Catch 22

catch22Catch 22 est un roman satirique de l’écrivain américain Joseph Heller. Il a commencé à l’écrire en 1953 ; le roman a été publié pour la première fois en 1961. Il est fréquemment cité comme l’une des plus grandes œuvres du XXème siècle. Il utilise une narration omnisciente à la troisième personne distincte pour son manque de chronologie, décrivant des événements à partir de points de vue de différents personnages. Les intrigues séparées sont dans le désordre de manière à ce que la chronologie se développe avec l’intrigue.Le roman est situé durant la Seconde guerre mondiale, de 1942 à 1944. Il suit principalement la vie du capitaine John Yossarian, bombardier B-25 de l’année de l’air américaine. La plupart des événements du livre se passent tandis que la 256ème escadrille fictive est stationnée sur l’île de Pianosa, dans la mer Méditerranée, à l’Ouest de l’Italie. Le roman étudie les expériences de Yossarian et les autres pilotes dans le camp, qui tentent de maintenir leur santé mentale tout en remplissant leurs besoins de service de manière qu’ils puissent retourner chez eux.

Le titre du roman se réfère à une technique d’intrigue qui est invoquée à répétitions dans l’histoire. Catch 22 (l’article 22) démarre comme des besoins paradoxaux où les pilotes mentalement inaptes à voler n’ont pas besoin de le faire, mais ne peuvent être effectivement excusés. À la fin du roman, il est invoqué comme l’explication de nombreuses restrictions déraisonnables. L’expression “Catch 22” est depuis rentrée dans la langue anglaise, se référant à un type de puzzle logique insoluble nommé parfois impasse. Selon le roman, les gens qui étaient fous n’étaient pas obligés à faire des missions de vol ; mais quiconque demandant d’arrêter de voler montrait un souci rationnel pour sa sécurité et, ainsi, était sain d’esprit.

L’intrigue suit les pilotes de la 256ème escadrille en action en Italie, et leurs tentatives répétées d’éviter les missions de combat qui semblent mener à une mort certaine. Leurs tentatives sont quasiment toujours comiques ; quand un officier se réfère à la corde sur une carte représentant la ligne de front et déclare qu’ils ne seront pas capable de voler si elle se déplace au-delà de la cible, les pilotes commencent à regarder la corde de manière obsessive jusqu’à ce que Yossarian déplace secrètement la corde et la mission est annulée. Cela n’amuse pas l’officier, et il leur confie une mission particulière dangereuse. La fuite ultime est de se faire déclarer mentalement inapte pour le service, mais l’Armée a rendu cela impossible via l’éponyme article 22. Malgré leurs meilleurs efforts, la plupart des pilotes sont tués au cours du roman.

Le développement du roman peut être séparé en segments. Le premier (les chapitres 1 à 11) suivent dans l’ensemble l’histoire fragmentée entre les personnages, mais dans une seule époque chronologique en 1944. Le deuxième (les chapitres 12 à 20) revient en flash-back pour se concentrer principalement sur le “Grand Siège de Bologne” avant encore une fois revenir au “présent” chronologique de 1944 dans la troisième partie (les chapitres 21 à 25). Le quatrième (les chapitres 26 à 28) reviennent aux origines et à l’essor du syndicat de Milo, avec la cinquième partie (les chapitres 28 à 32) revenant encore au “présent” de la narration mais se tient au même ton des quatre premières. Dans la sixième et dernière partie (à partir du chapitre 32) demeure dans le “présent” mais prend une tournure plus sombre et passe les chapitres restants à se concentrer sur la nature sérieuse et brutale de la guerre et la vie en général.

Auparavant, le lecteur avait été atténué de vivre toute l’horreur des événements, mais dans la dernière section les événements sont dévoilés. L’horreur commence avec l’attaque du village montagnard italien sans défense, avec les chapitres suivants impliquant le désespoir (Doc Daneeka et l’Aumônier), la disparition au combat (Orr et Clevinger), la disparition causée par l’armée (Dunbar) ou la mort de la plupart des amis de Yossarian (Nately, McWatt, Mudd, Kid Sampson, Dobbs, Chief White Halfoat et Hungry Joe), culminant dans les horreur épouvantables du chapitre 39, en particulier le viol et le meurtre de Michaela, qui représente l’innocence pure. Dans le chapitre 41, tous les détails de l’horrible mort de Snowden sont finalement révélés.

