Blur

blurNicky Wire a repris Beetlebum sur sa tournée solo

Blur est un groupe de rock anglais, formé à Londres en 1988. Le groupe est constitué du chanteur/claviériste/guitariste Damon Albarn, du guitariste/chanteur Graham Coxon, du bassiste Alex James et du batteur Dave Rowntree. Leur premier album, Leisure (1991), incorporait les sons de Madchester et du shoegazing. À la suite d’un changement de style influencé par les groupes pop anglais à guitare tels que les Kinks, les Beatles et XTC, Blur a sorti Modern Life Is Rubbish (1993), Parklife (1994) et The Great Escape (1995). Durant ce processus, le groupe a contribué à établir le genre Britpop et a atteint la popularité de masse au Royaume-Uni, aidés par une bataille des charts avec les rivaux Oasis en 1995 nommé la “Bataille de la Britpop”.

Au cours de l’enregistrement de leur album suivant, Blur (1997), le groupe a subi une autre réinvention, montrant une influence du style lo-fi des groupes d’indie rock américains. L’album, y compris le single Song 2, a apporté à Blur un succès mainstream aux États-Unis. Leur album suivant, 13 (1999), a vu les membres du groupe expérimenter avec la musique électronique et gospel, et comprenait des paroles plus personnelles de la part d’Albarn. En mai 2002, Coxon a quitté Blur durant l’enregistrement de leur septième album Think Tank (2003). Contenant des sons électroniques et un travail de guitare plus minimal, l’album a été marqué par l’intérêt grandissant d’Albarn pour le hip hop et la musique africaine. Après une tournée de 2003 sans Coxon, Blur n’est pas allé en studio ni n’a tourné en tant que groupe, tandis que les membres s’engageaient dans d’autres projets.

Blur s’est réuni, avec Coxon de retour au bercail, pour une série de concerts en 2009. Durant les années qui ont suivi, ils ont sorti plusieurs singles et compilations rétrospectives, et ont tourné de part le monde. En 2012, le groupe a reçu un Brit Award d’honneur. Leur première sortie majeure en douze ans, The Magic Whip (2015), est devenu le sixième album studio consécutif de Blur à côtoyer les sommets des charts britanniques.

Les amis d’enfance Damon Albarn et Graham Coxon ont rencontré Alex James quand ils ont commencé à étudier au Goldsmiths College de Londres en 1988. Albarn était dans un groupe nommé Circus qui a été rejoint par le batteur Dave Rowntree en octobre de cette année. Circus a demandé les services de Coxon après le départ de leur guitariste. En décembre de cette année, Circus a renvoyé deux membres et James a rejoint en tant que bassiste. Ce nouveau groupe s’est nommé Seymour en décembre 1988, inspirés par Seymour: une introduction de J.D. Salinger. Le groupe a joué sur scène pour la première fois à l’été 1989. En novembre, le découvreur de talents de Food Records, Andy Ross, a assisté à une performance de Seymour qui l’a convaincu à courtiser le groupe pour son label. Le seul soucis pour Ross et Food était qu’ils détestaient le nom du groupe. Food a établi une liste d’alternatives, de laquelle le groupe s’est décidé sur “Blur”. Food Records a finalement signé le groupe nouvellement baptisé en mars 1990.

De mars à juillet 1990, Blur a tourné en Grande-Bretagne, ouvrant pour les Cramps, et essayant de nouvelles chansons. En octobre 1990, à la fin de la tournée, Blur a sorti le single She’s So High, qui a atteint la 48ème place des charts singles britanniques. Le groupe a eu des problèmes pour créer un single suivant, mais ils ont progressé quand ils se sont associés avec le producteur Stephen Street. Le single résultant, There’s No Other Way, est devenu un tube, atteignant la 8ème place. En conséquence du succès du single, les membres de Blur sont devenus des pop stars et ont été acceptés au sein d’une clique de groupes qui fréquentaient le club Syndrome à Londres nommée “The Scene That Celebrates Itself”. Le NME a écrit en 1991, “[Blur] et [le] joli visage acceptable de tout un tas de groupes qui ont émergé depuis que tout le truc Madchester ait commencé à perdre de la vitesse”.

