“The clever working-class youth of this country has been socially and spiritually “kettled” – hemmed in, suffocated and stifled”

julieburchill07_edit010.JPG(“La jeunesse ouvrière intelligente de ce pays a été socialement et spirituellement “contenue” – confinée, suffoquée et étouffée”)
Julie Burchill – Setlist de la tournée Postcards From A Young Man
Extrait de sa colonne du 16 décembre 2010 dans The Independent

Julie Burchill (née le 3 juillet 1959) est une écrivaine anglaise. Débutant comme journaliste dans l’équipe du New Musical Express à l’âge de 17 ans, elle a par la suite contribué à des journaux comme le Sunday Times et le Guardian. Se décrivant comme “féministe militante”, elle a été poursuivie plusieurs fois en justice à cause de son travail. Burchill est également auteur et romancière : son roman Ambition de 1989 est devenu best-seller, et son roman de 2004, Sugar Rush, a été adapté à la télévision.

Julie Burchill est née à Bristol, en Angleterre, et est allée à la Brislington Comprehensive School. Son père était militant communiste qui travaillait dans une distillerie. Sa mère travaillait dans une usine de cartons. En 2010, Burchill a écrit de ses parents : “Je me fiche des familles. J’adorais ma mère et mon père, mais pour être honnête, ils ne manquent pas trop depuis leur mort”, même si trois ans plus tard, elle a contredit cela quand elle a dit qu’elle ne pouvait revenir à Bristol, étant donné qu’à chaque fois qu’elle entend quelqu’un parler avec l’accent de Bristol de ses parents, cela lui rappelait combien ils lui manquaient. Elle n’est pas allée à l’université, abandonnant les A-Levels qu’elle avait commencé quelques semaines auparavant pour commencer à écrire pour le New Musical Express (NME).

Elle a commencé sa carrière, à l’âge de 17 ans, comme journaliste au New Musical Express (NME) après avoir répondu, par coïncidence avec son futur mari Tony Parsons, à une petite annonce dans un journal cherchant “de jeunes bandits armés branchés” pour écrire sur le mouvement punk alors émergeant. Elle a obtenu le poste en soumettant une “éloge funèbre” de Horses de Patti Smith. Elle a plus tard écrit qu’à l’époque, elle n’aimait que la musique noire, et “Quand j’ai en fait entendu un disque punk, j’ai pensé, Oh mon Dieu ! Ce n’est pas de la musique, c’est juste du cri”. Heureusement pour elle, comme elle l’a dit plus tard, “le punk était fini en deux ans. C’était la seule satanée bonne chose dans ça”.

Durant les quelques années qu’elle a passées au NME, elle a été assignée au punk et elle a écrit une chronique de l’album Never Mind The Bollocks des Sex Pistols à sa sortie en 1977. Dans une chronique du premier album de Siouxsie and the Banshees, The Scream (1978), elle a été méprisante d’un vers controversé, écrit par le bassiste Steven Severin, qui faisait à la base partie d’une première version de Love In A Void mais jamais enregistrée. La chronique de The Scream de Burchill, qui incluait une critique de l’inclusion d’une instrumentale, a été démontée une semaine plus tard dans les colonnes de Sounds par John Peel qui se moquait de la jeune journaliste, disant qu’au contraire de ce qu’elle avait dit, il y a beaucoup d’instrumentales notables sur des albums, comme ceux de Chuck Berry.

À cette époque, elle a brièvement été membre du parti des ouvriers socialistes après avoir rencontré le journaliste Paul Foot. Elle a quitté son poste au NME à 20 ans, et s’est lancée comme freelance pour pouvoir écrire sur d’autres sujets, même si elle n’a jamais complètement abandonné l’écriture sur la pop.

Ses principaux employeurs après le New Musical Express étaient The Face et le Sunday Times où elle écrivait sur la politique, la pop, la mode et la société, et a été leur critique cinéma de 1984 à 1986. Elle a admis en 2008 avoir inventé des chroniques de film et “séché” les projections, tandis que son ex-mari, Cosmo Landesman, a admis être allé aux projections pour elle.

