autre qui me disait sans voix : Tu le sais Zarathoustra. —Et je criais d’effroi à ce murmure, et le sang refluait de mon visage, mais je me tus. Alors l’Autre reprit sans voix : Tu le sais, Zarathoustra, mais tu ne le dis pas ! —Et je répondis enfin, avec un air de défi : Oui, je le sais, mais je ne veux pas le dire ! Alors l’Autre reprit sans voix : Tu ne veux pas, Zarathoustra ? Est-ce vrai ? Ne te cache pas derrière cet air de défi ! —Et moi de pleurer et de trembler comme un enfant et de dire : Hélas ! je voudrais bien, mais comment le puis-je ? Fais-moi grâce de cela ! C’est au-dessus de mes forces ! Alors l’Autre reprit sans voix : Qu’importe de toi, Zarathoustra ? Dis ta parole et brise-toi ! —”

La troisième partie voit ainsi Zarathoustra vaincre la pesanteur de la pensée la plus lourde, l’Éternel Retour, et ce sont ses animaux qui formulent la pensée dont il est accablé :

“— O Zarathoustra, dirent alors les animaux, pour ceux qui pensent comme nous, ce sont les choses elles-mêmes qui dansent : tout vient et se tend la main, et rit, et s’enfuit — et revient.

Tout va, tout revient, la roue de l’existence tourne éternellement. Tout meurt, tout refleurit, le cycle de l’existence se poursuit éternellement.

Tout se brise, tout s’assemble à nouveau ; éternellement se bâtit la même maison de l’être. Tout se sépare, tout se salue de nouveau ; l’anneau de l’existence se reste éternellement fidèle à lui-même”.

Zarathoustra prend alors conscience qu’il est celui qui enseigne l’Éternel Retour, et que ceci est son destin et également son plus grand danger :

“Ainsi –finit le déclin de Zarathoustra”.

Toutefois, Nietzsche a souligné que l’ensemble du livre est centré sur un chapitre de cette partie, chapitre sur les anciennes et les nouvelles tables de valeurs à créer :

“Je suis assis là et j’attends, entouré de vieilles tables brisées et aussi de nouvelles tables à demi écrites. Quand viendra mon heure ?”

Dans la quatrième partie, Zarathoustra rencontre des hommes supérieurs, et il s’entoure d’eux, les invitant à partager son repas. Les hommes supérieurs sont : le roi de droite et le roi de gauche, le vieil illusionniste, le pape, le mendiant volontaire, l’ombre, le scrupuleux de l’esprit, le morose devin, l’âne et le plus hideux des hommes. Chacun de ces hommes supérieurs représente un certain type d’homme dont l’idéal est brisé ou anéanti (Dieu, la vérité, l’art), mais qui ne peut se résoudre à en tirer les conclusions en se dépassant soi-même. Aussi ces hommes supérieurs sont-ils pour Nietzsche supérieurs par ironie, et souffrent intimement de leur incapacité à se réaliser. Ce sont, aux yeux de Nietzsche, des hommes faibles, maladifs, estropiés, comédiens de leur anciennes vertus.

C’est de cette souffrance de l’homme supérieur, et du pessimisme qui en résulte (ce qui vise Schopenhauer), que Zarathoustra va devoir se garder, en vainquant la pitié qu’il éprouve pour eux :

“[…] qu’est-ce qui m’a été réservé comme mon dernier péché ?”

— Et encore une fois Zarathoustra se replia sur lui-même, en s’asseyant de nouveau sur la grosse pierre pour réfléchir. Soudain il se redressa : —

“Pitié ! La pitié pour l’homme supérieur ! s’écria-t-il et son visage devint de bronze. Eh bien ! Cela — a eu son temps !”

Il commence alors une nouvelle transfiguration, la dernière du livre :

“[…] Eh bien ! Le lion est venu, mes enfants sont proches, Zarathoustra a mûri, mon heure est venue : — Voici mon aube matinale, ma journée commence, lève-toi donc, lève-toi, ô grand midi ! —Ainsi parlait Zarathoustra et il quitta sa caverne, ardent et fort comme le soleil du matin qui surgit des sombres montagnes”.

Ainsi parlait Zarathoustra est une œuvre riche en figures philosophico-poétiques. On peut citer : l’enfant, le lion, le serpent, l’aigle, le soleil, Zarathoustra, le nain.

Le lion apparaît tout d’abord dans le premier discours de Zarathoustra, intitulé “Les Trois métamorphoses”. Il symbolise la puissance, l’audace, l’indépendance et la révolte contre les valeurs établies. Mais c’est une puissance stérile :

“Affamée, violente, solitaire, sans Dieu : ainsi se veut la volonté du lion”.

À partir du livre III, le lion devient un signe avant-coureur :

“C’est ce que j’attends maintenant : car il faut d’abord que me viennent les signes annonçant que mon heure est venue, — le lion rieur avec l’essaim de colombes”.

Le caractère héroïque du lion (héroïsme de la connaissance) se transforme et s’adoucit : le lion devient rieur, son rugissement, qui était d’abord le signe de la révolte, devient un rugissement doux et calme. Sa dernière apparition est une image solaire inspirée de Goethe, image qui montre un Zarathoustra au seuil d’une nouvelle métamorphose, celle d’une nouvelle Aurore et d’un Grand Midi, évoquée également dans Le Crépuscule des Idoles :

Le signe vient, dit Zarathoustra et son cœur se transforma. Et, en vérité, lorsqu’il vit clair devant lui, une énorme bête jaune était couchée à ses pieds, inclinant la tête contre ses genoux, ne voulant pas le quitter dans son amour, semblable à un chien qui retrouve son vieux maître. Les colombes cependant n’étaient pas moins empressées dans leur amour que le lion, et, chaque fois qu’une colombe voltigeait sur le nez du lion, le lion secouait la tête avec étonnement et se mettait à rire. En voyant tout cela, Zarathoustra ne dit qu’une seule parole : Mes enfants sont proches, mes enfants, — puis il devint tout à fait muet. Mais son cœur était soulagé, et de ses yeux coulaient des larmes qui tombaient sur ses mains. […][…] Eh bien ! Le lion est venu, mes enfants sont proches, Zarathoustra a mûri, mon heure est venue : — Voici mon aube matinale, ma journée commence, lève-toi donc, lève-toi, ô grand midi ! —”

Nietzsche avait prévu d’écrire un cinquième livre, dont l’une des fins possibles était le suicide de Zarathoustra, se jetant dans un volcan, comme Empédocle (selon la légende). Mais le manque d’inspiration l’a décidé à abandonner ce projet.

VOIR AUSSI :

  • “The devotion of the greatest is to encounter risk and danger, and play dice for death.” [Citations]
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