Le troisième single du groupe, Bang, a relativement moins bien marché, n’atteignant que la 24ème place. Andy Ross et le propriétaire de Food, David Balfe, étaient convaincus que le meilleur plan d’action de Blur était de continuer à s’inspirer du genre Madchester. Blur a tenté d’étendre son son musical, mais l’enregistrement du premier album du groupe a été entravé par Albarn qui devait écrire ses paroles en studio. Bien que l’album conséquent, Leisure (1991), ait atteint la 7ème place des charts albums britanniques, il a reçu des chroniques mitigées, et selon le journaliste John Harris, “ne savait se débarrasser de l’odeur de la douche froide”.

Après avoir découvert qu’ils avaient des dettes de 60 000£, Blur ont tournée aux États-Unis en 1992 pour tenter de recouvrer leurs pertes financières. Le groupe a sorti le single Popscene pour coïncider avec le début de la tournée. Comprenant “une ruée de guitares punk, d’accroches pop des Sixties, des cors tonitruants, une fureur contrôlée, et de l’humour postmoderne”, Popscene était un tournant pour le groupe sur le plan musical. Cependant, à sa sortie, il n’a atteint que la 32ème place. “On pensait que Popscene était un grand écart ; un disque très, très anglais”, a dit Albarn au NME en 1993, “mais il a ennuyé beaucoup de monde… On a pris des risques pour poursuivre cet idéal anglais et personne n’était intéressé”. En conséquence de la performance en demi-teinte du single, les projets de sortir un single intitulé Never Clever ont été abandonnés et le travail sur le deuxième album de Blur a été repoussé.

Durant la tournée américaine de deux mois, le groupe est devenu de plus en plus triste, évacuant souvent leurs frustrations sur les uns les autres, menant à plusieurs confrontations physiques. Les membres du groupe avaient le mal du pays ; Albarn a expliqué : “Des choses vraiment simples ont juste commencé à me manquer… Tout lié à l’Angleterre me manquait alors j’ai commencé à écrire des chansons qui créaient une atmosphère anglaise”. Au retour du groupe au Royaume-Uni, Blur (Albarn en particulier) a été contrarié par le succès que le groupe rival Suede avait obtenu durant leur absence. Après un mauvais concert en 1992 qui comprenait un set bien reçu de Suede à la même affiche, Blur était en danger d’être lâché par Food. À ce moment-là, Blur avait subi un changement d’idéologie et d’image avec l’intention de célébrer leur héritage anglais en contraste avec la popularité des groupes grunge américains comme Nirvana. Bien que sceptique envers le nouveau manifeste d’Albarn pour Blur, Balfe a donné son accord pour le choix du groupe pour Andy Partridge (de XTC) pour produire le successeur de Leisure. Les sessions avec Partridge se sont avérées peu satisfaisantes, mais une réunion fortuite avec Stephen Street a entraîné son retour pour produire le groupe.

Blur a fini son deuxième album Modern Life Is Rubbish en décembre 1992, mais Food Records a dit que l’album avait besoin de plus de tubes potentiels et leur a demandé de retourner en studio une deuxième fois. Le groupe s’est exécuté et Albarn a écrit For Tomorrow qui est devenu le premier single de l’album. For Tomorrow a été un succès mineur, atteignant la 28ème place des charts. Modern Life Is Rubbish est sorti en mai 1993. L’annonce de la sortie de l’album incluait une photo de presse qui comprenait Blur, habillés d’un mélange de tenues mod et skinhead, posant aux côtés d’un dogue allemand avec les mots “Image britannique 1” écrits à la bombe derrière eux. À l’époque, une telle image a été considérée comme nationaliste et raciste par la presse musicale britannique ; pour calmer les soucis, Blur a sorti la photo “Image britannique 2” qui était “une reconstitution maniérée d’un goûter aristocratique d’avant guerre”. Modern Life Is Rubbish est monté jusqu’à la 15ème place des charts britanniques, mais n’a pas réussi à percer dans le Billboard 200 américain, ne vendant que 19 000 exemplaires là-bas.

Le succès de Parklife (1994) a ranimé les fortunes commerciales de Blur. Le premier single de l’album, Girls & Boys, influencé par la disco, s’est attiré les faveurs de BBC Radio 1 et s’est placé à la 5ème place des charts singles britanniques, et à la 59ème place du Billboard Hot 100 américain où il demeure le placement le plus haut pour un single là-bas. Parklife est entré dans les charts britanniques à la première place et est resté dans les charts pendant 90 semaines. Accueilli avec enthousiasme par la presse musicale – le NME l’a nommé “un grand disque de pop… plus grand, plus audacieux, plus en rogne et plus marrant [que Modern Life Is Rubbish]” – Parklife est considéré comme l’un des albums clé de la Britpop. Coxon a plus tard désigné Parklife comme le moment où “[Blur] est passé d’être considéré comme un groupe artistique alternatif et marginal à cette superbe nouvelle sensation pop”.