L’une des opinions les plus controversées du début de sa carrière de freelance concernait la guerre des Malouines en 1982. La gauche la condamnait généralement comme une guerre impérialiste, mais Burchill, avec Christopher Hitchens, avançait que la dictature militaire du Général Galtieri représentait un plus grand mal. Elle a confronté la gauche à nouveau, et a gagné de nombreux admirateurs à droite, en écrivant des articles favorables à Margaret Thatcher. Sa sympathie pour Thatcher l’a aidée à obtenir une colonne dans The Mail on Sunday, où en 1987, elle est allée contre la ligne politique habituelle du journal en poussant ses lecteurs à voter pour le Parti Travailliste. Bien qu’elle déclare aimer le MoS, elle a dit des journalistes dans le Daily Mail en 2008 : “Tout le monde sait que les journalistes sont le plus gros groupe d’adultères, la profession qui se conduit le plus mal au monde – et on a des gens qui écrivent pour le Daily Mail écrivant comme s’ils étaient pasteurs… moralisant sur les mères célibataires, etc.”. Son roman Ambition (1989) a été un best-seller.

Dans mes années 1980 et au début des années 1990, avant son emménagement à Brighton, Burchill était représentée et se voyait comme la “Reine du Groucho”. Burchill a parlé à plusieurs reprises et de manière franche sur sa relation avec les drogues, écrivant qu’elle avait “mis assez de schnouff dans mon museau certes assez gros pour assommer toutes les forces armées colombiennes”. Elle a déclaré que “En tant que quelqu’un qui a souffert de timidité chronique et de seuil d’ennui bas… Je n’arrive simplement pas à imaginer que j’aurais pu avoir une sorte de vie sociale sans [cocaïne], encore moins régner comme Reine du Groucho Club pendant une bonne partie des années 1980 et 1990”.

Tandis que Burchill s’est fréquemment inspirée de sa vie personnelle pour son écriture, sa vie personnelle a été un sujet de commentaire publique, surtout durant cette période, quand “tout sur elle – ses mariages, sa débaucheries, ses enfants – semblaient faire la une”.

En 1991, Burchill, Landesman et Toby Young ont établi un magazine éphémère, Modern Review, via lequel elle a rencontré Charlotte Raven, avec qui elle a eu une liaison très publicisée. “[Je] n’ai été lesbienne qu’environ six mois en 1995” a-t-elle déclaré dans une interview avec Lynn Barber en 2004, ou “mes six mois très agréables de lesbianisme” dans un article de 2000. Lancé sous le slogan “Culture basse pour intellos”, le magazine a duré jusqu’en 1995, quand Burchill et ses collègues se sont brouillés. Il a été brièvement ranimé par Burchill, avec Raven en rédactrice en chef, en 1997. La “guerre du Fax” en 1993 entre Burchill et l’auteur Camille Paglia, publiée dans la Modern Review, a attiré beaucoup d’attention.

Consommatrice de cocaïne en 2000-2004 et depuis, partageant l’activité en compagnie de Will Self entre autres, elle a été totalement positive à propos de sa consommation dans le Guardian en 2000 quand elle a défendu l’actrice Danniella Westbrook quand cette dernière a perdu son septum à cause de sa consommation de cocaïne. À l’époque, la femme de Will Self, Deborah Orr, écrivant dans The Independent, avait été très critique envers Burchill pour l’article : “Elle ne s’identifie pas comme accro à la cocaïne, alors elle n’a pas de pitié pour Mme Westbrook”. Une lettre dans The Independent en juin 2000 de la part de la serveuse en chef du Groucho Club à l’époque, Deborah Bosley, a fait une petite sensation. Répondant à un article par Yvonne Roberts, Bosley, à l’époque compagne de Richard Ingrams, critique de longue date de Burchill, aurait dit que Burchill était simplement “une grosse nana dans un imper bleu assis dans un coin” quand elle est bien installée au Groucho. Pour se venger de l’article de Deborah Orr, Burchill s’est inventé un béguin soi-disant de longue date sur Will Self avec l’intention d’énerver Orr.

L’année suivante, Burchill on Beckham (2001), court livre sur les opinions de Burchill sur la vie, la carrière de David Beckham ainsi que sa relation avec Victoria Beckham, a attiré “une partie des pires mises en garde depuis l’apogée de Jeffrey Archer. Burchill est à l’écriture sur le football ce que Jimmy Hill est à la polémique féministe”, a écrit un chroniqueur. Selon Robert Winder dans le New Statesman : “Le livre correspond au thème de Burchill de louer la classe ouvrière ; Burchill présente Beckham comme “symbole anti-lad des anciennes valeurs de la classe ouvrière – il lui rappelle ces hommes fiers de son enfance, modèles de générosité, industrie et chasteté”.

