Liverpool Daily Post – 21 juillet 2006 : Fou de musique

James Dean Bradfield n’est pas très bon quand on le laisse se débrouiller tout seul – mais quand lui et ses camarades des Manic Street Preachers Nicky Wire et Sean More ont annoncé à la fin de leur tournée de 2005 qu’ils faisaient une pause de deux ans, le chanteur s’est trouvé exactement dans cette situation.

“J’avais tous ces projets, dit-il. J’allais apprendre une langue différente, construire une guitare. Je pensais peut-être que je pourrais faire la Route de la Soie en Chine, mais rien de tout ça n’a eu lieu.

“Je suis resté assis à regarder (la chaîne sportive) ESPN Classic pendant un mois”, dit-il en grimaçant.

Mais cela n’a pas pris longtemps pour que le style de vie patate sur le canapé ne perde son allure.

“Ce premier mois m’a rendu fou, dit-il. Je suis devenu une personne complètement dysfonctionnelle, triste, complètement renfermée et agressive. Je me suis rendu compte que je suis un musicien institutionnalisé”, dit-il en riant.

“Je fais de la musique solidement depuis des 15 ans et je ne peux pas vraiment exister sans”.

D’où The Great Western, l’incursion inattendue de James dans une carrière solo. De nombreux projets parallèles de musiciens toujours dans des groupes sont souvent des versions moins biens du répertoire de leur groupe, mais l’album de James est d’une solidité plaisante.

Les fans du groupe le trouveront comme un arrêt suffisant avant le prochain album des Manics. Mais il y a des différences, par exemple dans les paroles.

Dans le groupe, c’est normalement le domaine de Nicky Wire, avec la seule incursion de James dans les paroles le single de 2001 des Manics, Ocean Spray, qu’il a écrit après qu’un cancer ait emporté sa mère.

“Au début, j’ai trouvé (l’écriture des paroles) difficile, dit James. Je me suis rendu compte que dans les paroles de (l’ancien membre) Richey (Edwards) et celles de Nicky Wire, on entend la première ligne d’une chanson et on savait de quoi elle parlait.

“Mes paroles étaient parfois réfléchies, et parfois elles exploraient plus en termes d’admettre en fait que je ne comprends pas ce sur quoi j’écris mais j’espère que j’y arrive à la fin”.

Il dit que l’album, et le premier album solo de Nicky, I Killed The Zeitgeist, qui sort plus tard cette année, donne au groupe un regain de vie.

Certains diront qu’ils en ont vraiment besoin. Leur dernier album, Lifeblood, qui est sorti en 2004, a été celui qui a eu le moins de succès, stagnant à la 13ème place. À la fin de la dernière tournée, le groupe lui-même savait qu’ils avaient besoin d’une pause.

“Avec Lifeblood, j’essayais de trouver quelque chose de nouveau dans les Manics”, dit James.

“Je jetais toujours la première ou seconde idée et au lieu de ça, je travaillais sur la troisième”.

“J’avais perdu la perspective de ce qui avait bien fait les Manics et ce qui était notre instinct ensemble comme amis et musiciens.

“Mais on a eu un moment de clarté sur cette dernière tournée. Nick et moi, on s’est rendus compte qu’on était dans le même groupe depuis 21 as et notre public est venu nous voir durant tout ce temps. On a juste pensé, Bon Dieu, ils pourraient faire une pause en fait”.

Élevé à Blackwood dans le Sud du Pays de Galles, James a formé une forte relation avec son cousin Sean, et Nicky et Richey au collège. Dès qu’il a quitté l’école, James a lancé sa carrière en chantant dans les rues de Cardiff.

“Le pire accueil que j’ai eu, c’était devant une convention de 10 000 Mormons, se rappelle-t-il. J’ai eu 1 £”.

Pas dépité, il a formé les Manics avec Nicky et Sean, avec Richey complétant plus tard la formation finale. Après avoir joué dans diverses petites salles du pays, ils ont été signés par les managers Philip et Martin Hall.

Les Manics sont devenus un grand groupe culte sortant trois albums, dont deux dans le Top 10. Puis en 19995, le groupe est devenu le centre de l’un des plus grands mystères de l’histoire du rock quand le guitariste Richey a disparu.

Plus de dix ans plus tard, il demeure porté disparu et il n’a pas officiellement été déclaré mort. Le groupe garde même un compte en banque pour lui, sur lequel ils mettent sa part de royalties. Son héritage comme le membre des Manics qu’on oublie le moins est difficile à échapper pour les autres.

“Naturellement, sa présence n’est plus aussi forte, dit James. On doit compter que sur nous trois. Mais faire partie d’un groupe rock est toujours férocement rétrospectif et on voit toujours des souvenirs de Richey.

“Sa présence est indélébile, et avec le temps, on a tendance à parler des bonnes choses plutôt que des mauvaises”.

Le premier album solo de James Dean Bradfield, The Great Western, est sorti.

Will Marlow

Traduction : 30 janvier 2009

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