Malgré cela, le roman se finit sur une note optimiste avec Yossarian apprenant la fuite miraculeuse de Orr en Suède et la promesse de Yossarian de le suivre là-bas.

De nombreux événements du livre sont décrits de manière répétée de différents points de vue, alors le lecteur en apprend plus sur chaque événement à chaque itération, avec les nouvelles informations complémentant souvent une blague, dont la chute a été dite plusieurs chapitres auparavant. Les événements de la narration sont dans le désordre, mais on se réfère aux événements comme si le lecteur était déjà familier d’eux, de manière à ce que le lecteur doit ultimativement reconstituer la chronologie. Des mots, expressions et questions spécifiques sont également répétés fréquemment, généralement pour un effet comique.

La plupart de la prose de Heller dans Catch 22 est circulaire et répétitive, illustrant dans sa forme la structure de l’article 22. Le raisonnement circulaire est grandement utilisé par certains personnages pour justifier leurs actions et opinions. Heller se délecte dans le paradoxe, par exemple : “Le Texan s’est avéré être aimable, généreux et sympathique. En trois jours, personne ne pouvait le supporter”, et “L’affaire contre Clevinger était ouverte et refermée. La seule chose manquante était un chef d’accusation contre lui”. Cette atmosphère d’irrationalité imprègne le livre.

Alors que quelques personnages sont le plus proéminent, notamment Yossarian et l’Aumônier, la majorité des personnages nommés sont décrits en détails avec des personnalités étoffées ou multidimensionnelles au point où il y a peu ou pas de “personnages mineurs”.

Bien que sa structure non-chronologique puisse au premier abord sembler aléatoire, Catch 22 est grandement structuré. Il est fondé sur une structure d’association libre, des idées se rencontrent via des liens apparemment aléatoires. Par exemple, le chapitre 1 intitulé “Le Texan” se conclut par “tout le monde excepté l’homme de la PJ, qui avait attrapé froid à cause du capitaine et avait chopé une pneumonie”. Le chapitre 2, intitulé “Clevinger”, commence par “D’une manière, l’homme de la PJ a eu assez de chance, parce qu’à l’extérieur de l’hôpital, la guerre continuait”. L’homme de la PJ lie les deux chapitres comme un pont d’association libre et finalement le chapitre 2 découle de l’homme de la PJ à Clevinger via d’autres liens d’association libre.

Yossarian en arrive à craindre ses officiers qui commandent plus que les Allemands qui essaient de l’abattre et il pense que “ils” sont “en mission pour l’avoir”. La raison principale pour laquelle Yossarian craint ses commandants plus que l’ennemi, c’est que plus il fait de missions, plus le Colonel Cathcart augmente le nombre de missions requises pour qu’un soldat rentre chez lui ; il atteint le nombre magique mais il a augmenté de manière rétroactive. Il commence à désespérer de ne jamais rentrer chez lui et est grandement soulage quand il est envoyé à l’hôpital pour un problème s’apparentant à la jaunisse. Selon les termes de Yossarian :

L’ennemi, c’est tous ceux qui veulent te tuer, peu importe quel côté ils sont, et ça inclut le Colonel Cathcart. Et n’oubliez-pas que, plus vous vous en souviendrez, plus longtemps vous pourriez vivre.

Bien que les ennemis des militaires soient allemands, aucun n’apparaît dans l’histoire comme combattant ennemi. Cette situation ironique est parfaitement illustrée dans l’unique apparition d’Allemands dans le roman, qui agissent comme pilotes employés par l’officier de la messe de l’escadrille, Milo Minderbinder, pour bombarder le campement américain à Pianosa. Ce malheur indique une tension entre les motivations traditionnelles pour la violence et la machine économique moderne qui semble générer de la violence simplement comme un autre moyen de se faire des bénéfices, assez indépendamment des contraintes géographiques ou idéologiques. Heller souligne le danger de la recherche de profit en représentant Milo sans “intention maléfique” ; les actions de Milo sont dépeintes comme les conséquences de l’avidité, par la méchanceté.

