The Bang-Bang Club: Snapshots From A Hidden War

TheBangBangClubSnapshotsFromAHiddenWarGreg Marinovich & Joao Silva, 2000

Durant les derniers jours sanglants de l’Apartheid sud-africain, quatre jeunes hommes – photographes, amis et rivaux – se sont parfois groupés pour minimiser les dangers alors qu’ils couvraient la violence qui éclatait dans les townships. Dans leur livre émouvant, les deux membres survivants du groupe, Greg Marinovich et Joao Silva, racontent l’histoire du Bang Bang Club, surnom qui leur a été donné par la presse internationale sud-africaine à cause des risques extrêmes courageux et parfois imprudents qu’ils ont pris afin de capturer les images violentes de la guerre.

Cette même audace qui résultait dans certaines photographies de guerre les plus mémorables de cette période et qui a fait gagner de la renommé internationale a été chère payée. En avril 1994, quelques jours après qu’un des hommes, Kevin Carter, ait reçu un prix Pulitzer, Marinovich et son ami photographe Ken Oosterbroek se sont fait tirés dessus alors qu’ils couvraient une lutte anti-incendie à l’extérieur de Johannesbourg. Tandis que Oosterbroek gisait fatalement blessé, Silva était déchiré entre prendre des photos de son camarade et les mettre en sécurité. Trois mois après cet incident, Carter, qui célébrait le Pulitzer en même temps que la mémoire de son ami, s’est suicidé.

The Bang Bang Club est à la fois des mémoires et l’histoire de ces années de lutte. Greg Marinovich et Joao Silva ont produit une œuvre précieuse, perspicace et très lisible qui à différents moments inspire l’admiration, la répulsion, la tristesse, le respect et le dégoût. Bien que ce soit l’œuvre de deux hommes, le livre prend la voix et la perspective de Marinovich, qui a gagné le prix Pulitzer pour l’une des ses photos des “Hostel Wars” de Thokoza, township situé à 16km au Sud-Est de Johannesburg qui a été la scène de la pire violence de la période de transition. C’est une approche efficace, puisqu’elle permet à Marinovich de présenter l’histoire avec une ligne narrative relativement fluide et une voix de biographe tout en apportant une approche en quelque sorte plus omnisciente que les œuvres de ce genre ont généralement. Dans The Bang Bang Club, Marinovich et Silva reflètent leurs voyages politiques, émotionnels et personnels au travers ces violentes années tandis que l’Afrique du Sud de dirigeait vers une démocratie non-raciale. En cours de route, le livre emmène le lecteur aux côtés des photographes en mission dans d’autres régions déchirées par la guerre, dont l’ex-Yougoslavie et le Soudan, où Carter a pris la photographie qui est devenue célèbre de part le monde d’une enfant affamée traquée par un vautour.

L’audace qui a donné au groupe son surnom, qui les a poussé à foncer tête baissée dans des situations dangereuses à la poursuite d’une image, les force à considérer les difficiles questions morales qui résident au cœur de leur œuvre. Par exemple, jusqu’où peut-on aller pour obtenir une image ? Quand est-ce que les journalistes doivent mettre de côté leur impartialité et se mêler aux problèmes ? C’était les dilemmes moraux avec lesquels les quatre membres du Bang Bang Club se débattaient chaque jour.

Certains vers de la chanson Kevin Carter des Manics sont cités dans le livre.

The Bang-Bang Club a été adapté au cinéma en 2011 sous le même titre.

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