Blur a commencé à travailler sur son quatrième album The Great Escape au début de l’année 1995. À partir des deux albums précédents du groupe, les paroles d’Albarn pour l’album étaient constituées de plusieurs narrations à la troisième personne. James a réfléchi, “Tout était plus élaboré, plus orchestral, plus théâtrical, et les paroles étaient même plus tordues… Ce n’était que des personnages dysfonctionnels et cassos qui merdaient”. La sortie du premier single de l’album, Country House, a joué un rôle dans la rivalité publique de Blur avec le groupe de Manchester Oasis appelée la “Bataille de la Britpop”. En partie à cause de l’antagonisme croissant entre les groupes, Blur et Oasis ont fini par décider de sortir leurs nouveaux singles le même jour, événement que le NME a nommé “le Championnat Poids Lourds Britanniques”. Le débat sur quel groupe sera au sommet des charts singles britanniques est devenu un phénomène médiatique, et Albarn est apparu au journal télévisé. À la fin de la semaine, Country House a fini par se vendre mieux que Roll With It de Oasis par 274 000  exemplaires contre 216 000, devenant le premier single numéro un de Blur.

The Great Escape, qui, selon Albarn, était le dernier épisode dans la Trilogie Life du groupe, est sorti en septembre 1995 et a reçu des chroniques en délire. Le NME l’a loué comme “accompli de manière spectaculaire, somptueux, pétrifiant et inspirant”, tandis que Mojo avançait que “Blur est le meilleur que la Britpop de 95 puisse nous offrir et c’est un son grandiose, guitares qui décapitent, airs entraînants et paroles très marrantes compris”. Entrant dans les charts britanniques à la première place, l’album s’est vendu pratiquement à la moitié d’un million d’exemplaires durant son premier mois de vente. Cependant, l’opinion a rapidement changé et Blur s’est retrouvé grandement plus en odeur de sainteté avec les médias encore une fois. Après le succès mondial de (What’s The Story) Morning Glory? de Oasis (qui est devenu quadruple fois platine aux États-Unis), les médias ont lancé malicieusement “[Blur] se retrouve à gagner la bataille mais à perdre la guerre”. Blur est devenu perçu comme un “groupe pop inauthentique de la classe moyenne” en comparaison aux “héros de la classe ouvrière”, Oasis, qui faisaient sentir Albarn “stupide et confus”. Alex James a plus tard résumé, “Après avoir été le héros du peuple, Damon a été le con du peuple pendant une brève période… en gros, c’était un loser – de manière très publique”.

Une interview avec Q au début de l’année 1996 révélait que les relations entre les membres de Blur étaient devenues très tendues ; le journaliste Adrian Deevoy a écrit qu’il les a trouvés “au bord d’une dépression nerveuse”. Coxon, en particulier, a commencé à en vouloir à ses collègues : James pour son style de vie de playboy, et Albarn pour son contrôle sur la direction musicale et l’image publique de Blur. Le guitariste luttait contre des problèmes avec l’alcool et, en rejet de l’esthétique Britpop du groupe, s’efforçait à écouter des groupes de rock alternatifs noisy américains comme Pavement. En février 1996, quand Coxon et James étaient absents pour un play-back de Blur à la télévision italienne, ils ont été remplacés par une silhouette en carton grandeur nature et un roadie, respectivement. Le biographe de Blur, Stuart Maconie, a écrit plus tard que, à l’époque, “Blur était cousu très maladroitement”.

Bien qu’il l’avait auparavant rejeté, Albarn a commencé à apprécier les goûts de Coxon pour le lo-fi et la musique underground, et a reconnu le besoin de changer à nouveau de manière importante la direction musicale de Blur. “Je peux m’asseoir à mon piano et écrire d’excellentes pop songs observationnelles toute la journée mais tu dois passer à autre chose”, a-t-il dit. Il a par la suite approché Street, et a demandé un son plus dépouillé sur le prochain album du groupe. Coxon, reconnaissant son propre besoin personnel de – selon les termes de Rowntree – “travailler son groupe”, a écrit une lettre à Albarn, décrivant son besoin que leur musique “fasse de nouveau peur aux gens”. Après ses sessions initiales à Londres, le groupe est parti enregistrer le reste de l’album en Islande, loin de la scène Britpop.

