“Stealing things is a glorious occupation, particularly in the art world”

mclarenmalcolm(“Voler des choses est une occupation glorieuse, en particulier dans le monde de l’art”)
Malcolm McLaren – Setlist de la tournée Postcards From A Young Man

Malcolm Robert Andrew McLaren (22 janvier 1946 – 8 avril 2010) était un musicien, imprésario, artiste visuel, interprète, créateur de mode et propriétaire de boutique britannique, notable pour avoir combiner ces activités de manière inventive et provocatrice.Élevé de manière non conventionnelle par sa grand-mère après que son père Peter McLaren ait quitté le foyer familial, McLaren est allé dans différentes universités d’art britanniques et a adopté la position des rebelles sociaux dans le styles des révolutionnaires français des Situationnistes.

Avec un œil affûté pour les tendances, MacLaren s’est rendu compte qu’un nouveau style de protestation était nécessaire pour les années 1970, et a lancé en grande partie le mouvement punk, pour lequel il fournissait les modes de la boutique de Chelsea ‘SEX’, gérée avec sa petite-amie Vivienne Westwood. Après une période passée à conseiller les New York Dolls aux États-Unis, McLaren a managé les Sex Pistols, pour lesquels il a recruté le leader nihiliste Johnny Rotten. La sortie d’un disque controversé, God Save The Queen, tournant le Jubilée de la Reine de 1977 en satire était typique des tactiques de choc de McLaren, et il a gagné de la publicité en étant arrêté après un voyage en bateau promotionnel devant le Parlement.

McLaren a également eu une carrière en tant qu’artiste solo, popularisant au début le hip hop et la world music et de diversifiant plus tard dans le funk et la disco, la danse de la vogue et fusionnant l’opéra avec des formes musicales électroniques contemporaines. Quand on l’a accusé de transformer la culture populaire en un stratagème marketing à deux balles, il a blagué qu’il espérait que cela soit vrai.

À la fin de sa vie, il a vécu à Paris et à New York, et est décédé d’un mésothéliome péritonéal dans un hôpital suisse.

McLaren est né le 22 janvier 1946 de Peter McLaren, ingénieur écossais, et Emily Isaacs, dans le Nord de Londres d’après guerre. Son père est parti quand il avait deux ans et lui et son frère Stuart ont été élevés par sa grand-mère maternelle, Rose Corre Isaacs, fille anciennement riche de vendeurs de diamants portugais juifs séfarades, à Stoke Newington. McLaren a dit à Andrew Denton sur Enough Rope que sa grand-mère lui a toujours dit, “Être mauvais, c’est bien… être bien, c’est juste ennuyeux”. Dans The Ghosts Of Oxford Street, il dit que Charles Clore (qui a acheté Selfridges) est devenu l’amant de sa mère. Quand il avait six ans, la mère de McLaren a épousé Martin Levi, entrepreneur en confection ; ensemble ils géraient une affaire de vêtements pour femmes, Eve Edwards, avec une usine dans l’East End londonien.

McLaren a quitté la maison adolescent et, après avoir tenté différents emplois (dont un de goûteur de vin), il est allé dans différentes universités d’art, dont Harrow. Il a quitté les études en 1971.

À la fin des années 1960, McLaren a été attiré par le mouvement Situationniste, en particulier la branche britannique, King Mob, qui promouvait des actions absurdes et provocatrices afin de promulguer le changement social. En 1968, McLaren a essayé sans succès d’aller à Paris pour rejoindre les manifestations. À la place, avec l’autre étudiant Jamie Reid, il a participé à l’occupation de la Croydon Art School. McLaren a plus tard greffé certaines idées du mouvement dans la promotion de groupes pop et rock.