Pendant cinq ans jusqu’en 2003, Burchill a écrit une colonne hebdomadaire dans le Guardian. Nommée en 1998 par Orr, alors rédactrice en chef du supplément Guardian Weekend, la carrière de Burchill était problématique ; elle venait d’être virée du magazine ravivé Punch. Burchill remercie fréquemment Orr pour l’avoir sauvée. L’un des articles qu’elle a écrit pour le Guardian était en réaction au meurtre de la présentatrice télé de la BBC, Jill Dando, en 1999. Elle a comparé le choc du meurtre de Dando à trouver une “tarentule dans une barquette de fraises”. En 2002, elle a échappé de peu à des poursuites pour incitation à la haine raciale, “après une colonne du Guardian où elle a décrit l’Irlande comme synonyme d’agression sexuelle sur enfant, sympathisants nazis et l’oppression des femmes”. Burchill avait exprimé des sentiments anti-irlandais plusieurs fois dans sa carrière, annonçant dans le journal londonien Time Out que “Je déteste les Irlandais, je les trouve épouvantables”.

Elle a soutenu la guerre en Irak, écrivant dans le Guardian en 2003 qu’elle était “en faveur d’une plus petite guerre maintenant qu’une bien pire après” et a critiqué ceux opposés à la guerre comme des “apologistes pro-Saddam”. Elle a justifié sa position en déclarant que “cette guerre parle de liberté, de justice – et de pétrole” et que parce que la Grande-Bretagne et les États-Unis ont venu des armes à l’Irak que, “c’est notre responsabilité de réparer notre avidité et notre ignorance en faisant la part du lion en se débarrassant de lui”.

Burchill a quitté le Guardian avec acrimonie, disant dans une interview qu’ils lui avaient offert un sofa au lieu d’une augmentation. Elle déclare avoir quitté le journal pour protester contre ce qu’elle voyait comme son “affreux anti-sémitisme”.

Burchill a été une première critique de la mode de dénigrer les classes sociales plus basses comme des “beaufs”. En 2005, elle a présenté le documentaire sur Sky One In Defence Of Chavs. “S’en prendre à des gens plus pauvres que vous, ce n’est pas de l’humour. C’est pathétique, c’est lâche et c’est agressif” a-t-elle commenté dans une interview pour le Daily Telegraph à l’époque. “Ça a tout à voir avec la haine de soi… Les classes moyennes ne supportent pas de voir des gens qui s’amusent plus, alors ils attaquent les beaufs pour des choses comme leurs bijoux moins chers. C’est de la jalousie, parce qu’ils savent secrètement que les beaufs sont mieux qu’eux. Ils sont même plus beaux”.

Après son départ du Guardian, au début de l’année 2005, elle est passée au Times, qui voulait satisfaire ses exigences, doublant son salaire précédent. Peu après avoir commencé sa colonne hebdomadaire, elle s’est référée à George Galloway, mais semblait le confondre avec l’ancien député Ron Brown, rapportant les méfaits de Brown comme ceux de Galloway, “il a incité des Arabes à combattre les troupes britanniques en Irak”. Elle s’est excusée dans sa colonne et The Times a payé des dommages et intérêts estimés à 50 000£.

En 2006, The Times a abandonné sa colonne du samedi, et a fait un arrangement plus flexible avec Burchill écrivant pour le quotidien. Plus tard, il a émergé durant une interview avec le Guardian, publiée le 4 août 2008, que finalement elle “a reçu la porte” par The Times, et a remboursé la dernière année de son contrat de trois ans, recevant encore les 300 000£ qu’elle aurait gagné si elle avait été obligée de fournir du travail. Elle a pus tard décrit ses colonnes pour son contrat abrégé avec The Times, qui s’est terminé soudainement en 2007, ainsi : “Je me moquais complètement. Je n’ai pas passé beaucoup de temps dessus et c’était de la merde finie”.

En février 2006, elle a annoncé les projets d’une année sabbatique du journalisme, projetant, entre autres, d’étudier la théologie. Elle avait auparavant, en 1999, “trouvé dieu” et était devenue luthérienne. En juin 2007, elle a annoncé qu’elle ne retournerait pas au journalisme, mais s’est concentrée à la place à écrire des livres et des scénarios pour la télévision et finalement entreprendre un diplôme en théologie, mais elle est retournée écrire pour le journal The Guardian.