Le résultat était Blur, le cinquième album studio du groupe, sorti en février 1997. Même si la presse musicale avait prédit que l’expérimentation sonore lo-fi éloignerait les fans adolescentes de Blur, elles ont applaudit l’effort en général. Faisant remarquer des paroles comme “Regarde dans l’Amérique / Elle est bien”, et notant “Le clin d’œil obligatoire d’Albarn à Beck, [et la promotion du] nouvel album de Pavement comme s’il était payé pour”, les chroniques trouvaient que le groupe avait fini par accepter les valeurs américaines durant cette époque – volte-face de leur attitude durant les années Britpop. Malgré les cris de “suicide commercial”, l’album et son premier single, Beetlebum, sont rentrés à la première place au Royaume-Uni. Bien que l’album ne pouvait pas atteindre les ventes des albums précédents au Royaume-UniBlur est devenu celui qui a le plus marché sur le plan international. Aux États-Unis, l’album a reçu de fortes chroniques ; Blur a atteint la 61ème place dans le Billboard 200 et a été certifié or. Le single Song 2 de l’album a été également populaire sur les radios alternatives, atteignant la 6ème place du Modern Rock Chart. Après son autorisation pour être utilisé par divers médias – comme les bandes originales, les publicités et les séries télévisées – Song 2 est devenue la chanson de Blur la plus reconnue aux États-Unis. Après le succès de Blur, le groupe s’est embarqué dans une tournée mondiale de neuf mois.

En février 1998, un mois après la fin de la tournée, Blur a sorti Bustin’ + Dronin’ pour le marché japonais. L’album est une compilation de chansons de Blur remixées par des artistes tels que Thurston Moore, William Orbit et Moby. Parmi les morceaux, le groupe a été le plus impressionné par le remix de Orbit et a fait appel à lui pour remplacer Street en tant que producteur pour leur prochain album, citant un besoin d’approcher le processus d’enregistrement d’une nouvelle perspective.

Sorti en mars  1999, le sixième album studio de Blur, 13, les a vus s’éloigner de plus en plus de leur attitude et son de la période Britpop. Le style de production d’Orbit donnait libre cours à plus de bœufs, et incorporait une “variété d’émotions, d’atmosphères, de mots et de sons” dans le mix. 13 était créativement dominé par Coxon qui “était simplement autorisé à faire ce qu’il voulait, sans censure”, par Orbit. Les paroles d’Albarn – plus sincères, personnelles et intimes que les occasions précédentes – réfléchissaient sur sa rupture avec la chanteuse d’Elastica, Justine Frischmann, sa compagne depuis huit ans. L’album a reçu des critiques généralement favorables dans la presse. Tandis que Q le nommait “un album d’art rock dense, fascinant, idiosyncratique et accompli”, le NME le trouvait inconsistant et “trop long (d’au moins) un quart d’heure”. 13 est entré au sommet des charts britanniques, restant à cette place pendant deux semaines. Le premier single de l’album, Tender, basé sur le gospel, est entré à la deuxième place. Après que Coffee & TV, le premier single de Blur à comprendre Coxon au chant, n’a réussi qu’à atteindre la 11ème place au Royaume-Uni, le manager Chris Morrison a demandé une rediffusion des charts à cause de ce qu’il estimait être une erreur de calcul de ventes.

En juillet 1999, pour célébrer leur dixième anniversaire, Blur a sorti un coffret 22 CD en édition limitée de leurs singles. La tournée qui l’accompagnait a vu Blur jouer les faces A des 22 singles dans l’ordre chronologique de leur sortie. En octobre 2000, le groupe a sorti la compilation Blur: The Best Of, qui est entrée à la troisième place au Royaume-Uni et a été déclarée platine pour s’être échangée à 300 000 exemplaires. Rejetée par le groupe comme “le premier disque qu’on a vu comme un produit”, la tracklisting et les dates de sortie de Blur: The Best Of ont été déterminées sur la base d’une étude de marché et de groupes de discussion conduits par le label de Blur, EMI. À ce moment-là, le groupe avait grandement renié les singles de pop enjouée de l’époque Britpop, et préférait le travail plus intello et expérimental sur Blur et 13. Dans une chronique sinon grandement enthousiaste du best of pour le NME, Steve Sutherland a critiqué le “pur mépris” du groupe pour leurs débuts ; Juste parce que ces chansons les embarrassaient une fois qu’ils ont commencé à écouter les critiques des journaux sérieux et se sont retirés blessés de la grande bataille des ventes contre Oasis ne veut pas dire que nous soyons crétins de les aimer”.