En octobre 1971, McLaren a repris l’arrière de locaux de vente au 430 Kings Road à Chelsea, dans l’Ouest londonien, et vendait des disques de rock’n’roll, des radiogrammes des années 1950 rénovés et des vêtements en stock non vendus sous le nom de In The Back Of Paradise Garage. Avec l’aide de son ami des beaux arts Patrick Casey, McLaren a par la suite converti toute la surface en Let In Rock avec sa petite-amie Vivienne Westwood réparant des vêtements originaux et fabriquant des facs-similés. McLaren et Westwood attiraient des clients issus des Teddy Boys et concevaient également des vêtements pour des productions au théâtre et au cinéma comme That’ll Be The Day. En 1973, de nouveaux designs en cuir clouté a inauguré une nouvelle manifestation sur le site avec le nom Too Fast To Live Too Young To Die ; parmi les commissions se trouvaient des costumes du film de Ken Russell, Mahler.

En août 1973, McLaren et Westwood se sont rendus à New York pour participer à la National Boutique Fair, où ils ont rencontré les New York Dolls et ont commencé à fournir le groupe en vêtements de scène.

En octobre 1974, la boutique a été renommée SEX pour refléter la préoccupation grandissante pour les vêtements fétichistes et la provocation.

En janvier 1975, McLaren et Westwood ont conçu les costumes en cuir vernis rouge pour les New York Dolls et ont utilisé un motif marteau et fossile à la soviétique pour leurs concerts comme moyen provocateur de les promouvoir. Ce stratagème n’a pas eu de succès et les Dolls se sont rapidement dissous. En avril 1975, McLaren est retourné en Grande-Bretagne.

Au milieu de l’année 1975, McLaren a conseillé aux clients de SEX Paul Cook et Steve Jones sur leurs aspirations musicales, les présentant à son assistant, le bassiste Glen Matlock, et les persuadant d’éjecter le guitariste/chanteur Wally Nightingale des répétitions. Il a été rapporté que l’associé de McLaren, Bernie Rhodes (plus tard manager du Clash), a repéré un remplaçant en un autre client, John Lydon, arborant alors des cheveux teints vert et des vêtements déchirés avec les mots “I hate” (“Je déteste”) sur son t-shirt de Pink Floyd. Lydon, surnommé “Johnny Rotten”, a rejoint et McLaren a plus tard fourni le nom des Sex Pistols (McLaren a déclaré qu’il voulait qu’ils sonnent comme “de jeunes assassins sexy”).

“Le rock, c’est fondamentalement de la musique de jeune, d’accord ? Et beaucoup de gamins se sentaient trompés. Ils pensaient que la musique leur avaient été retirée par tout ce public de plus de 25 ans”
– NME – novembre 1976

En mai 1977, le groupe a sorti God Save The Queen durant la semaine du Jubilée d’argent de la reine Elizabeth II. McLaren a organisé un voyage en bateau sur la Tamise où les Sex Pistols joueraient devant le Parlement. Le bateau a été assailli par la police et McLaren a été arrêté, atteignant ainsi son but d’obtenir de la publicité.

Le groupe a sorti son album Never Mind The Bollocks, Here’s The Sex Pistols en octobre 1977 et a joué son dernier concert britannique avant de s’embarquer dans une tournée américaine en janvier 1978. Durant le temps qu’il a passé à managé le groupe, McLaren a été accusé par les membres du groupe (plus notamment John Lydon) de les avoir mal managés et d’avoir refusé de les payer quand ils lui demandaient de l’argent. McLaren a déclaré qu’il avaient conçu tout le chemin des Sex Pistols, et dans le film The Great Rock’n’Roll Swindle, il a exposé son plan. McLaren a conservé les droits de contrat des Sex Pistols jusqu’à ce que Lydon l’emmène devant le tribunal dans les années 1980 pour obtenir les droits et les recettes impayées de McLaren. Lydon a gagné et obtenu le contrôle complet de McLaren en 1987. McLaren et Lydon ont refusé de se parler après la séparation du groupe. Dans le film de 2000, L’Obscénité et la fureur, les membres survivants des Sex Pistols ont donné leur version des événements.