Heller voulait être écrivain dès le plus jeune âge ; ses expériences comme bombardier durant la Seconde guerre mondiale ont inspiré Catch 22 ; Heller a dit plus tard qu’il “n’avait jamais eu de mauvais officier”. Dans un essai de 1977 sur Catch 22, Heller a déclaré que les “sentiments anti-guerre et anti-gouvernement du livre” était un produit de la guerre de Corée et des années 1950 plus que la Seconde guerre mondiale elle-même. Les critiques de Heller ne sont pas destinées à la Seconde guerre mondiale mais à la guerre froide et le Maccarthysme.

L’influence des années 1950 sur Catch 22 est évidente dans l’utilisation extensive de l’anachronisme par Heller. Bien que le roman soit apparemment situé durant la Seconde guerre mondiale, Heller a intentionnellement inclu des anachronismes comme les serments de fidélité et les ordinateurs (machines IBM) pour situer le roman dans le contexte des années 1950. De nombreux personnages sont fondés sur ou liés à des individus des années 1950.

  • La maxime de Milo Minderbinder, “Ce qui est bon pour M&M Enterprises est bon pour le pays” fait allusion à la déclaration de l’ancien président de General Motors, Charles Erwin Wilson, devant le Sénat, “Ce qui est bon pour General Motors est bon pour le pays”.
  • La question de “Qui a promu le Major en Major ?” fait allusion à la remise en question de la promotion de Major Peress, dentiste de l’armée qui avait refusé de signer des serments de fidélité, par Joseph McCarthy.

L’écrivain tchèque Arnošt Lustig raconte dans son livre 3×18 que Joseph Heller lui a dit qu’il n’aurait jamais écrit Catch 22 s’il n’avait pas lu le Brave Soldat Chvéik de Jaroslav Hašek.

En 1998, certains critiques ont soulevé la possibilité que le livre de Heller avait des similitudes contestables avec le roman de 1950 par Louis Falstein, Face of a Hero. Falstein n’a jamais soulevé la question entre la publication de Catch 22 et sa mort en 1995 et Heller a déclaré n’avoir jamais été au courant du roman obscur. Heller a dit que le roman avait été influencé par Céline, Waugh et Nabokov. De nombreuses similitudes ont été déclarées attribuables aux expériences des auteurs, tous deux ayant servi dans l’armée de l’air américaine en Italie durant la Seconde guerre mondiale. Cependant, leurs thèmes et styles sont différents.

À strictement parlé, un “article 22” est une situation problématique pour laquelle la seule solution est niée par une circonstance inhérente au problème ou par une règle”. Par exemple, perdre quelque chose est typiquement un problème conventionnel ; pour le résoudre, on recherche l’objet perdu jusqu’à ce qu’on le trouve. Mais si la chose perdue, ce sont des lunettes, alors on ne peut voir pour les rechercher – un article 22. Le terme “Catch 22” est également utilisé en anglais plus généralement pour parler d’un problème difficile ou d’une situation cornélienne ou absurde.

Dans le livre, l’article 22 est une règle militaire caractérisant l’opération et le raisonnement bureaucratique. L’article n’est pas déclaré dans une forme générale, mais l’exemple principal dans le livre correspond à la description ci-dessus : Si on est fou, on ne doit pas partir en mission et on doit être fou pour voler. Mais on doit demander à être excusé et faire la demande démontre que l’on n’est pas fou. Par conséquence, on doit continuer à voler, soit en ne demandant pas à être excusé, ou en demandant et se faire refuser. Le narrateur explique :

Il n’y avait qu’un article et c’était l’article 22, qui spécifiait qu’un souci pour sa sécurité devant les dangers qui étaient réels et immédiats était le processus d’un esprit rationnel. Orr était fou et pouvait être cloué au sol. Tout ce qu’il devait faire, c’était demander ; et dès qu’il l’a fait, il n’était plus fou et devait faire plus de missions. Orr serait foi de faire plus de missions et sain d’esprit s’il ne le faisait pas, mais s’il était sain d’esprit, il devait les faire. S’il les faisait, il était fou et ne le devait pas ; mais s’il ne voulait pas, il était sain d’esprit et devait le faire. Yossarian a été très profondément ému par la simplicité absolue de cette clause de l’article 22 et a laissé échapper un sifflement respectueux.