Après 13 et les tournées suivantes en 1999-2000, les membres du groupe ont poursuit d’autres projets. Graham Coxon a enregistré une série d’albums solos, tandis que Damon Albarn a dédié son temps à Gorillaz, le groupe d’animation qu’il avait créé avec Jamie Hewlett. Alex James a travaillé avec Fat Les et a co-écrit plusieurs chansons avec Sophie Ellis-Bextor et Marianne Faithfull.

L’enregistrement du prochain album de Blur a commencé à Londres en novembre 2001, mais le travail d’ensemble a commencé en juin 2002, avec les sessions déplacées à Marrakech, au Maroc, peu de temps après, et puis au Devon de retour au Royaume-Uni. Peu après le début des sessions, Coxon a quitté le groupe. Coxon a dit qu’il “n’y avait pas eu de disputes” et “[le groupe] a simplement reconnu le sentiment  qu’on avait besoin de s’éloigner un peu”. Avant la sortie de l’album, Blur a sorti un nouveau single, Don’t Bomb When You Are The Bomb comme white label édition très limitée. La chanson est largement électronique, et faisait partie de la protestation du groupe contre la guerre au Moyen-Orient. Albarn, cependant, a tenté de dissiper les peur des fans que l’album serait électronique en rassurant que le nouvel album du groupe serait “un disque qui balance” et a également dit qu’il possède “beaucoup de pop songs finement réalisées”. Au début de l’année 2002, Blur a enregistré une chanson qui serait jouée par l’atterrisseur de l’Agence Spatiale Européenne, Beagle 2, une fois qu’il se serait posé ; cependant, les tentatives de localiser la sonde après son atterrissage sur Mars ont été infructueuses.

Think Tank, sorti en mai 2003, était rempli de sons électroniques atmosphériques, sombres, comprenant des lignes de guitare plus simples jouées par Albarn, et comptant grandement sur d’autres instruments pour remplacer Coxon. L’absence du guitariste signifiait également que Think Tank était pratiquement écrit entièrement par Albarn. Son son a été vu comme un testament à l’intérêt grandissant d’Albarn pour la musique africaine et du Moyen-Orient, et à son contrôle total sur la direction créative du groupe. Think Tank a été encore un autre numéro un au Royaume-Uni et a réussi le plus haut placement de Blur aux États-Unis à la 56ème place. L’album a également été nommé pour la statuette du meilleur album aux Brit Awards de 2004. Le groupe a fait une tournée à succès en 2003, ancré par l’ancien guitariste et claviériste de The Verve, Simon Tong.

En 2005, XFM News a rapporté que Blur allait enregistrer un EP, et a nié qu’ils allaient employer un remplaçant pour Coxon. Il ya aussi eu des enregistrements avortés faits en 2005. En général, le groupe a gardé un profil bas et n’a pas fait de travail en studio ni en tournée en tant que trio. Après que Coxon se soit considérablement détendu sur le sujet de rejoindre Blur à nouveau, en 2007, les membres du groupe ont annoncé qu’ils allaient se réunir, et qu’ils avaient l’intention d’enregistrer ensemble d’abord en août, avec la date plus tard repoussée à septembre, puis octobre. Bien que les membres du groupe se soient finalement réunis en octobre, ils ont posté sur leur site web qu’ils ne s’étaient “rencontrés que pour un déjeuner agréable” et qu’il n’y avait pas “d’autres projets musicaux pour Blur”.

En décembre 2008, Blur a annoncé qu’ils se réuniraient pour un concert à Hyde Park à Londres le 3 juillet 2009. Quelques jours plus tard, le groupe a rajouté une seconde date, le 2 juillet. Une série de concerts en juin ont également été annoncés, se finissant à la Manchester Evening News Arena le 26. Tous les concerts ont été très bien reçus ; le critique musical du Guardian Alexis Petridis a donné à leur performance au Goldsmiths College la note maximale de cinq étoiles, et a écrit “la musique de Blur semble avoir potentialisé avec les années… elles sonnent à la fois plus frénétique et plus punky et plus nuancées et exploratoires qu’elles ne l’étaient à l’apogée de leur gloire”. Blur a fait la tête d’affiche du festival de Glastonbury le 28 juin où ils ont joué pour la première fois depuis leur tête d’affiche en 1998. Les critiques de la performance à Glastonbury étaient enthousiastes, le Guardian les a nommés “la meilleure tête d’affiche de Glastonbury depuis longtemps”. Le groupe a sorti leur deuxième album best of Midlife: A Beginner’s Guide to Blur en juin 2009.