McLaren a été approché par Adam Ant pour manager Adam and the Ants, après la sortie de leur premier album à la fin de l’année 1979. Peu après trois membres du groupe sont partis former Bow Wow Wow sous le management de McLaren. McLaren a continué à manager Ant tandis qu’ils cherchait de nouveaux membres du groupe pour Adam and the Ants et a travaillé sur un nouveau son et conseillé des groupes comme The Slits et Jimmy The Hoover.

Les membres de Bow Wow Wow ont également promu des vêtements conçus par McLaren et Westwood, et il a mêlé le groupe dans des controverses comme des projets de publier un magazine qui devait s’intituler Chicken, pour célébrer le sexe entre des individus mineurs.

En 1983, McLaren a sorti Duck Rock, album qui, en collaboration avec le producteur et co-auteur Trevor Horn et The World’s Famous Supreme Team (duo d’animateurs radio hip hop de New York qui présentaient une émission de rip hop et R&B classique sur WHBI 105.9 FM et étaient parmi les premiers DJ à introduire l’art du scratch au monde), mélangeait des influences de l’Afrique et des Amériques, dont le hip hop. L’album a contribué à amener le hip hop à un public plus vastes. Deux des singles de l’album (Buffalo Gals et Double Dutch) sont devenus des tubes du top 10 au Royaume-Uni, avec Buffalo Gals un tube mineur dans certaines grandes villes américaines.

En 1984, McLaren s’est tourné vers la musique électronique et l’opéra sur le single Madame Butterfly, qui a atteint la 13ème place au Royaume-Uni et la 16ème place en Australie. Le producteur du single, Stephen Hague, est devenu très recherché après son travail avec McLaren sur le LP Fans.

L’album de McLaren de 1989, Waltz Darling, était inspiré par le funk, la disco et la vogue. Waltz Darling incorporait des éléments de ses albums précédents, c’est à dire des vers parlés, des arrangements de cordes et un mix éclectiques de genres mais comprenait des musiciens proéminents comme Bootsy Collins et Jeff Beck avec une production tape à l’œil de style Louisiana dirigé vers le marché américain. Les singles, Waltz Darling et Something’s Jumpin’ In Your Shirt sont devenus des tubes de top 20 radio en Europe, avec le single Deep In Vogue apportant la vogue sous l’attention du monde.

En 1989, McLaren et le compositeur Yanni ont arrangé le Duo des fleurs en une œuvre intitulée Aria On Air. Le thème du Duo des fleurs, extrait de l’opéra français Lakmé par Léo Delibes, avait déjà été utilisé par le compositeur Howard Blake pour accompagner les publicités de British Airways depuis 1984. Cependant, depuis 1989, McLaren et Yanni ont arrangé le Duo des fleurs encore plus et il a été compris dans la campagne de publicité de BA des années 1980 et 1990.

En 1992, McLaren a co-écrit la chanson Carry On Columbus pour le film du même nom. La chanson passe durant le générique de fin.

En 1994, il a enregistré l’album concept Paris, avec des apparitions de stars françaises proéminentes comme l’actrice Catherine Deneuve, la chanteuse Françoise Hardy et la couturière Sonia Rykiel.

En 1998, McLaren a sorti Buffalo Gals Back 2 Skool, album comprenant des artistes hip hop Rakim, KRS-One, De La Soul et le producteur Henri Scars Struck revisitant des morceaux de l’album original Duck Rock. Cette même année, il a également créé un groupe nommé Jungk. Ce projet n’a pas été un succès  commercial. C’est à cette époque qu’il a sorti un morceau intitulé The Bell Song comme single disponible dans une variété de remixes.

Le morceau de McLaren About Her, adapté de She’s Not There des Zombies, s’est fait remarquer quand il est apparu dans le film Kill Bill: Volume 2 du réalisateur Quentin Tarantino. Accusé de plagiat par le musicien français Benjamin Beduneau,, McLaren a été acquitté en novembre 2005 quand une cour à Angers a débouté l’affaire. La chanson contient St. Louis Blues de Bessie Smith en loopant la phrase “My man’s got a heart like a rock cast in the sea”.