D’autres formes de l’article 22 sont invoquées au cours du roman pour justifier diverses actions bureaucratiques. À un moment, les victimes d’harcèlement par la police militaire citent l’explication de l’une de leurs provisions de l’article 22 : “L’article 22 déclare que les agents qui font appliquer l’article 22 n’ont pas besoin de prouver que l’article 22 contient effectivement la provision que le violeur est accusé de violer”. Un autre personnage explique : “L’article 22 dit qu’ils ont le droit de faire tout ce qu’on ne peut les arrêter de faire”.

Yossarian commence à se rendre compte que l’article 22 n’existe pas, mais comme les pouvoirs déclarent que oui, et que le monde le croit, il a néanmoins des effets puissants. En effet, parce qu’il n’existe pas, il n’y a aucune manière de le révoquer, de le défaire, de le renverser ou de le dénoncer. La combinaison de force avec une justification spécieuse et faussement légale est l’un des thèmes principaux du livre.

Le thème de l’absurdité bureaucratique est plus exploré dans On ferme, suite de Catch 22 que Heller a écrit en 1994. Ce roman apocalyptique plus sombre et lent explore les vies d’avant et d’après guerre de certains personnages majeurs de Catch 22, avec une emphase particulière sur la relation entre Yossarian et l’artilleur Sammy Singer.

Catch 22 contient des allusions à de nombreuses œuvres de la littérature. Howard Jacobson, dans son introduction de 2004 de l’édition Vintage Classics, a écrit que le roman était “positionné de manière taquine… entre la littérature et les opposés de la littérature – entre Shakespeare, Rabelais, Dickens, Dostoïevski, Gogol, Céline, les Absurdes et bien sûr Kafka d’un côté, et de l’autre le vaudeville, le burlesque, Bilko, Abbott, Costello, Tom et Jerry et les Goons (si Heller avait jamais entendu parler des Goons)”. Un critique avance que c’est l’influence de Kafka que l’ont peut voir le plus dans le roman :

Comme les héros de Kafka, Yossarian est rempli d’anxiété et pris dans un cauchemar inexorable – dans son cas créé par le Colonel Cathcart et le caractère inéluctable de l’augmentation du nombre de missions qu’il doit faire.

L’idée de Catch 22 est fondée sur l’expérience personnelle de Joseph Heller durant la Seconde guerre mondiale. Les sentiments que Yossarian et les autres pilotes bombardiers ressentaient étaient extraits directement de problèmes dont il a souffert en service. Heller a réalisé 60 missions de bombardement de mai à octobre en 1944. Heller mentionner qu’il aurait dû être tué au moins trois fois, puisque le taux moyen de mort était de 5% par mission. Heller a pu s’en sortir de la guerre, mais l’expérience l’a torturé et n’a pas pu écrire à ce sujet avant 1953. L’expérience de la guerre a transformé Heller en un “être humain torturé, marrant et profondément particulier”.

Après sa publication en 1961, Catch 22 est devenu très populaire chez les adolescents à l’époque. Catch 22 semblait incarner les sentiment que les jeunes avaient envers la guerre du Vietnam. On blaguait sur le fait que chaque étudiant qui partait à l’université à l’époque prenait un exemplaire de Catch 22 avec soi. La popularité du livre a créé un culte, qui a mené à huit millions d’exemplaires vendus aux États-Unis. Beaucoup pensaient que “la fable comique qui se termine en horreur est devenue de plus en plus clairement une réflexion des réalités complètement non comiques et terrifiantes du monde dans lequel nous vivons et espérons survivre”.

Le titre est une référence à une stipulation bureaucratique fictive qui incarne des formes de raisonnement illogiques et immorales. Le chapitre d’ouverture du roman a été à l’origine publié dans New World Writing sous le titre Catch 18 en 1955, mais l’agent de Heller, Candida Donadio, a demandé qu’il change le titre du roman, pour qu’il ne soit pas confondu avec un autre roman de la Seconde guerre mondiale récemment publié, Mila 18 de Leon Unis. Le nombre 18 a une signification spéciale dans le Judaïsme (il signifie vivant dans la Gematria) et était important dans les premiers brouillons du roman qui avaient une emphase juive en quelque sorte plus grande.