Blur a également fait la tête d’affiche d’autres festivals d’été, dont Oxegen 2009 en Irlande, et l’écossais T in the Park. Leur tête d’affiche à T in the Park a été mise en danger après que Graham Coxon ait été admis à l’hôpital pour intoxication alimentaire. Le groupe a finalement joué, mais avec une heure et demi de retard. À la fin des dates de réunion, James a dit que le groupe n’avait pas plus discuté de projets, et Albarn a dit à Q peu après que Blur n’avaient aucune intention d’enregistrer ou de tourner à nouveau. Il a dit, “Je ne peux simplement plus faire ça”, et a expliqué que la motivation principale pour participer à la réunion était de réparer sa relation avec Coxon, qui a été un succès. Coxon a également dit qu’aucune autre activité Blur n’était prévue, disant à NME.com en septembre, “On est en contact et on se dit bonjour et tout ça mais rien n’a été mentionné à propos d’autres concerts ou quoi que ce soit”.

En janvier 2010, No Distance Left To Run, documentaire sur le groupe, est sorti au cinéma et un mois plus tard en DVD. En avril 2010, Blur a sorti son premier nouvel enregistrement depuis 2003, Fool’s Day, pour le Disquaire Day, vinyle limité à 1000 exemplaires, il a plus tard été mis à disposition gratuitement sur leur site web. No Distance Left To Run a été nommé pour le meilleur long métrage musical aux 53ème Grammy Awards, la toute première nomination de Blur aux Grammy.

En février 2012, Blur a été récompensé d’un Brit Award d’honneur lors de la cérémonie de 2012. Plus tard ce même mois, Albarn et Coxon ont dévoilé ensemble un nouveau morceau live, Under The Westway. En avril, le groupe a annoncé qu’un coffret intitulé Blur 21 – contenant tous les sept albums studios de Blur, quatre disques de raretés inédites et trois DVD – sortira en juillet. Blur était également entré en studio plus tôt dans l’année pour enregistrer des chansons pour un nouvel album, mais en mai le producteur William Orbit a dit au NME qu’Albarn avait stoppé l’enregistrement. Les comptes Twitter et Facebook officiels du groupe ont annoncé que le groupe sortirait deux singles, The Puritan et Under The Westway le 2 juillet. Le mois suivant, Blur a fait la tête d’affiche d’un concert à Hyde Park pour la cérémonie de clôture des jeux olympiques d’été de 2012. En 2013, le groupe a joué à Rock Werchter en Belgique, les dates espagnoles et portugaises du Primavera Sound Festival, et le Coachella Valley Music and Arts Festival aux États-Unis.

En avril 2015, Blur a sorti son premier album studio en douze ans, The Magic Whip. Conçu sur cinq jours à Hong Kong après une tournée annulée au Japon en 2013, l’album a été inspiré par la ville aussi. “Il n’y a rien de bucolique dedans, a expliqué Albarn, c’est très urbain”. The Magic Whip marque également le retour de Coxon, absent sur tous les morceaux de Think Tank à l’exception d’un, et de Stephen Street, le producteur de Blur durant la période Britpop. À sa sortie, le disque a été accueilli par des applaudissements à la fois par la presse musicale et les médias mainstream. Donnant à l’album la note maximale de cinq étoiles, The Daily Telegraph a nommé The Magic Whip “un retour triomphal qui conserver l’identité profonde du groupe tout en permettant à des idées qu’ils avaient fermentées séparément durant la dernière décennie d’imprégner leur son avec des combinaisons mûres et un nouveau goût particulier”. Le NME était d’accord, disant que Blur était “un groupe réuni qui fait de la musique qui concurrence leur meilleure”. C’était également un succès commercial, devenant le sixième LP de Blur consécutif depuis Parklife (1994) à être au sommet des charts britanniquesThe Guardian a également noté qu’à certains moments durant sa première semaine de sortie, The Magic Whip s’est venu “à plus d’exemplaires que le reste du top cinq combiné”. En décembre cette année-là, New World Towers, documentaire sur le processus d’enregistrement de The Magic Whip, est sorti dans certaines salles britanniques.

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