Le livre de Burchill co-écrit avec Chas Newkey-Burden, Not in my Name: A Compendium of Modern Hypocrisy, est sorti en août 2008, et est dédié “à Arik et Bibi” (Ariel Sharon et Benjamon Netanyahu). Selon Gerald Jacobs, écrivant pour The Jewich Chronicle en 2008, “ce livre ne fait pas que défendre Israël, il saute, hurle et remue les bras”. Le journal l’a décrite comme “la plus fervente supporter d’Israël des médias britanniques”. Quand on lui a demandé si Israël avait des défauts, elle a répondu : “Oui. Ils sont bien trop tolérants envers leurs voisins effrayants, bien trop raisonnables”.

Elle a déclaré en 2005, après le retrait par Ariel Sharon des colons israéliens de la bande de Gaza, que “Israël est le seul pays pour lequel je pourrais mourir, putain. C’est l’ennemi des Juifs. Bazarder son propre peuple hors de Gaza ; pour moi, c’est dégueulasse”. En plus d’écrire des articles occasionnels pour le Guardian, elle a écrit quatre articles pour le magazine culturel de centre droit Standpoint entre juillet et octobre 2008.

À la fin du mois de juin 2010, il a été annoncé que Burchill écrirait exclusivement pour The Independent, contribuant une colonne hebdomadaire d’une page pour le journal. La connexion a duré moins de 18 mois. Burchill a écrit sa dernière colonne pour le journal à la fin d’octobre 2011. Admettant qu’il avait essayé de recruter Burchill pour le Sun dans les années 1980, Roy Greenslade a commenté : “ma lecture j’admets occasionnelles de ses colonnes au cours des récentes années [m’]a laissé penser qu’elle se rend compte que son vieux truc ne fonctionne plus. Elle est en perte de vitesse – et de rédacteurs en chef de journalistes sympathiques”.

Commentant la révolution égyptienne de 2011, Burchill a écrit dans The Independent : “Ce serait merveilleux de penser que ce qui remplacera Mubarak sera meilleur. Mais voici la chose à propos des régimes du Moyen-Orient : ils sont tous vils. Ceux qui sont amicaux sont viles et ceux qui nous détestent sont viles. Les révolutions dans la région ont l’habitude de tourner au mal, et ça pourrait avoir à voir avec le fait que l’Islam et la démocratie semblent avoir du mal à coexister longtemps”.

Le 13 janvier 2013, Burchill a écrit un article pour The Observer défendant Suzanne Moore après qu’une référence par Moore à des transsexuels avait été accueillie par beaucoup de critiques. Selon Burchill, il montrait le “culot” des transsexuels d’avoir leur “queue coupée et puis demander des privilèges spéciaux en tant que femmes”. Il y a eu de nombreuses objections à son écriture de la part de membres à la fois des communautés transgenre et non-transgenre et le rédacteur en chef de The Observer, John Mulholland, a répondu sur la page des commentaires à ce qu’il décrivait comme “de nombreux e-mails protestants à propos de cet article” et a déclaré qu’il étudierait le problème. Le député libéral démocrate Lynne Featherstone, anciennement ministre junior pour les femmes et les égalités, a appelé au licenciement de Burchill et Mulholland en réponse à l’article. L’article a été retiré du site le lendemain, et remplacé par un message de Mulholland, mais est réapparu sur le site du Telegraph. Le 18 janvier, le rédacteur en chef des lecteurs de The Observer, Stephen Pritchard, a défendu la décision de retirer l’article du site du journal, citant le rédacteur en chef qui a pris cette décision en disant “Cela tombe clairement en dehors de ce que nous pourrions considérer de raisonnable. L’article n’aurait pas dû être publié sous cette forme. Je ne veux pas que The Observer conduise des débats sur ces termes ni avec ce langage. C’était offensant, inutilement. Nous avons fait un mauvais jugement et nous nous en excusons”.

En 1999, Burchill “a trouvé Dieu” et est devenue luthérienne et plus tard “sioniste chrétienne déclarée”. En juin 2007, elle a annoncé qu’elle entreprendrait un diplôme de théologie, même si elle a par la suite décidé de faire du bénévolat à la place comme manière d’en apprendre plus sur la chrétienté. Elle a été bénévole dans un foyer local du RNIB (Royal National Institute of Blind People).

En juin 2009, The Jewish Chronicle a rapporté qu’elle était devenu amie de la synagogue progressive de Brighton & Hove et considérait à nouveau se convertir au Judaïsme. Rapportée comme ayant assisté aux offices du Shabbat pendant un mois, et d’étudier l’Hébreu, Burchill se décrit désormais comme une “ancienne Chrétienne”, faisant remarquer qu’elle réfléchissait à sa conversation depuis l’âge de 25 ans. Burchill a dit que “À un moment où l’anti-sémitisme de plus en plus vicieux s’élève à la fois à gauche et à droite, devenir juive m’attirait spécialement… Ajouté au fait que j’admire tellement Israël, ça a du sens – en assumant bien sûr que les Juifs m’accepteront”. Elle a écrit en novembre 2012 : “Les choses que j’aime chez les Juifs sont : leur religion, leur langue et leur pays ancien”.

Burchill est cependant rentrée en conflit avec la Rabbi Elli Tikvah Sarah de la synagogue progressive de Brighton & Hove, et sa compagne lesbienne, Jess Woods. Parmi les raisons du conflit était la défense des musulmans par la Rabbi Sarah et son soutien de la cause palestinienne. Selon les termes de Burchill, la rabii “respecte l’ISLAM DE COCHON”. La Rabbi Sarah a dit à The Independent en septembre 2014 : “Le problème, c’est que [Burchill] n’a pas de connaissance profonde. Je l’imagine en train de regarder en boucle Exodus avec Paul Newman. Elle a une sorte d’opinion hollywoodienne des Juifs. Vous savez, Les Juifs sont si intelligents, nous avons survécu…”.

À l’automne 2014, le livre de Burchill, Unchosen: The Memoirs of a Philo-Semite a été publié. L’écrivain basé à Tel Aviv, Akin Ajayi, dans Haaretz a pensé “Le solipsisme réactionnaire de Unbound est bien loin de la chaleur affectionnée qu’un amour du peuple juif peut l’être”. L’ex-mari de Burchill, Cosmo Landesman, le considérait comme un “mélange exaltant et exaspérant du complètement excellent et du taré total”. Il observe que “il y a beaucoup de Juifs que Julie n’aime pas” dont les “millions de Juifs de part le monde qui ont critiqué Israël. Son amour est aveugle, sourd et muet devant une telle contradiction manifeste”. La chroniqueuse du Guardian Hadley Freeman a écrit : “De manière hilarante, elle s’établit comme la police des Juifs, pestant contre les Juifs qui ne sont pas assez juifs”.

Elle a annoncé en novembre 2012 que son prochain livre, Unchosen, allait être financé par le crowdsourcing, via Unbound, et publié une fois qu’assez de promesses seront reçues. Son agent n’avait pas réussi à intéresser six éditeurs conventionnels par le projet.

Burchill a écrit des romans et fait des documentaires télévisés. Son roman Ambition (1989) a été un best-seller et son roman sur le thème lesbien pour les adolescents Sugar Rush (2004) a été adapté en une série télé produite par Shine Limited pour Channel 4. Le portrait de Lenora Crichlow du personnage central Maria Sweet a inspiré la suite de 2007 en roman, Sweet. Elle a fait des documentaires télévisés sur la mort de son père d’asbestose en 2002 (BBC Four) et une diffusion du magazine Heat diffusé sur Sky One en 2006.

Les opinions et l’écriture de Burchill ont reçu une importante attention médiatique et elle est connue pour sa prose controversée – dans ses propres termes, “l’équivalent écrit de crier et lancer des trucs” – et ses fortes opinions : pour son roman Sugar Rush, son agent l’a décrite comme “la journaliste la plus célèbre et la plus controversée de Grande-Bretagne”. Un de ses thèmes les plus consistants, c’est sa défense de la classe ouvrière (avec laquelle elle s’identifie toujours, malgré être une journaliste à succès) contre la classe moyenne dans la plupart des cas, et a été particulièrement vocale dans la défense des beaufs. Selon Will Self, “le grand talent de Burchill en tant que journaliste est d’articuler de belle manière les sentiments inarticulés et préjugés de ses lecteurs”. Pour Michael Bywater, “Les visions de Burchill étaient, et demeurent, négligeables au niveau d’un gamin qui pique une crise”. Comme John Arlidge le dit dans The Observer, “Si Burchill est célèbre pour quelque chose, c’est pour être Julie Burchill, l’écrivain excellente, imprévisible et outrageusement franche qui a une opinion iconoclaste, habituellement offensante, sur tout”.