Le titre Catch 11 a été suggéré, avec le 1 dupliqué faisant un parallèle avec la répétition trouvée dans un nombre d’échanges de personnages dans le roman, mais à cause de la sortie du film de 1960, Ocean’s 11 (l’Inconnu de Las Vegas), il a été également rejeté. Catch 17 a été rejeté pour ne pas être confondu avec le film sur la Seconde guerre mondiale Stalag 17, ainsi que Catch 14, apparemment parce que l’éditeur ne pensait pas que 14 était un “nombre marrant”. Finalement, le titre est devenu Catch 22, qui, à l’instar de 11, possède un chiffre dupliqué, avec les 2 se référençant à un nombre d’événements déjà-vu communs dans le roman.

Catch 22 a été vendu à Simon & Schuster, où il a été défendu par le rédacteur en chef Robert Gootlieb, qui, avec Nina Bourne, publiera et supervisera le marketing du livre. Gottlieb était un bon avocat du titre aux côtés de Peter Schwed et Justin Kaplan. Henry Simon, vice-président de Simon & Schuster, l’a trouvé répétitif et offensif. Le comité de rédaction a décidé de commissionner le livre quand Heller a accepté de faire des révisions – il a signé pour 1500$.

Officiellement publié le 10 octobre 1961, le livre se vendait pour 5.95$. Le livre n’a pas été best-seller sous grand format aux États-Unis. Bien qu’il se soit vendu à 12 000 exemplaires à Thanksgiving, il n’est jamais entré dans la liste des best-sellers du New York TimesCatch 22 a reçu de bonnes critiques et a été nommé pour le National Book Award en mars 1962. (Heller a perdu devant le Cinéphile de Walker Percy.) Il a été réimprimé quatre fois en grand format, mais s’est uniquement bien vendu sur la Côte Est. Le livre ne s’est jamais établi sur le plan national avant sa publication en format poche pour 75 cents.

À sa publication en Grande-Bretagne, le livre est devenu le best-seller numéro un. Don Fine de Dell Paperbacks a acheté les droits de réimpression poche de Catch 22 pour 32 000$. Entre la sortie poche en septembre 1962 et avril 1963, il s’est échangé à 1,1 million d’exemplaires. En août 1962, Donadio a négocié la vente des droits du film à Columbia Pictures pour 100 000$ plus 25 000$ pour écrire un traitement ou premier brouillon de scénario.

Les critiques initiales du livre allaient du très positif au très négatif. Il y a eu des critiques positives de The Nation, (“Le meilleur roman à paraître depuis des années”), le New York Herald Tribune (“Des montagnes russes sauvages, émouvants, choquantes, hilarantes, rageantes, enivrantes et géants d’un livre”) et The New York Times (“Une performance éblouissante qui outragera pratiquement autant de lecteurs qu’il ravira”). De l’autre côté, The New Yorker, (“ne semble même pas être écrit ; à la place, il donne l’impression d’avoir été crié sur papier”, “ce qui demeure, ce sont des débris de blagues amères”) et une deuxième critique du New York Times (“répétitif et monotone. Ou on peut dire qu’il est trop court parce qu’aucun de ses nombreux personnages intéressants ni ses actions ne se voient donner assez de jeu pour devenir un intérêt contrôlant”) l’ont détesté. Un commentateur de Catch 22 a reconnu que de “nombreux publics au début aimaient le livre pour exactement les mêmes raisons qui poussaient les les autres à le détester”. Le livre avait un culte cependant, surtout au sein des adolescents et les étudiants. Heller remarque que, en 1962, après être apparu sur le Today Show, il est sorti boire un verre avec le présentateur de l’époque, John Chancellor, qui lui a donné des auto-collants que Chancellor avait fait imprimer avec “YOSSARIAN LIVES” dessus. Heller a également dit que Chancellor les collait secrètement sur les murs des couloirs et les toilettes du bâtiment de NBC.

Bien que le roman n’ait pas remporté de récompense à sa sortie, il est resté imprimé et est considéré comme l’un des romans américains les plus importants du XXème siècle. L’universitaire et également vétéran de la Seconde guerre mondiale Hugh Nibley a dit que c’était le livre le plus exact qu’il ait lu sur les militaires. Depuis sa sortie en 1961, le livre s’est venu à 10 millions d’exemplaires.

Article précédent
Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :