NME – 7 février 2015 : Bande son de ma vie – James Dean Bradfield (Manic Street Preachers)

LA PREMIÈRE CHANSON DONT JE ME SOUVIENS D’AVOIR ENTENDU
Summer Wind – Frank Sinatra
“Ma mère écoutait Terry Wogan, j’avais huit ans environ, et je me souviens qu’elle m’a profondément touché. Des années plus tard, Sean [Moore, batteur des Manics et cousin de James] et moi, on regardait un film qui s’appelle le Pape de Greenwich VillageSummer Wind était à la fin et j’ai failli éclater en larmes. Ça me rappelle la première fois où la musique m’a vraiment, vraiment touché”.LA PREMIÈRE CHANSON DONT JE SUIS TOMBÉ AMOUREUX
Garageland – The
Clash
“C’est la première fois où j’ai pensé, Je veux faire ça. Je l’ai apprise très rapidement, parce qu’il n’y a pas beaucoup d’accords. C’était la manière dont ils la faisaient, le son, et la voix, l’expression et les paroles de Joe. Elle a eu un énorme effet sur beaucoup d’entre nous, je pense, mais sur moi en particulier”.

LE PREMIER ALBUM QUE J’AI ACHETÉ
Out Of The Blue – Electric Light Orchestra
“Juste du pur émerveillement. C’est une expression pompeuse et débridée de tous les sens. On pensait juste que Jeff Lynne attrapait Vénus, Mars et tous leurs satellites et les mettait en musique. Absolument extraordinaire”.

LA CHANSON QUI M’A POUSSÉ À ÊTRE DANS UN GROUPE
V2 – That Petrol Emotion
“Il y a une poignée de chansons où je pensais être pris dans leur contre-courant et elles me montraient une direction, comme Shot By Both Sides de Magazine – des chansons où j’ai juste pensé, Je peux le faireV2 en était une autre, et c’était juste une telle charge”.

LA CHANSON QUE JE NE PEUX PLUS ÉCOUTER
God Save The Queen – Sex Pistols
“Être confronté à cette perfection vous fait vous sentir inadéquat dans tous les sens. Elle t’écrase. Elle écrase ton ambition, elle écrase ta réalité, elle écrase ton avenir, elle écrase ton passé, elle t’immobilise juste de peur de l’échec. Je ne peux plus l’écouter parce que personne n’ira plus jamais là”.

UNE CHANSON QUI ME FAIT DANSER
Under The Influence Of Love – Love Unlimited Orchestra
“Quand Heavenly a fait son Sunday Social sur Great Portland Street, c’était ma période d’ivrogne, 1993, 1994. Les Chemical Brothers la passaient à la fin tous les soirs? J’avais toujours l’impression d’être à un mariage haut de gamme cérébral”.

LA CHANSON QUE JE FAIS AU KARAOKÉ
Still Of The Night – Whitesnake
“Je ne suis allé au karaoké qu’une seule fois, après que Joe Calzaghe ait battu Bernard Hopkins et était champion invaincu au monde. Le connaissant vaguement, on a été invités à sa fête de retour au pays à Oakdale, dans les Vallées. Je me souviens de son père qui m’a attrapé par la peau du cou et qui m’a forcé à monter sur scène avec lui. Il y a une vidéo de ça, apparemment”.

LA CHANSON QUE JE N’ARRIVE PAS À ME RETIRER DE LA TÊTE
Limelight – Rush
“Ça serait une chanson de Rush en ce moment, parce que je répète sur Rush pour retrouver mon doigté. J’essaie de penser à une qui serait vaguement acceptable pour les lecteurs du NME. Aucune, alors, merde, je vais choisir Limelight.

LA CHANSON QUE J’AURAIS VOULU AVOIR ÉCRIT
Lost In The Supermarket – The Clash
“Sous l’extérieur punk, ils sont nés pour composer. Lost In The Supermarket parle de ne pas se sentir à sa place dans l’époque où on est, et d’en être triste”.

LA CHANSON QUI M’APPRIS COMMENT MÉLANGER LA POLITIQUE ET LA POP
Fight The Power – Public Enemy
“Chuck D avait le bon mélange de tout. Il était caustique, il avait l’humour, le pathos. On pouvait entendre la respiration dans sa voix, on pouvait entendre les postillons, on pouvait entendre tout. Il ne s’est jamais éloigné de la politique, mais il la rendue glamour”.

LA CHANSON QUI ME RAPPELLE LE PAYS DE GALLES
Hometown Unicorn – Superfurry Animals
“C’est sur Fuzzy Logic. J’ai vu des gens dire, J’ai détesté quand ils ont été étiquetés Cool Cymru [branche gallois de Cool Britannia]. J’ai juste pensé, Pourquoi ? On vend pleins de disques. Fais pas le con !”.

LA CHANSON QUE JE VEUX ÊTRE JOUÉE À MON ENTERREMENT
Une vieille chanson galloise triste
“Quelque chose de vraiment lugubre et gallois, bordel. Je ne veux pas de célébration, je ne veux pas de mines réjouies. Je ne veux pas de concessions à la modernité. Je veux que ce soit austère et densément tragique”.

Traduction – 29 avril 2016

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