L’œuvre solo de McLaren, en particulier la période Duck Rock, a été samplée par d’autres artistes. En 1999n un groupe nommé Dope Smugglaz a eu un tube du top 20 britannique avec le morceau Double Double Dutch, qui samplait beaucoup l’original de McLaren Double Dutch. En 1997, Honey de Mariah Carey et Honey (Bad Boy Remix) samplaient Hey DJ. En 2002, Eminen a sorti un morceau intitulé Without Me, qui interpolait la chanson de McLaren Buffalo Gals. En 2007, la chanson de McLaren, World’s Famous a été samplé par la chanteur R&B Amerie sur la chanson Some Like It extraite de son album Because I Love It.

En 2001, l’auteur Paul Gorman a pulbié son livre The Look: Adventures In Rock & Pop Fashion avec une préface et des contributions de McLaren. La seconde édition de 2006 incluait un CD qui comprenait le morceau Deux de l’album Paris Remixes.

Durant les années 1980, McLaren a tenté de faire un film intitulé Fashion Beast, adapté d’un scénario de l’auteur de bandes dessinées Alan Moore. McLaren a emmené le projet à New York en 1986, et a été pendant un moment financé par l’imprésario et producteur de la vie nocturne de New York, Robert Boykin. Avenue Pictures a recommandé l’auteur Steve Means pour réécrire le scénario de Alan Moore. Il a été contracté et plusieurs brouillons ont été écrits, mais le processus s’est ralenti avec la détérioration physique du producteur Boykin, qui est décédé par la suite en 1988. McLaren a déclaré le projet “orphelin”. (Le film a depuis été adapté et mis en série en une BD de 10 exemplaires, publiée par Avatar Press (2012).) Le film n’a jamais été fait, mais McLaren a été impliqué dans d’autres projets au cinéma et à la télévision, dont The Ghosts Of Oxford Street, réalisé pour Channel 4 en 1991. Cette histoire musicale de l’Oxford Street de Londres a été réalisé et narré par McLaren et incluait des performances des Happy Mondays, Tom Jones, Rebel MC, Kirsty MacColl, John Altman et Sinéad O’Connor. McLaren était également l’un des producteurs de l’adaptation cinématographique de Fast Food Nation, qui a été dévoilée le 19 mai 2006 au festival de Cannes et est sorti à la fin de cette même année.

McLaren a approché les Red Hot Chili Peppers en 1985, au début de leur carrière, exprimant de l’intérêt pour les manager. Après avoir entendu un bref set live, McLaren a été “clairement peu impressionné”, selon le leader Anthony Kiedis. Il a proposé de réinventer le groupe en les habillant en vêtements néon, et de les faire jouer du rock’n’roll de base dépouillé, avec toute l’emphase sur Kiedis. Bien que Kiedis était flatté d’être considéré, lui et le groupe ont rejeté l’offre. Kiedis se souvient de l’événement, disant “C’était comme si le Magicien d’Oz avait parlé et ce qu’il avait dit était trop ridicule pour le prendre au sérieux”, étant donné que sa proposition était trop différente du style musicale du groupe.

Dans un numéro du New Statesman publié le 20 décembre 1999, un article intitulé “My Vision for London” incluait le manifeste de McLaren, et il y a eu de la spéculation que McLaren pourrait vouloir être élu maire de Londres, bien que finalement, il ne s’est pas présenté.

En 2003, McLaren a écrit l’article “8-Bit Punk” défendant le chiptune. Il est également apparu sur This Spartan Life, machinima populaire qui utilise fréquemment du chiptune, et il a aussi discuté du sujet.

En 2006, McLaren a présenté la série de documentaire Malcolm McLaren’s Musical Map of London pour BBC Radio 2, suivi en 2007 par Malcolm McLaren’s Life and Times in L.A. Également en 2007, McLaren a participé à une émission de télé réalité pour ITV intitulée The Baron, tournée dans le petit village de pêcheurs écossais de Gardenstown. L’émission devait être diffusée en août 2007, mais a été reportée à cause de la mort d’un autre participant, l’acteur Mike Reid, peu après la fin du tournage. Elle a finalement été diffusée le 24 avril 2008. Durant le tournage, on a vu McLaren uriner dans le port et à dire à voix haute aux habitants de la ville célèbrement dévote que “Jésus est une saucisse”, à tel point qu’il a été physiquement attaqué par un résident. McLaren est arrivé dernier, et Reid a gagné. Il a été annoncé le 7 novembre 2007 que McLaren serait un des participants de la septième saison de l’émission de télé réalité de ITV I’m a Celebrity… Get Me Out of Here!, située dans l’intérieur des terres d’Australie et démarrant le 12 novembre 2007, mais il s’est retiré le jour où il devait voyager. Il a dit à la presse “c’est faux”, qu’il en connaissait aucune des autres célébrités et assez franchement, “il n’avait pas le temps”. Il a été remplacé par Katie Hopkins.

En janvier 2008, McLaren était l’un de “Hijackers célébres” de la série britannique de Big Brother: Celebrity Hijack qui a été diffusée sur E4. Il a encouragé les habitants de la maison à retirer leurs vêtements, de se barbouiller de peinture et de produire de l’art uniquement avec leurs corps et un vélo.

À propres de sa contribution à la musique, McLaren a dit de lui : “On m’a traité de beaucoup de choses : charlatan, escroc, ou de manière plus flatteuse, coupable d’avoir transformer la culture populaire britannique en rien d’autre qu’un stratagème marketing à deux balles. C’est ma chance de prouver que ces accusations sont vraies”.

Toujours étudiant en art, la première exposition publique de McLaren de ses œuvres a eu lieu en 1967 et était basée autour d’une installation environnementale mise en scène dans la Kingly Street Art Gallery dans le centre de Londres qui était tenue par un groupe d’artistes dont Keith Albarn (le père de Damon).

En 1988, l’œuvre de McLaren a été le sujet de l’exposition Impresario: Malcolm McLaren and the British New Wave au New Museum Of Contemporary Art de New York.

Durant la dernière décennie de sa vie, McLaren est revenu formellent aux arts visuels. En 1999, une installation créée par McLaren a été présentée dans le cadre de l’exposition Smaak – On Taste de Bonnefanten en 1999 à Maastricht. En 2005, cela a formé la base de l’exposition Casino of Authenticity and Karaoke au Zentrum für Kunst und Medientechnologie à Karlruhe en Allemagne.

En 2008, le groupe d’arts publiques de New York, Creative Time, a dévoilé neuf œuvres de la série de tableaux sonores de 21 pièces Shallow via l’énorme écran HD de MTV sur Times Square.

La série, qui a été présentée pour la première fois au Art 39 Basel en juin de cette même année, a été le premier épisode d’un partenariat entre Creative Time et MTV.

La version complète de Shallow 1-21 a été dévoilée dans la Morris Gallery de la Pennsylvania Academy of the Fine Arts (PAFA) à Philadelphie du 24 octobre 2009 au 3 janvier 2010.

En 2009, JRP Ringier a publié le livre de McLaren, Musical Painting, qui comprenait des contributions d’autres artistes visuels dont Damien Hirst et Jim Lambie. Dans le postface, l’éditeur Lionel Bovier a écrit, “Malcolm McLaren est et a été un artiste dans le sens le plus pur durant toute sa vie d’adulte”.

Au moment de sa mort, McLaren venait de fini un nouveau film intitulé Paris: City Of The XXIst Century, qui a été diffusé pour la première fois au Baltic Contemporary Art Centre à Gateshead au Royaume-Uni.

En 2011, le festival biennal d’art d’art vivant américain Performa a institué The Malcolm, récompense pour l’œuvre qui invite le plus à réfléchir, nommée d’après McLaren et conçue par Mark Newson.

En 2013, l’exposition du Costume Institute of the New York Metropolitan Museum of Art, Punk: From Chaos To Couture incluait la la section The Couturier Situationists dédiée à McLaren et Westwood.

Une exposition sur l’engagement de McLaren dans la mode s’est tenue dans le cadre de la Copenhagen International Fashion Fair en août 2014. Young Kim et Paul Gorman ont été les conservateurs de Let It Rock: The Look of Music The Sound of Fashion, qui était basée sur des sections se focalisant sur chacunes des six boutiques que McLaren a gérées avec Vivienne Westwood. Des vêtements, photos et éphémères d’origine ont été prêtés par les archives du Malcolm McLaren Estate et des collections comme le couturier britannique Kim Jones et le musicien Marco Pirroni.

L’auteur sur la mode britannique Charlie Porter a fait les éloges de l’exposition, écrivant sur son blog : “À l’exposition de Malcolm McLaren à Copenhague, le tombé des vêtements est exceptionnel”.

Le passé de McLaren dans les arts visuels en tant qu’étudiant et praticien a été le centre de l’exposition Art In Pop tenue à la galerie d’art contemporain Le Magasin, le Centre National d’Art Contemporain à Grenoble, d’octobre 2014 à février 2015. “L’espace central principal est dédié à Malcolm McLaren, qui incarne plus que personne l’ouverture des perceptions de ce qu’est constitué un artiste” a écrit Yves Aupetitallot du Magasin dans la présentation de l’exposition.

Aupetitallot était le conservateur de Art In Pop avec Paul Gorman, Young Kim et des artistes participants comme John Armleder et John Miller. L’exposition comprenait également des contributions des musiciens Daniel Johnston, Don Van Vliet (Captain Beefheart), Genesis Breyer P. Orridge et Alan Vega, ainsi que d’artistes qui s’étaient engagés dans la musique tels que Alix Lambert et Takuji Kogo.

L’espace McLaren à Art In Pop incluait des exemples originaux de designs créés par Vivienne Westwood, y compris des prêts de Kim Jones, Marco Pirroni, l’anthropologue/écrivain Ted Polhemus et le guru du streetwear Hiroshi Fujiwara ainsi que des photos, des éphémères, des images d’une exposition étudiante de 1969 et pour la première fois l’exposition publique d’un tableau que McLaren a peint au milieu des années 1980 intitulé I Will Be So Bad. L’exposition incluait également une bande son de musique créée par McLaren, poussant Marie France à la décrire comme “une exposition tonifiante non seulement à voir mais à entendre également”.

McLaren a rencontré la coréano-américaine Young Kim lors d’une fête à Paris ; elle a été sa petite-amie durant les 12 dernières années de sa vie. Elle a emmenéagé avec lui en 2002 ; ils vivaient ensemble à Paris et à New York. Il a été diagnostiqué d’un mésothéliome péritonéal en octobre 2009, et en est décédé le 8 avril 2010 dans un hôpital en Suisse. Son fils Joe Corre a déclaré que les dernières paroles de McLaren ont été “Libérez Leonard Peltier”.

Des célébrités incluant Bob Geldof, Tracey Emin et Adam Ant ont assisté aux funérailles de McLaren, dans un cercueil peint à la bombe du slogan “Too Fast To Live Too Young To Die”, qui ont eu lieu dans une église désacralisée dans le centre de Londres.

McLaren a été enterré dans le Highgate Cemetery, dans le Nord de Londres, sur les airs de My Way de Sid Vicious.

En 2012, la validation a été accordée à Young Kim par le testament de McLaren, qui excluait son fils Joe Corre de l’héritage.

En avril 2013, une pierre tombale a été placée sur la tombe de McLaren portant le slogan “Better a spectacular failure, than a benign success” (“Plutôt un échec spectaculaire, qu’un succès bénin”), déformation d’une citation de McLaren déclarant que le meilleur conseil qu’il ait reçu venait d’un professeur des beaux-arts, “It is better to be a flamboyant failure than any kind of benign success” (“C’est mieux d’être un échec flamboyant que n’importe quelle sorte de succès bénin”).

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