En 2002, sa vie a été le sujet d’une pièce de théâtre seule en scène du West End londonien, Julie Burchill Is Away, par Tim Fountain, avec Burchill jouée par son amie Jackie Clune. Une suite par Fountain, Julie Burchill: Absolute Cult, a suivi en 2014, avec Lizzie Roper dans le rôle central.

En 2003, Burchill a été classée ) la 85ème place du classement de Channel 4 des 100 pires Britanniques. Le classement a été inspiré par la série de la BBC100 meilleurs Britanniques, bien que de nature moins sérieuse. Le but était de découvrir les “100 pires Britanniques que nous aimons détester”. Le classement spécifiait que les nommés devaient être britannique, vivant et pas actuellement en prison ou en attente de jugement.

Burchill a fait de fréquentes attaques sur diverses célébrités, qui ont attiré la critique pour leur cruauté. Lors du 25ème anniversaire du meurtre de John Lennon par balle en 2005, elle a dit au Guardian, “Je ne me rappelle pas où j’étais, mais j’étais vraiment ravie qu’il soit mort, étant donné qu’il battait les femmes, humiliait les gays, était anti-sémite et un agresseur tout court”. Dans un essai Born Again Cows publié dans Damaged Gods (1987), elle a écrit : “Quand la guerre du sexe sera remportée, les prostituées devront être mises à mort comme collaboratrices de leur terrible trahison de toutes les femmes”. Ses défenseurs néanmoins ont noté les aspects autocritiques de son caractère. Quand Will Self lui a demandé dans une interview en 1999 si elle était solipsiste, elle a répondu avec le commentaire : “Je ne sais pas – je ne suis pas allée à la fac”.

Burchill a été brièvement mariée à Tony Parsons (qu’elle a rencontré au NME), emménageant avec lui en 1981, à 21 ans. Elle l’a quitté trois ans plus tard, laissant un fils, et par la suite, il y a eu “un flot ferme de vitriol dans les deux directions” ; elle déclare avoir traversé le “côté sexuel” de leur mariage “en prétendant que mon mari était mon ami Peter York”. Ses relations, en particulier avec Parsons, sont apparues régulièrement dans son œuvre ; Parsons a plus tard écrit que “C’est comme avoir un stalker. Je ne comprends pas sa fascination pour quelqu’un dont elle s’est séparée il y a 15 ans”.

Après Parsons, Burchill a épousé Cosmo Landesman, fils de Fran et Jay Landesman, avec qui elle a également eu un fils. Les fils de ses mariages avec Parsons et Landesman ont vécu avec leurs pères après les séparations. Après s’être séparée de Landesman en 1992, elle a fini par se remarier en 2004, avec Daniel Raven, environ 13 ans son cadet, frère de son ancienne amante Charlotte Raven. Elle a écrit sur les joies d’avoir un “gigolo” dans le Times. Le journaliste/auteur au NME Paul Wellings a écrit sur leur amitié dans son livre I’m A Journalist… Get Me Out of Here. Elle a écrit sur ses relations lesbiennes, et a déclaré que “Je ne me décrirai jamais comme hétérosexuellegay ou rien du tout. Surtout pas bisexuelle (ça sonne comme une sorte de véhicule communautaire auquel il manquerait un garde-boue). J’aime spontanée comme description sexuelle”. Cependant, en 2009, elle a dit qu’elle n’était attirée que par des filles de 20 ans, et puisqu’elle avait désormais pratiquement 50 ans, “Je ne veux vraiment pas être une vieille pervertie. Alors c’est mieux de laisser tomber”.

Elle vit à Brighton & Hove depuis 1995 et un livre sur sa ville d’adoption intitulé Made in Brighton (Virgin Books) est publié en avril 2007. Sa maison à Hove a été vendue (et démolie pour un redéveloppement en tant qu’appartements haute densité) vers 2005 pour 1.5 million £ dont elle a donné 300 000£, citant Andrew Carnegie : “Un homme qui meurt riche, meurt honteux”.

Le deuxième fils de Burchill, Jack Landesman, s’est suicidé à l’âge de 29 ans à la fin du mois de juin 2015.

VOIR AUSSI :

  • Boy Looked at Johnny, The: The Obituary of Rock and Roll [Littérature]
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